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Revue de presse :
du 7 au 13 septembre 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le Figaro - 13 septembre - Martine Perez
Les premières causes du cancer en France

Un grand rapport national réaffirme que les principales causes du cancer résident dans notre mode de vie (tabac, hormones, obésité, exposition professionnelle) bien plus que dans l'environnement. Ce rapport a été réalisé au terme de deux ans de travail par l'Académie de médecine, celle des Sciences, le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) en association avec la Fédération des centres de lutte contre le cancer, l'Institut de veille sanitaire et l'Institut national du cancer. "Contrairement à certaines allégations, estime le rapport, le nombre de cancers liés à la pollution est faible en France, de l'ordre de 0,5%. Il pourrait atteindre à 0,85% si les effets de la pollution atmosphérique étaient confirmés. Les recherches doivent se poursuivre pour lutter contre la pollution notamment atmosphérique, d'autant que celle-ci a par ailleurs des effets nocifs sur les systèmes respiratoire et cardio-vasculaire". L'exposition aux pesticides, aux dioxines à faibles doses ou aux téléphones portables ne peut être considérée à ce jour comme un facteur favorisant le cancer.

AFP - 11 septembre
Sarkozy pour un "plan de réduction des engrais et pesticides"
Nicolas Sarkozy a jugé "indispensable" un "nouveau plan de réduction de l'utilisation des engrais et des pesticides", mardi à Rennes lors de l'inauguration d'un salon de l'élevage. "La qualité de l'environnement est la préoccupation quotidienne des agriculteurs", a estimé le chef de l'Etat, souhaitant à l'occasion du "Grenelle" prévu en octobre "confirmer le mouvement engagé par les agriculteurs eux-mêmes vers une agriculture durable". "Il est indispensable de définir un nouveau plan de réduction de l'utilisation des engrais et des pesticides, afin de préserver la santé de leurs utilisateurs", a-t-il affirmé, jugeant que "les agriculteurs sont les premières victimes et non pas les premiers coupables". Le président de la République a également souhaité "engager un véritable plan de valorisation de la biomasse (déchets végétaux, ndlr) qui permettra d'accompagner les exploitations agricoles vers une plus grande autonomie énergétique". M. Sarkozy a par ailleurs appelé à "renforcer la recherche dans les domaines de l'alimentation, de la chimie verte et des biotechnologies".

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

  Le Journal du Dimanche - 9 septembre - Emmanuelle Chantepie
Halte aux pesticides, pas touche à ma voiture !
Pour relever le défi écologique, les Français disent halte aux pesticides et aux matériaux non recyclables, mais pas touche à ma voiture ! C'est en substance le résultat d'un sondage Ifop/TBWA Non Profit publié en exclusivité par le JDD (www.lejdd.fr), qui évalue les attentes et les priorités de l'opinion quant aux mesures à adopter dans le cadre du Grenelle de l'environnement. Selon l'enquête, deux mesures s'imposent : 81% des Français souhaitent la limitation de l'utilisation des pesticides dans l'agriculture et une meilleure gestion des déchets via une augmentation de 20 à 50% de la part des matériaux recyclables dans la composition des produits... Le bio est une idée qui fait également son chemin : 54% des sondés sont désormais d'accord avec l'objectif d'atteindre 10% des terres agricoles consacrées à l'agriculture biologique d'ici 5 ans.

Les Echos - 12 septembre - J. Ch
Grenelle de l'environnement : les associations présentent leurs mesures
L'Alliance pour la planète a pris officiellement la parole pour la première fois. Ce groupe d'ONG propose, outre la taxe CO2, une réduction de 25% de l'usage des pesticides et un moratoire sur les OGM... Le sujet des pesticides menace d'être explosif. Les associations exigent une réduction de 25% de l'utilisation des pesticides en 5 ans au nom de la défense de la qualité de l'eau et pour des raisons de santé publique. "Si le Grenelle ne débouche pas sur des décisions lourdes, nous serons opposés à tout compromis qui ressemble à une mesure de communication et qui ne soit pas en mesure de transformer la société de manière à répondre aux objectifs de défense de la planète" a martelé Daniel Richard, président de WWF France.

