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Revue de presse :
du 07 au 24 avril 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Que Choisir – mai 2007 – Elisabeth Chesnais
Politique de l’eau : la faillite à prix d’or
Deux milliards d’euros investis chaque année, une pollution des rivières et des nappes souterraines qui persiste et un objectif de « bon état » impossible à atteindre. L’échec est cuisant, mais les agences de l’eau s’obstinent. Aux frais des consommateurs… Ce n’est pas en finançant la dépollution qu’on modifie les pratiques agricoles polluantes ! Malheureusement, ce n’est pas la nouvelle loi sur l’eau adoptée fin 2006 qui va changer la donne. Elle maintient l’inégalité des redevances au profit des industriels et, surtout, de la profession agricole. Le tout au nom du réalisme politique et des rapports de force. Tant que les consommateurs électeurs, qui sont dans l’histoire pollués et payeurs, ne protesteront pas, les élus resteront plus réceptifs aux lobbies des professionnels.

Le Figaro – 18 avril - Marielle Court
A la recherche des nouveaux polluants dans les eaux usées
Le Cemagref et Suez Environnement vont étudier les micropolluants et les substances émergentes dans 20 stations d’épuration. Il s’agit des hormones, des perturbateurs endocriniens, les nouveaux pesticides, les produits de beauté et bien sûr les médicaments… Les premiers résultats sont attendus en 2009. « L’idée, c’est de supprimer les polluants à la source » précise Marina Coquery chercheur au Cemagref, qui reconnaît néanmoins : « Si cela est relativement facile lorsqu’il s’agit de pollutions industrielles, c’est beaucoup plus compliqué pour les hormones ou les perturbateurs endocriniens ».

Libération – 23 avril – François Musseau
Les fruits et légumes d’Alméria pestiférés à cause des pesticides
Depuis que des résidus du pesticide illégal : isophenphos methyl, ont été découverts, fin 2006, sur des piments exportés vers l’Allemagne, l’inquiétude s’accroît dans la région d’Almeria. Et pour cause : les cultures intensives – sous serres – de fruits et légumes sont le principal moteur de l’activité économique régionale. Or, à la faveur de ce scandale qui a traversé l’Europe comme une traînée de poudre, la mauvaise réputation a gangrené les serres des environs d’Almeria, unique zone agricole d’Espagne vivant sans aucune subvention. Sur place, tout le monde reconnaît que la question des pesticides, dont le coût dépasse fréquemment celui des engrais, est un authentique casse-tête. « C’est un chaos absolu, s’insurge José Antonio Aliaga, responsable provincial de l’agriculture. « Je ne doute pas que certains exploitants soient fauteurs. Mais certains produits phytopharmaceutiques sont autorisés ici et interdits en Allemagne ou aux Pays –Bas. D’autres, licites encore récemment, ont été prohibés sans que l’information ait bien circulé.. Personne ne s’y retrouve ». Depuis 1997, le nombre de pesticides autorisés est passé de 200 à… 20. Parallèlement, comme le confirme l’Association espagnole de protection des plantes (AEPLA), le marché des pesticides illégaux, souvent moins onéreux, croît sans cesse.

Le Figaro – 20 avril – Caroline de Malet
Les biocarburants pas encore « verts »
Pour atteindre l’objectif français, les cultures destinées aux biocarburants pourraient atteindre 1,5 à 2 millions d’ha en 2010, soit 5 fois celles de 2004. Elles s’étendraient alors durablement en dehors de jachères. « Leur culture, si elle devient plus intensive, pourrait paradoxalement induire un impact négatif sur l’environnement » met en garde l’Institut français de l’environnement. Une utilisation massive d’engrais et de pesticides et un renforcement de l’irrigation nuiraient alors à la « biodiversité, la qualité des sols et la ressource en eau ».Autre débat : les surfaces agricoles sont-elles suffisantes en Europe pour absorber une telle production ?

