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Revue de presse :
du 03 au 13 juillet 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Viva – 3 juillet – B.B.
Polluants, n’en jetons plus !

Les pesticides utilisés dans l’agriculture pour lutter contre les mauvaises herbes et les insectes et, à moindre quantité, par les particuliers. Disséminés par le vent lors de l’épandage, ils retombent avec les pluies sur les sols et les plans d’eau. On les retrouve aussi bien dans les eaux de surface que dans les eaux souterraines des années après… On peut limiter la pollution en achetant des produits respectueux de l’environnement. De son côté, l’Etat pourrait encourager l’agriculture raisonnée. Non seulement ce n’est pas le cas, mais le principe « pollueur- payeur », inscrit dans notre charte de l’environnement, n’est pas appliqué. Résultat : ce sont les particuliers qui paient 82% des taxes aux agences de l’eau, alors qu’ils ne consomment que 24% des ressources en eau et ne génèrent que 20% de la pollution.

Libération – 10 juillet – Olivier Bertrand
Le cépage français rongé par les parasites
Les maladies de la vigne, favorisées par une mauvaise météo, menacent le millésime 2007. Dans les vignes, les champignons prennent leurs aises et le mildiou se régale. La plante devient brune, flétrit, puis les baies tombent, parfois par grappes entières. Une course contre la montre est engagée dans les vignes pour contenir la contagion. Didier Michaud, viticulteur en médoc, dans le Bordelais, a déjà quasiment tout perdu. Il travaille en bio depuis longtemps, réalise des vins qui méritent d’être connus. Mais c’est râpé pour 2007. « Je n’aurai pas de récolte.. Tout a été attaqué par le mildiou… » Le vigneron possède 1,7 ha, qu’il met en bouteilles. L’un de ses voisins, qui travaille 15 ha et livre à la coopérative, a tout perdu également. Il n’y a pas d’assurance contre le risque de mildiou. Les viticulteurs travaillant en bio sont particulièrement exposés. Les plantes deviennent plus résistantes, mais elles réclament beaucoup d’anticipation. Un fois le mycélium installé, impossible de le déloger sans produits phytopharmaceutiques. Dans plusieurs régions, des vignerons en bio sont repassés exceptionnellement aux produits chimiques.

Sur les abeilles

AFP – 12 juillet
OGM : des apiculteurs qui poursuivaient un céréalier déboutés en appel

La cour d'appel d'Agen a débouté jeudi un couple d'apiculteurs et sept organisations agricoles qui avaient assigné en référé pour "dissémination de pollen de maïs génétiquement modifié" un producteur de maïs OGM, confirmant une décision de première instance. La cour d'appel a confirmé la décision de la juge des référés du tribunal de grande instance de Marmande du 24 mai et débouté les requérants. Elle a par ailleurs limité la condamnation aux dépens des plaignants à 1.000 euros (au lieu de 5.000 euros). Dans un communiqué, la Confédération paysanne a indiqué pour sa part que "face à cette situation de sabotage économique, la Confédération paysanne, les apiculteurs et les agrobiologistes envisagent de poursuivre l'Etat français pour +non assistance à agriculture en danger+". De son côté, Claude Ménara, l’agriculteur, a déclaré être "satisfait", car agissant "en toute légalité". "Aujourd'hui les biotechnologies sont incontournables et ceux qui sont contre sont irresponsables tout simplement", a-t-il ajouté.
 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 



   
 
Sur les firmes


 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique
 


   
 


Sur les OGM
 

Les Marchés – 9 juillet -ns
Les semenciers réclament la protection des expérimentations OGM
Les organisations du secteur des semences et de la protection des plantes (GNIS,Oleosem, Seproma, UIPP) déplorent que l’Etat ait « rompu » le contrat en vigueur avec les professionnels concernant la protection du « bien d’autrui », après la destruction d’une parcelle expérimentale d’OGM le 30 juin dernier. Ils « réclament au Gouvernement, la mise en place de mesures de protection efficaces et suffisamment dissuasives autour de toutes les expérimentations en plein champ autorisées en 2007 ». Ils « ont bien noté » que la question des OGM sera à l’ordre du jour du « Grenelle de l’environnement » et espèrent vivement qu’à cette occasion, « des solutions intelligentes verront le jour ».

