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Revue de presse :
du 15 au 21 juin 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Marianne – 19 juin - Anne-Sophie Michat
Les pesticides s’invitent dans notre assiette

Les LMR (limites maximales de résidus) sont établies à partir d’essais au champ réalisés par des structures agréées et d’une évaluation de la toxicité pour le consommateur. Seul souci : ces LMR sont contestées, notamment par le MDRGF qui juge les tests de toxicité incomplets et dénonce le fait qu’ils sont réalisés uniquement sur des rats de laboratoire et pendant quelques mois seulement. Autre reproche souvent avancé : les LMR ne tiennent pas compte des synergies entre les différentes molécules, or 23% des aliments végétaux contiennent jusqu’à parfois 8 pesticides différents ! Une situation que déplore François Veillerette, président du MDRGF... C’est en partie au lobby des industriels des pesticides que la France doit sa triste place de 3ème consommateur de pesticides au monde. Guidés par le profit, ils n’ont eu de cesse, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, de rendre leurs produits indispensables à l’agriculture. Pari réussi : obsédée par la productivité, l’agriculture est maintenant complètement dépendante des produits phytopharmaceutiques... C’est cette mainmise du lobby qui a le plus interpellé Fabrice Nicolino (co-auteur avec François Veillerette du livre « Révélations sur un scandale français) lors de son enquête : Ce qui m’a impressionné, c’est la pérennité de ce pouvoir discret pour ne pas dire secret de l’industrie des pesticides sur la commercialisation des produits qu’elle vend. »... Pour préserver le marché juteux des produits phytopharmaceutiques français, les industriels, Bayer et BASF en tête, sont prêts à tout et surtout à inventer des concepts toxiques comme « l’agriculture raisonnée » promue par le Farre. L’objectif ? On asperge des pesticides comme avant, mais cette fois, de façon raisonnable... Une technique qui laisse rêveur. Car c’est surtout les pouvoirs publics qui devraient se réveiller et retrouver la raison.
L’UIPP a demandé un droit de réponse au magazine

L’Est Républicain – 21 juin – Patrice Costa
Cancers et pesticides, l’étau se resserre
Aujourd’hui, le cancérologue Dominique Belpomme, président de l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC), n’hésite plus à affirmer que 50% des cancers sont directement liés à la pollution chimique et notamment aux pesticides. Il s’appuie sur une déferlante d’études nationales ou internationales qui identifient de mieux en mieux l’origine du mal... « ...Après avoir avalisé le nouveau règlement européen sur le Bio, la France ouvre en grand les portes à la contamination génétique de produits sains » souligne Stéphen Kerckhove, d’Agir pour l’environnement. Procédures A cette levée de fourches écolo, l’agriculture intensive et ses lobbys ont répondu par l’agriculture raisonnée, sensée promouvoir les bonnes pratiques et la juste dose d’épandage. « Un leurre ! » stigmatisent les opposants qui commencent à collectionner les verdicts judiciaires pour muscler leur argumentation. « On constate de plus en plus d’actions en justice contre les pesticides, et elles aboutissent », applaudit Stéphen Kerckhove, « les agriculteurs n’hésitent plus à faire la démarche, malgré les obstacles et la longueur des procédures ».

Le Figaro – 18 juin – Marc Mennessier
Selon les agriculteurs, les biocarburants ne devraient pas accroître la pollution
« Non seulement, les cultures énergétiques contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais il n’y a aucune raison d’utiliser plus d’intrants que sur les cultures alimentaires, souligne Joël Cottart, agriculteur dans l’Oise et secrétaire général d’Arvalis. Tout excès de fertilisation ou de traitement phytopharmaceutique représente un coût direct pour l’agriculteur. Et avec la hausse du prix du pétrole, le prix des engrais, azotés notamment, s’est envolé ces dernières années. » La hausse de la productivité depuis quinze ans est considérable. Le rendement du blé a augmenté de 15% depuis 1990 tandis que la consommation d’engrais baissait d’un tiers sur la même période, et même de moitié pour les phosphates et la potasse. Quant aux produits phytopharmaceutiques, les quantités de matière active épandues à l’ha ont été divisées par 2,5 en 25 ans ! Comment une telle évolution, généralement méconnue du grand public, a-t-elle pu se produire ? « C’est l’effet, à part à peu près égales, du progrès génétique et de l’amélioration des pratiques culturales au sens large », répond Jack Massé, directeur de recherche et développement d’Arvalis. L’efficacité des molécules et des fertilisant s’est accrue, les nouvelles variétés de céréales résistent mieux aux parasites et les connaissances dans le domaine de la physiologie des plantes se sont considérable ment élargies... Les traitements systématiques contre certains parasites, comme le mildiou de la pomme de terre, n’ont plus cours. Aujourd’hui, le quart des producteurs français sont abonnés à Mildilis : un service qui avertit par SMS de la nécessité de traiter en fonction de la météorologie et de la pression parasitaire à l’échelle de leur exploitation. Enfin l’amélioration des matériels et des techniques de pulvérisation ou d’épandage, avec le guidage par GPS notamment, ont sensiblement augmenté la précision et par conséquent réduisent le volume des apports.

