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Revue de presse :
du 25 avril au 06 mai 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Le Parisien – 3 mai – Gilles Cordillot
75 communes consommeront moins de pesticides

En région parisienne, la moitié des pesticides présents dans les eaux de rivière et les nappes souterraines proviennent de zones non agricoles. C’est une constatation faite par le groupe régional Phyt’eaux propres (groupe de lutte contre la pollution de l’eau par les produits phytopharmaceutiques de la région Ile-de-France), mis en place par le préfet de région en juin 1998. De plus, le traitement pour débarrasser les eaux des pesticides, nitrates et métaux lourds alourdit la facture des consommateurs de 20%. D’où l’idée du Sedif (Syndicat des eaux d’Ile de France) de lancer un programme baptisé Phyt’eaux cités, à l’intention des collectivités locales qui veulent réduire leur utilisation de pesticides. A ce jour, 75 communes Seine et marnaises des vallées de la Seine, de l’Orge et de l’Yvette y adhèrent.

La Vie – 3 mai – Laurent Grzybowski
Le vert vire au gris
Souvent présentés comme la panacée pour lutter contre le réchauffement climatique, les carburants d’origine végétale n’offriraient pas qu des avantages. Selon une étude américaine publiée dans la très sérieuse revue Environmental Science & Technology, si effectivement leur combustion ne produit quasiment pas de carbone (coupable d’alimenter l’effet de serre),elle pourrait en revanche accroître les taux d’ozone dans l’atmosphère, menaçant tout autant la santé de l‘homme. L’auteur de cette étude, Mark Jacobson, spécialiste des sciences atmosphériques à l’université de Stanford, estime que si l’ensemble du parc automobile des Etats-Unis était converti à l’éthanol, le nombre de décès liés à la pollution augmenterait de 4% environ. De quoi conforter le camp des sceptiques sur les vertus des biocarburants. Pour Alain Juste, de l’Institut français des huiles végétales, »cette information doit être prise avec des pincettes, tant les intérêts en jeu sont énormes ». Mais elle présente selon lui le mérite de garder ouvert le débat. D’autant que la production d’éthanol, qui s’appuie sur une agriculture hyper intensive, pose d’autres problèmes environnementaux : destruction des forêts, utilisation de pesticides, forte consommation d’eau et épuisement des terres cultivables.

Sur les abeilles

Le Figaro – 2 mai – Yves Miserey
Etats-Unis : les abeilles victimes d’un mal mystérieux

La Commission européenne devrait renouveler d'ici à mai l'autorisation de commercialisation dans l'UE du Fipronil, la substance active de l'insecticide RLe syndrome d’effondrement des colonies (CCD) se caractérise par le fait que les ouvrières ne retournent pas dans la ruche. Un phénomène inexpliqué qui pourrait avoir des origines multiples. Des chercheurs de l’Université de Columbia ont analysé des échantillons d’abeilles et de larves collectées dans des ruches touchées par le CCD et ils ont découvert qu’elles étaient contaminées par de multiples micro- organismes. Une telle infection est le signe d’un grave déficit du système immunitaire. « C’est très inhabituel », reconnaissait Diana Cox-Foster, de l’université de Pennsylvanie. « Je ne suis qu’à moitié surpris de ce qui se passe, estime de son côté Bernard Vaissière, qui a longuement séjourné aux Etats-Unis. Les apiculteurs américains n’ont pas les mêmes pratiques qu’en Europe. Ils ont systématiquement recours aux antibiotiques comme la terramycine pour lutter contre la loque américaine » (maladie causée par un bacille qui infecte les larves). « Quel est le laboratoire qui va oser dire ça ? « S’interroge le chercheur. Les populations d’abeilles sont à ses yeux soumises à très rude épreuve par les apiculteurs nord-américains eux-mêmes.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
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Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

 
60 millions de consommateurs – 1er mai
Pesticides : les abeilles retiennent leur souffle
Souvenez-vous : en avril 2005, le feuilleton politico- judiciaire du Régent, pesticide soupçonné de provoquer une hécatombe dans les ruchers d’Europe, s’était terminé par une interdiction sur le territoire français. Cet insecticide à base de fipronil risque pourtant de réapparaître avec la bénédiction de l’UE. Fin mars, le Comité permanent pour la chaîne alimentaire et la santé animale (consultatif) a donné un avis positif sur le fipronil, prélude à un éventuel feu vert de la Commission européenne. Une décision prise dans la précipitation : tenues de se prononcer d’ici la fin mai pour des raisons de calendrier administratif, les autorités européennes n’auront pas eu le temps de consulter les études scientifiques qui sont encore en cours.

