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Revue de presse :
du 14 au 20 septembre 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Aujourd’hui – 17 septembre – Jean Marc Plantade
Pesticides : le scandale qui empoisonne les Antilles
Des morts avérés, des cancers de la prostate en surnombre, des femmes enceintes et des nouveau-nés contaminés,des sols et des eaux durablement pollués… Le scandale du chlordécone, ce puissant pesticide massivement utilisé aux Antilles, que notre journal a révélé le 28 août, prend désormais une tout autre ampleur. C’est ce qu’affirme aujourd’hui le professeur Belpomme, un cancérologue français de renommée internationale pour qui l’usage généralisé des pesticides aurait provoqué des dégâts irrémédiables en Martinique et en Guadeloupe. Après avoir conduit une mission aux Antilles au printemps dernier, à la demande d’associations écologistes, le scientifique – qui rendra devant l’Assemblée un rapport explosif de 52 pages – assure même que cette « affaire » dépasse de loin celle du sang contaminé.
AFP – 17 septembre – Christian Charcossey
Pesticides aux Antilles : un rapport évoque un « désastre sanitaire »
L'utilisation massive de certains pesticides a provoqué un "désastre sanitaire" aux Antilles françaises, selon un rapport, une situation jugée "très grave" par le ministre français de l'Agriculture Michel Barnier. Pour le professeur, le taux des cancers de la prostate est "majeur" aux Antilles même si les scientifiques n'ont "pas encore la preuve épidémiologique" qu'ils sont "liés au chlordécone". La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a tenté de relativiser la portée de ce rapport, en estimant qu'il "pose des questions" et "n'apporte pas de réponse formelle". Ces "inquiétudes ont besoin d'être confirmées par des études scientifiques de haute qualité", a-t-elle ajouté. Michel Barnier a expliqué que cette situation était imputable à une gestion passée qui a "des conséquences sanitaires aujourd'hui", notamment sur la "qualité des terres", notamment des bananeraies."Nous traiterons la question du chlordécone avec la plus grande
transparence", a assuré l'ancien ministre de l'Environnement, pour qui
l'occasion se présente de replanter "avec peu ou pas de pesticide" et "d'aller
vers la banane zéro pesticide… Les producteurs antillais, qui réclament une "véritable" étude scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFFSA), se sont "insurgés" contre ce rapport qui n'a pas selon eux "de contenu scientifique"."Je m'étonne du tapage sur ce dossier qui a été réglé au mieux de l'intérêt général", a indiqué de son côté Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP).
La production antillaise de bananes est en moyenne de 260.000 tonnes par an
(210.000 en Martinique et 50.000 en Guadeloupe). Le chiffre d'affaires de la
filière, qui emploie 15.000 personnes, s'élève à 220 millions d'euros auquel
s'ajoutent des aides européennes d'environ 130 millions.
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Le Figaro – 18 septembre – Jean Michel Bader
Un rapport alarmiste sur les pesticides aux Antilles
Exemple : Le lien supposé entre le chlordécone et le cancer de la prostate : le Pr Belpomme critique l’étude Karu-Prostate en cours en Guadeloupe, diligentée par une dizaine d’équipes de recherche françaises et étrangères. Le choix de cette Île, des zones géographiques, de la méthodologie épidémiologique, des types de prélèvements ne lui convient pas. « Non seulement les chiffres avancés par ce médecin pour l’incidence vie entière du cancer de la prostate de ces populations sont totalement faux, mais il se permet d’apprécier en jugeant sur des protocoles dont il ignore le contenu exact, des études en cours. Sans avoir eu aucune aucun contact avec l’un des investigateurs », déclare Luc Multigner (U465 Inserm Rennes), un des responsables de l’étude Karu-Prostate.
AFP – 18 septembre
Chlordécone : l’Afssa pour une révision de la liste des produits recommandés
La liste des aliments pour lesquels existent des recommandations en raison d'exposition au chlordécone (pesticide interdit aux Antilles depuis 1993) doit être revue, a annoncé mardi l'Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Cette révision est nécessaire "pour inclure le chou caraïbe et les poissons, alors que la tomate, le melon et la chair de poulet n'apparaissent plus comme étant forts contributeurs" à la contamination. L'Agence souligne cependant que les niveaux d'exposition chronique des Antillais au chlordécone sont plus faibles en 2007 qu'en 2005. "La limite maximale de résidus fixée à 50 microgrammes pour les produits listés, limite au-dessus de laquelle ces produits ne doivent pas être commercialisés, protège le consommateur", souligne l'Afssa.