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

  Oui, largement, répond sans hésiter Etienne Poitrat, responsable des biocarburants à l’Agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie (Ademe). Car la deuxième génération de biocarburants, à base de ligno-cellulose, va arriver sur le marché entre 2012 et 2020 ». Or « la ligno-cellulose est la ressource la plus ubiquiste », conforme Ghislain Gosse, chercheur à l’Inra. Surtout, explique ce dernier, « les recherches portent sur le concept de plante entière qu’on essaie de valoriser, en conservant les résidus pour l’alimentation animale ».

Le Parisien (Val de Marne) – 7 avril – Julien Duffé
Une centaine de scientifiques passent les pesticides au crible
Basée à Maisons-Alfort depuis sa création en 1999, l’AFSSA scrute méticuleusement le contenu de nos assiettes pour prévenir toute crise sanitaire. Depuis septembre, l’agence passe également au crible les produits de traitements de culture. En clair, les pesticides, engrais et autres supports de culture qui doivent être évalués avant leur mise sur le marché. Six mois après sa création, la direction du végétal et de l’environnement emploie 108 scientifiques et a rendu près de 200 avis. C’est sur la base de ces avis que le ministre de l’agriculture décide ou non d’accorder l’autorisation de mise sur le marché. La nouvelle direction a été mise en route deux jours après la publication du décret d’application. Une vraie prouesse. Il faut dire que, jusqu’à septembre, l’évaluation des pesticides et des engrais incombait à la fois au ministère de l’Agriculture et à l’Inra. « Une organisation complexe qui avait conduit à de nombreux retards, souligne Pascale Briand, la directrice générale de l’Afssa. Or nous devons combiner rigueur et rapidité afin d’orienter les recherches vers des molécules de plus en plus efficaces et de moins en moins toxiques ».

Santé Magazine – Mai 07 – Sylvie Dellus
Maladie de Parkinson : les pesticides mis en cause
L’utilisation prolongée de désherbants et d’insecticides pourrait favoriser l’apparition de la maladie de Parkinson. De nombreuses études scientifiques le montrent. Les agriculteurs doivent prendre des précautions. Directement intéressée par le sujet, la MSA (Mutualité Sociale Agricole) est partenaire de l’unité 708 de l’Inserm et de l’Institut national de veille sanitaire (invs) pour une nouvelle étude. Celle-ci porte sur 4 départements : Charente Maritime, Gironde, Haute Vienne et Mayenne. Plus de 1000 personnes vont ainsi être interrogées sur de nombreux critères professionnels – entre autres, l’exposition aux pesticides – en précisant quels ont été les produits utilisés, pendant combien de temps, dans quelles conditions, etc.… « Nous allons essayer d’étudier plus finement la relation entre les caractéristiques de l’histoire professionnelle et la maladie de Parkinson », explique le Dr Alexis Elbaz, neurologue et épidémiologiste à l’Inserm. Cette maladie dégénérative étant probablement multifactorielle, l’étude comportera aussi un volet génétique. Les résultats sont attendus dans 3 ans au minimum.
 


   
 
Sur les abeilles

Aujourd’hui en France – 18 avril – A.E.
Les portables soupçonnés de décimer les abeilles
C’est en tout cas la thèse que vient de publier le professeur Jochen Kuhn de l’université de Landau, en Allemagne. Selon ce chercheur, les champs magnétiques émis par les mobiles provoqueraient des interférences avec le système de navigation naturel des abeilles et les empêcheraient de retrouver leur ruche. Désorientées, perdues, incapables de s’alimenter, elles n’auraient pour seule issue que la mort… Il y a quelques années, une étude avait déjà accusé les lignes électriques à haute tension d’être à l’origine du même phénomène. Mais finalement, les scientifiques n’ont jamais vraiment pu prouver cette hypothèse. Cette histoire de portable est possible, mais selon moi, ce n’est pas la raison principale de la baisse du cheptel apicole que nous constatons effectivement depuis une dizaine d’années », souligne Philippe Lecompte, président du Réseau biodiversité pour les abeilles. En France, le nombre d’abeilles a diminué de 30% en 10 ans. Pour le défenseur de la nature, cette baisse s’explique plutôt par la modification du paysage botanique changeant le bol alimentaire des abeilles, l’apparition de deux nouveaux parasites au début des années 2000 et surtout depuis octobre 2005, l’arrivée d’un frelon asiatique. Repéré pour la première fois dans le Lot et Garonne, Vespa velutina se développe à grande vitesse. Son hobby principal ? Certainement pas téléphoner avec son mobile, mais bel et bien manger ses cousines européennes !

