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Revue de presse :
du 14 au 19 juillet 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le Figaro économie – 16 juillet – Thiébault Dromard
Les géants des pesticides face au défi d’une agriculture propre

C’est entendu, la France rejette encore beaucoup trop de produits phytopharmaceutiques (pesticides) dans l’environnement et notamment dans les nappes phréatiques. Bruxelles vient d’ailleurs de condamner l’Etat français à 28 millions d’euros d’amende pour des dépassements de seuil de pollution sur neuf zones de captage d’eau en Bretagne. Et pourtant, les agriculteurs utilisent aujourd’hui nettement moins d’intrants qu’il y a dix ou vingt ans. D’après l’UIPP, les agriculteurs baisseraient de 2,2% par an leur consommation de produits phytopharmaceutiques. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. Les règlements se sont nettement renforcés. « Les agriculteurs ne peuvent pas épandre quand ils veulent, où ils veulent. Les périodes et les quantités de traitement sont de plus en plus encadrées et ont été renforcées avec la dernière loi sur l’eau », rappelle Antoine Crabit, en charge des questions économiques à l’UIPP. D’autant que pour responsabiliser davantage les agriculteurs, la loi sur l’eau, votée en décembre, a prévu une redevance liée à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques fondée sur le principe pollueur- payeur. L’innovation permet aussi d’utiliser des produits moins toxiques en moindre quantité. « 11% de notre chiffre d’affaires est consacré à la recherche. Nous produisons une ou deux molécules par an. Mais la durée d’autorisation de mise sur le marché est encore très longue. Il faut compter en moyenne de cinq à sept ans » s’insurge Franck Garnier, directeur général de Bayer Cropscience, leader sur le marché. Les 19 sociétés présentes en France sur ce secteur ont toutes une dimension internationale. Or, « les contraintes environnementales dans les pays émergents ne sont pas les mêmes qu’en Europe », résume Antoine Crabit. Désormais, l’avenir des pesticides se joue en Asie.

Le Figaro – 16 juillet – Marielle Court
Seuil d’alerte pour la nappe phréatique de Seine-et-Marne
La nappe souterraine de Champigny est à son niveau historique le plus bas. Le pire est qu’au problème quantitatif s’en ajoute un autre, qualitatif cette fois. La nappe est en effet très polluée, essentiellement par des pesticides, mais aussi par des nitrates… Sous la houlette du préfet et dans le cadre d’un plan départemental, plusieurs chantiers sont menés de front pour tenter de faire face. L’un des objectifs est de regrouper les communes pour investir dans de nouvelles unités de production d’eau potable, afin de traiter au mieux les pesticides mais aussi de favoriser les inter- connexions… Un énorme travail est mené en direction des agriculteurs, gros utilisateurs de pesticides. « Dans un premier temps, nous cherchons à obtenir la transparence sur les produits utilisés, explique Hervé Durand directeur départemental de l’agriculture et de la forêt. Ensuite nous essayons de faire évoluer les pratiques agricoles ». Mais la situation n’est pas simple : « Sur quelque 2600 agriculteurs, seuls 350 ont diminué significativement l’utilisation des pesticides », poursuit le responsable.

Sur les abeilles
 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
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Archives 2007

 

 



   
 
Sur les firmes


 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique

Le Figaro Economie – 18 juillet – Thiébault Dromard
Bruxelles va supprimer la jachère en 2008
Quinze ans après avoir institué les jachères obligatoires, Bruxelles vient de décider lundi de les supprimer, au moins pour l’année prochaine. A ce jour ,10% des terres cultivables sont placées en jachère et subventionnées dans le cadre de la PAC, qui représente 1,1 million d’ha en France et environ 3,5 millions en Europe. Face à la flambée des cours, tous les outils de régulation du marché sont progressivement abandonnés. La jachère est mise entre parenthèses pour 2008 et Marianne Fisher Boel, commissaire européen à l’Agriculture, envisage même sa suppression définitive dans le cadre du bilan de santé de la PAC, programmé pour l’année prochaine. Pour la première fois, l’agriculture est au cœur des négociations tarifaires entre la grande distribution et l’agroalimentaire qui débutent aujourd’hui entre les trois parties en présence : les distributeurs, les industriels de l’agroalimentaire et les principales filières agricoles. Il s’agit de savoir qui va prendre à sa charge la hausse des prix des matières agricoles. Une première. Ces dernières années,les professionnels parlaient surtout de marges arrière et autres taux de change.
 


   
 