Les Echos - 10 septembre - Mathieu Quiret
Essai concluant pour le blé "vert"
L'explosion du prix du blé cet été ne ravit pas tout le monde. Au laboratoire agronomique de Grignon, quelques chercheurs de l'Inra y voient une menace sur dix ans de travail. Lancée en 1997, l'expérimentation d'une parcelle de 12 ha en céréaliculture à bas niveau d'intrants vient de passer la décennie avec un excellent bilan. "Nous avons montré que nous pouvons réduire significativement l'impact environnemental de la culture du blé tout en maintenant ou améliorant les marges financières des exploitants", explique Patrick Saulas de l'Inra. Or le mouvement haussier du marché risque d'encourager le retour à l'agriculture intensive. Le faible niveau des cours entre 1990 et 2006 avait poussé les cultivateurs à diminuer leurs dépenses d'engrais, de désherbants et de produits phytosanitaires. Cette amélioration des pratiques risque d'autant plus d'être remise en cause par le mauvais temps de l'été que la forte humidité a provoqué de nombreuses maladies dans les champs. Un argument que les coopératives, les prescripteurs et les vendeurs de traitements, sauront faire valoir l'année prochaine. Pourtant, à plus long terme, les chercheurs n'ont aucun doute sur la poursuite de leurs travaux : "Il y a un consensus dans la communauté scientifique pour penser que les agriculteurs seront rattrapés par la pression environnementale. Nous continuons de préparer des itinéraires techniques à faible niveau d'intrants" assure Patrick Saulas.

 


   
 
Sur les abeilles

Le Figaro - 7 septembre - Yves Miserey
Un virus soupçonné de tuer les abeilles
Une première étude sort dans la Revue Science qui affirme avoir trouvé une forte corrélation entre le CCD (colony collapse discorder) ou syndrome d'effondrement des colonies et un nouveau virus pathogène identifié pour la première fois en 2002 en Israël, baptisé depuis le virus de la paralysie aiguë israélienne ou IAPV... Un énorme travail qu a mobilisé pas moins de dix laboratoires parmi les meilleurs dans leur domaine. La première vraie leçon de cette étude, c'est que les abeilles sont pleines de bactéries,de champignons=ns, de virus et que ces derniers sont communs aux abeilles domestiques (Apis melifera) de nombreuses régions du monde. Les résultats sont significatifs. Dans tous les échantillons récupérés sur des colonies malades sauf un, l'IAPV est présent. Enfin 100% des échantillons ayant quatre des principaux virus ou champignons pathogènes dont l'IAPV sont atteints de CCD. Evidemment, l'étude de Science ne va pas manquer de susciter de nombreux commentaires dans notre pays et pas seulement dans les milieux apicoles. En effet, les mortalités qui ont frappé les abeilles en France au début des années 1990 ont tout de suite été attribuées à deux insecticides : le Gaucho et le Régent. Il n'y a pas eu réellement de recherches sur les causes des mortalités d'abeilles. La piste toxicologique a été la seule explorée. Elle a abouti à l'interdiction des produits sans pour autant que les études parviennent à trancher sur la responsabilités des insecticides. Le fait que la recherche américaine se mobilise sur le CCD et le récent séquençage du génome de l'abeille devraient apporter beaucoup de nouvelles données dans les prochaines années.

Le Courrier de l'Ouest - 6 septembre - Philippe Rubion
Des traces d'OGM dans les pollens des ruches
Les analyses menées sur deux ruchers dans le canton de Thouarcé ont révélé la présence de traces d'OGM dans les pollens. "L'analyse donne des résultats positifs sous forme de trace" annonce Denis Benoît, apiculteur bio, membre du collectif "Nos campagnes sans OGM", sans toutefois pouvoir être plus précis sur la quantité et sur la toxicité de ces traces d'ADN de maïs transgénique MON 810, relevées par le laboratoire nantais Eurofins. Les 25 professionnels de l'Union des apiculteurs d'Anjou crie au scandale. "Le pollen est commercialisé comme un produit diététique, pour ses valeurs bienfaisantes pour la santé" dit Denis Benoit qui dénonce aussi l'autorisation nouvelle de commercialiser le Fipronil, contenu dans l'insecticide Régent, interdit en 2004 pour sa toxicité sur l'abeille, alors même que la mortalité des abeilles n'est pas enrayée.

