accueil | actualités | revue de presse
 
Revue de presse :
du 22 au 28 février 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

AFP – 28 février – Marlowe Hood
Des grenouilles mâles transformées en femelles à cause de la pollution
Des têtards mâles peuvent devenir des grenouilles femelles sous l’effet de polluants de type œstrogène présents dans leur milieu naturel, a révélé une expérimentation menée dans un laboratoire suédois, selon une étude à paraître prochainement. Ce phénomène pourrait contribuer à expliquer pourquoi près d’un tiers des espèces de grenouilles vivantes dans le monde sont actuellement menacées d’extinction, indique cette étude qui sera publiée en mai dans le magazine américain Environmental Toxicology and Chemistry. « Nous avons constaté des changements spectaculaires en exposant les grenouilles à une seule substance. Dans la nature, il peut y en avoir de très nombreuses autres présentes ensemble »…. Les pesticides et autres substances chimiques industrielles peuvent agir comme des oestrogènes dans le corps, c’est ce qui nous a incité à mener cette expérience » a déclaré Cecilia Berg, une des auteurs de l’étude. « Evidemment, si toutes les grenouilles deviennent des femelles, cela pourrait avoir un effet destructeur sur leur population », a-t-elle commenté. Le seul remède dans l’immédiat serait d’améliorer le traitement des eaux dans les zones où les grenouilles pourraient être affectées, en filtrant les concentrations d’œstrogène provenant des pilules contraceptives et des polluants industriels.


Sur les abeilles

Que Choisir – 1er mars - ns
Fipronil : l’Europe n’a pas encore tranché
Interdit depuis 2004 en France en raison de sa toxicité sur les abeilles, le fipronil risque-t-il de réapparaître, imposé par l’UE ? L’hypothèse semble invraisemblable au vu des données scientifiques qui plombent cet insecticide d’enrobage des semences mais elle ne peut être exclue. Le fipronil est actuellement en cours de réévaluation au niveau européen. La France, pays rapporteur, a présenté un dossier étayé qui demandait « la non inscription du fipronil à l’annexe 1 de la directive 91/414/CE, compte tenu de préoccupations majeures pour l’environnement et les espèces sauvages », en clair son interdiction. Pourtant, l’affaire n’est pas encore tranchée. L’agro-industrie, les coopératives agricoles et les semenciers font le forcing pour obtenir son autorisation. Leur syndicat européen a demandé à tous ses adhérents de contacter les autorités compétentes dans chaque pays membre pour éviter l’interdiction. Quand on sait que le fipronil reste persistant dans les sols et qu’on le retrouve dans l’air que l’on respire bien qu’il soit classé « très toxique », l’éventualité d’une autorisation au niveau européen fait froid dans le dos.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007
 


Sur les firmes
 

 


   
 


Sur l'agriculture raisonnée
 

 


   
 


Sur l'agriculture biologique

60 Millions de consommateurs – Mars 2007 – Julien Dézécot
Manger bio sans se ruiner
Avec près de 10% de croissance par an, le marché du bio affiche une belle santé et les prix tendent à se rapprocher de ceux de l’agriculture traditionnelle. Pour Vincent Perrot, de la FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique, la seule solution pour rendre accessible le bio est de produire plus. Grâce aux économies d’échelle, plus la production augmentera, plus les prix baisseront… Aujourd’hui, plus d’un produit bio sur cinq vendus en France provient de l’étranger, ce qui contribue à peser sur les prix. Ajoutons à cela les conséquences des aléas climatiques et les pathologies qui en découlent, auxquelles cette forme d’agriculture est très sensible. Comme les productions sont moins protégées par les pesticides, dès lors qu’un incident climatique ou pathologique sévit sur une filière, elle subit fortement les conséquences. Dans ce contexte, il est difficile pour les distributeurs de sécuriser leurs approvisionnements d’une année sur l’autre. Du coup, les grossistes et les transformateurs peuvent être tentés de faire appel à des fournisseurs étrangers, plutôt qu’à des producteurs locaux en difficulté temporaire.

 


   
 


Sur les OGM
 

AFP – 27 février – Didier Beynac
Procès de 32 militants anti-OGM : jusqu’à trois mois de prison ferme requis
Des peines de quatre mois de prison avec sursis à trois mois ferme ont été requise mardi devant le tribunal correctionnel d’Orléans à l’encontre de 32 militants anti-OGM jugés pour avoir participé au fauchage de parcelles de maïs transgénique dans le Loiret en 2006. « Les faits sont simples : ce sont des destructions de bien d’autrui en réunion et pour certains en état de réitération. Ce sont des actes injustifiables, des méthodes intolérables… Les prévenus invoquent l’état de nécessité pour justifier leurs actions mais le danger imminent n’est en rien démontré, la contamination non plus… La crainte ne fait pas le danger, rien ne prouve que ces essais portent atteinte à l’environnement », a dénoncé la procureure Dominique Puechemaille. Pour Maître Pierre le Breton, avocat du groupe américain Monsanto, partie civile a rappelé que « l’état de nécessité ne pouvait être retenu » et a demandé « 313 000 euros de réparations. Pou Maître François Roux, avocat des faucheurs volontaires « Il faut savoir parfois s’indigner par des gestes de désobéissance. Ils ont tout tenté avant. Qui sait si les OGM sont dangereux pour la santé ? L’esprit scientifique, c’est de douter. Je n’ai pas l’impression que Monsanto doute ».

