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de presse |
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Revue de presse :
du 07 au 16 mai 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
France Antilles – 7 mai – Cécile Everard
Pesticides : fin de séjour pour Belpomme
Le cancérologue a assuré vouloir « travailler en complémentarité de l’action de l’Etat » et a relayé « la volonté affichée de l’Etat d’assurer la santé de l’ensemble des citoyens de l’Ile » mais au détour d’une question, il a ajouté que « le Grephy (Groupe régional phytopharmaceutique) était une mascarade au niveau de l’information et que les véritables données sur le chlordécone, il fallait aller les chercher à l’étranger, les experts [français] ne faisant que recopier les publications internationales… « Chassez le naturel… Certes, les données du Grephy sont peut-être critiquables, peut-être insuffisantes, elles ont en tout cas le mérite d’exister et d’être (relativement) accessibles, notamment par le biais des associations de protection de l’environnement qui y sont invitées. De nombreux rapports scientifiques existent, portant non seulement sur la période précédant 2002… Mais aussi sur la période actuelle (on peut citer le dernier rapport commun de l’INRA et du CIRAD par exemple). Si beaucoup de questions de citoyens restent sans réponse, le professeur Belpomme aurait tout de même pu s’informer de ce qui est fait pour (cela nous aurait intéressés !) nous dire, ce qu’il y a encore à faire ! Sur tous les médias, il a avancé l’impérieuse nécessité de diligenter une étude de la biologie des sols, affirmant haut et fort qu’il n’en existait « aucune ! ». Sauf que… c’est en conférence de presse qu’il a appris que des équipes de l’INRA, du CIRAD, de l’IRD, notamment, travaillent sur la biologie de sols. Belpomme a même noté scrupuleusement les noms pour contacter les chercheurs... !
France Antilles – 10 mai
Chlordécone : l’Assaupamar porte plainte
Une plainte contre « les criminels qui ont empoisonné notre pays Martinique » au chlordécone et autres pesticides. L’Assaupamar (Association de sauvegarde du patrimoine martiniquais) s’est constituée partie civile et s’appuie sur les chefs d’accusation de crime d’empoisonnement et de complicité d’empoisonnement ainsi que de délit de mise en danger de la vie d’autrui et de complicité de ce délit prévus et réprimés respectivement par les dispositions des articles 222-15 et 223-1 du code pénal. A travers sa plainte, l’association vise plus particulièrement « les représentants de l’Etat qui connaissaient de manière précise les risques encourus par la population du fait de l’utilisation du chlordécone dans l’agriculture », et qui « ne pouvaient ignorer que les gros planteurs békés, à la fois utilisateurs et vendeurs de ces pesticides continuaient à les utiliser dans leurs plantations de bananes et les imposaient même au travers des coopératives qu’ils dirigeaient aux petits planteurs martiniquais... »
La Nouvelle République – 11 mai
Les Deux-Sèvres rappelées à l’ordre par l’Europe
Depuis 1997, l’Europe a signalé à l’Etat que certaines régions de l’ouest, parmi lesquelles les Deux-Sèvres, étaient hors des clous en matière de respect des normes pour les nitrates et les pesticides dans l’eau potable. Dix ans après, faute d’amélioration, l’Europe a décidé d’élever un peu plus fortement la voix : « Les Deux-Sèvres font désormais l’objet, pour ce qui concerne la qualité de l’eau distribuée, d’une procédure de contentieux européen depuis le début de cette année », explique Daniel Barré, président de l’Association pour la protection, l’information et l’étude l’eau et de son environnement). Cette injonction de la Commission européenne pourrait aller jusqu’à des sanctions si ces taux continuent de dépasser les normes en vigueur. Pour Daniel Barré, certains captages, trop chargés en nitrates et en pesticides, la seule bonne solution serait la fermeture pure et simple. Il faut prendre le taureau par les cornes ! ». Mais les enjeux politiques et financiers ne rendent sans doute pas l’action de la Ddass facile.
