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Revue de presse :
du 31 mars au 06 avril 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Le Monde – 4 avril – Gilles Van Kote
Connivences et silences autour des pesticides
Dans le monde Fabrice Nicolino et de François Veillerette, les auteurs de Pesticides : révélations sur un scandale français, il y a peu de bons et beaucoup de méchants. Dans le camp des gentils, on trouve quelques scientifiques éclairés, persécutés par leur hiérarchie, les adeptes de l’agriculture biologique, les militants écologistes et ceux de la Confédération paysanne. Du côté des méchants, décrits au mieux comme des incompétents, au pire comme des vendus ou des criminels : l’immense majorité des chercheurs concernés et des hautes sphères de la fonction publique, ainsi que les industriels. Au milieu, le consommateur, mouton de Panurge empoisonné par les résidus de pesticides, et les agriculteurs « traditionnels », à la fois victimes et complices de cet empoisonnement. Ce manichéisme (« D’un côté le fric et les engins, de l’autre les bêtes, les hommes, un équilibre ancien ») est le point faible d’un ouvrage qui dénonce avec virulence le scandale caché du dévoiement, depuis la première moitié du XXème siècle, de la recherche scientifique et de l’agriculture par l’industrie chimique, sous le regard complice de l’Etat français.
Enjeux les Echos – Avril – M.D.
Gestion de l’eau, le nouveau jackpot
Votée in extremis le 20 décembre dernier, après deux ans de concertation avec les lobbies intéressés (élus locaux, syndicats des eaux, filière agrochimique, sociétés de pêche…), la loi sur l’eau évite les sujets qui fâchent. A commencer par la responsabilité financière des exploitants agricoles ou des fabricants de produits phytopharmaceutiques… Mais elle instaure un « droit à l’eu potable dans des conditions économique acceptables pour tous ». Et fixe des normes techniques qui vont transformer le marché de l’eau en eldorado pour les bureaux d’études et les sociétés de terrassement… Les industriels s’en sortent bien. A peine si la loi prévoit la traçabilité des ventes de pesticides. Et un fonds de garantie sera créé pour réparer les dommages provoqués par les boues d’épandage. Malgré ses lacunes, la loi de 2006 traduit une rupture. A l’ère de l’eau à volonté succède l’ère de l’eau rare, donc chère.
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Sur les abeilles
Libération – 6 avril – Laure Espieu
L’apiculteur pend la mouche contre son voisin pollueur
Une fois n’est pas coutume, les anti-OGM ont choisi d’eux-mêmes de lancer une procédure en justice plutôt que d’opter pour la désobéissance civile. Hier, au tribunal de Marmande, c’est un apiculteur qui assignait son voisin producteur de maïs OGM pour contamination. Deux répercussions inquiètent les apiculteurs : d’abord sur leur image de marque, qui implique qu’ils devront trier et sélectionner leur produit pour une meilleure transparence (soit plus de travail et un important surcoût) et ensuite sur le devenir du cheptel. Car les abeilles nourrissant elles mêmes leurs larves de pollen, il existe, selon les apiculteurs, un risque, à terme, de mutation de l’animal et de destruction des colonies. Une mesure d’expertise pour évaluer l’impact de cette nourriture a d’ailleurs été demandée. L’avocat de Claude Ménara, déjà victime des faucheurs et de Greenpeace, son champ avait été photographié par Yann Arthus-Beretrand (100 ha de maïs BT barré d’une immense croix, conteste l’existence d’un dommage. « Il n’existe pas de trace de rupture commerciale, et donc pas de préjudice économique », avance-t-elle. A l’audience, l’ambiance est lourde. Le public hostile rit ou se moque à chaque déclaration. « Si les apiculteurs transhumants ne veulent pas de pollen OGM, ils disposent leurs ruches près d’une autre source, maintient l’avocat. Si je suis agriculteur bio à côté d’une autoroute, je ne vais pas demander qu’on ferme l’autoroute ». Elle voit une audience « instrumentalisée » et réclame des dommages et intérêts pour « procédure abusive ». Le jugement a été mis en délibéré au 24 mai. |
