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Revue de presse :
du 20 au 27 juillet 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

AFP – 21 juillet
Retrait du marché d’un herbicide à la demande de la Cour européenne

Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, a décidé de retirer du marché l'herbicide paraquat, après une décision de la Cour de justice européenne de l'interdire, indique vendredi un communiqué de son ministère. "Le ministre de l'Agriculture fait savoir qu'il a décidé de retirer l'autorisation de mise sur le marché du paraquat. Il ne sera pas accordé de délai d'écoulement des stocks, ni des délais à l'utilisation de ce produit", souligne le texte. Le communiqué précise que cette décision a été prise à la lumière "de l'exposé des motifs de la décision de la Cour de justice européenne qui évoque la procédure d'évaluation du risque pour les opérateurs". Le paraquat, utilisé pour le désherbage essentiellement pour la culture de la banane et la luzerne, a été retiré le 11 juillet de la liste des substances autorisées par décision de la Cour européenne. "Le ministère incite l'ensemble des distributeurs et le fabricant à tout mettre en oeuvre pour assurer un retrait des stocks et la récupération des produits non encore utilisés", poursuit le communiqué. Il assure par ailleurs les agriculteurs que "les services du ministère étudieront immédiatement les conséquences de cette décision pour la campagne de cet automne".

Le Figaro – 27 juillet – Martine Perez
Environnement : les eaux polluées par les médicaments
L’Académie de pharmacie doit bientôt rendre un avis sur l’impact sur la faune, la flore et l’homme, du rejet des médicaments dans les eaux usées. « …La réglementation européenne impose depuis plusieurs années, pour les médicaments à usage vétérinaire, que dans le dossiers d’autorisation, soient calculées leurs concentrations prévisibles dans l’environnement et les risques éco toxicologiques. Pour les médicaments humains, une réglementation similaire est encore en cours d’élaboration. Il est trop tôt pour pouvoir évaluer la part de contamination liée aux médicaments vétérinaires par rapport aux médicaments humains. Les proportions sont variables selon les régions en fonction des zones d’élevage intensif et de pisciculture où s’utilisent des antibiotiques et des produits antiparasitaires ou dans les zones urbaines où les animaux domestiques sont dominants étant même parfois traités par des produits anticancéreux. Les résidus des médicaments vétérinaires se retrouvent dans les lisiers épandus sur les champs ou évacués dans les pâturages. Par ailleurs, les contaminations viennent également des rejets liquides des usines de production pharmaceutiques qui sont parfois envoyés vers la station d’épuration. Pour les humains, les médicaments éliminés par l’urine ou les selles se retrouvent soit dans les fosses septiques, soit acheminées par les égouts vers les stations d’épuration qui n’ont pas été conçues pour éliminer toutes les traces des molécules que la chimie et la pharmacie ont pu inventer depuis ces quarante dernières années. Des médicaments seront dégradés par la station d’épuration, d’autres se fixent dans les boues, mais certains passent en partie à travers le traitement et se retrouvent déversés et dilués dans les cours d’eau. Des antibiotiques, des anticancéreux, des produits de contraste iodés vont ainsi rejoindre la grande masse des autres nano et micropolluants tels que des solvants, des pesticides,des hydrocarbures ou des détergents ... Les usines de production d’eau potable ont déjà été globalement améliorées en France pour produire une eau de très bonne qualité malgré les contaminations des rivières et des nappes souterraines. Mais l’inquiétude mondiale est grande notamment vis-à-vis des molécules qui sont mal éliminées ou transformées par les traitements de chloration. Des financements considérables vont être nécessaires pour rénover les filières d’assainissement si nous ne savons pas réduire ou faire cesser la pollution en amont. Pour l’instant, le principal risque est certainement environnemental. ». Yves Lévi, professeur de santé publique à l’université Paris-Sud-XI.