L’Humanité – 27 février – Vincent Defait
Les faucheurs veulent « un printemps sans OGM »
Les anti- OGM organisent depuis le 26 février, à Orléans, des « états généraux sur le moratoire ». Michel Dupont, en charge du dossier à la Confédération paysanne déclare « Nous voulons mettre en avant l’impossibilité d’une coexistence entre cultures OGM et non OGM, et le risque d’une contamination de notre agriculture, forcée de changer sous la pression d’une agriculture industrielle. Dans les deux avis qu’à rendus le Conseil des ministres européens de l’Environnement, en décembre 2006 pour permettre à l’Autriche de maintenir son moratoire, puis en janvier 2007 en Hongrie pour les mêmes raisons, il a été pris en compte des études favorisant de nouvelles évaluations de l’innocuité et de la non-toxicité des OGM… Il existe une série d’études qui mettent en évidence l’impossibilité de maintenir une contamination en dessous de 0,9%, qui est un seuil, selon nous, totalement discutable.

Libération – 24 février – Alexandra Schwartzbrod et Laure Espieu
Le transgénique dans le brouillard
La France ne dispose toujours pas de législation. Seuls deux décrets vont être publiés. Ceux-ci dont le Conseil d’Etat est saisi, devraient se contenter d’exiger l’étiquetage des produits, une surveillance et une durée limitée pour les autorisations. Les problèmes de coexistence entre cultures, au cœur du débat, ne devraient pas y figurer. « Ca fait six ans qu’on réclame un projet de loi et un cadre clairs. Heureusement, on a pas attendu pour prendre nos dispositions et assurer une coexistence entre filière OGM et filière traditionnelle », réagit Luc Esprit, directeur de l’Association générale des producteurs de maïs. Coopératives, négoce et opérateur privés se sont organisés pour mettre en place une charte de qualité du maïs dans le Grand Sud-Ouest. Créée en 1999 pour pallier le vide juridique qui entoure en France, la culture d’OGM, elle instaure des règles de traçabilité et de coexistence entre les deux maïs. « Notre objectif est de faire en sorte que le client final puisse acheter en toute sécurité et en toute transparence explique Philippe Clavé, responsable de la charte. « Ce n’est pas normal que le gouvernement attende qu’on fasse la démarche à sa place » déplore Philippe Clavé. Quant au moratoire réclamé par les écologistes, le gouvernement ne veut pas en entendre parler car « il contreviendrait à la politique européenne ». Mais un arrêté paraîtra d’ici la fin mars pour « créer une obligation de déclaration des parcelles pour les essais et les cultures commerciales ».

Libération – 24 février – Laure Espieu
Bye bye Gaucho et Régent, bonjour maïs OGM
L’interdiction depuis 2004 du Gaucho et du Régent pousse aujourd’hui les agriculteurs du Sud Ouest à se tourner vers les cultures OGM. Mis en cause pour une surmortalité des abeilles, ces insecticides agissaient indirectement contre la prolifération de l’un des grands ravageurs de la région : la Sésamie qui dégrade la plante et la fragilise, au moment des orages, les cultures se couchent et pourrissent. Même chose avec la pyrale, autre ennemie jurée des cultivateurs qui grignote les feuilles entourant l’épi et abîme le grain. Une réglementation de plus en plus draconienne et des restrictions d’insecticides amplifiées depuis les années 2000 ont aidé à fragiliser les cultures. Moins bien protégées, elles sont la cible d’une recrudescence du parasitisme. « Face à ça, les agriculteurs n’ont pas de solutions, ils sont donc séduits par le maïs Bt» déclare Cédric Poeydomenge, de l’association générale des producteurs de maïs. L’équation est simple : en 2006, l’été a encore été marqué par la poussé des ravageurs et, aujourd’hui, à quelques semaines des semis, le groupe coopératif Euralis fait face à un afflux de demandes pour des plants OGM. 50 000 ha pourraient être concernés. Et il y a peu de chances que la pression retombe car pyrales et sésamies apprécient la chaleur. Quant aux hivers, ils ne sont pas assez rigoureux pour détruire les larves. Le réseau de piégeage et d’analyse laisse apparaître une forte évolution des populations depuis 20 ans.
 


   
 


Ils l'ont dit
 

Libération – 23 février – Eliane Patriarca
« Nous voulons que les paysans puissent accéder librement aux ressources naturelles du Mali, comme l’eau. Nous préconisons une gestion durable de ces ressources qui sauvegarde le potentiel productif de notre terre et non un système productiviste fondé sur l’utilisation des pesticides. Le Cnop (Comité national des organisations paysannes professionnelles) du Mali milite contre les OGM et pour le libre échange des semences entre les paysans, car nous refusons d’être dépendants des multinationales de l’agrochimie et de l’agroalimentaire »
Ibrahim Coulibaly, organisateur au Mali du Forum pour la souveraineté alimentaire

 
   

haut de page