Environnement Magazine – 1er mai
Carte interactive des pesticides
L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement (Afsset) a enrichi son site grand public sur les données expérimentales et sanitaires des pesticides dans l’environnement d’une carte de France interactive listant la présence de résidus de pesticides dans l’eau, l’air, les sols et les denrées alimentaires.
www.observatoire-pesticides.gouv.fr
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Sur les abeilles
TF1 – Journal 20 Heures – Claire Chazal
Les abeilles sont de retour
« Les apiculteurs français peuvent avoir le sourire, la récolte de miel s’annonce exceptionnelle. Il faut dire que depuis deux ans, deux insecticides toxiques, le Régent et le Gaucho, ont été retirés du marché. » Claire Chazal
« Là c’est plein de miel. Les ruches et la récolte, cette année, sont exceptionnelles, donc très belle récolte de printemps. On vient de vivre huit années de calvaire avec les insecticides où on perdait 30 à 40% de nos ruches tous les ans avec une récolte qui était très très moyenne où on ne produisait plus que 15 ou 20 kilos, on revient à une apiculture comme ont connue mes parents et mes grands-parents. On peut espérer produire entre 40 et 60 kilos de miel par ruche et par an… Le bonheur pour nous c’est simple, c’est une production de miel et nos abeilles qui vont bien, c’est tout. L’apiculteur est simple. »
Florent Vacher, apiculteur
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Sur les firmes
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Sur l'agriculture raisonnée
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Sur l'agriculture biologique
Le Figaro - 26 mars - Yves Miserey
Les bienfaits de l'agriculture biologique
Les kiwis de l'agriculture biologique sont meilleurs pour la santé que ceux cultivés avec des engrais chimiques et des pesticides. Les chercheurs de l'université de Californie ont comparé des kiwis cultivés dans un même verger exactement à la même saison, mais selon les deux pratiques différentes. Résultat, les kiwis bios contiennent plus de poly phénols, (des composés organiques qui peuvent contribuer à diminuer la formation de radicaux libres), plus de vitamine C et plus de minéraux. Les différences constatées seraient dues au fait que les kiwis non protégés par les pesticides développent plus de mécanismes de défense que leurs congénères chimiques. Ils sont aussi plus stressés, ce qui les amène à fabriquer plus d'antioxydants.
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Sur les OGM
Le Progrès – 5 mai – J.PH.V.
Essais OGM à Bourgoin : première défaite pour les opposants
Pour l’instant, les OGM ont toujours le feu vert dans l’Isère. Le Conseil d’Etat a, cette semaine, rejeté un référé suspensif déposé par Bourgoin-Jallieu. La municipalité souhaitait faire interdire un essai en plein champ de culture de maïs OGM, mené à l’initiative de la société Monsanto. Arguant d’un caractère d’urgence, la ville souhaitait que ce référé suspende de fait le début de l’expérimentation. Le Conseil d’Etat n’a pas entendu ces arguments et a donc rejeté la demande. « Les juges administratifs prennent le risque d’annuler, dans quelques mois, une autorisation d’ensemencer alors que les maïs incriminés auront déjà été récoltés », déplore-t-on au cabinet du maire.
Les Marchés – 10 mai
Envoyé spécial dérape sur les OGM
A trois jours du premier tour des élections présidentielles, le magazine a diffusé un sujet sur les OGM initialement non programmé. Un sujet littéralement à charge contre les OGM qui n’a pas manqué de susciter de violentes critiques notamment sur le forum Internet de l’émission. Marcel Kuntz, directeur de recherche au CNRS a dénoncé certaines absurdités du reportage qui parle de lait de vache génétique modifié, alors qu’un lait ne présente pas d’entité génétique. Les vaches malades dans l’exploitation d’un agriculteur allemand, soit disant suite à la consommation de maïs génétiquement modifié, avaient en fait consommé des mycotoxines et deux d’entre elles étaient infectées par l’agent du botulisme. L’essentiel du reportage serait bâti sur des témoignages émanant d’un éleveur débouté par la Cour de Justice allemande et d’un producteur canadien qui aurait utilisé illégalement du colza de Monsanto (condamné en 2004 par la cour suprême du Canada), dénonce pour sa part l’AGPM qui qualifie ce reportage de « consternant, outrancier e truffé d’interprétations grossières et erronées » dans sa lettre d’information.
L’UIPP a adressé un courrier recommandé à Patrick de Carolis le 27 avril
20 minutes – 14 mai – Angeline Benoit
A quand l’étiquette « nourri aux OGM » ?
Si le consommateur l’ignore le plus souvent, les OGM règnent dans les élevages. Grande vedette des menus, le soja est importé pour l’essentiel du Brésil qui s’est massivement converti à la variété transgénique. La Bretagne, une des principales régions agro-industrielles européennes, s’emploie depuis plus de deux ans à mettre en place une filière d’importation non transgénique. Une démarche coûteuse et compliquée que ses promoteurs exigent de pouvoir valoriser dans les rayons.