Ouest France – 19 juillet – Claude Maine
Air Com traque les pesticides dans l’air
Pour surveiller les molécules chimiques utilisées par l’agriculture et les particuliers, l’association mène une nouvelle étude. « On est bien obligés de respirer l’air, qu’il soit de bonne ou de mauvaise qualité », observe Jean Paul Goguet, ingénier à Air Com. Un préleveur fonctionne pour « une surveillance d’une quarantaine de molécules chimiques dans l’air, étude lancée depuis avril jusqu’à fin juillet en Basse- Normandie ». Région où par an, 2000 tonnes de produits phytopharmaceutiques et 140 molécules sont utilisés dont 90% par l’agriculture. Pour cette étude de l ‘air, trois préleveurs sont utilisés. « L’un est à Pirou, près des zones de cultures maraîchères. Un autre est au lycée agricole de Coutances où aucun herbicide, ni insecticide n’est utilisé. Un troisième à Caen recueille en plus l’eau de pluie ». Chaque semaine, les filtres contenant les pesticides sont ramassés avant d’être analysés dans un laboratoire spécialisé… Nous voulons déterminer si il y a la même fréquence et la même quantité de pollution ou non. Y retrouve-t-on des molécules chimiques identiques ? Après épandage, disparaissent-elles vite de l’air et de l’eau ou perdurent-elles ? Parmi les molécules recherchées, figurent « le lindane ou l’atrazine interdite d’utilisation dans l’agriculture » car dangereuse pour la santé publique. Pourtant elles ont été décelées lors de la première étude régionale d’Air Com en 2003 et 2004. « La quantité de pesticides inspirées par un homme pendant une journée au moment des épandages, même à quelques kilomètres, correspond à la dose que celui-ci aurait absorbée en buvant de l’eau à la limite de la potabilité. »Les résultats d’analyses seront connus à la fin de cette année. « L’étude sera mise à la disposition du grand public ».

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
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  Sur l'agriculture biologique  
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  Ils ont dit  
 


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Sur les abeilles

 


   
 
Sur les divers

 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Le Monde – 24 juillet – Gaëlle Dupont
Préparation délicate pour le Grenelle de l’environnement
La consultation, qui doit refonder la politique de développement durable de la France, donne lieu à des tensions. Depuis quelques semaines, rares sont les groupes d’intérêt qui n’ont pas manifesté le souhait « d’en être ». Agriculteurs, chasseurs, défenseurs des animaux, syndicats professionnels, entre autres, ont organisé la pression. Mais les places étant limitées, chaque groupe est structuré en 5 collèges paritaires (Etat, ONG, collectivités locales, syndicats, patronat). Le Medef, qui a constitué des groupes « miroirs » à ceux du Grenelle, a été, comme les ONG, confronté à un embouteillage. « Passer de 85 fédérations adhérentes à 18 représentants au Grenelle, c’est un exercice périlleux » explique Sophie Liger, directrice du développement durable de la fédération patronale. Après ces arbitrages douloureux, les participants ont découvert de nouveaux invités, les « personnes morales associées », au nombre d’environ une dizaine dans chaque groupe. « Quand on voit arriver des représentants des agriculteurs ou de Total comme personnes morales, on peut craindre une gestion hors quota du collège patronal », déplore Yannick Jadot, porte-parole de l’Alliance pour la planète. Cependant, selon Arnaud Gossement, de FNE, il s’agit d’ « une mauvaise polémique ». « Les anti-OGM et Total, je préfère les avoir dans les groupes » affirme-t-il. Personne ne sait sur quels critères sera effectué le tri entre les dizaines de propositions qui ne manqueront pas d’émerger, encore moins comment les 10 ou 15 mesures phares seront choisies. « Il faut éviter que les rapporteurs sélectionnent les propositions les moins conflictuelles et qu’on aboutisse à des mesurettes » dit Yannick Jadot. Pour Jean Paul Besset, porte- parole de la Fondation Nicolas Hulot, « il s’agit d’un exercice totalement inédit, qui va s’inventer au fur et à mesure que nous avancerons ».