Le Monde – 7 juillet – Laetitia. Clavreul
20 000 hectares de maïs transgéniques seront cultivés en France en 2007
Principalement en Midi-Pyrénées et en Aquitaine, soit 4 fois plus qu’en 2006, selon le registre national du ministère de l’agriculture, qui détaille les surfaces à l’échelle cantonale. Pour la première fois, les agriculteurs avaient obligation de déclarer leurs semis OGM, afin de constituer ce registre créé en mars. Ces données ont été mises en ligne discrètement mercredi 4 juillet sur le site www.ogm.gouv.fr, et c’est Greenpeace qui a relayé l’information. Deux départements, la Haute Garonne et le Tarn et Garonne, concentrent plus de la moitié des surfaces. « Les exploitations biologiques ou conventionnelles y sont particulièrement menacées de contamination », s’alarme Arnaud Apoteker, responsable OGM à Greenpeace.

AFP – 11 juillet
Midi-Pyrénées : une fédération d’associations pour un moratoire sur les OGM
La fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement de Midi-Pyrénées (Uminate) a renouvelé sa « demande d’un moratoire immédiat sur les OGM après la publication d’une carte sur la culture en France de 20 000 ha de maïs modifié, dont 14 000 ha dans la région. Cette fédération regrette l’autorisation de commercialisation du maïs MON 810 « au moment où l’Allemagne a pris un arrêté limitant fortement ce type de culture » en s’appuyant sur des recherches montrant que la culture de ce type d’OGM présente des « risques pour le sol mais aussi pour les organismes non ciblés. La fédération Uminate indique par ailleurs qu’elle soutiendra « les agriculteurs qui porteront plainte en cas de contamination ».

AFP – 9 juillet
Aucune raison de douter du maïs OGM 863 de Monsanto, selon Bruxelles
Le commissaire européen à la Santé Markos Kyprianou a assuré qu’il n’y avait aucune raison scientifique de « douter de la sûreté » du maïs génétiquement modifié de la société américaine Monsanto MON 863, mis en cause par certaines études. Selon une étude du Crii-gen, financée partiellement par Greenpeace, la consommation de cet OGM entraîne chez les rats nourris aux OGM des perturbations sur ces « filtres » que sont le foie et les reins. Le commissaire Kyprianou a indiqué que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui avait donné un avis positif sur le MON 863 en 2004, avait analysé cette étude et avait conclu qu’il ne s’agissait « pas d’une nouvelle étude mais seulement d’un examen statistique d’études existantes. La méthodologie statistique de l’auteur a conduit à des résultats trompeurs » soulignant que l’EFSA ne voyait « donc aucune raison de réviser sa position ».

Les Echos – 2 juillet Matthieu Quiret
Les marqueurs génétiques, alternative aux OGM
Plusieurs laboratoires dans le monde ont décidé d’arrêter les frais sur la transgénèse et misent désormais sur les marqueurs génétiques, des outils biotechnologiques moins polémiques. « Nous avons recentré nos recherches sur la sélection de variétés assistée par marqueurs. Nous n’étudions plus les OGM que lorsqu’on n’a aucune alternative », explique Michel Ragot, responsable du marquage moléculaire chez Syngenta. D’autres industriels des semences végétales comme Limagrain investissent également dans cette technologie. Même chez Monsanto, le leader des biotechnologies végétales qui a bâti sa stratégie sur les OGM, on insiste sur la complémentarité des marqueurs. La transgénèse et la sélection assistée par marqueurs (SAM) ont chacun leurs atouts et faiblesses. La transgénèse permet d’implanter un gène connu d’une autre espèce, mais sans maîtrise la place et l’effet qu’il aura dans le génome du receveur. A contrario, les marqueurs permettent avec la multiplication des croisements de fixer correctement un paquet de gènes pas toujours bien connus. Les objectifs de la sélection sont en train d’évoluer fortement.

 


   
 


Ils l'ont dit
 

Humanité Dimanche – 12 juillet
« … L’agronome devrait d’abord cesser de considérer que la génétique est le facteur limitant de tout. L’erreur a été de penser que l’accroissement du rendement dépendait du potentiel génétique d’une variété. Il y a un siècle et demi, en Europe, ceux qui sélectionnaient les variétés étaient les paysans. Ils choisissaient dans leur champ les plus beaux plants, les plus eaux épis et les plus beaux grains, qu’ils conservaient pour l’année suivante. En fait, les gens sélectionnaient dans leur écosystème les variétés qui avaient les meilleures caractéristiques par rapport au marché et à leur résistance aux prédateurs. Depuis un siècle et demi en Europe et un demi-siècle dans les pays du sud, on fait l’inverse. On a investi beaucoup d’argent pour chercher quelques variétés soit disant « passe-partout » avec un haut potentiel génétique photo synthétique. Mais cette logique n’est valable qu’à des coût exorbitants pour modifier radicalement leur environnement parce que ces variétés n’étaient pas d’emblée adaptées à tous les écosystèmes ».
Marc Dufumier – agronome

 
   

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