Le Monde – 15 mai – Véronique Lorelle
Certains produits prétendument écologiques ne le sont pas
Depuis le 22 avril et jusqu’au 5 juin, date de la Journée mondiale de l’environnement, les parfumeries Sephora font la promotion de PlantLove de l’américain Cargo, le premier « rouge à lèvres ami des plantes », dont le tube est biodégradable (il est fabriqué à partir d’un polymère issu du maïs sous la marque NatureWorks). Ce bâton de rouge est emballé dans un étui en carton contenant des semences de fleurs : il suffit d’humidifier la boite et de la planter pour voir éclore quelques belles des champs… « Tout cela est rendu possible, explique Ingeo NatureWorks dans un récent communiqué, grâce au polymère Nature Workds, matériau révolutionnaire issu de ressources végétales 100% renouvelables et non de ressources fossiles précieuses telles que le pétrole. » Rien n’est plus vrai. Ce qu’oublie de dire la société, une filiale du semencier américain Cargill, c’est que son produit révolutionnaire est le fruit de bactéries génétiquement modifiées à qui on fait gober des tonnes de maïs américain. Modifiées pour convertir le glucose du maïs en un bioplastique ou une biofibre, à la façon d’un vers à soie, ces bactéries transgéniques sont mises en production dans de grands fermenteurs, à un coût qui se veut compétitif par rapport aux sous-produits du pétrole que sont les plastiques. Le fil obtenu est vendu sous la marque Ingeo, et sert déjà à fabriquer nombre de vêtements dits écologiques. Autant dire que les OGM peuvent aider à la préservation de la planète, mais les Américains, échaudés par les interdictions sur les OGM en Europe, taisent leur procédé. Au risque d’infantiliser les consommateurs ?
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Ils l'ont dit
La Croix – 15 mai
« Le jeûne est bénéfique dans la mesure où nous sommes suralimentés et que nous ingérons quantité de produits chimiques comme les pesticides. Combiné avec la marche, il pousse l’organisme à puiser dans ses réserves qui, théoriquement, lui permettent de tenir deux à trois mois. ».
Henri Joyeux – professeur de cancérologie spécialisé en nutrition à l’université de Montpellier
La Nouvelle République – 12 mai
« La surconsommation de pesticides compromet les rendements. Je le dis et ne me lasse pas de le répéter. Comment corriger le cap, en revenant à des pratiques agricoles alternatives, fondées sur la polyculture et la rotation. Le tout chimique n’est pas une fatalité ; il existe, aujourd’hui, des techniques éprouvées garantissant les mêmes résultats, les mêmes volumes de production sans qu’il soit nécessaire de lessiver nos sols avec cet arsenal de laboratoire… Je crois beaucoup à la prise de conscience de l’opinion. Face à ces lobbies industriels surpuissants, le troisième pouvoir, c’est le nôtre, celui de la société civile. ».
Dominique Belpomme - Cancérologue
Le Soir (Belgique) – 8 mai
« Le principal risque environnemental dû à l’homme et susceptible d’engendre des cancers, c’est le tabagisme passif… Quant aux dioxines, pesticides et champs électromagnétiques, nous manquons de données épidémiologiques et d’études précises. Bien sûr, nous savons que les dioxines sont cancérogènes à très fortes concentrations. Mais ce type d’exposition ne concerne encore une fois que certains professionnels. En ce qui concerne les fumées rejetées par les incinérateurs, nous manquons de données contradictoires. Pour les pesticides et les insecticides autorisés en Europe, nous n’identifions pas d’effets cancérogènes chez le consommateur… Ce qui n’exclut bien entendu pas d’autres effets néfaste pour la santé, comme des troubles pulmonaires ou cardiaques. ».
Professeur Maurice Tubiana Médecin et physicien
Le Monde – 16 mai
« Je suis convaincu que les réponses aux défis de la protection de notre environnement doivent être apportées par les pouvoirs locaux. Ce sont les Maires qui ont été les moteurs de l’évolution législative en matière de déchets. Ce sont les Maires qui ont obtenu la baisse de la TVA au projet des réseaux de chaleur pour le chauffage urbain. Ce son les Maires qui ont obtenu la possibilité d’utiliser les agro- carburants pour nos flottes municipales captives. D’autres politiques locales contre la pollution des nappes phréatiques par des intrants, pesticides ou nitrates, par conventionnement avec les agriculteurs ont été lancées. Des politiques d’énergies alternatives, de transport doux ont été mis en œuvre par les Maires. La Charte que je vais présenter c’est tout d’abord l’affirmation par les 36000 Maires de France de leur ardent engagement en faveur de la protection de notre Environnement et c’est la volonté de mutualiser les bonnes expériences. ».
Jacques Pélissard – Président de l’association des maires de France
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