 


   
 
Sur les divers

 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique

Aujourd'hui - 13 septembre - Michel Barnier
"Il faut du bio chaque jour dans les cantines"
La quantité de fertilisants utilisée à l'ha a diminué de 33% de 1990 à 2006 mais ce n'est pas suffisant. Il faut inciter les agriculteurs à utiliser moins d'engrais et de pesticides. Mais il faut aussi faire en sorte que ces produits soient moins toxiques et également privilégier les solutions biologiques comme le font déjà certains maraîchers. C'est pourquoi, nous allons lancer un plan sur cinq ans pour soutenir l'agriculture biologique. Quatre Français sur dix consomment au moins une fois par mois du bio mais la France n'arrive pas à faire face à la demande et nous sommes obligés d'importer. On pourrait à terme devenir un leader européen de l'agriculture bio mais il faut que les paysans acceptent progressivement de s'y convertir et nous allons les aider financièrement à s'organiser.

Les Echos - 11 septembre - Mathieu Quiret
L'agriculture biologique en quête de science
L'agriculture biologique a montré son efficacité à mieux préserver l'environnement mais ses rendements sont généralement deux fois plus faibles que ceux de l'agriculture intensive. Cette démarche suffirait-elle à garantir la sécurité alimentaire alors que le manque de terres menace et que flambent les prix agricoles ? La question n'est pas tranchée. Un congrès de la FAO cette année a répondu par l'affirmative. Plusieurs auteurs y ont présenté des modélisations montrant que la conversion massive des cultures dans le monde offrirait des rendements suffisants pour fournir de 2640 à 4380 kilocalories par personne. D'autres agronomes en AB estiment que ces simulations sont trop approximatives par rapport à la complexité du sujet. Les expérimentations montrent par exemple que l'AB peut augmenter les rendements dans les pays d'agriculture traditionnelle. L'AB n'est pas non plus uniforme. Les chercheurs français ont constaté la saison dernière que les producteurs bio ont intensifié leurs cultures, souvent au détriment de la qualité des produits... L'agriculture biologique doit rattraper le niveau de connaissance de son homologue chimique alors même qu'elle doit se préparer tout autant aux nouvelles problématiques comme l'augmentation des rendements, le réchauffement climatique et les maladies émergentes.

Maxi - 10 septembre - ns
Découvrez le chic écologique - préservez la bonne santé de la nature
Vous aussi vous croyez que le coton est la matière la plus naturelle qui soit ? Eh bien, c'est faux ! Car la culture traditionnelle du coton est la plus polluante au monde ! Bien qu'elle représente à peine 3% de la surface agricole mondiale, cette culture consomme un quart des pesticides vendus. Chaque année, un million de personnes travaillant dans les champs de coton ou consommant des eaux contaminées sont ainsi intoxiquées et 22 000 en meurent... Une bonne raison pour abandonner ce mode de culture et passer au coton biologique, qui est aujourd'hui le seul textile pouvant être certifié "bio".
 


   
 


Sur les OGM
 

Les Marchés - 12 septembre
OGM : FNE et Hulot écartent l'idée d'un moratoire
France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot ont rendu publiques samedi des propositions communes pour une future loi réglementant les cultures d'OGM. Leur "contre-projet" inclut notamment : une évaluation "rigoureuse" du risque, avec la création d'un conseil des biotechnologies indépendant, et une information du public.

Aujourd'hui - 12 septembre
Interdire les OGM en plein champ
Les principales associations de protection de l'environnement se montrent unanimes pour réclamer "une suspension des cultures d'OGM en plein champ pour éviter les contaminations transgéniques. L'Alliance pour la planète dénonce l'absence de connaissance sur les risques à long terme sur la santé et l'environnement".