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Sur les firmes
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Sur l'agriculture raisonnée
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Sur l'agriculture biologique
Le Monde – 31 mars – Rafaëlle Rivais
Le Parlement européen ne veut pas de traces d’OGM dans les produits bio
Alors que la Commission préconise 0,9% afin de prendre en compte des contaminations accidentelles, le Parlement européen a réclamé 0,1% seulement, soit le seuil de détectabilité, lors d’un vote consultatif, jeudi 29 mars. « Il est fondamental de ne pas dénaturer la production bio par une tolérance trop élevée », a expliqué l’eurodéputé socialiste belge Marc Tarabella, qui a été suivi par une majorité de ses collègues. 324 contre 282, et 50 abstentions. Chez les Français, seuls les eurodéputés UMP ont voté contre. La Française Marie-Hélène Aubert, rapporteuse, demandait que le seuil de tolérance aux OGM soit de 0,1% « à la fois » pour les aliments biologiques et conventionnels, afin qu’il n’y ait pas de distorsion de concurrence ». Une stratégie considérée comme vouée à l’échec, ni la Commission ni le Conseil n’étant disposés à revenir sur le seuil de 0,9% qui s’applique à l’agriculture conventionnelle depuis 2004.
Métro – 5 avril – Julie Duquenne
Le bio s’invite à la cantine
Le lycée de Romainville est l’un des premiers à s’être convertis. Le chef de cuisine essaie de remplacer son marché « conventionnel » par un marché « biologique ». « Je ne suis pas spécialement écolo, mais en achetant des produits issus de l’agriculture biologique, je me suis rendu compte qu’il y avait une différence flagrante quant à la saveur des aliments »… Malgré tout, les lycéens sont sceptiques sur les bienfaits de ces menus. « Au début, c’était marrant, mais maintenant, je trouve que la nourriture n’est pas assez variée et que ça a moins de goût », commente une élève en terminale. « Franchement, je préfère les pizzas et les frites, même si le bio c’est meilleur pour la santé », ajoute une autre. Une autre encore estime « ne pas vraiment sentir la différence entre les deux » |
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Sur les OGM
Le Figaro Economie – 3 avril – Thérault Dromard et Marc Mennessier
OGM : La France à la peine face aux Américains
La polémique sur les OGM fait rage. Menacés par les campagnes des opposants aux cultures génétiquement modifiées, les semenciers français n’osent plus investir alors que le marché mondial est en pleine expansion. Les sécheresses à répétions de 2003, 2005 et 2006 ont fortement diminué les rendements de maïs en raison notamment de la prolifération de chenilles (pyrale) liée aux fortes chaleurs. Or le Mon 810 résiste précisément aux attaques de pyrales. Pour les agriculteurs, le calcul est vite fait. D’autant que ce maïs génétiquement modifié offre des rendements à l’ha supérieurs de 10%. Mais c’est surtout la possibilité d’un débouché à l’export qui a fini par convaincre les plus sceptiques. Car planter du maïs OGM est une chose, le vendre en est une autre. En France, les réticences sont encore trop grandes pour envisager une commercialisation. En revanche, l’Espagne, voisine des grandes plaines du Sud-Ouest, est disposée à importer du maïs OGM français jusqu’à environ 2 millions de tonnes par an. Il n’en reste pas moins que le développent de ces cultures repose sur un seul gène importé des Etats-Unis, le Mon 810. Son propriétaire, la firme Monsanto, domine le marché mondial des semences en réalisant 40% de son chiffre d’affaires annuel avec les royalties qu’il perçoit sur ses brevets ! Et la tendance ne semble pas près de s’inverser quand on sait que les Etats-Unis investissent chaque année six fois plus que l’UE dans les biotechnologies (1 200 millions de dollars contre 250 millions). Difficile pour les semenciers français et européens de rivaliser quand, en plus, leurs essais sont détruits par les opposants aux OGM.
