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Le Journal du Dimanche - 9 septembre - Emmanuelle Chantepie Halte aux pesticides, pas touche à ma voiture ! Pour relever le défi écologique, les Français disent halte aux pesticides et aux matériaux non recyclables, mais pas touche à ma voiture ! C'est en substance le résultat d'un sondage Ifop/TBWA Non Profit publié en exclusivité par le JDD (www.lejdd.fr), qui évalue les attentes et les priorités de l'opinion quant aux mesures à adopter dans le cadre du Grenelle de l'environnement. Selon l'enquête, deux mesures s'imposent : 81% des Français souhaitent la limitation de l'utilisation des pesticides dans l'agriculture et une meilleure gestion des déchets via une augmentation de 20 à 50% de la part des matériaux recyclables dans la composition des produits... Le bio est une idée qui fait également son chemin : 54% des sondés sont désormais d'accord avec l'objectif d'atteindre 10% des terres agricoles consacrées à l'agriculture biologique d'ici 5 ans. Les Echos - 12 septembre - J. Ch Grenelle de l'environnement : les associations présentent leurs mesures L'Alliance pour la planète a pris officiellement la parole pour la première fois. Ce groupe d'ONG propose, outre la taxe CO2, une réduction de 25% de l'usage des pesticides et un moratoire sur les OGM... Le sujet des pesticides menace d'être explosif. Les associations exigent une réduction de 25% de l'utilisation des pesticides en 5 ans au nom de la défense de la qualité de l'eau et pour des raisons de santé publique. "Si le Grenelle ne débouche pas sur des décisions lourdes, nous serons opposés à tout compromis qui ressemble à une mesure de communication et qui ne soit pas en mesure de transformer la société de manière à répondre aux objectifs de défense de la planète" a martelé Daniel Richard, président de WWF France. Les Echos - 10 septembre - Mathieu Quiret Essai concluant pour le blé "vert" L'explosion du prix du blé cet été ne ravit pas tout le monde. Au laboratoire agronomique de Grignon, quelques chercheurs de l'Inra y voient une menace sur dix ans de travail. Lancée en 1997, l'expérimentation d'une parcelle de 12 ha en céréaliculture à bas niveau d'intrants vient de passer la décennie avec un excellent bilan. "Nous avons montré que nous pouvons réduire significativement l'impact environnemental de la culture du blé tout en maintenant ou améliorant les marges financières des exploitants", explique Patrick Saulas de l'Inra. Or le mouvement haussier du marché risque d'encourager le retour à l'agriculture intensive. Le faible niveau des cours entre 1990 et 2006 avait poussé les cultivateurs à diminuer leurs dépenses d'engrais, de désherbants et de produits phytosanitaires. Cette amélioration des pratiques risque d'autant plus d'être remise en cause par le mauvais temps de l'été que la forte humidité a provoqué de nombreuses maladies dans les champs. Un argument que les coopératives, les prescripteurs et les vendeurs de traitements, sauront faire valoir l'année prochaine. Pourtant, à plus long terme, les chercheurs n'ont aucun doute sur la poursuite de leurs travaux : "Il y a un consensus dans la communauté scientifique pour penser que les agriculteurs seront rattrapés par la pression environnementale. Nous continuons de préparer des itinéraires techniques à faible niveau d'intrants" assure Patrick Saulas. |
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Sur les abeillesLe Figaro - 7 septembre - Yves Miserey Un virus soupçonné de tuer les abeilles Une première étude sort dans la Revue Science qui affirme avoir trouvé une forte corrélation entre le CCD (colony collapse discorder) ou syndrome d'effondrement des colonies et un nouveau virus pathogène identifié pour la première fois en 2002 en Israël, baptisé depuis le virus de la paralysie aiguë israélienne ou IAPV... Un énorme travail qu a mobilisé pas moins de dix laboratoires parmi les meilleurs dans leur domaine. La première vraie leçon de cette étude, c'est que les abeilles sont pleines de bactéries,de champignons=ns, de virus et que ces derniers sont communs aux abeilles domestiques (Apis melifera) de nombreuses régions du monde. Les résultats sont significatifs. Dans tous les échantillons récupérés sur des colonies malades sauf un, l'IAPV est présent. Enfin 100% des échantillons ayant quatre des principaux virus ou champignons pathogènes dont l'IAPV sont atteints de CCD. Evidemment, l'étude de Science ne va pas manquer de susciter de nombreux commentaires dans notre pays et pas seulement dans les milieux apicoles. En effet, les mortalités qui ont frappé les abeilles en France au début des années 1990 ont tout de suite été attribuées à deux insecticides : le