 
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L’Est Républicain – 21 juin – Patrice Costa
Le bio en grand danger d’extinction
En assouplissant le cahier des charges de l’agriculture biologique, la Commission européenne vient de porter un rude coup à une filière et à son éthique. En démantelant ses garde-fous, en autorisant même l’usage de chimie de synthèse dans l’agriculture écolo au cas où des produits naturels de remplacement ne se trouveraient pas dans le commerce, Bruxelles va diluer le bio « dans une dose de pesticides avant qu’il ne plonge directement dans la citerne » soupire Vincent Perrot, délégué général de la FNAB. En outre, la Commission a écarté l’idée d’un signe distinctif tel que « sans OGM » ou « sans pesticide chimique », une autre façon d’enfoncer le clou. Marque privée la nouvelle réglementation entrera en vigueur en 2009. Au passage, grâce à la règle de flexibilité, son panel de mesures enterre corps et biens le principe de précaution et celui de pollueur- payeur, notamment en cas de contamination de la chaîne alimentaire par des OGM. Néanmoins, la FNAB n’a pas attendu l’échéance pour imaginer une parade : « Puisque le logo AB va être complètement dénaturé, on a décidé de créer une marque privée qui permettra de conserver au moins le niveau du cahier des charges national, puisqu’il convient aux consommateurs et aux producteurs ».

Le Bien public – 14 juin – Eric Lerais
Le désherbage sans chimie
La problématique posée par les produits chimiques dans l’agriculture est connue. L’INRA mène à Bretenière une expérience inédite et porteuse de solution. L’objectif est clair, il faut éradiquer les herbicides des champs français avant que l’Europe ne se fasse trop pressante et que des sanctions ne frappent les agriculteurs. Pour cela plusieurs techniques sont utilisées par l’Institut tels que le « désherbage mécanique » (retour à l’arrachage des racines pratiqué autrefois) ou le « faux- semis » (préparer le sol pour faire germer les mauvaises herbes et les détruire avant que les véritables cultures ne poussent). « Les différentes techniques combinées ensembles, sont efficaces et les pertes économiques subies par rapport aux solutions traditionnelles ne sont pas significatives », explique Nicolas Munier-Jolain, ingénieur de recherche à l’Institut. « En terme d’organisation du travail les changements à apporter semblent plus problématiques », poursuit-il... Le projet de recherche expérimentale de Bretenière, qui devrait durer encore six ans, veut solutionner une partie du problème.
 


   
 


Sur les OGM
 

Le Figaro – 15 juin – Yves Miserey
OGM : pas de moratoire pour le maïs Bt Mon810
« Les donnes scientifiques apportées par Greenpeace et par l’article de Nguyen et Jehle n’apportent pas d’éléments pertinents de nature à remettre en question l’évaluation environnementale de la culture du maïs Mon810 ». C’est la principale conclusion de l’avis que la Commission de génie biomoléculaire (CGB) a rendu public sur son site Internet... En fait, plutôt que d’avoir à se pencher à la fin mai sur l’étude de Greenpeace, les experts de la CGB s’attendaient à ce qu’on leur demande d’examiner toute une série d’autres publications scientifiques ayant motivé la suspension d’autorisation du Mon810 en Allemagne. Parce que ce n’est pas l’étude de Greenpeace qui a motivé la décision des autorités germaniques. Cette dernière n’aborde qu’une dimension de la problématique alors que celles qui ont motivé la suspension du Mon810 outre-Rhin portent notamment sur le maintien de la toxine Bt dans le sol des surfaces cultivées, les effets à long terme sur la biodiversité et les insectes non cibles. Le maïs Mon810 est cultivé cette année en France sur près de 25 000 ha, soit 0,18% des surfaces de maïs cultivées dans notre pays.

 


   
 


Ils l'ont dit
 

AFP – 19 juin – Marie Pierre Ferey
Les écologistes rassurés par la nomination de Borloo au super ministère de l’Ecologie

« Un : nous sommes rassurés sur le périmètre et le rang du ministère de l’écologie : Jean-Louis Borloo est bien nommé ministre d’Etat ;
Deux : il est incontestable que Nathalie Kosciusko-Morizet nommée secrétaire d’Etat chargée de l’écologie de l’expertise et a été souvent en avant de son parti sur les questions d’environnement ;
Trois : on a l’espoir que Michel Barnier aura plus le souci de l’environnement au ministère de l’agriculture et de la pêche que Christine Lagarde, nommer quelqu’un qui a une sensibilité écologique sur un secteur aussi prédateur et pollueur, c’est un bon signal ».
Yannick Jadot – directeur des campagnes de Greenpeace France


Journal de l’Environnement – 14 juin – Agnès Ginestet (Droit de Réponse)
« Il n’y a pas de complot français en faveur des pesticides »

« Nous ne faisons pas plus ou pas moins de lobby que monsieur Veillerette n’en fait. Nous nous croisons parfois au Parlement et il est donc regrettable de lire que les méthodes de l’industrie des produits phytopharmaceutiques ne sont pas sympathiques... Concernant les colloques, il n’y a rien d’extraordinaire à adopter une approche collective des solutions à apporter ! Quant à Phytoma, des numéros entiers sont consacrés à l’agriculture biologique. D’ailleurs, 16 adhérents de l’UIPP commercialisent des produits utilisables dans le cadre de ce mode de production. Mais avec le changement climatique, les méthodes de lutte biologique ne permettront pas de juguler les attaques des cultures par les insectes ou les maladies. Le Farre a été créé en 1993, c’est vrai, par l’UIPP qui souhait s’inscrire dans une démarche d’utilisation raisonnée des produits. Aujourd’hui, les agriculteurs réfléchissent avant de traiter leurs cultures. Il y a 20 ans, l’UIPP comptait 40 adhérents. Aujourd’hui, elle n’en a plus que 19. Le secteur est donc globalement en difficulté, mais s’inscrit dans une démarche responsable pour une agriculture durable… Auparavant, on cherchait le rendement à tout prix et on a poussé à une utilisation excessive des produits. Mais ce temps est révolu et les agriculteurs pratiquent de plus en plus l’agriculture raisonnée. »
Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP

 
   

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