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Revue de presse :
du 1er au 9 mars 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Libération – 1er mars – Eliane Patriarca
Les pesticides ont été imposés par la désinformation
Il se lit d’une traite. L’enquête des auteurs de « Pesticides, révélations sur un scandale français – le journaliste Fabrice Nicolino, collaborateur du magazine Terre Sauvage et l’enseignant François Veillerette, président du MDRGF, association anti-pesticides – permet de comprendre comment la France a basculé, depuis la Libération, dans une agriculture dopée aux pesticides. Les pièces du puzzle s’assemblent peu à peu, pour révéler le réseau qui s’est tissé entre industriels, services de l’Etat, organismes de recherche, syndicats agricoles.
L’Express – 1er mars – M. Fts
Champs toxiques
C’est l’’histoire terrible et authentique d’un empoisonnement collectif. L’histoire d’une pomme qui subit 36 traitements chimiques avant d’être croquée. De milliards d’abeilles occises par des poisons légaux. De rivières françaises polluées à 96%. C’est l’histoire de l’agriculture française, dopée aux traitements phytopharmaceutiques depuis l’après guerre et ses grandes pénuries. L’enquête, implacable, de Fabrice Nicolino et François Veillerette se lit comme un thriller. Sauf qu’il n’est pas question ici de fiction, mais de liens sacrés qui unissent, depuis 1945, l’agriculture et le monde politique. Pour le meilleur : l’abondance alimentaire. Et pour le pire : une nature saccagée et l’augmentation exponentielle dramatique et « inexplicable, » des cancers, malformations sexuelles, stérilités et autres maladies dégénérescentes. A vous empêcher de dormir. De manger. De respirer.
La Vie – 1er mars – Anne Guion
Pesticides : la fin de l’omerta
Un livre dénonce un demi-siècle de connivence entre le lobby de la chimie et les paysans… Que penser par exemple, du Farre, invention de l’UIPP en 1993, au moment où les premières crises alimentaires commencent à inquiéter les consommateurs ? Celui-ci réunit « tous ceux qui ont œuvré pour les pesticides depuis 50 ans » et prône pour les agriculteurs une sorte de contrat de bonne conduite environnementale « qui n’engage à rien, ironisent les auteurs, et surtout pas à renoncer à quelque pesticide que ce soit ». A l’UIPP, on se renfrogne. Le livre est, selon JC Bocquet, son directeur général, rempli de « contre- vérités. D’ailleurs, notre avocat est en train d’étudier le dossier », poursuit-il. Quant au Farre, il se défend vigoureusement : « Nous sommes très déçus que notre attitude responsable ne soit pas reconnue à sa juste valeur »… La démonstration est accablante, peut être un peu trop à charge. « Ce livre estime F. Veillerette, a vocation à devenir un outil pour les associations, pour que les citoyens se positionnent clairement en faveur d’un autre système ». Surtout, il laisse la part belle aux malades invisibles des pesticides. Comme ces agriculteurs qui tentent de faire reconnaître leur mal comme maladie professionnelle, estime Jean Luc Dupupet, médecin du travail en charge du risque chimique à la MAS, qui trouve pourtant le livre « assez exagéré ». Mais quelles peuvent être les conséquences à long terme de ces expositions aux pesticides ? C’est tard, très tard. Il fallait bien un livre pour nous réveiller.
