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Revue de presse :
du 19 au 29 janvier 2007
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

AFP – 26 janvier
Résidus de pesticides : quasi-totalité des fruits et légumes conformes (DGCCRF)
La quasi-totalité des fruits et légumes consommés en France sont conformes aux niveaux autorisés concernant les résidus de pesticides dans les produits végétaux, selon l'étude annuelle de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) rendue publique vendredi. Les actions de surveillance effectuées par la DGCCRF en 2005 ont porté sur 3.468 échantillons de fruits, de légumes et des céréales, dont près d'un tiers de produits importés, indique un communiqué de ce service du ministère de l'Economie.Aucune non conformité n'a été décelée en ce qui concerne les produits à base de fruits ou de légumes destinés à l'alimentation infantile, souligne la DGCCRF.Pour les fruits et légumes, 93,4% des échantillons sont conformes et 6,6% présentent une teneur en résidus dépassant les limites maximales autorisées (LMR), nationale ou communautaire (4,1 % en ne considérant que les dépassements de LMR communautaires). Pour les céréales,les LMR ont été dépassées dans 1,7% des cas. Au titre des contrôles ciblés, sur 1.011 échantillons analysés, 9,5% présentaient des dépassements de la LMR (4,2% en ne considérant que les dépassements de LMR communautaires), ajoute le communiqué. La DGCCRF souligne que "la comparaison des résultats entre pays européens doit être relativisée. Les pays ayant les systèmes de contrôle les plus stricts, comme la France, enregistrent mécaniquement de plus forts taux de dépassement des LMR". Les résultats de la DGCCRF rassemblent à la fois les données provenant du plan de surveillance des végétaux les plus consommés en France et des contrôles ciblés sur des catégories de végétaux pour lesquelles des non-conformité ont déjà été constatées par le passé (LMR dépassées, produits de traitements non autorisés).

Capital – Février 2007 – Cédric Pietralunga – dossier Environnement
Environnement les vrais risques et les fausses peurs…Pollution des fruits et légumes
Pendant qu’une partie de l’opinion s’affole à propos des OGM, alors qu’en France ils ne sont autorisés que pour le maïs doux, elle ignore que la moitié des fruits et légumes analysés par la DGCCRF contiennent des résidus de pesticides. Et, dans 6,7% des cas, en quantité supérieure aux normes légales. Avec 78000 tonnes répandues en 2005, la France est le plus gros consommateur européen de pesticides, en valeur absolue comme rapportée à l’ha. En Picardie, les pommiers sont traités 27 fois par an en moyenne ! Du coup 96% des noppes souterranes en France sont contaminées selon l’IFEN. Pis, 9,5% des cours d’eau présentent des taux si élevés de pesticides qu’ils ne peuvent servir à l’approvisionnement en eau potable. « Et il ne suffit pas d’interdire des substances pour qu’elles disparaissent aussitôt, prévient Michèle Froment-Védrine, directrice de l’Afsset. Certains pesticides ont une durée de vie d’au moins trente ans dans les sols ». Une accusation qui fait bondir les industriels. « Trouver des résidus sur des fruits ou des légumes ne veut pas dire qu’il y a danger, assure Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP, le lobby des fabricants de produits phytopharmaceutiques. Prenez le Roundup, bien connu des jardiniers la norme en France est de 0,1mg/litre alors que l’OMS assure qu’il n’y a pas de danger en dessous de 90 000mg/litre. C’est absurde. » « Pas tant que ça, rétorque Dominique Belpomme, cancérologue, les pesticides sont nocifs quel que soit le niveau d’exposition, car ce n’est pas la dose qui fait le poison mais sa répétition, même infiniment petite, tout au long de la vie. ».

