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Revue de presse :
du 25 au 31 août 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Libération - 31 août - Renaud Lecadre
Epandage d'indemnités pour éliminer les polémiques
Sarkozy va dédommager les bananiers antillais, gros pollueurs, après l'ouragan "Dean". La réparation des dégâts pourrait s'élever à 300 millions d'euros, selon Christian Estrosi, ministre des Dom Tom. Le lobby de la banane revendique la moitié de la somme, les plantations ayant été détruites en quasi-totalité. Leur réclamation tombe au plus mal, Martinique et Guadeloupe étant surtout victimes d'une pollution généralisée due à un pesticide "Le Chlordécone, employé sans vergogne pendant un quart de siècle. Les plantations de bananes étant situées en amont des terres agricoles, il a contaminé les cultures de patates douces en aval, puis l'eau des rivières et leurs élevages d'écrevisses, les crabes en bord de mer, les bovins, le lait de vache, jusqu'au sang de 90% des femmes enceintes. Seules les bananes, sauf à en déguster la peau, échappent à cette décontamination."
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Sur les abeilles
Le Monde - 30 août - Gaëlle Dupont
Les abeilles malades de l'homme
L'homme est-il en train de tuer à petit feu l'industrieux insecte qu'il a tant bien que mal domestiqué depuis l'Antiquité ? "Nous n'avons pas la clé du mystère, il y a un élément que nous ne comprenons pas, prévient Jean Daniel Charrière, chercheur au Centre de Berne. Nous n'aimons pas être dans l'inconnu. Pourtant avec les abeilles, nous le sommes souvent". Dans l'incertitude, les spécialistes en sont réduits à énumérer toutes les causes de mortalité possibles. Un temps envisagée, la piste des ondes électromagnétiques est écartée. Les OGM, en revanche, figurent toujours sur la liste des suspects. Selon une étude publiée dans la revue Science du 8 juin, les cultures transgéniques ont cependant un effet moins important sur les abeilles que les champs traités aux pesticides. Et l'hypothèse OGM ne peut expliquer les mortalités en Europe, où les surfaces plantées sont très faibles. Restent deux pistes privilégiées : les maladies, virus, parasites et autres champignons, d'un côté. La dégradation générale de l'environnement, changements climatiques, raréfaction des fleurs et surtout surdose de produits chimiques - de l'autre. Peut être tout cela à la fois. "On peut supporter séparément une maladie, une mauvaise alimentation, un empoisonnement aux pesticides, mais quand tous les facteurs se conjuguent, il arrive un moment où la limite de résistance est atteinte", explique M. Neumann... Les firmes phytosanitaires ne nient pas l'impact de leurs produits sur les abeilles en cas d'exposition à des doses trop élevées, mais réfutent toute nocivité dans des conditions normales. Elles orientent sur les autres causes possibles : variations climatiques, parasites, déclin de la biodiversité. Les chercheurs, de leur côté, évoquent des causes "multifactorielles" et regrettent de devoir travailler sur des données parcellaires. Une étude de l'Afssa, réalisée pendant 3 ans sur 25 colonies, a montré la présence de traces d'imidaclopride et de fipronil dans le pollen collecté par les abeilles. Mais aucune mortalité n'a été constatée. L'Afssa vient de lancer une étude de toutes les données scientifiques parues sur les mortalités.
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Sur les divers
Le Temps - 28 août - Michel Rose du Monde
La FAO "au bord du gouffre"
Le constat est sévère : la FAO s'enfonce dans la crise depuis deux décennies. Elle est menacée de disparition si elle n'engage pas, rapidement, des réformes radicales. C'est la conclusion d'un rapport rendu public par l'organisation onusienne elle-même, sur son site Internet, et élaboré par un comité d'experts indépendants... La FAO a longtemps prôné une vision productiviste. Elle s'est laissée surprendre par l'arrivée des OGM, de l'agriculture biologique ou des biocarburants. S'en sont suivies des prises de position désordonnées mal accueillies par les ONG. En 2004, la FAO a publié un texte où elle prenait parti pour les OGM ; en mai 2007, au contraire, dans un rapport, elle jugeait que "l'agriculture biologique, avec une véritable volonté politique, peut contribuer à la sécurité alimentaire" de la planète. Or, souligne le comité d'expert, "si la FAO faisait autorité" lors de sa création, elle n'est plus aujourd'hui qu'une organisation parmi d'autres. Depuis les années 1970, le Programme alimentaire mondial est très actif ; comme le sont de nombreuses ONG depuis les années 1990. Le statut de référence de la FAO s'est fragilisé. Elle doit "redéfinir ses priorités" et clarifier ses messages, "qui ne sont pas bien entendus". Les experts notent que le monde a besoin de la FAO, qui continue de "remplir des fonctions cruciales". Ils ont formulé 110 recommandations pour lui permettre d'opérer sa mue.
