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de presse |
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Revue de presse :
du 23 au 30 mars 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
La Croix - 27 mars - Marie Verdier
Un modèle d'agriculture sous la dépendance des pesticides
Le système agricole français est-il «verrouillé» ? Oui, ont répondu les scientifiques de l'expertise collective «Pesticides, agriculture et environnement» menée par l'INRA et le Cemagref. Le modèle agricole français fait difficilement sa mue. Et les experts d'énumérer certains des blocages : la rationalité économique basée sur les rendements «induit le recours aux pesticides» ; un secteur de conseil en protection des cultures dépendant de la vente des pesticides tend à favoriser l'emploi de pesticides; le fait que ce soit «les mêmes entreprises» qui assurent «la distribution des semences, des pesticides et des engrais, et la collecte des récoltes» renforce cette tendance, d'autant plus que les entreprises rechignent à distribuer des variétés rustiques ou résistantes à certains bio-agresseurs, etc. La France reste le 3ème consommateur mondial de pesticides sans qu'aucune tendance nette à la baisse ne se dessine au-delà des variations annuelles : après les années record de consommation 1998-2001 avec un marché annuel de phytopharmaceutiques autour de 2 milliards d'euros, celui-ci oscille depuis entre 1,6 milliard et 1,9 milliard d'euros. Or ces consommations massives sont à l'origine d'une pollution chronique des eaux... A travers quantité d'exemples qui montrent comment la France a pris l'option de la chimie de synthèse, obsédée par la lutte contre les ravageurs sans souci d'une agriculture intégrée dans l'environnement, on comprend pourquoi la situation reste aujourd'hui encore largement inextricable. Et pourquoi les multiples rapports produits sur les excès du système, sur les pollutions parfois irréversibles (notamment aux Antilles) se sont empilés sur des étagères sans que rien, ou si peu, ne change.
L'UIPP adresse un courrier au Journal La Croix.
Métro - 29 mars - Nadia Loddo
«Des alternatives aux pesticides existent. Utilisons-les !»
Du 20 au 31 mars c'est la semaine sans pesticides. L'objectif de cette opération est de montrer qu'il existe des alternatives viables à l'utilisation des pesticides de synthèse. François Veillerette, président du MDRGF nous donne un aperçu de l'ampleur de la contamination à laquelle nous sommes tous exposés... Nous sommes le plus gros utilisateurs de pesticides en Europe, le 3ème dans le monde. Cette utilisation intensive conduit à une pollution généralisée... Nous souhaitons que les positions des candidats à la présidentielle et des candidats à la députation soient visibles des électeurs. Les Français sont très sensibles à cette question. La présence de pesticides dans les aliments est la première peur alimentaire en France, entre 75 et 76% des personnes interrogées se disent inquiètes de la présence de résidus de pesticides dans les aliments. C'est une inquiétude supérieure à celle liée à la grippe aviaire par exemple. Alors il faut des réponses à cette peur. Les réponses des politiques à cet enjeu seront mises en ligne début avril sur un nouveau site : www.pesticides2007.com
Que Choisir - 1er avril
Pesticides : toujours présents
Le système de contrôle des pesticides est «efficace et bien structuré», selon les inspecteurs de l'UE après une visite en France en 2006. Mais «cette efficacité est réduite par le faible nombre d'inspections d'utilisateurs». De fait, en 2004, «30% des négociants et moins de 1% des agriculteurs» avaient été visités. Le ministère de l'Agriculture a beau arguer que les contrôles sont plus fréquents au fil des ans, à moins de 1%, les fraudeurs sont tranquilles. Reste le contrôle dans les aliments. La Direction des fraudes vient de publier son bilan pour 2005. 62% des échantillons de fruits et 39% de ceux de légumes contenaient des pesticides. Les seuils réglementaires n'étaient dépassés que dans 6,7% des cas ; mais le respect des seuils n'est pas synonyme d'innocuité pour la santé. Près de 10% des échantillons contiennent deux résidus différents et 9% trois ou quatre, alors que l'effet de ces mélanges sur l'organisme n'est pas évalué.