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Le Monde – 2 mars – Gaëlle Dupont
La calamité des polluants organiques persistants
C’est un empoisonnement à distance, dont les habitants de l’Arctique sont des victimes impuissantes. Les animaux et les populations qui vivent à proximité du pôle Nord sont exposés à des niveaux très élevés des produits toxiques, en particuliers pop (pesticides, PCB) et métaux lourds. Il suffit de quelques jours pour que des émissions polluantes européennes se retrouvent en Arctique, qu’elles peuvent rejoindre « en un seul voyage, ou en se déposant plusieurs fois en cours de route » explique Gunnar Sander, spécialiste de l’Arctique à l’Agence européenne de l’environnement (AEE). Les températures froides favorisent leur dépôt, ce qui fait que l’Arctique devient une sorte de puits ». Les POP ont la particularité, outre de se propager par l’air, l’eau et les espèces migratrices bien au-delà des zones où ils sont produits, de s’accumuler dans les graisses et de résister à la dégradation Ils se transmettent par ce biais de la base au sommet de la chaîne alimentaire. Les polluants migrent ainsi des coquillages aux poissons, puis aux oiseaux et aux mammifères marins… et de ces derniers à leurs ultimes consommateurs : les ours, les hommes… Un début de mobilisation a eu lieu avec l’adoption de la Convention de Stockholm qui interdit certains polluants ou en limite l’usage, mais les substances anciennes restent présentes dans l’environnement et de nouvelles arrivent. Environnement et populations de l’Arctique restent donc suspendues aux politiques de prévention dans les pays industrialisés.
Le Monde – 8 mars – Laetitia Clavreult
L’agriculture va devoir accélérer son adaptation au réchauffement
L’INRA, au Salon de l’Agriculture, a consacré un colloque à l’impact – déjà en partie visible – des changements climatiques. Pour la président de l’INRA, Marion Guillou, le défi pour la recherche publique est de taille : « Nous devons proposer de nouveaux modèles de production, pour une agriculture écologique et intensive », conclut-elle, rappelant que les besoins alimentaires et énergétiques sont tous deux croissants. |
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Sur les abeilles
Libération – 3 mars – Stéphanie Maurice
De la fin du Régent à la faim de l’abeille
Le fabricant du pesticide interdit veut montrer que l’insecte souffre de malnutrition. Une jachère apicole cultivée tout exprès pour mieux nourrir les abeilles. A Gravelines, dans le Nord, en pleine zone Seveso, à deux pas de la centrale nucléaire, BASF AgriProduction a planté phacélie, trèfle violet, sainfoin et minette, toutes des plantes mellifères, riches en nectar, sur 10 ha jusque là inutilisés de son site industriel. En lançant cette opération « jachère apicole », BASF entend promouvoir une de ses explications à la mortalité des abeilles : le manque de diversité de la nourriture. Une abeille a un rayon d’action de 3 kilomètres autour de sa ruche : dans les zone d’agriculture intensive, elle peut n’avoir que du tournesol ou du colza à butiner. « C’est comme si vous mangiez des steaks frites toute l’année ; au bout d’un moment, vous auriez des problèmes de santé » s’exclame Pascal Kieffer, chef du service santé sécurité environnement de BASF Gravelines et apiculteur amateur depuis 1995. De plus, toutes les fleurs n’ont pas les mêmes qualités nourrissantes pour les abeilles. Un pollen peu riche dans des zones sans diversité florale provoquerait des disettes responsables de l’affaiblissement des espèces. C’est la thèse soutenue par Philippe Lecompte, apiculteur professionnel et président du réseau Biodiversité, qui rassemble les 44 jachères apicoles, en tout 400 ha semés de fleurs choisies pour leurs qualités nutritives.
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Sur les firmes
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Sur l'agriculture raisonnée
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Sur l'agriculture biologique
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Sur les OGM
Enjeux Les Echos – 1er mars – Claude Vincent
Les anti-OGM, hérauts de la société du risque zéro
Le fossé s’est creusé un peu plus entre les approches européennes et anglo-saxonne, divergentes. Alors qu’en Europe il convient de prouver l’innocuité d’un produit ou d’une procédure, aux Etats-Unis, il faut faire la preuve de leur nocivité. Ce qui explique d’ailleurs nombre des débats acharnés qui agitent régulièrement l’OMC. « Nous sommes passés d’un droit de la preuve à un droit de l’épreuve », estime François Edwald, philosophe, professeur au Cnam et spécialiste de l’assurance et du risque. Le juge qui ne peut pas trancher sur le fond – il ne s’y connaît pas mieux que l’expert – va se concentrer sur le strict respect de la procédure, de défis d’expertise et de connaissance. L’étude a priori de tous les risques potentiels peut alors atteindre des coûts prohibitifs. Et dans un débat aussi radicalisé que celui des OGM, l’analyse comparative des risques (faut-il agir ou ne pas agir ?) peut devenir impossible. L’obligation de recherche faite dans le cadre du principe de précaution est ainsi pour partie remise en cause par le fauchage de parcelles expérimentales. Avec, à l’arrivée une situation complexe responsable des différences d’appréciation et de la radicalisation des attitudes. Il est vrai que, pour le consommateur, les OGM n’ont toujours pas fait la preuve de leur intérêt immédiat. A l’inverse, par exemple, des téléphones portables pourtant « éligibles » au principe de précaution pour les effets des rayonnements électromagnétiques ni prouvés ni infirmés. Les GSM sont achetés en masse… par les faucheurs, pour organiser leurs opérations ?