20 minutes – 4 avril – Orianne Dupont
Les OGM auront-ils le dernier mot ?
Trois maires et une collectivité locale ont comparu devant la cour administrative d’appel pour s’être prononcés contre les OGM. Toutes les délibérations ont attaquées par les préfets concernés, qui ont gagné en première instance, l’année dernière. Dans ses conclusions, le commissaire du gouvernement a confirmé les jugements de première instance : « La police en matière d’OGM appartient au ministère de l’Agriculture. Les décisions municipales sont illégales, les maires n’ont pas cette compétence. » Il a par ailleurs émis des doutes quant aux risques liés aux OGM et a souligné que le danger de contamination des autres cultures n’était qu’une « éventualité ». La décision de la cour a été mise en délibéré au 15 mai.
Sud Ouest – 4 avril – G. Richard
De nouvelles plantations OGM inquiètent les bios
Le 20 mars dernier, le gouvernement a publié trois décrets et deux arrêtés sur les OGM. Le communiqué de presse affirme des choses qui ne sont pas dans les textes. Ce n’est pas de l’information mais de la pure communication ». Propagande. Parmi ce qui fait bondir Christian Ponticelli, président du Gabb 32 (Groupement des producteurs biologiques du Gers), cette affirmation du ministère de l’Agriculture : « Les agriculteurs qui cultiveront, en 2007, des maïs OGM s’engageront à informer les cultivateurs des parcelles voisines et à respecter une distance d’isolement de 50 mètres ». Le représentant des bios gersois assure « que cela ne figure pas dans la loi ». Comment alors protéger les cultures biologiques lorsqu’elles se trouvent à côté d’une parcelle OGM ? « Nous n’avons aucun moyen de nous protéger… à moins d’interdire le vent ! » ironise une agricultrice bio.
Le Dauphiné Libéré – 4 avril – Bellaton Michel
Une lettre ouverte va être adressée au « semeur d’OGM »
Après un mois et demi d’existence, le collectif anti-OGM, créé à Bourgoin-Jallieu, persiste et signe. Composé de volontaires, il se réunit régulièrement pour faire le point de ses actions récentes et préparer les suivantes… Notamment à l’égard de l’agriculteur qui va semer un maïs OGM prochainement sur la commune de Bourgoin-Jallieu. Le temps presse puisque la période des semences débute dans une quinzaine de jours. Comment inciter cet agriculteur à renoncer ? Le collectif a décidé d’adresser une lettre ouverte à tous les agriculteurs du secteur (une cinquantaine) pour atteindre parmi eux celui qu’ils veulent toucher en lui demandant de renoncer à son action. |
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Ils l'ont dit
Le Figaro Economie – 3 avril
« Je rappelle que c’est l’INRA , organisme public français qui a mis en évidence le rôle insecticide de la protéine Bt sécrétée par une bactérie du sol et que c’est Rhône Poulenc qui a découvert le premier gène de résistance à l’herbicide glyphosate dans les années 1980. 0r, aujourd’hui, force est de constater que ce sont des firmes américaines qui commercialisent, dans le monde entier, les variétés génétiquement modifiées porteuses de ces innovations. Y compris en France où des cultures de maïs Bt commencent à se développer dans le Sud-Ouest. Dans le même temps, la France et l’Europe importent du soja et du maïs transgénique par pleins bateaux pour nourrir leur bétail. Du coup, je m’interroge : veut-on oui ou non garantir notre indépendance alimentaire vis-à-vis des Etats-Unis ? ».