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Sur les abeilles
AFP - 28 mars
L'UE va renouveler l'autorisation du Fipronil, accusé de tuer les abeilles
La Commission européenne devrait renouveler d'ici à mai l'autorisation de commercialisation dans l'UE du Fipronil, la substance active de l'insecticide Régent, après un avis favorable émis par les experts communautaires. Philippe Tod, porte parole du commissaire à la Santé Markos Kprianou, a indique que le Comité permanent pour la chaîne alimentaire et la santé animale avait renouvelé le 16 mars l'autorisation du Fipronil, en l'assortissant toutefois de nombreuses restrictions. Mr Tod a indiqué que «des études avaient déjà été faites sur l'éventuelle nocivité du Fipronil sur les abeilles, et que d'autres études étaient en cours qui devraient produire leurs résultats avant mars 2008. Bien sûr, nous sommes conscients des questions qui ont été posées sur les effets pour les abeilles. Nous en avons tenu compte. Pour délivrer l'autorisation, on tient compte de la santé publique et de l'environnement, pour que le niveau de risque soit acceptable. Restreindre l'usage du Fipronil au traitement des semences permettra de restreindre de manière importante les risques».
Le Figaro - 27 mars - Yves Miserey
Le Fipronil sera autorisé dans les champs en Europe
La décision devrait être approuvée en mai et le Fipronil sera intégré à la liste des substances autorisées qui doit être publiée le 1er octobre 2007. Les différents Etats auront alors six mois pour mettre leur législation en conformité avec les décisions de la Commission. Il faut néanmoins souligner que l'autorisation s'applique à la substance, mais pas systématiquement aux produits qui la contiennent. On peu donc s'attendre en France à ce que la polémique ne soit pas réellement terminée. Pour BASF, «Cette décision d'autorisation fondée sur un examen scientifique et au terme d'une procédure rigoureuse, apporte une nouvelle preuve de l'innocuité du produit pour l'environnement, pour le consommateur et pour l'agriculteur. Elle confirme les conclusions de l'Afssa en 2005 sur l'absence de risques pour la santé humaine et les nombreuses études multifactorielles sur les causes du dépérissement des abeilles, menées en France comme dans d'autres peays européens. Le Fipronil et le Régent TS ne peuvent être tenus pour responsables des mortalités d'abeilles. BASF entend poursuivre ses efforts pour un dialogue authentique avec tous les acteurs» BASF finance actuellement une opération de jachères fleuries destinées à apporter du nectar et du pollen aux abeilles dans les milieux d'agriculture intensive.
AFP - 28 mars
La Confédération Paysanne veut l'interdiction du Fipronil en France
«En cas d'autorisation européenne, la Confédération paysanne exigera de l'Etat français qu'il interdise l'usage du Fipronil sur son territoire puisqu'il en a la possibilité... Si l'avis des experts communautaires était suivi, même assorti de restrictions, cela reviendrait à donner à BASF un permis pour tuer les abeilles et polluer l'environnement» a fustigé le syndicat agricole. «En atendant que toutes les études soient faites sur la substance en 2008, l'UE se doit de respecter le principe de précaution» a-t-il estimé.
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Sur les firmes
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Sur l'agriculture raisonnée
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Sur l'agriculture biologique
Le Figaro - 26 mars - Yves Miserey
Les bienfaits de l'agriculture biologique
Les kiwis de l'agriculture biologique sont meilleurs pour la santé que ceux cultivés avec des engrais chimiques et des pesticides. Les chercheurs de l'université de Californie ont comparé des kiwis cultivés dans un même verger exactement à la même saison, mais selon les deux pratiques différentes. Résultat, les kiwis bios contiennent plus de poly phénols, (des composés organiques qui peuvent contribuer à diminuer la formation de radicaux libres), plus de vitamine C et plus de minéraux. Les différences constatées seraient dues au fait que les kiwis non protégés par les pesticides développent plus de mécanismes de défense que leurs congénères chimiques. Ils sont aussi plus stressés, ce qui les amène à fabriquer plus d'antioxydants.
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Sur les OGM
AFP - 26 mars
Bruxelles autorise la mise sur le marché de trois colzas OGM
L'autorisation valable pendant 10 ans, «s'applique à l'importation et à l'utilisation des variété de colza Ms8, Rf3 et Ms8xRf3 pour l'alimentation animale mais pas à leur culture ni leur utilisation pour l'alimentation humaine» a annoncé la Commission. «Les colzas génétiquement modifiés sont résistants à l'herbicide glufosinate-ammonium et ne contiennent aucun gène marqueur de la résistance aux antibiotiques. Ils ont fait l'objet d'une analyse scientifique de la part des Etats membres et de l'Autorité européenne de sécurité des aliments qui a démontré qu'ils offraient les mêmes garanties de sécurité que le colza traditionnel» selon la Commission.