 


   
 
Sur les firmes


 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique

Le Point – 3 mai – C.L et O.R
Qui veut la peau du bio ?
On trouvera bientôt dans les rayons bio du pain qui contient des OGM, du jambon fabriqué avec du cochon piqué aux antibiotiques ou du poulet goûteux comme de la volaille industrielle. La faute à l’Europe, qui veut revoir la réglementation du bio. « En France, où le bio répond à des critères ultra exigeants, le consommateur va perdre au change, prévient Juliette Leroux, chargée du dossier à la FNAB, qui regroupe la majorité des 11 000 paysans bio en France… Cerise sur le gâteau, alors qu’aujourd’hui un produit qui se réclame de l’agriculture biologique doit l’être à 100%, il lui suffira d’exhiber un seul ingrédient bio. Un yaourt au lait industriel, dans lequel flottent des morceaux de frais bio pourra se proclamer « AB ». Comme parade à ce règlement qui sera voté fin juin à Bruxelles, la FNAB va lancer sa marque. Pour que le bio français reste dans le haut du panier.

Le Figaro – 2 mai – Marie Anne Bruschi
Mon bébé tout beau tout bio
Côté mode, il a la cote, mais question développement durable, le coton fait grise mine… Sa culture est de loin la plus polluante du monde avec 25% des pesticides utilisés pour seulement 2,5% des surfaces agricoles. Depuis quelques années, il se refait pourtant une virginité sous le label biologique. Cultivé sans engrais chimique, ni OGM et pesticides, il affiche même des propriétés hypoallergéniques et son toucher ultra doux incitent cet été de plus en plus de marques de vêtements pour enfants à lancer leur ligne bio. Une bonne façon d’apporter une vraie valeur ajoutée aux produits dans un secteur où la concurrence fait rage… « Le coton bio reste difficile à produire, on doit trouver les fabricants qui ne sont pas si nombreux. La matière est donc coûteuse et les quantités faibles », précise Christophe Dubois chez Absorba.
 


   
 


Sur les OGM
 

Libération – 3 mai – E.P avec AFP
A Pau, des militants anti-OGM exigent un moratoire
Depuis le 2 mai au matin, ces militants occupent des locaux de la direction départementale de l’agriculture (DDA) à Pau. Ils réclament l’annonce d’un « moratoire immédiat » sur les cultures OGM en plein champ, mais aussi l’abrogation des décrets publiés le 20 mars par le gouvernement pour réglementer ces cultures. Au cours d’une assemblée générale organisée sur place, ces quelques dizaines de manifestants ont décidé de prolonger l’occupation de manière « illimitée ». « Nous demandons aux candidats à l’élection présidentielle de se prononcer clairement sur l’instauration immédiate d’un moratoire », a déclaré Bernard Causse, l’un des porte-parole du Collectif Alerte OGM, qui rassemble les militants du Grand Sud-Ouest. « L’Etat n’a pas à être complice des stratégies des multinationales agroalimentaires » a ajouté Jon Harlouchet, agriculteur bio au Pays basque, « Nous sommes en pleine période de semences, les décideurs doivent agir tout de suite ».

 


   
 


Ils l'ont dit
 

AFP – 2 mai
« Ségolène Royal a une position claire et tranchée sur les questions cruciales des pesticides, de l’agriculture bio et des OGM, elle appelle à la mise en place d’une véritable politique de réduction de l’utilisation des pesticides, avec des objectifs chiffrés et ambitieux, alors que Nicolas Sarkozy prône toujours un modèle intensif basé sur une utilisation massive de pesticides, comme l’agriculture raisonnée qui est, rappelons-le, une création de l’industrie phytopharmaceutique ».
François Veillerette – président du MDRGF

Var Matin – 18 avril
« J’aimerais qu’on m’explique pourquoi un labo français, ayant mis au point un traitement phytopharmaceutique efficace pour traiter les fraises, se voit en interdire la commercialisation en France, alors qu’il est autorisé en Espagne. C’est scandaleux ! Il y a distorsion de concurrence ! ».
Hubert Lieutier – président de la FDSEA

Famille chrétienne – 29 avril
« Le sort de l’homme et celui de la nature sont intimement liés. Nous connaissons désormais la mécanique qui détraque le climat, l’impact négatif des gaz à effet de serre, d’un grand nombre de molécules chimiques qui produisent des cancers, ou de ces pesticides qui entraînent la stérilité masculine. Nous ignorions tout cela il y a encore 20 ans. Le temps des discours est fini : il faut passer aux actes. Nous avons des solutions concernant la gestion de l ‘énergie, des transports, de l’eau, des déchets, comme j’ai voulu le montrer dans mon dernier livre. En lui donnant comme titre C’est vert et ça marche ! j’ai souhaité jouer sur le mot « vert », qui est la couleur de l’écologie mais aussi celle de l’espérance… L’église qui cherche des terrains de rencontre avec la société en trouverait un formidable avec ses appels et ses interrogations, notamment ceux des jeunes. Les rencontres œcuméniques de Bâle il y a quelques années on porté sur la sauvegarde de la Création. Les églises doivent s’approprier ce thème, parce qu’elles représentent des millions de personne. ».
Jean Marie Pelt – professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l’université de Metz – Président de l’institut européen d’écologie.

 
   

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