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Revue de presse :
du 22 juin au 02 juillet 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
JDLE – Journal de l’Environnement – 25 juin – Agnès Ginestet
L’industrie des pesticides exhibe sa fibre « verte »
Lors d’une conférence de presse organisée jeudi 21 juin pour présenter son bilan 2006, l’UIPP fait part de ses préoccupations économiques. Une production agricole mondiale en baisse et des contraintes réglementaires strictes en matière d’évaluation et d’utilisation des pesticides dans l’UE : Pour Denis Tardit, président de l’UIPP, la France avait une autoroute devant elle et elle l’a prise à contresens ». Les ventes de pesticides aux distributeurs ont diminué de 20% depuis 1999 et de 8% entre 2005 et 2006. « Le marché est de plus en plus volatil car le climat est défavorable à l’implantation des cultures et le parasitisme est faible. D’autre part, l’agriculture raisonnée est entrée dans les mœurs ». L’UIPP dénonce par ailleurs une distorsion de concurrence vis-à-vis des autres pays. « La France est le dernier pays au monde où il faut obtenir des autorisations de mise sur le marché (AMM) » estime Denis Tardit, ajoutant « qu’il faudra 3 à 4 ans pour résorber le stock de dossiers d’AMM ». Au niveau européen, la directive concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques va notamment être modifiée pour devenir un règlement. « Cela nous semble positif : comme il n’y a pas de possibilité de transposition par les Etats-membres, ils seront donc tous au même niveau », a indiqué Jean Charles Bocquet, directeur de l’UIPP. Mais l’une des mesures envisagées n’est pas du goût des industriels. L’augmentation de la durée de protection des données pourrait en effet être limitée à 10 ans, au lieu de 15 actuellement. « Les molécules dont le chiffre d’affaires était faible, souvent utilisées pour des petites surfaces comme dans le secteur des fruits et légumes, ne seront donc plus développées par les adhérents de l’UIPP. Au final, l’UIPP estime qu’avec la révision de la directive, il restera 400 principes actifs sur le marché à la fin 2008, contre 10 000 actuellement. Et si le règlement est appliqué, il n’y en aura plus que 200. Le projet de directive sur l’utilisation durable des pesticides n’est pas non plus parfait aux yeux des industriels. « La possibilité de fixer des objectifs de diminution de l’utilisation des produits n’est pas une bonne solution » explique Jean Charles Bocquet, qui conteste également une mesure du plan national de diminution des risques français, préconisé dans le projet de directive. L’UIPP espère pouvoir participer aux groupes de travail du Grenelle de l’environnement qui aura lieu cet automne.
Le Figaro – 28 juin – Yves Miserey
L’air de Paris pollué par les pesticides
On savait qu’il y a des pesticides dans l’eau de pluie qui tombe sur l’agglomération parisienne. Il y en a aussi dans l’air de la capitale annonce Airprif. La campagne de mesure a été réalisée de mars à juin 2006, une période de l’année où les traitements agricoles sont les plus importants. A la lecture des courbes de concentration, on voit que les pics de pesticides dans l’atmosphère suivent le calendrier des travaux de l’agriculture conventionnelle. Airparif a constaté peu de différence entre le cœur de la capitale et les zones cultivées de la périphérie. A la station des Halles, 19 pesticides ont été mesurés contre 29 – le maximum – à Bois- Herpin, dans la Beauce. Sans surprise, les concentrations sont plus faibles en zone urbaine. Mais la pollution est bien réelle, 3200 tonnes de pesticides étant utilisées chaque année en Ile de France, ce qui correspond à 2,1kg par ha de culture. L’agglomération parisienne est entourée de grandes régions d’agriculture intensive, et quelle que soit la direction des vents, ceux-ci ont toutes les chances de charrier des gaz, des particules ou des gouttelettes de produits phytopharmaceutiques. En effet, au moment de la pulvérisation, on estime qu’entre 25% et 70% des produits se volatilisent dans l’atmosphère sous forme gazeuse. Leur dimension est de l’ordre du nanomètre, ils pénètrent à l’intérieur des poumons et passent facilement dans le sang.
L’Express – 28 juin – Estelle Saget
Agriculteurs en danger
Les tenues blanches qu’enfilent les agriculteurs pour se protéger des pesticides ne sont pas étanches. C’est la conclusion d’un test mené par un fabricant de produits phytopharmaceutiques, qui sera détaillé parla revue spécialisée Santé et travail dans son numéro de juillet. Ces combinaisons dites « de type 4 » sont censées être imperméables aux pulvérisations. En fait, le liquide pur passe au travers en l’espace d’une minute. Le délai est plus long quand le produit est dilué, mais il reste inférieur à dix minutes.