La Marseillaise – 24 juillet – Mireille Roubaud
« Une minute pour notre terre »
En réponse au Grenelle de l’environnement lancé par le Gouvernement, le réseau Eco-forum et le WWF lancent leur « Grenelle citoyen des urgences environnementales ». « L’objectif : faire entendre la parole de tous pour faire pression sur la bonne volonté affichée de l’Etat… Tout simplement par un « clic » sur Internet. Il suffit de dire quelles sont selon vous, les urgences environnementales de votre département et de valider. Nous avons baptisé cette opération « Une minute pour notre Terre ». Les réponses vont nous permettre d’établir une cartographie, un inventaire des urgences. Dans un deuxième temps, nous demanderons également la contribution des associations et des spécialistes. Nous communiquerons nos résultats à la rentrée, un mois avant l’Etat .Enfin, toutes ces réponses seront publiées et analysées dans un livre à paraître en octobre. » W.H. Espinosa . Président Eco-forum

AFP – 24 juillet
Les Chambres d’Agriculture opposés à la disparition totale de la jachère
L'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA) considère comme une "erreur" le fait de supprimer la jachère obligatoire dans l'Union Européenne, malgré le manque de céréales dans le monde, a déclaré mardi son président Luc Guyau."Il faudrait garder de 2 à 4% des terres en jachère, celles qui ne sont pas les plus favorables aux cultures", a estimé le président de l'APCA. La Commission européenne, soutenue par le gouvernement français et l'organisation syndicale, la FNSEA, a récemment annoncé son intention de supprimer provisoirement le système de jachère, apparu en 1988 pour limiter les risques de surproduction, afin de faire face à la baisse de la production mondiale de céréales.
 


   
 
Sur l'agriculture biologique

Le Canard enchaîné – 25 juillet – ns
Pourquoi le bio est dans les choux
Pourquoi diable un agriculteur aurait-il envie de se convertir au bio ? D’abord, il voit ses rendements chuter de 50%, tout en se donnant un mal de chien. Il doit alterner ses cultures en fonction des saisons, se contenter de substances minérales ou à base de plantes pour combattre les doryphores et autres nuisibles qui s’en prennent aux récoltes. Voire élever des coccinelles contre les pucerons ! Galère assurée, mais certitude de ne pas laisser comme ardoise aux générations futures des sols lessivés ou des nappes phréatiques plombées aux nitrates. Comme si cela ne suffisait pas, celui qui opte pour le bio a l’interdiction pendant deux ans au minimum de vendre des produits sous l’étiquette « Agriculture biologique », le temps que les champs enchimiqués se refassent une santé. Pour qu’il reste cependant des candidats, l’Europe a prévu une aide à la conversion. Mais chez nous elle est faiblarde : 350 euros par ha et pendant 5 ans seulement…. Dans la grande distribution on ne se roule pas par terre pour l’agriculture biologique. On lui préfère des fruits parfaitement calibrés, aux couleurs pétantes pour attirer le chaland, et qui repoussent toujours plus loin les dates de péremption. « Pendant plusieurs années, témoigne ce responsable d’une grande chaîne d’hypermarchés, nous avons joué le jeu bio loyalement, mais avec de grosses pertes. Il nous arrivait de jeter jusqu’aux trois quarts de nos produits, qui ne trouvaient pas de clients avant la date de préemption. » Mais le pire ennemi du bio c’est l’industrie chimique, celle qui, cette année encore, va fourguer aux agriculteurs 76 0000 tonnes de pesticides et des montagnes d’engrais ».

Ouest France – 27 juillet - ns
L’agriculture biologique en hausse en Bretagne
L’Observatoire régional de la production biologique ne Bretagne vient de publier ses premiers chiffres pour 2006. Première constatation : en dix ans, le nombre de fermes biologiques en Bretagne a doublé (896 aujourd’hui). En 2006, les surfaces bio atteignaient 31500 ha. 46 nouveaux producteurs se sont installés l’an passé : dix dans les Côtes ‘Armor, vingt dans le Finistère,dix en Ile et Vilaine et cinq dans le Morbihan. 50% d’entre eux se sont lancés dans la production de légumes. La tendance à la hausse se confirme pour 2007 puisque 64 nouveaux producteurs bio se sont déjà installés depuis le début de l’année.
 