 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
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Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

 

La Voix du Nord – 26 janvier
ASHA, une nouvelle garantie de qualité pour la pomme de terre
Parce que les produits biologiques coûtent jusqu’à deux fois plus cher, l’Institut Pasteur de Lille et le marché de gros de Lille lancent la garantie Action sécurité hygiène alimentaire (ASHA). Derrière ce sigle, unique en France, des producteurs s’engagent à réduire l’utilisation de pesticides sans hausse de prix. Le but est de définir des normes plus restrictives que celles imposées par la réglementation en matière de pesticides sans augmenter le prix pour le consommateur. Sur les étals, la garantie ASHA sera facilement identifiable et les normes de sélection sont choisies pour interpeller. « Les pesticides, les engrais, cela parle à tout le monde » affirme Roger Vicot, directeur adjoint à l’Institut Pasteur de Lille. Pour l’instant, la garantie ASHA a été décernée la pomme de terre, à terme elle devrait concerner aussi les endives.

Le Monde – 25 janvier – Florence Amalou
Eau en bouteille ou eau du robinet ?
La qualité de l’eau du robinet est contestée. Pourtant, les conditions sanitaires et les contrôles en font un produit sûr, écologique et économique. En Europe, pour être potable, l’eau doit contenir moins de 0,5 microgramme de pesticides et moins de 50 milligrammes de nitrates par litre. Ces seuils très bas, sont parfois difficiles à maintenir dans les zones de culture et d’élevage intensifs… En attendant, avec 80 paramètres quotidiennement mesurés par les exploitants et les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass), « l’eau potable est le produit le plus contrôlé des produits alimentaires » affirme-t-on à la Direction générale de la santé. « Sa qualité est même parfois supérieure à certaines eaux de source », confie-t-on à la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau… Au-delà des goûts de chacun, l’eau du robinet reste, en tout cas, plus économique et plus écologique. D’un prix cent fois inférieur à celui d’une eau minérale (vendue environ 30 centimes d’euro le litre), elle aussi moins polluante. « La moitié des milliards de bouteilles vendues chaque année en France ne sont pas recyclées », déplore l’association Agir pour l’environnement. Jetées au bord des routes, elles mettront de cent à cinq cents ans à se décomposer.

Libération – 27 janvier – Eliane Patriarca
Monsanto mis à l’amende pour son Roundup
Le tribunal de Lyon vient de condamner le géant de l’agrochimie pour « publicité mensongère ». Le tribunal a estimé que « l’utilisation combinée sur les étiquettes et emballages des termes et expressions « biodégradable, laisse le sol propre… » pouvait laisser faussement croire au consommateur à l’innocuité totale et immédiate desdits produits par suite d’une dégradation biologique rapide après usage… alors qu’ils peuvent au contraire demeurer durablement dans le sol, sous la forme de glyphosate et de son adjuvant, voire se répandre dans les eaux souterraines… Pour le porte-parole de Monsanto France, Yann Fichet, ce jugement »ne remet pas en cause l’utilité des produits de la gamme Roundup ». Monsanto étudie la possibilité de faire appel. Au contraire, pour Eaux et rivières de Bretagne, à qui Monsanto doit verser 5000 euros de dommages et intérêts, « cette condamnation met fin au mensonge de la firme, remet les pendules à l’heure et constitue une excellente nouvelle pour la protection de l’eau ». D’ailleurs, rappelle ERB, l’article 36 de la loi sur l’eau adoptée le 30 décembre dernier, prohibe « les publicités pouvant donner une image exagérément sécurisante ou de nature à banaliser l’utilisation des pesticides ».

 


   
 