Le Monde - 11 septembre - Vincent Boucault
Le maïs transgénique sème la zizanie dans le Maine et Loire
Onze hectares de maïs OGM ont été détruits par un commando anonyme. Une analyse révèle la présence de pollen transgénique dans la récolte des abeilles locales. La variété de maïs génétiquement modifié cultivée dans les deux champs visés est le Monsanto 810, la seule autorisée en France, à laquelle un gène confère une résistance aux attaques de la pyrale et de la sésamie, deux chenilles parasites. "C'est comme si on allait crever les pneus de son voisin qui a un 4X4 sous prétexte que ça pollue", a réagi Joël Chenuau, le cultivateur touché. Produite pour le compte de Terrena, premier groupe coopératif français, la récolte était censée alimenter le marché des semences au printemps. Terrena déplore "cette destruction anonyme" intervenue cinq jours après un accord avec le Collectif interrégional sans OGM sur la consignation du produit des cultures en échange de leur maintien. "Un accord décevant et non signé", selon Denis Benoît de l'UAA (Union des apiculteurs de l'Anjou) qui dit soutenir la destruction nocturne : "C'est la politique du fait accompli, comme Terrena et l'Etat eux-mêmes la pratiquent"

 


   
 


Ils l'ont dit
 

Libération - 12 septembre
Les ONG attendent Borloo au départ et à l'arrivée

"L'impréparation de ce Grenelle, qui pouvait être compréhensible en juillet, est aujourd'hui suspecte. Nous ne considérons pas qu'ensemble tout possible. Sur le nucléaire, les OGM, les pesticides, il faudra bien choisir entre des positions opposées".
Yannick Jadot - directeur des campagnes de Greenpeace France

"La pression n'est pas sur nous, elle est sur le gouvernement, c'est lui qui a une obligation de résultat".
François Veillerette - MDRGF

Aujourd'hui - 13 septembre
"Il faut du bio chaque jour dans cantines".

"La quantité de fertilisants utilisée à l'hectare a diminué de 33% de 1990 à 2006 mais ce n'est pas suffisant. Il faut inciter les agriculteurs à utiliser moins d'engrais et de pesticides. Mais il faut aussi faire en sorte que ces produits soient moins toxiques et également privilégier les solutions biologiques comme le font déjà certains maraîchers"...
"On ne peut pas mettre tous les OGM dans le même panier. Il est impératif de préserver la recherche sur les OGM utilisés à des fins notamment thérapeutiques, nutritionnelles ou permettant de limiter les produits chimiques. Cela concerne une quarantaine d'hectares en France qui sont strictement encadrés. Concernant le maïs transgénique cultivé pour des raisons commerciales, produit sur seulement 22 000 ha en France aujourd'hui, une évaluation sera faite l'an prochain, exactement dix ans après son autorisation de mise en culture. Les paysans qui le cultivent ne sont pas coupables car ils respectent la loi. Nous ne dépendons ni des semenciers ni des anti-OGM et le gouvernement étudiera l'avenir de ces productions sans états d'âme avec le double souci de la transparence et de la précaution".
Michel Barnier - Ministre de l'agriculture

La Croix - 12 septembre
Le regain de la terre

"Voici que l'insécurité alimentaire, cette vieille hantise des peuples, est de retour. Oh, nous ne sommes pas menacés de famine, du moins dans nos contrées. Mais l'insuffisance de l'offre pour certains produits agricoles, en particulier le blé et le lait, pousse d'ores et déjà les prix à la hausse. Tendance qui paraît durable, à cause de l'augmentation de la population mondiale et de son enrichissement, à cause de la raréfaction des terres cultivables et de leur utilisation croissante pour des produits non alimentaires comme les biocarburants .Cette nouvelle donne va raviver la légitimité des métiers de la terre. Les agriculteurs qui, pour la plupart, ne se résignaient pas à la tâche de "jardinier du paysage", vont de nouveau être perçus avant tout comme ceux qui remplissent nos assiettes. Ils retrouveront ainsi du cœur à l'ouvrage après des années de doute."
Guillaume Goubert - Editorialiste

 
   

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