"En ce qui concerne les nourrissons et les jeunes enfants, des études plus
spécifiques sont en cours dont les résultats seront disponibles en 2008", ajoute l'Afssa.
Le Figaro – 20 septembre – Jean Michel Bader
Controverse sur les effets des pesticides en Martinique
OUI les pesticides organochlorés, notamment le chlordécone, ont fait l’objet d’une « utilisation intensive aux Antilles pour la culture de la banane », reconnaissait dans un communiqué l’INVS (Institut de Veille Sanitaire). Il s’agissait alors de lutter contre Cosmopolites sordidum, le charançon de la banane. Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer martèle : « Dire que le sol est contaminé est un non évènement, tout le monde le savait. Aucun gouvernement ne peut être accusé d’inertie depuis 1983. ». Dès les années 199O, le plan national de surveillances de la pollution des eaux de boisson s’est étendu aux Antilles. En septembre 1993, le chlordécone a été définitivement interdit aux Antilles, En 2004, puis en 2005, des études épidémiologiques ont été lancées par des chercheurs français et étrangers sur la fertilité masculine, les pathologies de la reproduction n et du développement des organes de la sphère uro-génitale ; une autre est toujours en cours sur les facteurs de risque environnementaux de survenue du cancer de la prostate. Les résultats s’étaleront de 2008 à 2009. Mais contrairement aux affirmations du rapport de l’Artac, signées par le Pr Belpomme, qui a déclenché la polémique actuelle, « à ce jour, aucun lien n’a été démontré entre l’exposition aux pesticides aux Antilles et des effets sur la santé », estime l’INVS. Pour Didier Houssin, directeur général de la Santé, comme pour Gilles Brucker (INVS) le document de l’Artac n’est pas un travail scientifique » et « le problème a été identifié depuis de nombreuses années ». Un exemple entre autres : à propos de la responsabilité éventuelle du pesticide dans le déclenchement du cancer de la prostate, les auteurs du rapport Artac « négligent de mentionner le rôle majeur et indiscutable de l’influence des caractéristiques ethno- géographique » des populations antillaises. « L’incidence aux Antilles est le double de celle en métropole. Mais c’est la même différence entre les Blancs et les Noirs américains. L’incidence aux Etats-Unis est de 161 pour 100 000 habitants chez les Blancs et de 255 pour 100 000 chez les Noirs… » traduit Gilles Brucker. Ce qui ne veut pas dire que les pesticides n’aient pas d’incidence, mais, à l’heure actuelle, « on n’a pas la preuve d’un effet additif ».
Le Parisien – 17 septembre
Les industriels se défendent... en taclant l’Etat
Pas invités à participer aux débats du Grenelle de l’environnement, les industriels affirment aujourd’hui avoir un seul credo : la gestion des risques. « Les produits phytosanitaires sont intrinsèquement dangereux, mais s’ils sont utilisés correctement, les risques peuvent être maîtrisés, affirme Jean Charles Bocquet. Certes, il y a encore des progrès à faire de la part de tous les acteurs de la filière mais nous sommes favorables à une utilisation plus raisonnée des pesticides ». Le plan ministériel « de réduction des risques liés aux pesticides », présenté l’an dernier, trouverait donc grâce auprès des producteurs, sauf sur un point l’objectif affiché de réduire de 50% l’utilisation de 47 substances considérées comme les plus dangereuses. « C’est une décision arbitraire, du délit de sale gueule » tonne-t-il. |
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Sur les abeilles
Le Point – 20 septembre – Frédéric Lewino
Abeilles : la mort aux trousses
A travers le monde, les abeilles meurent. Victimes des virus, des parasites, du réchauffement, de la disparition des fleurs sauvages et, surtout des pesticides, devant lesquels elles sont bien plus désarmées qu’on ne le pensait. Sans ces ouvrières pollinisatrices, la production agricole ne peut que s’effondrer. L’Afssa a été chargée de vérifier, si effectivement, l’effondrement des populations d’abeilles dénoncé par les apiculteurs est réel et si les pesticides en sont les responsables. Certes, les toxiques en question ont été décelés tout à la fois dans les abeilles, le miel et le pollen, mais, souligne l’Afssa, à doses très faibles ! « Nous n’avons donc observé aucune mortalité anormale dans les ruches étudiées. Les apiculteurs sont mécontents. Mais qu’ils ne disent pas que ces résultats sont faux parce qu’ils ne vont pas dans les bon sens ! confie, quelque peu énervé Jean Pierre Faucon, responsable de la cellule abeille à l’Afssa. Luc Belzunces, toxicologue à l’Inra, en est convaincu : il existe deux types de toxicité : une première, aiguë, qui entraîne la mort au dessus d’une certaine dose de poison ; mais aussi une seconde, chronique, qui met en jeu de très faibles doses, mais de façon répétée, et qui peut se révéler tout aussi létale. Or l’étude de l’Afssa ne mesure pas cette dernière. Nos travaux montrent que cette double sensibilité aux substances toxiques existe chez l’abeille et peut expliquer en partie le déclin actuel ». L’abeille pourrait être d’autant plus sensible aux pesticides que la publication récente de son génome a permis de constater qu’elle possédait moins de gênes de détoxication enzymatique que le moustique et la mouche. Sans doute parce que la butineuse n’a pas eu à se défendre contre les insecticides naturels produits par les plantes.