Sur les abeilles
 

Le Figaro – 25 janvier – Yves Miserey
Mortalité des abeilles : pas de cause unique selon l’Afssa
Une enquête multifactorielle réalisée de 2002 à 2005 dans cinq départements recense les nombreux problèmes rencontrés par les insectes. Les conclusions de l’enquête ne manqeront pas de provoquer des remous car elles ne recouvrent pas le diagnostic des apiculteurs. Ces derniers affirmaient – on était alors au milieu des années 1990 – que les mortalités des colonies d’abeilles et la baisse de production de miel étaient dues à deux insecticides : l’Imidaclopride et le Fipronil. Mélangées à l’enrobage des semences de tourne sol et de maïs, ces deux molécules, aujourd’hui interdites étaient commercialisées respectivement sous le nom de Gaucho et de Régent TS. Or l’enquête de l’Afssa révèle notamment que dans les cinq départements (Eure, Gard, Gers, Indre et Yonne), les différentes « matrices » (miel, cire, pollen) sont contaminées à faible dose par les produits phytopharmaceutiques agricole. Elles sont contaminées aussi par des résidus de substances utilisées par les apiculteurs pour lutter contre les maladies causées par le varroa. « Nous avons constaté plusieurs pratiques apicoles inadaptées. Parmi celles-ci, l’utilisation de produits non homologués pour le traitement de la varroase », note l’équipe de l’Afssa.
 


   
 
Sur les firmes


 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique


 


   
 


Sur les OGM
 

AFP – 25 janvier
Les semenciers opposés au « moratoire » sur les OGM promis par Ségolène Royal
Les professionnels des semences de la protection des plantes (Oléosem – GNIS – UIPP et SEPROMA) se sont indignés de la proposition de Ségolène Royal d’instaurer, si elle est élue à la présidence de la République, un moratoire sur les cultures OGM en plein champ. « Depuis plus de 10 ans, les plantes biotechnologiques sont cultivées à travers toute la planète sans qu’aucun impact sanitaire ou environnemental lié à ces cultures n’ait été constaté »… « Les Etats membres de l’UE dont la France ont décidé d’autoriser les essais et la culture de certaines plantes biotechnologiques. En conséquence, l’instauration d’un moratoire interdisant la culture des variétés biotechnologiques autorisées à l’échelle européenne serait lourde d’implications : elle reviendrait en effet à une violation, par les Etats concernés, des engagements qu’ils ont délibérément pris, souligne Philippe Gracien, porte parole de ces professionnels. La candidate socialiste à la présidentielle, qui présentait les principaux points de son programme sur l’environnement, a proposé une réforme de la fiscalité écologique et un moratoire sur la culture d’OGM en plein champ.

Le Monde – 20 janvier – Hervé Kempf
Les OGM ont passé la barre des 100 millions d’ha cultivés
Dix ans, 100 millions d’ha : c’est le bilan des cultures commerciales d’OGM qui ont fêté, en 2006, leur première décennie d’existence. Le compte a été annoncé par l’Isaaa (International service for the acquisition of agri-biotech applications), une association qui publie, chaque année, un rapport sur la situation des cultures transgéniques. Elle est financée à 40% par des firmes privées et s’affiche comme très favorable aux OGM, mais son recensement est le seul qui existe et s’est imposé comme une référence. Clive James, son président, révèle par ailleurs que les OGM ont progressé en 2006 plus rapidement dans les pays en développement. C’est surtout l’adoption du coton transgénique par l’Inde qui explique cette poussée. Cependant, la Chine et l’Inde restent prudents et n’autorisent que le coton transgénique. L’analyse de l’Isaaa est critiquée par un rapport de l’association Friends of the Earth (FOE, les Amis de la Terre), Il énumère les revers enregistrés par les cultures transgéniques, comme leur refus continu par l’Europe, leur abandon par l’Indonésie, la multiplication des contaminations, ou la montée des résistances des insectes et herbes adventices aux propriétés pesticides des OGM ? La question des résistance est le seul problème qu’admet Clive James : « La bonne gestion de ces résistances est la clé de l’avenir des biotechnologies », dit-il.

Le Figaro – 19 janvier – Marc Mennessier
Le projet de loi sur les OGM sera examiné après les élections
Celui-ci ne peut pas être adopté avant la fin de l’actuelle législature, le 23 février. « C’est matériellement impossible » a reconnu François Goulard le ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, qui pilote ce dossier sensible. La France risque d’être condamnée à payer une amende astronomique pour ne pas avoir transposé – plus de 4 ans après la date butoir – la directive 2001-18 sur la dissémination des OGM en plein champ. « Nous allons prendre des dispositions d’ordre réglementaire pour régler certains points litigieux qui ne sont pas d’ordre législatif » a souligné François Goulard. L’instruction du dossier par la Cour de justice de Luxembourg devrait prendre entre 12 et 18 mois.