   
 


Sur les OGM
 

AFP – 26 juillet
José Bové et les anti-OGM « pollinisent » du maïs transgénique en Ardèche
LUSSAS (Ardèche), 26 juil 2007 (AFP) - José Bové et près de 500 militants anti- OGM ont "pollinisé" jeudi en Ardèche un champ de maïs OGM, c'est-à-dire épandu du pollen de maïs traditionnel afin de rendre les semences OGM impropres, a-t-on appris auprès des organisateurs. L'opération s'est déroulée à Lussas "sans incident", sans que personne n'ait à entrer dans la parcelle d'environ 6.000 m2, et la gendarmerie présente sur les lieux n'est pas intervenue, selon les organisateurs. Le semencier français Limagrain a annoncé son intention de porter plainte et qualifié l'opération de "nouvelle forme de sabotage". Selon Jean-Claude Guillon, le directeur stratégie et communication du groupe, "c'est parfaitement l'équivalent d'une destruction, puisque la pureté du maïs est exigée dans tous les cas de commercialisation". "On va analyser les conséquences de ces actes mais c'est certain qu'on va porter plainte", a-t-il ajouté. Sollicitée, la préfecture de l'Ardèche n'a pas souhaité faire de commentaire. Selon les organisateurs de l'opération, l'action s'est déroulée "dans un cadre légal" car personne n'a eu à entrer dans le champ."Nous avons simplement agité des épis en fleur pour +baptiser+ le champ OGM. Les pollens sont déplacés par le vent, les insectes, les humains, donc on a pas eu besoin de rentrer dans la parcelle", a affirmé Gabriel Fabregoule, responsable d'Agribio Ardèche, association de promotions des produits biologiques du département. Les anti- OGM accusent les semenciers d'OGM d'être incapables de maîtriser les pollens de leurs plantes et de contribuer à la prolifération des OGM dans les champs de cultures traditionnelles. La parcelle de Limagrain concernée par l'action est située à Lussas, près d'Aubenas. Interrogé récemment par l'AFP sur les sites de Limagrain, le groupe avait mentionné des champs dans le Tarn-et-Garonne et le Gers, mais aucun en Ardèche. Le directeur général du groupe, Daniel Chéron, avait annoncé début juillet qu'il "s'interrogeait très sérieusement" sur la poursuite de ces essais en France, à la veille du Grenelle de l'environnement qui doit notamment se prononcer sur les OGM.

Le Monde – 24 juillet
Les faucheurs d’OGM réclament un « moratoire »
Si le gouvernement n’adopte pas un moratoire sur la culture du maïs transgénique, des actions de fauchage auront lieu au cours de l’été, a annoncé le collectif national des « Faucheurs volontaires d’OGM ». Cet arrachage doit intervenir avant la floraison, « en raison d’un risque de pollinisation et de pollution généralisée sur le territoire » a indiqué José Bové. A défaut, a prévenu le leader alter mondialiste, « des actions aux formes multiples vont continuer et s’intensifier »… Evoquant le Grenelle de l’environnement, prévu en octobre, à la préparation duquel leur mouvement n’a pas été associé, les Faucheurs volontaires ont indiqué : « Si on nous demande d’y aller, on ira » « On quittera le Grenelle si le moratoire n’est pas contenu dans les négociations », a indiqué de son côté un représentant de Greenpeace.

AFP – 20 juillet
OGM: la Confédération Paysanne demande à Sarkozy un "moratoire"
La Confédération Paysanne a rendu publique une "lettre ouverte" au Président de la République Nicolas Sarkozy lui demandant un "moratoire" sur les OGM (organismes génétiquement modifiés). "Le temps (...) des décisions est venu. Le dossier du moratoire sur les OGM, massivement réclamé, ne peut pas, pour nous, être traité dans le calendrier du Grenelle de l'Environnement. Face à la contamination imminente (des cultures conventionnelles, ndlr), il en va de la crédibilité de cette consultation à laquelle vous avez fixé des objectifs majeurs", écrit Régis Hochart, porte-parole du deuxième syndicat agricole. Pour la Confédération Paysanne, "les réactions multiples de refus et d'indignation (...) s'amplifient. Elles devraient vous convaincre qu'il est encore temps et possible à quelques jours ou au début de la floraison que vous preniez une décision de récolte préventive de ces cultures contestées".