Pierre Pagesse, président de Limagrain (4ème semencier mondial)
Le Figaro – 3 avril
« Le principe de précaution est une idée noble que la France s’ingénie à applique de travers… Bien sûr, les OGM ne résoudront pas le problème de la faim dans le monde. Et nous ne sommes pas obligés de prendre pour argent comptant les promesses mirobolantes de leurs promoteurs, des plantes- médicaments aux vaccins oraux et autres carburants miracles. Mais il est vital pour l’une des toutes premières puissances agricoles de la planète de rester à la pointe de la recherche dans ce domaine, sous peine de perdre notre indépendance alimentaire. Le progrès n’est pas nécessairement « impur », la recherche biologique n’a pas forcément pour effet de « souiller » la nature, le principe de précaution ne doit pas conduire à geler l’état du savoir et à condamner la prise de risque. Décréter un moratoire sur les OGM, comme le réclament plusieurs candidats à la présidentielle, est une idée obscurantiste et antimoderne qui se déguise sous les apparences de la raison ».
Nicolas Barré - Editorialiste
L’Humanité – 31 mars
« FNE, fédération française de 3000 associations de protection de l’environnement, est strictement opposée à toute culture en plein champ de plantes génétiquement modifiées. Non seulement l’intérêt de ces manipulations du vivant n’est pas démontré, mais les risques induits pour la santé et l’environnement ne sont pas correctement évalués et irréversibles… Au plan national, le ministre de l’Agriculture délivre chaque année des autorisations de cultures expérimentales d’OGM, sans aucune mesure de précaution ou de surveillance. Ces autorisations ont déjà été jugées illégales à plusieurs reprises par les juges français. Nous demandons le retrait immédiat par le ministre de toutes les autorisations d’essais en plein champ délivrées en France… FNE souhaite un moratoire légal sur les disséminations d’OGM tant que leur innocuité et leur intérêt n’auront pas été légalement démontrés au terme d’un véritable débat démocratique. ».
Lylian Le Goff et Arnaud Gossement de France Nature Environnement
Aujourd’hui – 3 avril
« Le plus gros retard est accusé sur les produits cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques, à propos desquels le public est presque entièrement privé d’informations. Il y a beaucoup de produits autorisés que les gens n’achèteraient plus s’ils le savaient. Le danger qu’ils représentent pour la santé devrait figurer sur leur étiquette. Et les citoyens devraient bénéficier dans ce domaine de la formation à laquelle ils on droit. Cela commence à changer pour les pesticides, mais c’est tout. ».
Corinne Lepage – ancien ministre de l’environnement
Le Nouvel Observateur – 5 avril
Allègre – Voynet : leurs vérités sur la planète
« Des livres de Claude Allègre, j’en ai lu beaucoup. Avec celui-là (« Ma vérité sur la planète ») j’ai hélas ! L’impression d’une sorte radotage obsessionnel. Claude repart au combat contre les obscurantistes au nom des courageux savants – qu’il incarnerait, lui et lui seul : Claude, tu n’as jamais tort, et la science peut tout ! Pour moi, le problème environnemental ne sera pas résolu par les seuls progrès – que je souhaite – de la technique à usage des nantis de l’Occident. Il faut mobiliser la créativité, la générosité, l’inventivité humaine pour changer notre façon d’habiter le monde… ».
Dominique Voynet
« Si croire au progrès et à la science, c’est radoter, j’assume ! Notre vraie différence, avec Dominique ? Pour moi, tout ce qui ne rentre pas dans l’économie est sans efficacité. On ne force pas les gens à changer de comportement, sauf dans les sociétés autoritaires. Ni l’altruisme, ni la gentillesse, ni la culpabilisation ne fonctionnent. C’est pour cela que je crois à la croissance – la croissance écologique – pour que nous ayons tous intérêt à changer le monde. Je refuse cette société frugale dont parlement les Verts ou Nicolas Hulot et ce qu’elle implique : les taxes sur l’énergie, les rationnements, les restrictions. Cela ne passera pas. ».
Claude Allègre
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