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Cette découverte confirme les craintes de chercheurs de l’université de Bordeaux, Isabelle Baldi et Alain Garrigou, qui ont alerté les autorités sanitaires sur le sujet dès le mois d’avril. Les scientifiques avaient en effet arpenté les vignes de Gironde et montré que les viticulteurs équipés de combinaisons étaient… plus contaminés que les autres ! Sans doute parce qu’ils se croyaient bien protégés et prenaient donc moins de précautions. Il est pourtant prouvé que l’exposition aux pesticides augmente le risque de certains cancers et d’affections neurodégénratives comme la maladie de Parkinson.
Le Figaro – 2 juillet – Marc Mennessier
Un peu d’herbe pour éviter la pollution des rivières
La généralisation des bandes enherbées le long des cours d’eau va-t-elle régler le problème de la pollution des eaux de surface par les produits phytopharmaceutiques ? Il est encore trop tôt pour le dire, mais ce dispositif très simple, rendu quasiment obligatoire en France, depuis septembre 2006, par un arrêté du ministère de l’Agriculture, a déjà fait la preuve de son efficacité. Les résultats obtenus depuis 4 ans à la station expérimentale de la Jallière (Maine et Loire) par les ingénieurs d’Arvalis, Institut technique de la filière céréalière et de la pomme de terre, montrent qu’un couvert végétal de 6 mètres de large suffit à retenir 85% des résidus de pesticides qui s’écoulent par ruissellement des parcelles attenantes. Lesquels représentent moins de 1% de la dose appliquée au départ sur la parcelle… Il faudra bien sûr, attendre quelques années pour juger de l’effet de ces mesures à l’échelle nationale. Les résultats de l’étude menée entre 1998 et 2006, par Arvalis et l’UIPP, sur le bassin versant de la Fontaine du Theil, en Bretagne, permettent toutefois se montrer optimiste. Grâce à l’emploi de techniques respectueuses de l’environnement (bandes enherbées, mise en place de talus ou de haies, respect de la date et de la dose d’application, réglage des pulvérisateurs…) 99,9% des analyses d’eau étaient conformes à la réglementation qui impose de ne pas dépasser le seuil extrêmement bas de 2 millionièmes de gramme de substance active par litre d’eau.
Aujourd’hui – 23 juin – Diane Andrésy
La Méditerranée de plus en plus propre
Pour analyser les niveaux de pollution chimique en Méditerranée, rien de tel qu’une moule. Le mollusque est, en effet, un redoutable veilleur de pollution par sa faculté de stockage des contaminants et d’adaptation au milieu marin. Dès lors, le programme, baptisé Mytilos et piloté par l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) à la Seyne sur Mer (Var) depuis 3 ans, vient de livrer des résultats très positifs sur l’état de la Grande Bleue. Surprise : cette mer qu’on dit plus polluée que les autres se révèle être de plus en plus propre avec les années. « Notre réseau de surveillance nous a permis de constater que les niveaux moyens de contamination baissaient sensiblement. Le pouvoir de dilution de la pollution chimique est aujourd’hui important en Méditerranée. Les métaux lourds, hydrocarbures, pesticides, détergents et dioxines y sont moins nombreux qu’avant », explique Bruno Andral, coordinateur du programme et chargé de la surveillance de la qualité du milieu littoral.
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Sur les abeilles
AFP – 25 juin
Opération "apiculture durable" en Isère, une première en France
GRENOBLE :Le conseil général de l'Isère a lancé lundi une opération "apiculture durable", la première du genre en France, destinée à sensibiliser les habitants du département aux menaces pesant sur les abeilles et à leur rôle majeur dans la biodiversité."Depuis une dizaine d'années on constate des mortalités importantes de colonies d'abeilles. Les causes sont multiples: pesticides, affaiblissement des ressources en pollen, uniformisation des paysages", a expliqué le conseil général. "Des groupes de travail se sont constitués pour aboutir à la signature d'un contrat d'objectifs entre les structures apicoles du département, la chambre d'agriculture et la fédération départementale des chasseurs", a déclaré à l'AFP, Christian Nucci, vice-président du conseil général, chargé de l'agriculture. Ce contrat vise à accompagner les pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, mettre en place un observatoire de l'abeille, développer des jachères agricoles, sources d'alimentation en pollen et nectar, avec l'objectif de protection naturelle de la faune et de la flore. Les signataires se réuniront une fois par semestre pour un constat d'étape, pour faire le point sur cet observatoire de l'abeille "témoin de la qualité de notre environnement", selon les organisateurs. On compte 2.500 apiculteurs dans le département de l'Isère, soit un quart du total en Rhône-Alpes, première région française en termes d'apiculteurs, dont une vingtaine de professionnels pour un total de 25.000 ruches.
