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Revue de presse :
du 02 au 08 juin 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le Monde – 6 juin – (AFP)
L’impact des pesticides sur les tumeurs au cerveau

Les agriculteurs exposés à de forts niveaux de pesticides, mais aussi les personnes qui les utilisent pour leurs plantes d’intérieur,ont un plus grand risque de développer une tumeur cérébrale, selon une étude française publiée sur le site Internet de la revue Occupational and Environmental Medecine. L’étude, dont les premiers résultats avaient été présentés en 2006, a été conduite dans le Sud Ouest viticole français. Selon elle, chez les agriculteurs les plus exposés, le risque est plus que doublé, toutes tumeurs cérébrales confondues. Il est même multiplié par plus de trois si l’on ne considère que les gliomes (tumeurs du cerveau les plus fréquentes chez l’adulte). Le risque est aussi plus que doublé pour les personnes qui traitent leurs plantes d’intérieur. L’étude porte toutefois sur un échantillon limité et l’un de ses auteurs, Isabelle Baldi, souligne la nécessité de travaux ultérieurs sur des échantillons plus importants afin de déterminer si le risque est plus spécifiquement lié aux gliomes et d’approfondir une possible association avec une famille particulière de pesticides.

Matin Plus – 5 juin
Disparition des espèces : alerte rouge
Parallèlement au choc climatique, se prépare un autre choc, biologique. Priorité des priorités des gouvernements et des scientifiques du monde entier, entendus lors de la Conférence (organisée par l’0NU en Norvège, pour la Journée mondiale de l’environnement) : la préservation de la biodiversité. La terre est en train de vivre la quatrième crise d’extinction majeur de son histoire ,avec, si rien n’est fait, un taux de disparition des espèces de 100 à 1000 fois supérieur au rythme jugé « naturel » à l’horizon 2050... Ainsi, les ressources océaniques et plus généralement la vie naturelle s’amoindrissent, ce qui va contribuer à une diminution de la production de richesses. L’usage des pesticides participe aussi à la réduction de la diversité des espèces. Or, les apports de la biodiversité dans le domaine agricole pèsent à hauteur de près de 10 000 milliards de dollars, donc il y a un vrai risque de déstructurer l’équilibre économique de la planète par l’amenuisement de la biodiversité.

Le Monde pour Matin Plus – 5 juin – Gaëlle Dupont
Les biocarburants contestés
Les biocarburants fon désormais l’objet d’un débat très vif, au point que les écologistes ne parlent plus que d’« agro carburants », le préfixe « bio » pouvant être confondu avec celui de l’agriculture biologique, laissant penser que les carburants d’origine végétale protègent l’environnement, ce qui est de plus en plus contesté... Pour les pays européens, la production de biocarburants, outre le nouveau débouché offert aux agriculteurs, présente un autre avantage : une moindre dépendance à l’égard du pétrole. Sur le plan environnemental, ils sont censés favoriser la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Les écologistes dénoncent ’impact sur la biodiversité. Aujourd’hui, les biocarburants ne représentent que 1% de la consommation mondiale des transports routiers. Mais les effets de leur développement se font déjà fortement sentir. Aux Etats-Unis, les cultures destinées à la fabrication d’éthanol nécessitent l’exploitation de nappes d’eau fossiles. En Europe, les biocarburants son cultivés sur des zones autrefois laissées en jachère, utiles au maintien de la biodiversité. Enfin, la culture de ces plantes nécessite l’utilisation d’engrais et de pesticides polluants. Des organisations écologiste européennes réclament aujourd’hui un moratoire, en attendant le développement de biocarburants de deuxième génération, plus performants et respectueux de l’environnement. Mais l’agro-industrie pourra-t-elle attendre une ou deux décennies ?

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 


Le Courrier de l’Ouest – 31 mai
Le monde agricole confronté aux pesticides
Le 5 juin, la MSA organise à Melle, une journée d’information et de prévention sur la santé et l’utilisation des pesticides. Les chefs d’entreprises agricoles et leurs salariés sont conviés à adapter leurs pratiques afin de prévenir les contaminations, synonymes d’accident du travail. Il s’agit de ne plus entendre « ça fait partie du travail », commente Raphaëlle Gontier, conseil en prévention à la MSA 79. Les participants à cette journée d’information seront conviés à se joindre à trois ateliers traitant de l’identification de dangerosité des pesticides, des risques sur la santé à plus ou moins long terme et des liens entre certaines maladies graves et d’utilisation des pesticides. Des témoignages filmés d’exploitants agricoles victimes d’intoxications aiguës et chroniques en lien probable avec les pesticides compléteront cette journée d’information.