France Soir – 19 avril – Bernie Stico
Les abeilles testent la pollution...
L’aéroport de Lyon Saint-Exupéry vient d’installer dix ruches contenant chacune entre 40 000 et 50 000 abeilles à proximité de ses pistes. Non pour faire concurrence aux avions mais afin de tester la qualité de l’air. « Il s’agira d’analyser le miel et le pollen en y recherchant des traces d’hydrocarbure aromatique polycyclique et de métaux lourds », indique Lionel Lassagne, directeur du développement durable de l’aéroport de Lyon.
 


   
 
Sur les divers

Libération – 23 avril 07
Pour refonder l’écologie politique
L’écologie politique, parti du développement durable et du renouveau des pratiques politiques, doit s’imposer comme la nouvelle force, non pas située entre droite et gauche, mais comme troisième pilier au centre des besoins économiques, sociaux et des capacités physiques de la planète. Il invite à une triple révolution : - entre société civile et politiques – entre économistes et écologistes – de l’union au-delà de la droite et de la gauche. Le développement soutenable n’est soluble ni dans le libéralisme ni dans le socialisme. Il appelle un nouveau modèle de société dans lequel le politique, c'est-à-dire l’état doit redevenir le défenseur de l’intérêt collectif et non le porte voix d’intérêts particuliers… Quelques signataires (Dominique Belpomme Corinne Lepage – Gilles Eric Seralini)
 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique

Le Figaro – 10 avril – Martine Gérardin
Il est urgent de passer au bio
Notre pays est les 3ème plus gros consommateur de pesticides au monde… Heureusement, professionnels et particuliers commencent à militer pour un jardinage écologique. Il était temps… Les premiers utilisateurs de ces produits, donc les premiers pollueurs, sont les agriculteurs, les horticulteurs et les jardiniers. Mais ils sont également les premières victimes, si l’on en croit les résultats de différentes études. Selon les chercheurs, les différents modes d’absorption ne seraient pas sans conséquences sur la santé humaine. Et sur les animaux, les effets des pesticides se traduisent par la disparition de certains oiseaux, petits mammifères, reptiles et insectes utiles. De plus, la décimation préoccupante des abeilles, dont le génome, récemment décrypté, montre qu’elles sont particulièrement vulnérables aux pesticides, serait aussi le corollaire de cette dérive chimique… La demande, toujours plus grande, de produits bio montre que la prise de conscience est en marche. Elle d’autant plus irréversible qu’elle s’inscrit, désormais, dans le cadre de la préservation de la santé publique et du développement durable.

Notre Temps – Mai 2007 – Florence Daine (Diététicienne)
Manger bio, est-ce manger sain ?
Les fruits et légumes bio sont plus riches en antioxydants, en poly phénols (30%) et en vitamine C (10 à 30%), ces molécules contribuent à l’élimination des radicaux libres, les accélérateurs du vieille ment cellulaire. Les végétaux sont plus riches en magnésium et en fer, leur teneur en sels minéraux varie néanmoins selon le sol et la fertilisation. Un bénéfice reconnu car, entre 1950 et aujourd’hui, les apports vitaminiques et minéraux des végétaux issus de l’agriculture intensive ont baisé de 6 à 38% selon le nutriment, en raison de l’épuisement des sols ! « Manger bio évite de s’exposer à des polluants chimiques susceptibles de favoriser allergies, dégénérescence du système nerveux et atteintes de l’immunité », insiste le Dr Lylian Le Goff, médecin à Lorient.
 


