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Revue de presse :
du 09 au 14 juin 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
L’Echo / La Marseillaise – 7 juin - ns
Lutter pour la qualité des eaux en Europe
Le Parlement a gagné une bataille dans la lutte pour la qualité des eaux sur le territoire européen. Grâce au vote des eurodéputés, 28 substances polluantes ont été ajoutées à la liste existante des 41 substances polluantes susceptibles de se retrouver dans les eaux de surface et les eaux douces. Ces substances, dont les pesticides, doivent être classées d’ici un an comme nouvelles substances prioritaires dangereuses, suite à un travail d’expertise qui devra être élaboré par la Commission. Bernadette Bouzai, rapporteur pour avis de la commission agriculture du Parlement sur cette proposition de directive, a exprimé sa satisfaction sur le résultat de ce vote intervenu lors de la séance plénière de Strasbourg où 12 de ses 21 amendements ont été repris. Le Parlement a par ailleurs accepté qu’il y ait des zones transitoires de dépassement à proximité des sources de rejets, car les normes de qualité ne peuvent être respectées que progressivement. La député européenne aurait toutefois souhaité que les données concernant les pesticides soient recueillies lors des périodes d’utilisation qui sont saisonnières dans l ’agriculture et comme l’ensemble de la délégation socialiste française souligne son inquiétude quant à la possibilité pour les états membres de ne pas mettre en œuvre la directive cadre sur l’eau avant 2015.
Midi Libre – 11 juin - ns
Les agriculteurs de la commune ont le respect de l’environnement
Les agriculteurs de Saint-Ambroix ont le respect de l’environnement et ne sont pas des pollueurs... En effet, trois agriculteurs sont concernés par la délimitation du périmètre de protection rapprochée qui s’étend sur 42 ha ! Dans ce périmètre, les prescriptions de l’hydrogéologie interdisent l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et de fertilisants. Ces prescriptions font donc peser sur ces agriculteurs une contrainte insurmontable qui conduirait immanquablement à l’abandon de toute activité agricole à terme. En effet, comment pourraient-ils continuer à produire sans fertiliser les sols ni protéger les cultures ? D’autant que l’agriculture et le maraîchage existent dans cette zone depuis des années. L’utilisation des produits phytopharmaceutiques sur les exploitations se fait de manière raisonnée, elle est constituée de produits naturels également utilisés en agriculture Bio et l’application de pesticides, se fait en fonction de l’évolution parasitaire de plus en plus rare, avec limitation de l’emploi des désherbants et un travail du sol… Ces pratiques agricoles leur semblent donc être à l’optimum de ce que l’on peut attendre sur un périmètre sensible comme celui-ci pour la qualité de l’eau, dont ils sont eux-mêmes les premiers consommateurs de ce captage.
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Sur l'agriculture biologique
Le Télégramme – 13 juin - ns
Produits bio : Le label européen de 2009 tolérera les OGM
Après un an et demi de négociations, les ministres européens de la pêche se sont entendus sur un nouveau règlement, qui rend le label bio européen obligatoire sur les étiquettes. Mais les labels nationaux pourront y être adjoints, afin de ne pas dérouter les consommateurs qui y sont déjà habitués. Les règles d’attribution du label ont aussi été renforcées, par rapport au précédent règlement qui datait de 1991. Un produit fini devra contenir au moins 95% (en masse) d’ingrédients biologiques pour bénéficier de cette appellation, au lieu de 70% précédemment. Enfin, après un âpre débat, les 27 ont accepté que les produits bio puissent contenir des traces d’OGM, accordant une tolérance de 0,9% au maximum. Une mesure de bon sens pour protéger les producteurs de bio contre des contaminations accidentelles d’OGM, selon la Commission. Les producteurs devront toutefois prouver que la contamination ne résulte pas d’une négligence de leur part.