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Sur les divers
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Sur l'agriculture raisonnée
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Sur l'agriculture biologique
Le Monde – 16 septembre – Laetitia Clavreul
Le grand retour de l’agriculture
Depuis 25 ans les Français s’étaient habitués à associer agriculture avec crises plutôt qu’avec perspectives, à la penser en termes politiques plutôt qu’économiques. Depuis quelques mois pourtant, le contexte se modifie et l’on semble (re) découvrir soudain que l’agriculture française n’est pas morte, mais au contraire, qu’elle occupe une place stratégique. Le moral des agriculteurs évolue, les regards extérieurs aussi. « Le contexte général est porteur pour l’agriculture, et risque de l’être d’autant plus que les gens vont penser, même si ce n’est pas fondé, qu’ils risquent de manquer de nourriture, alors qu’ils s’étaient habitués, en matière d’alimentation, à avoir toujours plus, toujours moins cher », explique Patrick Ferrère, directeur général de la FNSEA. La nouvelle PAC devra permettre de produire mieux tout en produisant plus. Du jamais fait. La vigilance des écologistes sera de mise. L’association France nature environnement n’a pas manqué de réagir au discours de M. Sarkozy par ces mots : « Oui à la souveraineté alimentaire… mas pas sans durabilité ». Il faudra à l’avenir veiller à ce que la pénurie de matières premières ne rime pas avec un retour aux mauvaises habitudes du productivisme. Si les cours des céréales leur font miroiter des revenus confortables, si les subventions diminuent, les agriculteurs pourront être tentés d’utiliser en masse engrais et pesticides. Le Grenelle de l’environnement et les Assises de l’agriculture, dont les réunions se tiennent à l’automne, devraient permettre de dégager si ce n’est les grandes lignes de la future agriculture, du moins, on l’espère, des propositions. |
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Sur les OGM
Le Courrier de l’Ouest
Essais OGM fauchés à Charcé-Saint-Ellier : du « mépris » pour les consommateurs estime la FDSEA
« … Cette façon d’agir n’est pas acceptable dans un Etat de droit. En s’arrogeant le monopole d’imposer à l’opinion par la manière forte ce qui est bon ou mauvais, les responsables de ces agissements privent leurs concitoyens du droit de comprendre. La recherche n’est-elle pas le meilleur moyen d’exprimer une opinion éclairée ? Leurs agissements sont une forme de mépris des consommateurs et des citoyens qu’ils prétendent défendre ».
La Croix – 18 septembre
Agriculture : La justice européenne interdit qu’on proscrive les OGM
La Cour de justice des Communautés européennes a rejeté les pourvois et condamné aux dépens, par arrêté du 13 septembre, la République d’Autriche et le Land Obersösterreich. Ce dernier entendait, par un projet de loi datant de 2002, interdire les OGM sur son territoire. La cour a estimé que les arguments autrichiens de préservation des petites exploitations agricoles et de l’agriculture bio ne constituaient pas des preuves scientifiques nouvelles permettant de déroger à une mesure d’harmonisation (la directive de 2001 sur la dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement).