Libération - 27 mars - Gilbert Laval
Pour l'instant, José Bové coupe au procès
Le candidat à la présidentielle ne sera pas jugé ce 27 mars pour le fauchage d'un champ de maïs OGM le 30 août dernier à Saint Hilaire. Le procès sera reporté. Deux raisons expliquent ce report. Les magistrats peuvent ils d'abord garantir d'apporter un jugement «équitable» ? Le risque est de ne pas juger le prévenu pour les seuls faits commis mais aussi en fonction de sa campagne électorale. Le second argument est du même calibre : la justice, disent les textes, ne peut passer que dans la «sérénité des débats». Un prévenu ordinaire se concentre sur sa défense. Un prévenu candidat à la présidence pourrait être amené à développer des thèses jouant contre ses intérêts. Ainsi le fauchage peut se justifier politiquement tout étant juridiquement condamnable. C'est d'ailleurs toute la thèse de la désobéissance civique développée par Bové lors de ses divers procès. Il «assume», nous dit il. La justice a choisi de ne pas avoir à le faire.
AFP - 22 mars - Raphaëlle Picard
Prison avec sursis en appel pour 9 faucheurs d'OGM, relaxés en 1ère instance
Ces membres de la Confédération paysanne étaient poursuivis pour le fauchage, en 2003, d'une parcelle de maïs transgénique sur le site de l'INRA à Guyancourt. La Cour d'appel de Versailles s'est conformée aux réquisitions de l'avocat général contre ces neuf agriculteurs qui avaient réalisé ce fauchage le 22 juillet 2003. L'avocat général avait lui-même repris les réquisitions du parquet en première instance, le 12 janvier 2006 devant le tribunal correctionnel de Versailles, où les neuf militants avaient été relaxés au nom de « l'état de nécessité ». Le parquet avait fait appel de ce jugement. Dans sa décision, la cour d'appel a estimé que « l'état de nécessité implique un danger qui doit être réel et non hypothétique alors qu'en l'occurrence les prévenus eux-mêmes parlent d'un risque pour l'avenir de l'agriculture et d'un danger possible pour la santé publique ». La cour a également indiqué qu'il n'y avait « pas de proportionnalité entre les moyens employés (en l'occurrence le fauchage) et la gravité de la menace ». Pour Me François Roux, avocat des 9 agriculteurs condamnés, « c'est une décision décevante mais que ne fera pas date », indiquant qu'il irait jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme.
Que Choisir - 1er avril
OGM : Le maïs de moins en moins conventionnel
Le bilan des contaminations par les OGM, établi par Greenpeace et l'association GeneWatch UK a été récemment publié. Sans surprise, vu le succès croissant de ces plantes dans le monde, les incidents sont plus en plus nombreux. Etonnante en revanche, la forte implication du maïs, réputé à tort ou à raison poser peu de problèmes de pollinisation croisée. Explication : c'est au stade des semences que les mélanges fortuits entre maïs OGM et conventionnels sont fréquents. Plus d'un tiers des cas de contaminations retrouvés depuis dix ans concernent cette plante. Inquiétant à l'heure où les maïsiculteurs du Sud Ouest ont annoncé leur intention de couvrir cette année plusieurs milliers d'hectares de maïs OGM. Ceci dans un contexte de vide juridique, puisque le gouvernement, contrairement à ce qu'il avait promis, a abandonné en chemin son projet de loi.
AFP - 22 mars
Ségolène Royal soutient les grévistes de la faim anti-OGM
« Vous avez entamé une protestation pour demander au gouvernement de décréter un moratoire sur les cultures OGM avant les semis 2007 et je souhaite vous faire savoir que je soutiens votre démarche » écrit la candidate dans une lettre. « Votre demande, écrit-elle encore, prend une importance particulière au moment où le gouvernement procède dans la hâte à un simulacre de transposition de la directive européenne sur les OGM ». Ségolène Royal rappelle avoir proposé d'instaurer « au plus vite un moratoire sur la culture d'OGM en plein champ pour permettre de conduire, dans un climat serein, un débat public approfondi qui permettra de redéfinir la position que nous devons adopter sur le moyen et le long terme ».
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Ils l'ont dit
Le Dauphiné - 27 mars - Karsenty Myriam
« La querelle au sujet des OGM dure depuis dix ans ! Pourtant, la réglementation a avancé sous différents gouvernements. En Europe, nous avons une des réglementations les plus lourdes du monde. En France aussi. Les chercheurs ont travaillé sur les risques sanitaires et environnementaux des OGM. Aujourd'hui, tout ce travail compte pour rien. Ces querelles n'ont plus leur place. On oublie tous les rapports des chercheurs sur le sujet ».
Marcel Kuntz - Biologiste - Directeur de Recherche au CNRS
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