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Sur les abeillesAFP - 5 septembre OGM : des apiculteurs réclament la destruction de maïs semence en Anjou L'Union des apiculteurs d'Anjou, qui fédère des professionnels de l'apiculture dans le Maine-et-Loire, a réclamé mercredi la destruction des premières semences de maïs transgénique récoltées dans le département après la découverte de "traces" dans du pollen récolté. La présence de "traces" de maïs Monsanto 810 a été détectée, au cours d'une analyse, dans du pollen récolté à proximité d'une parcelles d'essai mené par la coopérative Terrena, à Charcé-Saint-Ellier, ont indiqué des responsables du syndicat au cours d'une conférence de presse. "Les analyses ont été effectuées par un laboratoire nantais sur du pollen issu de ruchers installés à 40 et 300 mètres de la parcelle, alors que Terrena nous avait affirmé que toutes les précautions avaient été prises pour éviter les disséminations", explique Denis Benoît, l'un de ces responsables. "On ne connaît pas l'impact des gènes insecticides sur les larves ou les abeilles. Que des tests très précis soient faits ! Nous ne voulons pas que nos abeilles deviennent des vecteurs de pollution", a ajouté Thomas Frelon, le président du syndicat. La direction de Terrena a fait savoir mercredi qu'elle avait accepté la consignation des semences récoltées et l'accès au lieu de leur stockage au collectif "l'Interrégionale sans OGM", à la suite d'une manifestation de ce dernier devant son siège mardi soir à Ancenis (Loire-Atlantique). "Nous rediscuterons après le Grenelle de l'Environnement du devenir des semences", a annoncé Christophe Courrossé, responsable de la communication de la coopérative. 28 hectares de maïs OGM ont été semés pour la première fois cette année en Maine-et-Loire dont trois-quarts à l'initiative du groupe Terrena. |
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Sur l'agriculture raisonnée Midi Libre - 4 septembre - A.C. Charlemagne à la pointe de l'agriculture raisonnée La réussite est au rendez-vous au Lycée Charlemagne, à l'occasion de la rentrée de la 7ème promotion des étudiants de licence professionnelle "Conseil et développement agricole, agriculture raisonnée", Jean Louis Pistre soulignait avec plaisir les 85% d'insertion, à un an, de ses élèves. Donnée encore plus satisfaisante, quand les 15% restant font, eux, le choix de la poursuite d'études en master ou en école d'ingénieur. Toujours seule licence pro de ce type dans le paysage universitaire français depuis sa création. Cette licence offre des débouchés du type : responsable de vente dans l'agrofourniture, responsable de la qualité dans des organismes de collecte, responsable de cahier des charges, consultant, auteur d'audit, les voies ne manquent pas. |
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Sur l'agriculture biologique Le Monde - 4 septembre - Laetitia Clavreul La viticulture bio mise en échec par le mildiou et un été maussade Pour sauver leur récolte, une dizaine d'exploitants pourtant expérimentés ont été contraints à utiliser des fongicides chimiques et à renoncer au label "agriculture biologique". Face aux attaques de mildiou, les agriculteurs bio ne peuvent avoir recours qu'aux moyens de lutte préventifs, et à aucun traitement curatif. Ils sont autorisés, selon la réglementation européenne, à utiliser quelques produits, principalement le sulfate de cuivre, plus communément appelé "bouillie bordelaise", avec lequel ils traitent fréquemment leur vigne, tout comme les viticulteurs conventionnels. Si le produit est naturel, il n'est pas totalement inoffensif : son utilisation en bio est donc limitée, afin de préserver la vie du sol, à 6 kilos de cuivre-métal par ha, sur une moyenne de cinq ans. Cette année, beaucoup auront poussé jusqu'à 8, voire 10 kilos, traitant exceptionnel-lement chaque semaine en juillet et en août sans toujours que cela suffise à sauver leur récolte. Courrier INTERNATIONAL - 6 septembre - Daniela Minerva Le bio n'est pas forcément bon pour la santé ! L'association Altroconsum (Pour une autre consommation) - la principale association italienne de consommateurs, favorable au développement durable et financée uniquement par ses quelque 300 000 adhérents) a examiné six catégories d'aliments très répandus (lait, yaourts, confitures, biscuits, céréales pour le petit déjeuner et biscottes) et en a évalué la qualité des ingrédients ainsi que la présence d'agents contaminants (hormone, mycotoxines, pesticides). Le résultat est surprenant : non seulement les produits bio ne sont pas toujours meilleurs que les produits conventionnels (ils ressemblent d'ailleurs de plus en plus à ceux de l'industrie agroalimentaire), mais ils sont souvent beaucoup moins sains. Son de cloche identique du côté des études sur les matières premières : personne n'est en mesure de démontrer que les tomates, les courgettes ou les céréales labellisées bio sont meilleures que les autres pour la santé. Mais nous voyons tous qu'elles coûtent nettement plus cher, avec une différence de prix qui oscille entre 30% et 35% ; elles ont pourtant la préférence de plus de 30% des Italiens. Ce sont avant tout les 30-40 ans qui les achètent, principalement des mère désireuses de donner le meilleur à leurs enfants ; ce sont également des gens qui se préoccupent beaucoup d'avoir l'alimentation la plus saine possible. Entendons-nous bien : ni l'enquête d'Altroconsumo, ni les recherches scientifiques sur le produits de base ne condamnent le bio, il n'est pas pire que l'alimentation conventionnelle. Du point de vue nutritionnel, il est identique. Et il fait beaucoup de bien à l'environnement. Simplement, ceux qui optent pour le bio, doivent savoir qu'ils font un choix éthique, politique, voire religieux, mais pas de santé. D'abord, comme le montrent les tests, le label bio ne met pas à l'abri des méfaits de l'alimentation industrielle : graisses, additifs, sel et sucres s'y trouvent à profusion. Les graisses élaborées à partir d'huile de palme ou de coco, qui sont de très médiocre qualité, se taillent par exemple la part du lion dans les paquets de biscuits examinés. Le Nouvel Observateur - 6 septembre - Dorane Vignando Le coton bio a-t-il du sytle ? Sortir une ligne de tee-shirts 100% écolo, c'est devenu banal. Faire une vraie mode "verte" pour les fashion victims encore rare. La prochaine étape : le luxe. C'est Katherine Hamnett, la styliste britannique star des années 1980, qui s'est lancée dans une réflexion radicale sur les effets environnementaux de l'industrie textile dont celle du coton, l'une des plus polluantes et meurtrières du monde. Depuis, elle a pris son bâton de pèlerin pour promouvoir le coton bio et surtout le faire sortir du vestiaire de l'écolo chevelu pour atteindre les portants ultra-chic : "Le coton bio est aujourd'hui bien plus haut de gamme que le coton conventionnel. Plus doux, plus soyeux. Et si certains affirment que son utilisation est délicate car les teintures végétales ne permettent pas d'obtenir des couleurs variées, il existe certaines teintures chimiques qui ne nuisent pas à l'environnement !" Ce qui donne sur son site de vente en ligne des pulls en laine de Tasmanie sans pesticide tricotés en Angleterre ou des chemises Oxford en coton bio de Tanzanie... Une gamme luxueuse qui va de l'abordable chic a un costume anglais à 500 euros. La mode bio fait parler d'elle. Les puristes peuvent crier au sacrilège, le bio valorise l'Ego et serait même devenu un phénomène.. L'offre créative en coton "vert" reste l'apanage de petites marques confidentielles. Et on se prend à rêver d'une green tem. L'épisode suivant ? Du Prada ou du Chanel... bio. |
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