Le Monde – 2 mars 2007 – Gaëlle Dupont
Les clandestins des OGM
Convertis à la culture du maïs génétiquement modifié, ils ont peur des faucheurs volontaires, cachent leur activité et exigent l’anonymat. Rencontre avec ces « pionniers » du Sud Ouest. Cette clandestinité, c’est selon eux, la faute d’un seul homme, José Bové, cet « anarchiste irresponsable, même pas agriculteur, qui s’acharne sur des gens qui travaillent, et intoxique le public avec l’aide des médias qui font notre pluie et notre beau temps » explosent-ils. Dire qu’il se présente à l’élection présidentielle, alors « qu’il devrait en prison » ! Argument ultime de tous ces agriculteurs : le maïs Bt a été autorisé par les autorités, après expertise. « Il faut faire confiance aux scientifiques », plaident-ils à l’unisson.
AFP – 7 mars
Menville : Jos Bové a eu notification de sa condamnation définitive
Condamné par la cour d’appel de Toulouse en novembre 2005 à quatre mois de prison ferme pour avoir arraché des plans de maïs transgéniques à Menville, José Bové avait vu sa peine définitivement confirmée par la Cour de cassation le 7 février dernier. « Il y a un véritable acharnement politique de la part du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur, il y a véritablement une volonté de criminaliser le mouvement social et de faire en sorte que peut-être un candidat gênant ne soit pas dans le débat du prochain mois » a-t-il ajouté. Son avocat François Roux a estimé de son côté que « si le fait que le procureur général de la Cour d’appel de Toulouse ait notifié l’arrêt de cassation si rapidement n’est pas encourageant. C’est le ministre de la justice qui tient la clef de la cellule de José Bové » a-t-il dit.
La Dépêche du midi – 8 mars – B.H.
Un juge, avocat des anti- OGM
Dans le concert des anti-OGM, la voix de la juge de l’application des peines, Emmanuelle Perreux, pèse : « Le gouvernement fait tout pour que la justice soit le bras armé du combat que vous livrez ». Accusations graves que la magistrate étaye devant son auditoire. « En deux ans, deux circulaires du Garde des Sceaux ont été adressées aux parquets. On leur demande d’avoir une réponse judiciaire exemplaire à l’encontre des faucheurs volontaires et de mettre en œuvre des procédures », au nom des conséquences économiques qu’entraînent ces actions commandos et des « risques sanitaires qu’elles font courir aux populations »… Les militants sont aux anges. Une fois n’est pas coutume, un juge endosse la robe d’un avocat. |
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Ils l'ont dit
L’Humanité – 5 mars
« Il faut une réforme en profondeur du système des aides à l’agriculture pour mettre enfin un terme à une incroyable injustice : 80% des aides vont à 20% des agriculteurs, notamment les agro-industriels d’une agriculture intensive qui a tellement détruit l’environnement ».