La Tribune – 25 janvier – Grégoire Pinson
Les pro- OGM passent à l’offensive
Les élus de la commission agriculture du Parlement européen ont vivement débattu d’un rapport du libéral finlandais Kyösti Virankosvski. Ce dernier compose une véritable ode aux biotechnologies. Agriculture moins gourmande en pesticides, développement des biocarburants, lutte contre la faim dans le monde, etc. Il n’est guère d’objectifs que les OGM ne soient capables d’atteindre, selon le rapporteur. Le rapport, largement amendé n’a été voté que de justesse. La Commission institue un groupe de haut niveau destiné à « élaborer une stratégie en matière de biotechnologie pour l’agriculture de l’UE ». Les industriels relancent, eux le débat après la publication du rapport de l’Isaaa. Les 27 sont à la traîne dénonçait l’association européenne des biotechnologies. Premier pays européen, la Roumanie arrive douzième au classement, avec 115 000 ha, juste avant l’Espagne. La France compte 5000 ha. Pour la commissaire à l’Agriculture, Mariann Fisher Boel, ces chiffres reflètent un certain respect des consommateurs européens, très réticents face aux OGM. « Il y a en Europe un débat approfondi sur ce sujet – contrairement aux Etats- Unis, Pour réussir dans ce domaine, il faudra donc convaincre les consommateurs de la valeur ajoutée des OGM ». Le président de l’Organisation internationale des plantes biotechnologiques, Marc Van Montagu, développe une vision plus sombre, agitant la menace d’une dépendance de l’UE : « Les Etats-Unis vont fournir, à terme, les consommateurs européens en OGM et imposer leurs prix ».
 


   
 


Ils l'ont dit
 

AFP – 25 janvier 2007 – au procès en appel des neuf faucheurs volontaires
« En tant que scientifique, je trouve irresponsable de semer des OGM car aucun scientifique au monde n’est capable de déterminer les conséquences exactes de ces expérimentations sur la santé et l’environnement »
Christian Vélot – docteur en biologie – cité par la Défense au procès des 9 faucheurs volontaires à Versailles

L’Humanité dimanche – 25 janvier
« En tant que scientifique, je considère que l’urgence, c’est le réchauffement climatique et l’érosion de la biodiversité. Le premier est spectaculaire, la seconde moins visible, mais tout aussi déterminante. Contre le réchauffement du climat, la première des mesures à prendre est la captation des rejets de CO2, accompagnée d’une pression sur les industriels pour produire des véhicules moins énergétivores. Contre l’érosion de la biodiversité, il faut immédiatement réduire au minimum l’utilisation des pesticides et promouvoir une agriculture biologique. »
Hubert Reeves - Astrophysicien

France 2 – 14 janvier - JT 13 Heures
Biodiversité et biocarburants : ménage dangereux

« Les cancers du cerveau et les lymphomes sont quand même beaucoup moins fréquents que les cancers colorectaux, et donc on pense qu’en termes de bénéfices / risques, il vaut quand même mieux manger des légumes et des fruits même s’il y a un peu de pesticides dessus. »
Docteur Bernard Asselain - Chef du service de bio statistiques à l'Institut Curie

Le Dauphiné – 28 janvier – Claude Veyret
« Nous voyons apparaître 1000 cancers du colon par jour et ce cancer est consécutif aux pesticides et insecticides utilisés en agriculture conventionnelle ou industrielle… Ce type d’agriculture qui s’agrandit, détruit les emplois et la vie sociale, licencie 35 000 paysans par an (..) ce qui, si c’était une entreprise, provoquerait une révolte »
Philippe DESBROSSES - Agriculteur, Docteur en Sciences de l'Environnement, Expert auprès de la Commission Européenne à Bruxelles

 
   

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