   
 


Sur les OGM
 

Libération – 13 avril - ns
OGM : Recours contre le ministère de l’Agriculture
Les semenciers de maïs ont décidé de déposer un recours devant le Conseil d’Etat « pour excès de pouvoir » contre le ministère de l’Agriculture, accusé de bloquer l’homologation de nouvelles variétés de maïs génétiquement modifiées. Le syndicat professionnel de semenciers du maïs (Seproma) dénonce que, depuis 1999, le ministère n’a inscrit aucune nouvelle variété de maïs génétiquement modifié au catalogue national, alors que, selon lui, « plus de cent variétés ont satisfait aux épreuves d’évaluation ».

Les Marchés – 20 avril – Sylvie Carriat
Les plantes génétiquement modifiées s’avèrent profitables
Le maïs Bt s’est révélé avantageux aux agriculteurs européens qui l’ont cultivé depuis dix ans. De multiples sources le confirment dans un rapport, publié en mars et réalisé par l’Institut for Prospective Technological Studies sur les « bénéfices sanitaires, économiques et environnementaux du maïs Bt en Europe ». Un bilan qui vient alimenter la controverse. Celui-ci s’appuie sur les résultats d’étude des cultures dans 7 pays d’Europe le maïs Bt résistant aux insectes foreurs depuis sa première implantation en Espagne, en 1998. Il relève au moins trois avantages : économique pour les agriculteurs, sanitaire pour l’alimentation animale et environnemental. Ce rapport rejoint dans ses conclusions économiques celui qu’a publié en décembre dernier le Centre de recherche de la Commission européenne. Concernant toutes les espèces végétales cultivées à travers le monde, ce dernier fait ressortir que ce sont les économies réalisées au niveau des pesticides et du matériel agricole qui assurent la rentabilité de ces cultures plutôt que l’augmentation des rendements – variables selon les espèces et les pays où ces plantes sont cultivées. A l’attention des Européens, il promet une économie de 24 millions d’euros par saison si 75% des surfaces de colza étaient biotechnologiques et 33,5 millions d’euros rien qu’en Grande Bretagne si toutes les cultures betteravières étaient résistantes aux herbicides. Ce rapport exclut le risque écologique (le colza OGM étant interdit en Europe à cause de sa propension à se disséminer).

 


   
 


Ils l'ont dit
 

Revue du vin de France – 23 avril – D.S.
« Dans la Revue des vins de France de mars 2007 le lien entre pesticides et cancer, vous écrivez : « Ces produits, on le sait, sont responsables de cancers ». Nous contestons cette affirmation. Le cancer est une maladie d’origine multifactorielle : le vieillissement de la population, les progrès du dépistage qui mettent au jour plus de cas, le tabac, l’alcool et la nutrition sont autant de facteurs évoqués par les spécialistes. 7 à 31% des cancers pourraient être évités en adoptant une alimentation contenant plus de fruits et légumes… Sur la qualité du vin, vous affirmez que la « qualité même du vin peut être altérée par l’abus de produits chimiques »… Certains millésimes ont été sauvés suite à des attaques d’oïdium, de vers de grappe ou de virus transmis par les cicadelles grâce à des produits phytopharmaceutiques ».
Jean Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP

Le Monde – 22/23 avril – Sandrine Blanchard
Les fruits et légumes sont essentiels pour la santé

« Le lien entre alimentation et cancer, est allé à l’encontre du dogme de la cancérologie selon lequel cette maladie était causée par des substances chimiques. Pour certains cancers (sein, prostate, côlon), nous n’avions pas de facteur de risque…. La consommation de fruits et légumes en quantité suffisante permet de lutter contre les grands « killers » de notre siècle que sont le cancer, le diabète et les maladies cardio-vasculaires ». Globalement, environ 30% des cancers sont dus au tabac et plus de 40% (notamment ceux de l’appareil digestif) ont un lien avec une mauvaise alimentation. Un tiers d’entre eux pourraient être évités grâce à un changement de comportement alimentaire ».
Professeur Elio Riboli – spécialiste de nutrition et cancer

 
   

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