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Revue de presse :
du 10 au 16 mars 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Sud Ouest - 14 mars - Lalanne
Phyto, la contre attaque
Le Forum phyto, placé au niveau national sous l'égide de la Fedecom (Fédération des comités économiques) a été lancé au Sifel qui se tient actuellement à Agen. «La problématique de la protection des cultures contre les parasites se conjugue aujourd'hui à la problématique d'une perception négative de l'usage des produits phytopharmaceutiques. C'est devenu un sujet de polémique qui véhicule beaucoup plus d'imprécisions et de qui propos que de vérités scientifiques.» a déclaré François Lafitte, co-président du Sifel. L'objet de ce Forum phyto, monté en relation avec le syndicalisme agricole et l'interprofession sera donc d'apporter «des réponses» à chaque fois que la protection légumière et fruitière se trouvera publiquement interpellée. Si les professionnels réagissent aujourd'hui aussi vivement, c'est parce qu'il existe «une corrélation étroite entre les enjeux phytopharmaceutiques et les enjeux économiques» a souligné François Lafitte. Il a cité en exemple l'interdiction récente d'un produit d'éclaircissage des pommiers. «L'emploi de ce produit génère un coût de 80 euros à l'hectare. La conséquence très concrète de cette interdiction est donc que le coût moyen de la pomme Royal Gala passe de 100 à 2600 euros par ha». Dénonçant le «faible soutien du ministère et des instituts» dans cette affaire, le président du BGSO (Bassin du grand sud ouest) a également indiqué que le Forum phyto serait aussi amené à intervenir chaque fois que de nouveaux produits se trouveront sur la sellette, dans le but d'obtenir «une meilleure lisibilité sur les arbitrages».
Le Figaro - 8 mars - Yves Miserey
Les forêts du Costa Rica polluées par les pesticides
Une étude montre que les sols forestiers des montagnes sont contaminés par les abondantes pluies tropicales de produits chargées de produits phytopharmaceutiques. Le constat est surprenant. «Les sols des forêts humides ont des taux de pesticides plus élevés que toutes les autres régions du Costa Rica», notent les chercheurs de l'université de Toronto. Ils ont relevé notamment de fortes concentrations de chlorothalonil, un organochloré dérivé du benzène utilisé comme antifongique. L'endosulfan, un insecticide organochloré lui aussi, ainsi qu'un herbicide, le dacthal, sont également très présents. Ces pesticides sont très solubles dans l'eau, ce qui peut expliquer leur transport par les courants humides qui balaient le pays. L'air se refroidissant sur les pentes montagneuses, des précipitations se forment déposent les molécules sur la végétation. Les chercheurs appellent les autorités costaricaines à étudier de près le comportement et la diffusion des nouveaux pesticides - plus solubles dans l'eau que leurs prédécesseurs - sur l'ensemble du pays.
Nous deux - 14 mars - Elodie Sabban
Est-ce utile de filtrer l'eau du robinet
Un livre dénonce un demi-siècle de connivence entre le lobby de la chimie et les paysans... Que penser par exemple, du Farre, invention de l’UIPP en 1993, au moment où les premières crises alimentaires commencent à inquiéter les consommateurs ? Celui-ci réunit « tous ceux qui ont œuvré pour les pesticides depuis 50 ans » et prône pour les agriculteurs une sorte de contrat de bonne conduite environnementale « qui n’engage à rien, ironisent les auteurs, et surtout pas à renoncer à quelque pesticide que ce soit ». A l’UIPP, on se renfrogne. Le livre est, selon JC Bocquet, son directeur général, rempli de « contre- vérités. D’ailleurs, notre avocat est en train d’étudier le dossier », poursuit-il. Quant au Farre, il se défend vigoureusement : « Nous sommes très déçus que notre attitude responsable ne soit pas reconnue à sa juste valeur »... La démonstration est accablante, peut être un peu trop à charge. « Ce livre estime F. Veillerette, a vocation à devenir un outil pour les associations, pour que les citoyens se positionnent clairement en faveur d’un autre système ». Surtout, il laisse la part belle aux malades invisibles des pesticides. Comme ces agriculteurs qui tentent de faire reconnaître leur mal comme maladie professionnelle, estime Jean Luc Dupupet, médecin du travail en charge du risque chimique à la MAS, qui trouve pourtant le livre « assez exagéré ». Mais quelles peuvent être les conséquences à long terme de ces expositions aux pesticides ? C’est tard, très tard. Il fallait bien un livre pour nous réveiller.