Ségolène Royal
France Bleu – 1er mars – « Les pesticides sont-ils partout ? – Sylvie Charbonnier
« Il y a des études françaises d’instituts publics comme par exemple l’IFEN, mais il y a beaucoup d’autres études qui démontrent ce que nous avons écrit. C’est-à-dire, en effet, il y a des pesticides dans l’air, il y a des pesticides dans l’eau de pluie dans les grandes villes, à Paris, par exemple, à Lyon, à Marseille, à Rennes. Quand vous vous promenez et que la pluie tombe sur vos épaules, eh bien il y a des molécules pesticides dedans. C’est sur et certain, prouvé et reprouvé.
Fabrice Nicolino journaliste – co-auteur avec François Veillerette du Livre « Pesticides : révélations sur un scandale français ».
«Sur le fait qu’il y ait présence de produits dans les différents compartiments de l’environnement, oui il y a présence. Mais un point extrêmement important c’est qu’il ne faut absolument pas confondre dangers et risques. Nos produits sont des produits qui sont extrêmement évalués avant leur autorisation de mise sur le marché, que cette autorisation de mise sur le marché soit pour l’agriculteur ,soit pour le jardinier fait l’objet de conditions d’emploi très strictes qui précisent justement quelles sont les doses à utiliser, les conditions très précises en fait pour la préparation du produit – les phrases de risques – de manière à mettre en garde l’utilisateur contre les risques éventuels que présente ce produit. Donc un, ces produits sont utilisés, soit par l’agriculteur soit par le jardinier parce qu’il veut protéger sa récolte ou son jardin contre les agressions de bio agresseurs et deux, les utilisations ne se font pas sans prendre en compte, justement, l’existence des risque éventuels.
Jean Charles Bocquet –Directeur Général de l’UIPP
France Inter – 27 février – Isabelle Giordano – Yves Decaens
« Je veux simplement rappeler que notre livre révèle qu’en effet, l’industrie des pesticides que représente Mr Bocquet aujourd’hui, a utilisé et continue d’utiliser des méthodes de désinformation qui ont été à l’œuvre dans la défense de l’amiante qui va tuer 100 000 personnes d’ici 2020 et qui ont été à l’œuvre dans la défense, notamment, de l’industrie du tabac »
Fabrice Nicolino
« Le parallèle avec l’amiante, je pense qu’il est fondamental de garder en tête qu’il semblerait que pour l’amiante on savait mais que nous n’ayons rien fait, nous, le « nous » collectif. La grosse différence avec nos produits, c’est que des questions sont posées. Le principe de précaution est appliqué, d’ailleurs au maximum en France parce que des produits qui étaient autorisés ont été retirés du marché alors qu’ils existent encore dans de nombreux pays européens… Je crois qu’il est important de rappeler qu’aujourd’hui il y a une directive la 91/414, qui légifère l’évaluation des produits au niveau des risques environnement, santé humaine et qui est actuellement en cours de révision avec, en fait, un durcissement justement des réponses aux questions posées, mais au moins les questions qui sont posées par certains scientifiques et donc je crois qu’il est extrêmement important de voir que nous sommes dans une démarche de progrès et cette démarche est collective. On nous reproche aujourd’hui de travailler avec l’INRA, de travailler avec les autorités réglementaires mais je crois que c’est simplement scandaleux d’imaginer qu’aujourd’hui, en 2007, on puisse avoir, chacun dans son petit coin, les acteurs qui travaillent isolément. »
Jean Charles Bocquet
RTL – 7 mars
« Monsieur Bocquet parle d’experts indépendants. Le grand malheur, c’est que justement, et ça Mr Bocquet l’oublie opportunément, une grande partie des experts, et nous l’établissons avec des noms et des faits extrêmement précis, qui n’ont pas été mis en cause à ce jour, qu’un grand nombre d’experts chargés du contrôle de la mise sur le marché de pesticides qui sont des produits dangereux ne sont nullement indépendants… »
Fabrice Nicolino
« Mr Nicolino, ces experts ont été, à un moment donné de leur carrière, des experts toxicologiques dans les entreprises. Ils ont quitté l’entreprise, ont été ensuite reconnus pour leurs compétences et certains d’entre eux travaillent aujourd’hui dans les comités d’évaluation…
Jean Charles Bocquet
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