AFP – 19 septembre
Le procès de 5 militants anti-OGM à Carcassonne, dont Bové, renvoyé sine die
Le tribunal correctionnel de Carcassonne a ordonné mercredi le renvoi sine die du procès de cinq militants anti-OGM, dont José Bové, poursuivis pour une action menée en 2006 chez le semencier Monsanto à Trèbes (Aude), et s'est dessaisi du dossier comme venait de le leur demander la défense."Le tribunal ordonne le renvoi sine die et demande la transmission du dossier au ministère public", a déclaré à l'issue d'un bref délibéré, peu après l'ouverture de l'audience, le président du tribunal Jean-Hugues Desfontaine, sous les applaudissements des personnes assistant à l'audience. Le procureur de la République Jean-Paul Dupont avait auparavant demandé le renvoi du procès à une date ultérieure, arguant de la proximité du prochain Grenelle de l'environnement, où la question des OGM (organismes génétiquement modifiés) sera examinée en octobre. Il avait estimé "opportun, préférable de renvoyer le dossier à une date ultérieure, dans l'attente du Grenelle de l'environnement, susceptible selon lui de permettre "d'avoir un autre oeil sur le dossier". "Les magistrats ont renvoyé le dossier à monsieur le procureur. Ils sont donc dessaisis. Le tribunal de Carcassonne pour l'instant n'est plus saisi de cette affaire", a commenté François Roux, l'avocat des cinq militants anti-OGM, se félicitant de cette preuve d'indépendance des magistrats."Aujourd'hui c'est une très grande victoire", a commenté José Bové, à l'annonce de la décision du tribunal. "Que l'Etat assume ses responsabilités jusqu'au bout et qu'il reprenne son dossier", a-t-il ajouté "Le gouvernement est coincé, il va falloir qu'il fasse quelque chose. La seule solution, comme on l'a toujours dit, c'est le moratoire" sur les OGM, a-t-il assuré.
AFP – 20 septembre 2007
Vers le gel de la commercialisation des semences OGM (Le Monde)
PARIS, 20 sept 2007 (AFP) - Le gouvernement prépare "un gel de la
Commercialisation des semences OGM" jusqu'à l'adoption d'une nouvelle loi,
selon Le Monde daté de vendredi. Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo "l'a confié à un groupe de parlementaires de la majorité qu'il a reçu lundi 17 septembre", M. Borloo a promis en août l'adoption d'une nouvelle loi sur les organismes génétiquement modifiés et la création d'une Haute autorité indépendante pour en évaluer les risques. Ce "moratoire" de fait sur les cultures commerciales ne s'appliquera cependant pas à la recherche, ajoute Le Monde, selon lequel le ministre espère "obtenir un compromis général lors de la grande table- ronde du Grenelle" fin octobre. Interrogés, le ministère et le Secrétariat d'Etat à l'Ecologie n'ont pas souhaité commenter cette information, alors que la dernière réunion du groupe de travail du Grenelle sur les organismes génétiquement modifiés se tient vendredi Cependant, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet ont à plusieurs reprises fait valoir le déficit d'expertise indépendante et transparente sur les OGM en plein champ. Le sort des OGM fait l'objet d'un intergroupe de travail spécifique dans la préparation du Grenelle, réunissant notamment les semenciers, les agriculteurs, les experts et les associations, tant le sujet est sensible ; Le consensus qui se dégage, selon les représentants d'associations et les experts porte sur l'incapacité à garantir la non- contamination des champs non OGM par les cultures génétiquement modifiées, quelque soit la distance de sécurité retenue. Selon Le Monde, cet argument précis conduirait le gouvernement à la prudence. En revanche, le Groupement national des industriels de la semence (Gnis), qui représente les producteurs d'OGM, est "opposé à toute discontinuité tant qu'une nouvelle loi n'aura pas été votée et son décret d'application adopté", a indique à l'AFP Philippe Gratien, directeur- général du Gnis.
AFP – 20 septembre
Gel de la commercialisation des semences OGM – vives réactions des céréaliers
"Si l'information est confirmée, est-ce que la profession agricole a besoin
de continuer à participer au Grenelle de l'Environnement. C'est tout le problème de la recherche française qui est posé", a-t-il ajouté. Christophe Terrain, président de l'Association générale des producteurs de maïs, a jugé "irresponsable" une telle mesure. "On a la confirmation que l'agriculture est la victime d'une politique spectacle et d'une politique qui se fait uniquement sur la communication", a-t-il ajouté. "S'il n'y a pas de dialogue possible dans notre pays, nous allons chercher une réponse à Bruxelles car nous voulons une politique européenne. La France ne peut pas imposer ses règles à tous les pays. Je ne peux pas imaginer que les Espagnols cultivent des OGM et que moi je ne puisse pas le faire à 50 km de la frontière", a dit M. Terrain."A quoi sert l'annonce d'une loi sur les OGM si la décision est prise avant. On se demande à quoi sert le Parlement", a lancé Xavier Beulin, président de la Fédération des oléagineux et des protéagineux. Pour Jean-Jacques Vorimore, vice-président de l'association générale des producteurs de blé, "c'est complètement irréaliste". "C'est extrêmement dangereux pour le secteur agroalimentaire français qui n'aura pas l'approvisionnement nécessaire en quantité et en qualité. On va laisser les
Américains dominer la recherche car on va fortement décourager les entreprises européennes", a-t-il dit.
Le Figaro – 19 septembre - Jean Chichizola
Qui a peur de José Bové ?