Gaucho et le Régent. Il n'y a pas eu réellement de recherches sur les causes des mortalités d'abeilles. La piste toxicologique a été la seule explorée. Elle a abouti à l'interdiction des produits sans pour autant que les études parviennent à trancher sur la responsabilités des insecticides. Le fait que la recherche américaine se mobilise sur le CCD et le récent séquençage du génome de l'abeille devraient apporter beaucoup de nouvelles données dans les prochaines années. Le Courrier de l'Ouest - 6 septembre - Philippe Rubion Des traces d'OGM dans les pollens des ruches Les analyses menées sur deux ruchers dans le canton de Thouarcé ont révélé la présence de traces d'OGM dans les pollens. "L'analyse donne des résultats positifs sous forme de trace" annonce Denis Benoît, apiculteur bio, membre du collectif "Nos campagnes sans OGM", sans toutefois pouvoir être plus précis sur la quantité et sur la toxicité de ces traces d'ADN de maïs transgénique MON 810, relevées par le laboratoire nantais Eurofins. Les 25 professionnels de l'Union des apiculteurs d'Anjou crie au scandale. "Le pollen est commercialisé comme un produit diététique, pour ses valeurs bienfaisantes pour la santé" dit Denis Benoit qui dénonce aussi l'autorisation nouvelle de commercialiser le Fipronil, contenu dans l'insecticide Régent, interdit en 2004 pour sa toxicité sur l'abeille, alors même que la mortalité des abeilles n'est pas enrayée. |
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Sur les divers |
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Sur l'agriculture raisonnée |
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Sur l'agriculture biologique Aujourd'hui - 13 septembre - Michel Barnier "Il faut du bio chaque jour dans les cantines" La quantité de fertilisants utilisée à l'ha a diminué de 33% de 1990 à 2006 mais ce n'est pas suffisant. Il faut inciter les agriculteurs à utiliser moins d'engrais et de pesticides. Mais il faut aussi faire en sorte que ces produits soient moins toxiques et également privilégier les solutions biologiques comme le font déjà certains maraîchers. C'est pourquoi, nous allons lancer un plan sur cinq ans pour soutenir l'agriculture biologique. Quatre Français sur dix consomment au moins une fois par mois du bio mais la France n'arrive pas à faire face à la demande et nous sommes obligés d'importer. On pourrait à terme devenir un leader européen de l'agriculture bio mais il faut que les paysans acceptent progressivement de s'y convertir et nous allons les aider financièrement à s'organiser. Les Echos - 11 septembre - Mathieu Quiret L'agriculture biologique en quête de science L'agriculture biologique a montré son efficacité à mieux préserver l'environnement mais ses rendements sont généralement deux fois plus faibles que ceux de l'agriculture intensive. Cette démarche suffirait-elle à garantir la sécurité alimentaire alors que le manque de terres menace et que flambent les prix agricoles ? La question n'est pas tranchée. Un congrès de la FAO cette année a répondu par l'affirmative. Plusieurs auteurs y ont présenté des modélisations montrant que la conversion massive des cultures dans le monde offrirait des rendements suffisants pour fournir de 2640 à 4380 kilocalories par personne. D'autres agronomes en AB estiment que ces simulations sont trop approximatives par rapport à la complexité du sujet. Les expérimentations montrent par exemple que l'AB peut augmenter les rendements dans les pays d'agriculture traditionnelle. L'AB n'est pas non plus uniforme. Les chercheurs français ont constaté la saison dernière que les producteurs bio ont intensifié leurs cultures, souvent au détriment de la qualité des produits... L'agriculture biologique doit rattraper le niveau de connaissance de son homologue chimique alors même qu'elle doit se préparer tout autant aux nouvelles problématiques comme l'augmentation des rendements, le réchauffement climatique et les maladies émergentes. Maxi - 10 septembre - ns Découvrez le chic écologique - préservez la bonne santé de la nature Vous aussi vous croyez que le coton est la matière la plus naturelle qui soit ? Eh bien, c'est faux ! Car la culture traditionnelle du coton est la plus polluante au monde ! Bien qu'elle représente à peine 3% de la surface agricole mondiale, cette culture consomme un quart des pesticides vendus. Chaque année, un million de personnes travaillant dans les champs de coton ou consommant des eaux contaminées sont ainsi intoxiquées et 22 000 en meurent... Une bonne raison pour abandonner ce mode de culture et passer au coton biologique, qui est aujourd'hui le seul textile pouvant être certifié "bio". |
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