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Sur les divers
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Sur l'agriculture raisonnée
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Sur l'agriculture biologique
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Sur les OGM
La Tribune – 26 juin – Pascale Mollo
Monsanto plaide la cause des OGM en Europe
Les semenciers veulent faire entendre leur voix dans la perspective du prochain Grenelle de l’environnement en France. Dans ce contexte, le premier d’entre eux, le géant américain Monsanto, ne pouvait pas rester inactif. D’autant que les neuf organisations non gouvernementales (ONG), qui militent pour un moratoire sur les OGM ont été reçues par Jean Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable. « La biotechnologie est un point de non retour dans le monde », de l’avis de Jean Michel Duhamel, directeur de Monsanto pour l’Europe du Sud. Il anticipe « une progression de 50 000 à 100 000 ha chaque année des cultures OGM dans l’Europe des 27 dans les dix années à venir ». Et de faire valoir, l’amélioration du rendement pour les agriculteurs ou encore l’alimentation enrichie et la réduction de l’utilisation des phytopharmaceutiques au titre des bénéfices pour les consommateurs. Un argumentaire développé depuis des années par les différents semenciers, qui peinent toujours à convaincre les consommateurs de ce coté-ci de l’Atlantique.
Ouest France – 22 juin – Luc Vernet
L’Europe sous la pression des OGM
Bientôt un régime 100% OGM pour les porcs et les volailles européennes ? L’Europe risque en effet de ne plus pouvoir se passer des OGM pour nourrir ses élevages. Au point de devoir se montrer moins tatillonne avec le principe de précaution cher aux consommateurs. C’est ce que révèle un document de la Commission de Bruxelles rédigé à la demande de la Commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann Fischer-Boel, et auquel Ouest France a eu accès. L’UE est de plus en plus dépendante des choix opérés par les producteurs de maïs et de soja argentins, brésiliens et américains. Et selon les experts bruxellois, elle n’a pas de filière de substitution valable. De plus, la montée en puissance de la Chine en tant qu’acheteur majeur de matières premières de soja en particulier, va sérieusement changer la donne. Elle va permettre aux pays fournisseurs d’être moins sensibles aux exigences sanitaires des Européens… Jusqu’à présent, en cas de contamination de la chaîne alimentaire par un transgénique non encore autorisé en Europe, un moratoire est décrété, les cargaisons suspectes étant alors immédiatement consignées. Ces mesures de précautions pourraient, à terme, provoquer une véritable pénurie d’aliments pour le bétail. La simulation d’un embargo de deux ans (2009 -,2010) frappant en même temps les Etats-Unis, l’Argentine et le Brésil est, à ce titre, édifiante : effondrement de la production porcine européenne de plus de 30% jusqu’à 40% pour la volaille, explosion des importations (+637% pour le porc). Face à ce choc qui mettrait pour plusieurs années ces filières à genoux, il y a fort à parier que les pressions internes et externes vont devenir de plus en plus fortes pour que l’UE suive, sans trop rechigner, le rythme des autorisations des nouveau GOM outre-Atlantique.
Le Figaro – 26 juin
OGM : Suite du feuilleton sur le maïs Mon 863
Dans un avis qui a été rendu public sur son site Internet, la Commission du génie biomoléculaire (CGB) estime que la consommation du Mon 863 ne présente pas plus de risques pour la santé animale que le maïs conventionnel. La CGB avait été saisie de ce dossier après la ortie d’une étude faisant état de différences statistiques sur le développement de rats nourris avec le maïs en question, pouvant relever d’effets toxiques.
Le Monde – 27 juin
La France s’abstient sur l’autorisation du maïs OGM Herculex RW
Plusieurs associations écologistes se sont félicitées de l’abstention de la France lors d’une réunion à Bruxelles d’un comité qui examinait l’autorisation d’importer et transformer un maïs génétiquement modifié, l’Herculex RW. Ces associations, qui ont jugée « encourageante » une réunion le même jour avec le ministre de l’écologie Jean Louis Borloo et la secrétaire d’Etat Nathalie Kosciuzco-Morizet, avaient menacé de boycotter le « Grenelle de l’environnement » de la rentrée si la France donnait son accord à cet OGM.
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Ils l'ont dit
Nouvel Observateur – supplément – 28 juin
Edito
« … Il fallait un guide pour révéler l’ampleur de l’offre alternative disponible en 2007 dans les boutiques spécialisées, mais aussi dans la grande distribution et sur Internet. Ce guide, le voilà : une sélection des produits bio, durables et éthiques réalisée par nos journalistes. Du détergent moins chargé en molécules toxiques, en passant par les appareils ménagers moins voraces en énergie et en eau, les chaussures produites dans des conditions sociales convenables , les sapes branchées en coton bio, jusqu’aux paniers de fruits et légumes cultivés avec peu ou sans pesticides non loin de chez vous. Consommer responsable, ce n’est pas revenir à l’âge de pierre ou à une posture baba. C’est préserver un peu mieux sa santé et celle de ses enfants. C’est aussi du plaisir, comme l’illustre la gamme de plus en plus inventive des créations design et équitables. C’est enfin soutenir de nouvelles filières économiques et inciter les grandes firmes et les grandes surfaces à multiplier les gammes de produits labellisés. Sachez le : votre carte de crédit est une arme redoutable. C’est vous qui décidez. L’économie durable suivra. ».
Guillaume Malaurie – Directeur de la Rédaction du Nouvel Observateur
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