Les deux procès de José Bové ont été reportés. Le parquet semble estimer qu’une décision défavorable aux OGM à l’issue du Grenelle pourrait modifier l’appréciation des faits reprochés aux faucheurs. Les anti- OGM auraient exigé le gel des poursuites judiciaires pour participer à la rencontre. Dans ce contexte, ce sont bien les faucheurs dans leur ensemble, et non le seul José Bové, qui bénéficierait d’une pause judiciaire. Le destin du procès prévu à Chartres le 9 octobre sera à cet égard un test. Pour l’heure, le parquet ne semble pas voir fait connaître sa position. Si le report devait être demandé et obtenu, preuve serait faite que les auteurs de dégradations de parcelles d’OGM, connus et inconnus, bénéficient d’un geste des autorités. Autre indicateur à suivre dans les semaines à venir : les interpellations de militants anti-OGM. Huit d’entre eux ont été interpellés et placés en garde à vue en Loire Atlantique et dans le Maine et Loire, mais le parquet d’Angers a aussitôt précisé qu’ils devaient « être remise en liberté » rapidement et convoqués ultérieurement… Après le Grenelle peut-être ? |
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Ils l'ont dit
Europe 1- Tranche 19H 20 H – Bérengère Bonte
Pesticides dangereux aux Antilles
"Je vous rappelle que contrairement à certaines affirmations, il n’a pas été mis en évidence de problème de santé humaine par rapport à ce produit-là. On a un problème potentiel au niveau de l’environnement et il faut bien entendu le régler et globalement. Tous les acteurs ont pris leur responsabilité. Le rapport Belpomme parle de cancers en surnombre, mais la semaine dernière, un rapport qui est sorti par le Centre International de Recherche sur le Cancer et l’INVS, qui met en évidence les causes tabac, les causes alcool comme étant, en gros, 70% des causes de cancer et qui précise bien qu’il n’y a pas de corrélation entre pesticides et cancer. Donc, Mr Belpomme à ses intimes convictions mais, qui pour l’instant, ne sont pas validées par des études scientifiques".
Jean Charles Bocquet – Directeur Général
Le Midi libre – 18 septembre
"C’est impossible de se passer des pesticides dans les conditions actuelles. La demande alimentaire mondiale augmente, les besoins de mise en culture notamment pour la production de biocarburants aussi. Comment faire face à ces exigences et aux nouvelles contraintes qu’imposent les évolutions climatiques ? Cette année en France, nous avons été confrontés à une attaque de mildiou exceptionnelle. Beaucoup de producteurs biologiques ont demandé des dérogations pour utiliser des produits de synthèse. Aujourd’hui on ne peut pas se passer de la phytopharmacie pour produire de manière responsable dans le cadre d’une agriculture répondant aux besoins citoyens : respectueuse de l’environnement mais aussi économique viable."
Jean Charles Bocquet – Directeur Général
L’Humanité – 19 septembre
Le regain de la terre
"Les peuples réclament du confort et c’est légitime. Mais on s’est construit après la Seconde Guerre mondiale sur des objectifs de quantité. On a demandé au monde agricole de produire toujours plus, avec l ‘objectif d’être autosuffisant en matières agricoles. On a réussi, mais ça n’est pas le cas pour le bio, donc nous importons du bio. Aujourd’hui, l’un des objectifs devrait être de réussir dans la qualité, comme on a réussi dans la quantité."
Nathalie Koschiusko- Morizet – secrétaire d’Etat à l’Ecologie
Les Marchés – 13 septembre
"I l serait présomptueux pour notre pays de se fermer la voie des OGM. A l’Inra, nous ne nous l’interdisons pas, si au cours de recherches contre une maladie, par exemple, toutes les autres voies non OGM ont échoué. Je suis également pour les essais en plein champ, qui ne peuvent pas être remplacés par un travail en laboratoire ou en serre. Un moratoire se met en place contre quelque chose, il faut qu’une question précise soit posée. Ici, il n’y en a pas. Si on ne peut pas répondre, on aboutit à un blocage de principe."
Marion Guillou – PDG de l’INRA
AFP – 17 septembre
"Si le ministère de l’Ecologie, je le dis très franchement, n’est pas un moteur de la croissance et un moteur pour créer des emplois, alors il ne sert à rien, il faut le supprimer. S’il est destiné à gêner le développement industriel, le développement de la recherche médicale, le développement de la recherche agricole, il ne sert à rien… Si vous voulez enlever les insecticides, l n’y a qu’un moyen, c’est de fabriquer des organismes génétiquement modifiés qui n’ont pas besoin d’insecticides."
Claude Allègre
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