Sur les OGM
 

Le Figaro – 14 juillet – Marc Mennessier
Les experts européens innocentent un OGM
Contrairement à une étude alarmiste publiée en mars dernier, le maïs transgénique Mon 863 ne présente aucun risque avéré. Son auteur, le biologiste Gilles Eric Séralini, président du Crii-Gen, avait fait sensation en affirmant que cet OGM, perturbait le fonctionnement du foie et des reins des rats qui en ingèrent. Les médias avaient alors abondamment relayé l’information, accréditant, au passage, l’idée que la consommation d’OGM n’était pas sans risque pour la santé humaine. La réponse du commissaire Kyprianou, qui s’appuie sur une contre-expertise publiée le 25 juin par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), est sans ambiguïté. « La méthode statistique de l’auteur a conduit à des résultats trompeurs, a –t-il déclaré, en soulignant que les travaux de Séralini n’étaient pas fondés sur « une nouvelle étude mais seulement sur un examen statistique d’études existantes ». Du coup, l’Efsa n’a « aucune raison de réviser » l’avis positif donné par ses experts en avril 2004, selon lequel le Mon 863 est « aussi sûr que le maïs conventionnel ». La Commission française du génie biomoléculaire (CGB) avait rendu, elle aussi, un vis très sévère sur ce travail. Comme le souligne son président, le professeur Fellous « la méthode statistique utilisée pour analyser les courbes de croissance des rats est obsolète et inappropriée car basée sur un modèle linéaire qui ne prend pas en compte les variations individuelles des animaux ». L’utilisation d’un outil statistique adapté a montré que l’ingestion d’OGM est sans effet sur le poids des rats. Plus gênant, sur le plan de la déontologie, la CGB note que « l’ensemble des données mesurées, y compris celles ne présentant aucune variation significative entre régimes (avec ou sans OGM, NDLR) aurait dû être présenté dans l’étude ». Or, les auteurs « n’ont fait état que des quelques résultats qui vont dans leur sens », constate Marc Fellous. Nul doute que ces contre-expertises seront versées au débat, cet automne, lors du « Grenelle de l ‘environnement ».

Les Echos – 18 juillet – Marie-Josée Cougard
La pomme de terre transgénique de BASF bientôt cultivée en Europe
La pomme de terre génétiquement modifiée Amflora, est destinée à l’industrie textile et papetière. Elle ne doit être utilisée que pour son amidon et les déchets – peaux et pulpes – seront détruits, à moins que le commissaire européen chargé de la Santé des consommateurs n’en accepte un jour l’utilisation dans l’alimentation animale, comme le souhaite BASF. Le Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE a refusé de prendre à son compte le feu vert à la culture de ce nouvel OGM. La balle est dans le camp de la Commission, qui devrait l’autoriser à la rentrée. Une page importante sera alors tournée car ce serait la première fois, depuis la fin du moratoire sur les cultures génétiquement modifiées en 2004, que l’ Europe accepterait que soit cultivé et commercialisé un nouvel OGM. « Il n’y a aucun risque à utiliser cette pomme de terre. Dans ce cas précis, les preuves scientifiques sont irréfutables », a indiqué Barbra Helfferich, la porte parole de Stavros Dimas, commissaire chargé de l’Environnement. L’Efsa a été consultée en février 2006 et jugé la pomme de terre sans risque.

Le Monde – 14 juillet – Hervé Kempf
Les anti-OGM dénoncent à nouveau les problèmes de contamination
«Que deviendra le maïs transgénique ? Quelle filière suivra-t-il, comment sa traçabilité sera-t-elle assurée, qu’est-ce qui est mis en place pour détecter la pollinisation d’autres cultures ? » demande Christine Thelen, porte-parole du collectif des Faucheurs volontaires. Interrogés par Le Monde, tant le ministère de l’agriculture que celui de l’écologie se révélaient incapables de répondre à ces questions. En revanche pour l’AGPM (association générale des producteurs de maïs), les problèmes sont réglés par le cahier des charges qu’elle diffuse auprès de ses adhérents. « Nous avons demandé à nos adhérents de le respecter soigneusement », dit Luc Esprit, directeur général de l’AGPM. Cette démarche non contrôlée ne convainc pas les opposants qui en appellent au gouvernement. Celui-ci est dans une position d’autant plus ambiguë qu’officiellement la majorité présidentielle n’et pas favorable aux OGM. Déçus par ce qu’ils considèrent comme une contradiction entre les paroles et les actes, les Faucheurs volontaires entendent alerter l’opinion pendant l’été : "On n’a pas le choix, on agira, dit Christine Thelen. De manière symbolique dans certains cas, de manière plus large dans d’autres."

 


   
 


Ils l'ont dit
 

AFP – 18 juillet
« Je ne fuis pas mes responsabilités, j’assume mes actes, j’attends que le procureur me convoque… On voit bien que le gouvernement est embarrassé… Le président de la république doit y réfléchir à deux fois. Si je devais être incarcéré, ce serait une façon de sortir de l’état de grâce… Comment envisager un Grenelle de l’environnement avec quelqu’un qui serait emprisonné pour avoir défendu l’environnement. ».
José Bové

France Inter – Emission « Ca vous dérange » – 17 juillet
Réponse à Alain Baraton – jardinier en chef du jardin de Versailles et chroniqueur sur France Inter

« … Par rapport aux coquelicots ou aux chardons, je vous rappelle que des études, faites par les institut techniques, au niveau céréales, par exemple, montrent que quelques chardons ou quelques dizaines de coquelicots au mètre carré suffisent pour diminuer, de manière très significative, les rendements en blé par exemple. Or, vous le savez, aujourd’hui, se pose au niveau mondial – et la FAO, puisque vous citez la FAO en convient – un problème énorme de disponibilité des stocks de blé compte tenu des aléas de l’hémisphère sud, des problèmes liés à des maladies dans l’hémisphère nord. Nous sommes aujourd’hui réellement dans une situation très très tendue en disponibilité de nourriture au niveau de la planète… Vous comparez le producteur de produits phytopharmaceutiques à un pyromane ! La différence, c’est que le pyromane fait un acte de malveillance volontaire, il détruit tout un environnement forestier ; le producteur de produits phytopharmaceutiques apporte une contribution utile à l’agriculture, donc à l’alimentation. »
Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP

 
   

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