Les Echos – 6 juin – Patricia- M. Colmant
Plaidoyer pour la mauvaise herbe
Ces plantes qui s’insinuent envers et contre béton et bitume, s’immiscent dans les interstices entre trottoirs et bordures ou s’infiltrent à travers les gravillons des allées de Versailles ont généré, année après année, un fantastique marché : les dix-neuf sociétés membres de l’UIPP jouissent en France du premier marché européen de produits phytopharmaceutiques avec plus de 75 000 tonnes vendues par an. L’appellation est jolie pour ces fabricants de produits dont la fonction est justement, de détruire les herbes irrémédiablement qualifiées d’indésirables par les agronomes cartésiens. En 2000, le CA de cette association professionnelle s’est élevé à 1,72 milliard d’euros. Une coquette somme, mais au paradis du Roundup, le chien sauteur commence à faire grise mine : les ventes sont en baisse de 8% par rapport à 2005, montrant peut-être enfin une inversion de tendance... Les 10% de pesticides destinés aux espaces verts, voiries et jardins privés, à l’honneur ce week-end aux Tuileries avec l’exposition « Jardins, jardin », sont responsables de 30% de la pollution des eaux. Alors vive la binette et le paillis !



   
 
Sur les abeilles

Les Echos – 7 juin
Insecticide Regent : la France demande d’autres évaluations
L’Afssa estime qu’une autorisation de mise sur le marché de préparations à base de fipronil, le produit actif de l’insecticide Regent, « nécessiterait des évaluations de risque complémentaires ». Le chimiste allemand BASF, qui produit le Regent, « a apporté des éléments de réponse », mais ceux-ci « s’avèrent insuffisants pour permettre une évaluation complète des risques pour l’environnement » estime l’agence. L’Afssa demande notamment des évaluations du « risque pour les abeilles, en sachant qu’à ce jour aucune étude de toxicité intrinsèque au niveau des larves n’a été fournie ». Soupçonné de décimer les abeilles, le Regent et son produit actif sont interdits en France depuis février 2004.

AFP – 4 juin
Un test pour déterminer la toxicité des produits chimiques sur les ruchers
Des chercheurs français ont annoncé avoir développé un test sur les larves d’abeilles qui permettra de déterminer la toxicité pour les ruchers des nouveaux produits chimiques sur le marché. Ce test, accepté par la Commission des essais biologiques en mars, « devient une étape incontournable pour l’obtention d’autorisation de mise sur le marché de toute nouvelle préparation phytopharmaceutique en France » affirme dans un communique l’INRA, dont les chercheurs ont mis au point le nouvel outil. En conditions naturelles, les larves peuvent être exposées à des pesticides, via l’ingestion de nectar de fleurs contaminées, mais les quantités ingérées ne peuvent être mesurées. C’est au contraire très facile avec le nouveau système, les larves consommant chaque jour le contenu de leur cupule et la quantité de pesticides introduite dans le bain nourricier pouvant être déterminée avec précision.
 


   
 
Sur les divers

Libération – 4 juin – Alexandra Schwartzbrod
Le compte à rebours du « Grenelle » a commencé
Ministère et ONG ont mis au point leur calendrier. Même s’il n’est pas question qu’ils soient constitués avant le second tour des élections législatives, 6 groupes de travail, qui seront irrigués par des thèmes transversaux comme la fiscalité, la recherche ou l’Europe, ont été définis : Climat – Biodiversité – Santé et environnement – Agriculture et ruralité – Institutions et gouvernances – Mode de développement économique et emploi. Quatre collèges constitués chacun d’une dizaine de participants, seront représentés dans chaque groupe : l’Etat, les collectivités territoriales, les partenaires sociaux, et les ONG. A priori, les partis politiques en seront exclus et donc les Verts. Aucun collège ne sera plus important qu’un autre. En revanche, chacun aura la liberté d’amener les experts de son choix. Au total, quelque 250 personnes venant parfois d’univers opposés – ou qui ne se parlaient que dans l’affrontement – vont donc travailler ensemble jusqu’à la mi-octobre.
 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique

Le Monde – 6 juin – Florence Amalou
Les revendications du Printemps bio
Préserver la santé en continuant à produire sans adjonctions chimiques, tel est, justement, le combat mené depuis 6 mois à Bruxelles par la filière française, dont le cahier des charges est l’un des plus contraignants d’Europe. A quelques jours du conseil des ministres européens, qui prévoit d’adopter les 11 et 12 juin un nouveau règlement sur les conditions de production des aliments bio, l’heure est à l’expectative. Sur les principes, « rien ne va changer », assure-t-on au ministère de l’agriculture : les aliments certifiés devront toujours être issus à 95% de l’agriculture biologique. Les OGM resteront proscrits... « Ce qui pose problème, c’est la communication, s’inquiète René Groneau, membre de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB). Un fabricant de yaourts pourra par exemple, mettre en valeur le fait que sa fraise est bio alors que le reste ne l’est pas. » De fait, le logo vert officiel « AB », créé par l’Etat français en 1985 et qui n’apportera plus rien de spécifique risque, à terme, de disparaître. Il devrait alors céder la place au nouveau logo européen que l’on verra sur les emballages à partir du 1er janvier 2009.

Métro - 7 juin
Un coup de pouce au bio
La France reste le premier consommateur européen de pesticides et d’engrais chimiques malgré leurs effets néfastes sur la santé et l’environnement. Constatant le retard français en matière d’agriculture biologique, des citoyens créent Bio consom’acteurs. L’association a pour objectif de mieux faire connaître les impacts positifs de cette agriculture sur l’environnement et le bien-être, tout en valorisant son potentiel économique. Bio consom’acteurs recherche des adhérents et des correspondants pour promouvoir une agriculture respectueuse des hommes et de la planète. « info sur métrofrance.com »
 


   
 


Sur les OGM
 

Le Monde – 5 juin
OGM : Les risques de pollinisation croisée seraient sous-estimés
La possibilité de pollinisation accidentelle d’une plante cultivée par une variété génétiquement modifiée pourrait être sous-estimée par les réglementations imposant un corridor entre cultures conventionnelles et OGM. C’est la conclusion d’une étude de scientifiques britanniques publiée dans la revue Ecological Applications. Après avoir collecté des données sur les vents auprès de 27 stations météorologiques européennes et déterminé le trajet prévisible des pollens, ces chercheurs ont mis au point un modèle informatique de pollinisation croisée. Selon eux, « la force et la direction du vent sont des facteurs importants qui ne peuvent être maîtrisés et n’ont pas été pris en compte pour établir les règles de distance minimum entre champs ». AFP

AFP – 7 juin
Des anti-OGM veulent tester les cultures près des champs transgéniques
Des militants du collectif Danger OGM Ariège ont lancé une campagne de tests dans leur département pour démontrer que les champs voisins des cultures transgéniques pouvaient être contaminés. « Il s’agit de prouver que la cohabitation entre cultures OGM et non OGM n’est pas possible. Si l’Allemagne refuse le maïs transgénique MON810, c’est qu’il y a une raison » a indiqué à la presse un porte parole de la Confédération paysanne David Eychenne. Les anti- OGM comptent plonger une bandelette dans un tube contenant des grains ou des feuilles de maïs broyés provenant de cultures limitrophes aux parcelles transgéniques, afin de révéler sur le même principe qu’un test de grossesse, une éventuelle présence d’OGM.

 


   
 


Ils l'ont dit
 

Le Journal du Dimanche – 3 juin – Emmanuelle Fayard
« Nous devons faire évoluer les entreprises »

« Le WWF cherche à faire évoluer les choses. Nous sommes solution oriented, comme disent les Anglo-Saxons. La réduction de notre empreinte écologique repose en partie entre les mains des entreprises. Il faut donc les faire évoluer. Nous choisissons les entreprises qui sont capables de s’accorder avec nous sur trois points. 1) Elles doivent être partantes pour faire progresser écologiquement leurs processus ou leurs produits. 2) Elles doivent mener des actions de sensibilisation et d’éducation sur nos thèmes. 3) Elles doivent devenir des mécènes du WWF. Il faut que leurs dirigeants soient prêts à ancrer nos objectifs au cœur de leur propre stratégie... On peut prouver, chiffres à l’appui, en quoi cela fait avancer notre cause. Les plus critiques ne sont d’ailleurs pas les donateurs, mais les ONG ne pratiquant pas ce partenariat. Je comprends leur point de vue : l’alliance ONG-entreprises est difficile parce qu’il nous faut faire des compromis. Mais il ne s’agit jamais de compromissions... »
Dominique Royer – directrice du développement au WWF en charge des partenariats avec les entreprises

 
   

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