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Sur les OGM
Le Monde - 30 août 2007 - Gilles Van Kote (avec AFP)
Jean-Louis Borloo évoque une Haute Autorité sur les OGM
Le numéro deux du gouvernement s'est prononcé pour "une transparence totale et responsable sur les cultures en plein champ des OGM... Certains maïs posent problème, mais il ne faut pas mélanger la commercialisation d'un produit et la recherche qui peut sauver des vies". L'évaluation des risques posés par la dissémination des OGM est actuellement confiée à une commission du génie moléculaire, instance consultative placée auprès des ministres de l'agriculture et de l'écologie, dont la composition est très contestée par les associations environnementales. Arnaud Apoteker, chargé de la question des OGM au sein de Greenpeace, s'étonne "Si les décisions sont déjà prises, à quoi bon le Grenelle ? Pour que l'on puisse avoir un débat serein sur les OGM, il aurait fallu décréter un moratoire qui aurait montré une volonté d'ouverture et de dialogue du gouvernement. Du côté de l'AGPM, pro OGM, on attribue cette bouffée d'activité gouvernementale à "une volonté de montrer qu'on s'occupe du dossier ; Nous ne sommes pas contre une révision des instances d'évaluation d'homologation, mais il faudra donner à cette Haute Autorité un rôle précis, faute de quoi, il s'agira d'une nouvelle instance où l'on débattra pour débattre", prévient Luc Esprit, son directeur.
La Vie - 30 août - Sophie Gindensperger
OGM, enfin une loi ?
A l'issue du Grenelle de l'Environnement, la France devrait disposer d'une loi encadrant la culture des OGM, comblant ainsi un vide juridique déploré à Bruxelles. Le principal point d'achoppement sur la loi proposée naguère par le gouvernement porte sur la question de la responsabilité en cas de contamination des cultures avoisinantes. Le projet de loi prévoyait une indemnisation du préjudice économique financée par un fonds spécial, lui-même alimenté par une taxe sur les cultures OGM. Car, pour le moment, les compagnies d'assurances rechignent à prendre en charge ce type de risque, difficilement chiffrable... Les associations, elles, préconisent une responsabilité des semenciers et producteurs d'OGM. Avec, dans le viseur, la multinationale Monsanto, bien plus solvable que les agriculteurs.
Les Echos - 29 août - D.C.
Les OGM de Monsanto portés par l'essor de l'éthanol
Attaques violentes en France, succès aux Etats-Unis. Pour Monsanto, le roi américain des semences génétiquement modifiées, la situation des deux côtés de l'Atlantique est de plus en plus différente. En France, une centaine de "faucheurs volontaires" emmenés par José Bové ont encore déposé samedi des pieds de maïs OGM, arrachés plus tôt dans la journée, devant le site de la firme à Monbequi (Tarn et Garonne). Les jours précédents, plusieurs de ses plantations avaient été la cible des faucheurs, à Mauroux (Gers) et Poinville (Eure et Loir) incitant le groupe à déposer des plaintes. Il estime le préjudice à 100 000 euros. Aux Etats-Unis, Monsanto se frotte au contraire les mains devant les perspectives de plus en plus radieuses pour ses semences transgéniques devant l'essor de l'éthanol. Résultat : une hausse des besoins en semences de maïs, mais aussi un accroissement du revenu agricole. Il devrait inciter les fermiers américains à investir davantage dans les semences, les pesticides, etc... pour augmenter leur production à surface donnée et profiter au mieux des prix élevés du maïs. Par exemple, en achetant des semences OGM, plus coûteuses, mais traitées pour résister aux insectes, etc. Un double mouvement dont Monsanto, leader des semences de maïs avec 33% du marché américain, ne peut que profiter.
Aujourd'hui - 25 août - Alexandra Echkenazi
Le risque sur la santé fait débat
Le débat n'est pas clos : pour Gilles Eric Seralini, président du Criigen, "Il y a globalement un manque de transparence et pas assez de recherches sur la toxicité de ces organismes. Aujourd'hui, les études en vue d'une commercialisation ne durent que 3 mois et ne sont pas effectuées sur l'homme, c'est insuffisant". Mais pour François Houllier de l'INRA "C'est vrai qu'au début, pour des raisons commerciales vis-à-vis de la concurrence, le firmes avaient du mal à communique leurs données. Ce manque de transparence a créé un climat de suspicion. Mais pour en savoir plus, il faudrait lasser les plants des chercheurs indépendants en place et ne pas les faucher...".