Le Figaro économie – 14 juin – Pierre Avril
Les Vingt-sept se dotent à leur tour d’un label « bio »
Le fait que l’UE ait approuvé une disposition prévoyant que les produits bio pouvaient contenir des traces d’OGM a suscité un différend entre le ministre de l’Environnement Alain Juppé, et sa collègue de l’Agriculture, Christine Lagarde. « C’était une décision qui était dans les tuyaux et qui me pose problème » a déclaré Alain Juppé à la sortie du Conseil des ministres, rejoignant des critiques exprimées par les associations écologistes. Tout comme sa collègue, il a néanmoins reconnu qu’en dessous de 0,9%, « il n’était pas possible de détecter des traces d’OGM ». Cette décision s’inscrivait dans un accord plus large, visant notamment à développer la consommation de fruits et légumes dans les écoles.
AFP – 13 juin
Produits bio : Verts et MEI dénoncent la nouvelle réglementation européenne
Les Verts et le Mouvement écologiste indépendant (MEI) ont dénoncé la nouvelle réglementation européenne en matière de produits bio en s’attaquant surtout à la tolérance accordée par l’UE à des traces d’OGM dans ces produits. Cette nouvelle réglementation « est insatisfaisante parce qu’elle ne garantit plus l’absence totale de produits chimiques et d’OGM dans les modes de production des aliment », déplore Yann Wehrling, porte-parole des Verts dans un communiqué. Selon lui, « c’est la crédibilité du bio qui est menacée auprès des consommateurs. L’Europe vient amoindrir le label bio pour permettre la tromperie des consommateurs et le développement d’une filière bio moins regardante, de type industriel ». Pour Monique Marquet, vice-président à l’Environnement du MEI « En imposant cette nouvelle réglementation, l’UE ne tient pas compte des avertissements de nombreux scientifiques quant aux effets potentiellement nocifs des OGM sur la santé ».
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Sur les OGM
Le Figaro – 12 juin – Yves Miserey
Des mauvaises herbes résistantes dans les champs OGM
Dans les champs de plantes transgéniques résistantes aux herbicides, certaines mauvaises herbes ne sont plus détruites. Les chercheurs pointent l’utilisation trop exclusive d’une seule molécule herbicide, le glyphosate. Le phénomène est encore localisé et limité mais il s’étend. Interrogé par la revue Science qui a publié une enquête très fouillée sur le sujet dans son numéro du 25 mai 2007, le directeur du programme de recherche sur les résistances aux herbicides en Australie occidentale estime par exemple que « dans trois ou quatre ans, ce sera un problème majeur ». La montée des résistances n’est pas contestée par les semenciers eux-mêmes. C’est ainsi que Monsanto travaille à la mise au point de plantes OGM résistantes à un autre herbicide déjà sur le marché : le Dicamba. Une étude publiée dans le même numéro de la revue Science annonce que les semences de ces nouveaux OGM pourraient être commercialisées d’ici quatre ou cinq ans. Ces recherches pourraient permettre de « sauver » le glyphosate, un herbicide plus efficace, moins polluant et moins toxique que ses concurrents, dont la plupart ne sont presque plus utilisés. Il y a dix ans, les agriculteurs produisant du soja utilisaient 20 herbicides différents. Or, aujourd’hui, selon une étude réalisée dans Midwest par des chercheurs de la firme Syngenta, la moitié d’entre eux n’utilisent plus que du glyphosate... Pour les OGM dotés d’un gène insecticide qui représentent le quart des cultures transgéniques dans le monde, aucun phénomène de résistance n’a encore été signalé chez les insectes. Des mesures sont prises comme l’obligation d préserver à l’intérieur de la parcelle OGM plusieurs bandes de maïs non génétiquement modifié afin d’éviter la sélection des souches d’insectes résistantes à la molécule insecticide. La surveillance reste néanmoins maximum.