AFP – 24 juillet
Grenelle Environnement/OGM: semenciers demandent de ne pas céder au chantage
Les professionnels des semences et de la protection des plantes ont dénoncé mardi "un chantage intolérable" de "certaines associations" qui "réclament au gouvernement un moratoire sur les OGM" avant le Grenelle de l'Environnement. "Depuis plusieurs semaines, les opposants aux plantes biotechnologiques exercent un chantage pour imposer un moratoire sur ces cultures. Ils accompagnent leur revendication de menaces explicites et répétées de vandalisme et d'actions délinquantes qu'un Etat de droit ne saurait accepter", relèvent ainsi quatre organismes dans un communiqué commun. Ces organismes sont le Groupement national interprofessionnel des semences et des plants (GNIS), l'Association de l'industrie des semences de plantes oléagineuses (OLEOSEM), la Chambre syndicale des entreprises françaises de semences de maïs (SEPROMA) et l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP).
Les semenciers et spécialistes de la protection des plantes se disent "atterrés par la teneur d'un discours totalement irréaliste et irresponsable qui fait tomber bien bas le niveau d'une discussion censée permettre au gouvernement de se faire une idée juste des sujets traités lors du Grenelle de l'Environnement". "Un moratoire serait une décision inique et dangereuse: des cultures ravagées par les insectes, des productions de viande en baisse, des importations en provenance de pays tiers en très forte hausse, des exportations qui diminuent ou disparaissent (...): tel serait l'avenir de la France à moyen terme si les exigences de certains opposants obscurantistes étaient suivies par le gouvernement", avertissent-ils.

Le Figaro – 26 juillet – Marc Mennessier
Mons de mycotoxines dans le maïs OGM
Comme leur nom l’indique, les mycotoxines sont des poisons sécrétés par des moisissures présentes dans certaines denrées alimentaires. Responsables de cancers du foie, les aflatoxines, que l’on retrouve dans les fruits secs ou les céréales, sont les plus dangereuses à la fois pour l’homme et les animaux d’élevage. Elles sont heureusement bien contrôlées… Il n’en va pas de même, en revanche, pour les fumonisines, des mycotoxines moins virulents que les précédentes mais plus difficiles à maîtriser. L’an dernier, l’Institut technique de la filière céréalière, Arvalis, a comparé, sur treize parcelles d’essais, les teneurs en fumonisines retrouvées dans des maïs OGM ou non OGM. Dans les situations à faible pression d’insectes ravageurs la concentration en toxine était inférieure de 45% dans les maïs transgénique par rapport aux maïs conventionnels : 0,6mg/kg par kilo de grain contre 1,1mg/kg. Sur les parcelles fortement parasitées, l’écart est encore plus significatif avec une teneur de 3,1mg/kg dans maïs traditionnels contre seulement1,3mg/kg dans le maïs résistant aux insectes, soit une réduction de 58%. Pour Luc Esprit, directeur de l’AGPM : « il est clair que les variétés Bt offrent une marge de sécurité supplémentaire dans les zones fortement infestées. A fortiori, si les conditions climatiques sont très humides comme c’est pour l’instant le cas cette année. » Par ailleurs, les premiers signes d’immunotoxicité apparaissent à partir de 5mg/kg si le grain est régulièrement consommé Or le principe de précaution doit aussi jouer vis-à-vis de ces poisons, fussent-ils d’origine naturelle.

 


   
 


Ils l'ont dit
 

Aujourd’hui – 24 juillet – J.G.
« La plupart des pesticides contiennent des allergisants et autres irritants. Le premier risque, c’est l’utilisateur qui le court. Ce qui m’inquiète particulièrement, c’est la présence de cancérigènes potentiels, dont nous demandons la suppression. L’utilisation massive de tels produits risque de disperser ces molécules dans l’air et l’eau et donc de venir s’ajouter au cocktail qu’ingèrent déjà les consommateurs. En année normale, les traitements se font tous les cinq à huit jours. Cette année, c’est tous les deux ou trois jours. Ces pulvérisations fréquentes peuvent poser un problème de santé publique et d’environnement… Il ne fau pas minimise le problème que pose le caractère exceptionnel de cette année. Mais ce qui se passe est un aveu d’échec pour l’utilisation massive de produits chimiques. Je connais des producteurs qui ont recours à des méthodes bio et qui s’en sortent plutôt pas mal. Mais cela suppose d’avoir recours à d’autres techniques de culture, moins intensive, en choisissant des variétés plus résistantes et des produits naturels à titre préventif ».
François Veillerette.

 
   

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