AFP - 29 août
Un collectif s'inquiète de culture d'OGM près de l'AOC Volaille de Bresse
Le collectif "OGM non merci !" a écrit au président du CIVB (Comité Interprofessionnel de la Volaille de Bresse), Georges Blanc, pour lui demander sa position sur la culture de maïs transgénique de la zone AOC. Le cahier des charges de la volaille de Bresse impose "une part de maïs dans la ration alimentaire des volailles". Le collectif demande notamment au chef aux trois étoiles au Guide Michelin pour son restaurant de Vonnas, s'il ne craint pas que cela ternisse l'image de l'AOC et si le comité interprofessionnel a "prévu de prendre des mesures particulières pour garantir l'absence d'OGM dans l'alimentation des volailles de Bresse".
Métro - 30 août (AFP)
Bientôt de la vigne génétiquement modifiée ?
Le génome de la vigne vient d'être décrypté. Cette découverte devrait faciliter l'introduction de cépages résistant aux maladies afin de réduire l'usage de pesticides. Quatrième plante séquencée après l'arabette, le riz et le peuplier, Vitis vinifera a été choisie pour son importance dans l'héritage culturel de l'humanité, souligne le Consortium public franco-italien pour la caractérisation du génome de la vigne, dans un article publié par la revue scientifique britannique Nature.
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Ils l'ont dit
Métro - 30 août
"La culture de plantes génétiquement modifiées pose question en France, voire suscite la méfiance de l'opinion publique. Comment pourrait-il en être autrement quand le débat est monopolisé par ceux qui on choisi la voix de l'opposition systématique et n'hésitent pas à nier les évidences. Illégales, dangereuses pour la santé ou l'environnement, les arguments ne manquent pas pour exiger leur interdiction. Pourtant, rien ne le justifie. Aucun risque sanitaire, aucun incident environnemental lié à la culture de ces plantes légalement autorisées n'a jamais été scientifiquement démontré, après plus de 20 ans de recherche et 12 ans de commercialisation et de consommation. Cultivés sur plus de 100 millions d'hectares dans plus de 20 pays, dont la France, les OGM autorisés sont utiles, sains et sûrs."
Phiippe Gracien - Directeur général du GNIS
Métro - 28 août
"Il nous faut une loi intégrant trois principes : le principe de précaution, le principe du pollueur payeur et le principe d'information du public (études sur les risques, registre public précis des champs d'OGM, étiquetage sincère des aliments)... Agriculteurs et écologistes : ayons conscience que la stratégie des marchands de pesticides et d'OGM est bien de créer un conflit stérile entre nous. Pour les générations futures, nous devons nous entendre pour éviter qu'un jour, le printemps ne soit définitivement silencieux. Rendez-vous demains au Grenelle de l'environnement."
Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement
Libération - 25 août
"Dans un premier temps, les Verts ont décidé de jouer le jeu du Grenelle, pas de collaborer mais de participer. Si le gouvernement annonce l'isolation de 500 000 logements, on dira "ça va". Et si il n'y a pas de moratoire sur les OGM, "ça va pas". Je me réjouis que les autres partis prennent conscience de ces enjeux. A nous de garder une longueur d'avance. Je fais de la vigilance écologique, c'est mon boulot de verte. Je fais monter l'ambition des demandes de la société civile face aux lobbies".
Dominique Voynet
Les Echos - 27 août
"Le défi du développement durable est inscrit dans nos politiques et dans nos pratiques depuis une quinzaine d'années. Pour certains , ce tournant n'a pas été pris avec suffisamment de force. Des progrès restent à faire, mais beaucoup a déjà été accompli au prix souvent de contraintes financières lourdes pour les agriculteurs, qui ne sont valorisées ni sur le plan économique ni au plan politique dans nos négociations internationales. Pourtant, l'agriculture n'est pas condamnée à rester dans une position d'accusée : aujourd'hui, notre capacité de gestion des ressources naturelles va nous permettre de contribuer de façon positive au bilan écologique de la France, grâce notamment à la production d'énergies et de matériaux renouvelables, tout en poursuivant l'amélioration de nos pratiques."
Luc Guyau - président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture
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