Le Monde – 14 juin – Laetitia Clavreul
Cultures OGM – L’Europe à géométrie variable
L’Allemagne vient de suspendre la commercialisation des semences de maïs Mon810. Le gouvernement français tranchera prochainement. L’harmonisation des règles au sein de l’Union reste à faire. La Roumanie cultive sans contrôle du soja OGM interdit... Les producteurs de maïs OGM sont, quoi qu’il en soit, sereins. Alors que les écologistes ont réclamé en vain, durant la campagne présidentielle, un moratoire sur la culture de maïs OG M, la production va augmenter. Selon les dernières estimations de l’AGPM, leur syndicat, environ 25 000 ha de maïs Mon810 viennent d’être semés. Une goutte d’eau, mais près de cinq fois plus qu’en 2006. La culture des OGM s’organise, sa destination demeurant l’Espagne, pour l’alimentation animale... Si l’autorisation de nouveaux OGM est clairement encadrée par la directive européenne 2001/18, les règles de culture censées garantir la non contamination entre les productions OGM et les cultures traditionnelles ou bio, sont du ressort des Etats. Tout comme le degré d’information du public ou des agriculteurs voisins. « La directive à vite révélé qu’il fallait des règles de coexistence, mais comme elles semblaient impossibles à trancher, la Commission a laissé les Etats se débrouiller, au motif que la situation agraire différait d’un pays à l’autre, explique Arnaud Apoteker, chargé de la campagne OGM à Greenpeace. C’est scandaleux ». La Commission a seulement défini un cadre, appelant à trouver un juste équilibre entre les intérêts des différentes filières. Autrement dit, les règes ne doivent pas viser à empêcher la culture d’OGM. Jusqu’à présent, sept pays on adopté une réglementation sur la coexistence entre les différents types de culture.
Le Monde – 13 juin – Paul Benkimoun
Un riz transgénique pourrait servir de vaccin oral contre le choléra
Des Japonais ont conçu un OGM induisant chez la souris une réaction immunitaire dans les muqueuses infectées par le vibrion cholérique. Un article est publié dans les Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences américaine (PNAS), présentant un prototype de vaccin par voie muqueuse. Administré oralement, ne nécessitant pas d’injection, pouvant rester à température ambiante pendant plus d’un an et demi et n’étant pas détruit par les enzymes digestives, il a été testé chez la souris. Théoriquement, le procédé a beaucoup d’avantages. Il serait moins onéreux que la production industrielle. Si le vaccin est exprimé par les composants de la plante, il n’y aurait pas besoin de le purifier. Le système minimiserait les risques de contamination liés au matériel d’injection. Ne nécessitant pas le recours à une chaîne du froid, comme c’est le cas pour les vaccins actuels, ce nouveau procédé représenterait une option particulièrement adaptée au pays du tiers monde. Les auteurs indiquent que le coût annuel de la conservation au froid des vaccins actuels se situerait entre 200 millions et 300 millions de dollars. Reste à savoir si ces espoirs sont fondés.
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Ils l'ont dit
L’Indépendant – 13 juin
« Le réseau thématique de recherche avancée (RTRA) de Montpellier est exemplaire. C’est un outil mis en place par le Pacte pour la recherche de 2006, qui permet de décloisonner les organismes de recherche qui travaillaient de manière plus isolée. Consacré à la plante, il travaille sur des questions de société comme les OGM et le réchauffement climatique. Nous devons avoir une recherche très active sur les OGM pour avoir la capacité d’en mesurer les risques... Il faut faire converger la recherche vers des priorités nationales , définies par l’Etat... On est bien placé pour la recherche fondamentale avec 1,2% du PIB et on dépasse l’objectif européen de 1%. Mais on est très en retard en matière de recherche privée : 1% du PIB alors que Bruxelles préconise 2%. Les RTRA peuvent être un outil pour attirer les entreprises. On a l’engagement du Pacte de 2006 : chaque année un milliard d’euros supplémentaires pendant 4 ans pour la recherche publique. Mon rôle, c’est amener les financeurs privés dans cette dynamique. »
Valérie Pécresse – Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche
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