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Sur l'agriculture biologique
Ouest France - 9 mars - Xavier Bonnardel
Le purin d'ortie fait de la résistance
La loi sur l'eau, votée en décembre 2006, prévoit une homologation simplifiée adaptée aux produits naturels extraits de plantes. Son décret d'application, attendu avec impatience, devra fournir aux fabricants de purin une couverture légale. Des essais seront conduits par les services de la protection des végétaux à Rennes. Ils pourraient déboucher sur une autorisation de mise en marché à la fin 2007. L'UIPP manifeste la même volonté d'arrondir les angles : «Dès lors qu'un produit revendique une efficacité phytopharmaceutique et dès lors qu'il devient un bien marchand, il est logique d'adopter une méthode d'évaluation. Logique aussi qu'elle soit simplifiée dans le cas des substances peu préoccupantes, comme le purin d'ortie» déclare Jean Charles Bocquet, directeur général.
La Montagne - 12 mars
Pesticides dans le collimateur de la Semaine du cerveau
Organisée sous l'égide de la Société des neurosciences, la Semaine du cerveau, coordonnée par DANA alliance se déroule du 12 au 16 mars dans de nombreux pays du monde... «Les insecticides et pesticides peuvent également être responsables de dommages importants au niveau de nos cellules nerveuses» souligne Robert Meiniel, chercheur à l'Inserm. Des études récentes ont incriminé le roténone, un pesticide largement employé dans l'agriculture biologique, puisqu'il s'agit d'un insecticide naturel. «Suite à son utilisation prolongée, il y aurait une tendance, selon les études, à développer la maladie de Parkinson, en accélérant le vieillissement de nos cellules» explique-t-il.
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Sur les OGM
Libération - 14 mars - Laure Noualhat
Le rat se ronge les foies avec le maïs OGM
En 2004, pour obtenir l'homologation de son maïs MON 863, Monsanto commande une étude toxicologique sur 400 rats. En août 2005, les résultats indiquent qu'il existe des effets sur les rongeurs, mais Monsanto les juge «non significatifs». Alertée, l'association Greenpeace se procure, par voie judiciaire, les données brutes de l'étude, soit plus d'un millier de pages. Elle les confie au Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique, présidé par Gilles Eric Séralini, qui les épluche à nouveau. Mais l'analyse diffère profondément. Les modifications du poids des reins, du foie, du taux de sodium dans l'urine, des taux de graisses et de sucre dans le sang (...) seraient dues à la consommation de MON 863, sans compter qu'elles diffèrent selon le sexe du rat. Comment peut-on arriver, à partir des mêmes données, à des conclusions si diamétralement opposées ? L'intérêt commercial peut-être...
Le Figaro - 15 mars - Marc Mennessier
Nouvelle polémique sur la toxicité d'un maïs transgénique
Gérard Pascal est « excédé» par la nouvelle attaque lancée par deux associations anti-OGM, Greenpeace et le Crii-Gen, contre le ma ïs transgénique Mon 863 de la firme Monsanto, suspecté de perturber le foie et les reins du rat. Ce toxicologue de renom, membre de la commission du génie biomoléculaire (CGB) a décelé certaines «anomalies» sur le poids des reins, les taux de globules blancs et la glycémie des rats nourris avec le fameux maïs. Mais le résultat des contre-expertises demandées par la CGB démontre, un an plus tard, que ces différences entrent dans la fourchette de la variabilité naturelle et ne sont pas liées à la consommation de cet OGM autorisé depuis à la consommation humaine en Europe. Dans un article publié dans une revue scientifique confidentielle, le biologiste Gilles Eric Séralini responsable scientifique du Crii-Gen revient aujourd'hui à la charge en affirmant que le « Mon 863 n'est pas un produit sûr». Après s'être procuré les données brutes de l'essai auprès d'un tribunal allemand et leur avoir appliqué un nouveau traitement statistique, il suggère que les anomalies hépatorénales sont d'origine hormonale. Mais il se garde bien d'en apporter la moindre preuve... «Il s'agit simplement d'une pirouette destinée à masquer le fait qu'il n'y a pas d'adéquation entre la dose ingérée et les effets biologiques induits. Ces résultats ne sont donc pas significatifs, poursuit Gérard Pascal. Gilles Eric Séralini, qui n'est pas toxicologue, veut sans doute réinventer la toxicologie à lui tout seul !».
Sud Ouest - 15 mars - Ripoche
Monsanto : «Juste une interprétation nouvelle»
« Ce n'est pas une contre-enquête car les auteurs n'ont pas apporté d'information nouvelle. C'est seulement leur interprétation qui est nouvelle », commente Yann Fichet, directeur des relations extérieures de Monsanto France. Il s'en remet au fait que le « MON 863 a été évalué par les comités scientifiques de plus de 10 pays qui sont tous parvenus à la même conclusion : ce maïs est aussi sûr qu'un maïs conventionnel». «Vieille affaire». Au ministère de l'Agriculture, on évoque également «une vieille affaire». Le ministère rappelle que le Comité du génie biomoléculaire (CGB) avait déjà «demandé des informations complémentaires», particulièrement «un réexamen des coupes d'organes de rats testés» ainsi que des nouvelles données sur le poids de leurs reins. Ce réexamen précise le ministère, avait conclut que «la modification de paramètres correspond à des anomalies fréquentes chez des rats de laboratoire». Pour le reste, le ministère se borne à constater que le «Crii-Gen a cru bon de ré analyser et ne fait pas de commentaire.
AFP - 14 mars
Le PS demande un moratoire sur la culture de plantes OGM en plein champ
Le PS s'associe à la demande de sa candidate à la présidentielle Ségolène Royal d'un moratoire immédiat sur la culture de plantes OGM en plein champ. Selon le PS, il y a eu en France «jusqu'à 5000 ha de maïs transgénique cultivés en 2006, sans cadre réglementaire, sans débat démocratique et sans qu'existe un quelconque régime de responsabilité clairement établi en cas de contamination». Le parti invoque aussi une nouvelle étude du Crii-Gen, qui porte sur une nouvelle variété de maïs et «renforce encore les doutes existants et la nécessité d'une prudence accrue».
Les Echos - 14 mars
Rhône Alpes opposée à un projet d'essai OGM en plein air
Le président de la région Rhône Alpes, Jean - Jack Queyranne, a écrit au ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, pour lui demander de refuser un projet d'essai de maïs OGM à l'entreprise américaine Monsanto. «Des projets d'essais de plantes transgéniques en plein champ (...) pourraient concerner des communes de Rhône-Alpes. Je veux vous rappeler que la région Rhône Alpes a voté une délibération le 29 avril 2004, au nom du principe de précaution, pour que soient interdites les expérimentations transgéniques en plein champ», rappelle Mr Queyranne dans son courrier.
AFP - 14 mars - Charlotte Plantive
Les OGM, solution à la malnutrition : une thèse qui ne fait pas l'unanimité
Les pays en développement ont besoin des OGM pour résoudre leurs problèmes de malnutrition, ont soutenu à Lyon des participants au forum mondial des sciences de la vie BioVision (11 au 14 mars), mais sans faire l'unanimité. Les OGM jouent un «rôle dans le soulagement de la faim et de la pauvreté dans les pays en développement» a assuré le professeur sud-africain Diran Makinde. Plus résistantes aux maladies, aux parasites et à la sécheresse, les plantes modifiées permettent des rendements plus élevés et limitent l'utilisation d'insecticides ou l'arrosage, a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse organisée par «EuropaBio», association des industries de biotechnologies européennes. Pour Laurence Meyrat, coordinatrice de Greenpeace à Lyon, les promesses des entreprises de biotechnologies sur les plantes génétiquement modifiées ne sont que «de la poudre aux yeux. Elles ne sont pas au point en termes de rendement et ne consomment pas moins de pesticides» a-t-elle soutenu.
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Ils l'ont dit
Sud Ouest - 14 mars - Valeins
«Une véritable bombe à retardement. Un doublement des cancers d'ici à vingt ans. Tous les nouveaux-nés actuels seront contaminés et développeront un cancer au cours de leur vie. Toutes les maladies dégénératives se multiplieront... Nous vous avertissons une fois encore de l'urgence de la situation : la pollution chimique associée à la destruction progressive de notre environnement condamne l'humanité à disparaître».
Dominique Belpomme - cancérologue à l'hôpital Pompidou
France Inter - 9 mars - Philippe Bertrand
«... On s'aperçoit que lobby des multinationales a créé des syndicats très puissants, qu'il y a une forme de propagande sans recul sur le bon usage des produits chimiques au détriment des produits naturels alors que ces produits naturels fonctionnaient très très bien. Mais on en a fait la bête noire et on continue à en faire la bête noire. On a reçu des communiqués de presse au niveau interministériel qui expliquaient que l'agriculture pouvait être particulièrement dangereuse, du style l'usage de la ciguê, de la Belladone. Ce sont des plantes qui ne sont plus utilisées depuis le XVIIème siècle : ces gens-là ont des références moyenâgeuses. Ils ont encore beaucoup moins de recul que nous dans la recherche en agriculture biologique. On s'aperçoit, quand on essaie de dialoguer avec le ministère de l'Agriculture, que l'UIPP, les représentants des multinationales dirigent à la place du ministère. On a une véritable problématique : il faut inverser les donnes. C'est un peu le pot de fer contre le pot de terre.»
Eric Petiot - paysagiste - utilisateur de traitements biologiques en culture ...
Le point - 15 mars
«... Si on généralisait la culture appelée improprement bio, la baisse des rendements qu'elle implique aurait pour conséquence non seulement la perte de la compétitivité de notre agriculture, mais induirait à l'échelle mondiale une destruction obligatoire de la forêt. Si nous avions le niveau de productivité de 1950 (une culture prétendument bio), il faudrait défricher 24 millions de kilomètres carrés de forêts pour répondre aux besoins alimentaires actuels. Cette superficie correspond à l'essentiel des zones sauvages d'Europe et les Etats-Unis ! ... »
Claude Allègre
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