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Revue de presse :
du 09 au 18 janvier 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
Autrement dit – 15 janvier – William Do Nascimento
Améliorer la qualité de l’eau pour éviter la douche froide
A l’heure où les parlementaires français approuvent un nouveau projet de loi sur l’eau, le territoire nordiste accuse un retard qualitatif indiscutable. Face à cette situation, les organismes de préservation se mobilisent, entre aménagements structurels et sensibilisation du public. Les pesticides demeurent un facteur de dégradation majeur pour les eaux nordistes. En s’appuyant sur les directives nationales (DCE) et locales (SDAGE, Programme d’intervention), l’Agence de l’eau Nord Pas de Calais tente de remédier à cette situation problématique… Grands utilisateurs de substances phytopharmaceutiques (protectrices des plantations), les agriculteurs constituent les cibles privilégiées de cette campagne de prévention : entre régulariser l’utilisation de ces produits, les rendre moins systématiques ou encourager les solutions mécaniques, les nombreux domaines de progression possible incitent à l’optimisme.
Ouest France – 11 janvier – Christophe Violette
Qualité de l’eau : Guellec rêve d’union sacrée
Alors que l’Europe menace de saler la facture des nitrates, le président de l’Agence de bassin Loire- Bretagne s’avoue « agacé » par une certaine démagogie ambiante. Interview. Les hausses de redevance ont été très critiquées. L’Agence de Bassin oublie le principe pollueur- payeur ? Mais c’est tout l’inverse ! C’est le principe même des redevances ! L’industrie a fait de gros efforts, elle ne pose plus de difficulté. Le grand public ? Eau de consommation ou eaux rejetées, on est dans les clous. Reste l’agriculture. Elle paye plusieurs redevances : irrigation, production animale, pesticides. L’irrigation et l’élevage ne représentent que 2% du budget de l’agence. Les pesticides : 4%, ce qui est déjà plus important. Trop peu pour les écologistes, qui objectent : « L’agriculture consomme 70% de l’eau, mais n’en paye que 6% » Raisonnement caricatural : arroser des plantes n’est ni compliqué, ni coûteux. En revanche, desservir en eau potable des millions de gens nécessite d’énormes investissements….
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Sur l'agriculture raisonnée
Le Progrès – 9 janvier – ns
L’agriculture « raisonnée » se cherche une notoriété
L’agriculture « raisonnée » entend profiter de la campagne électorale pour mieux se faire connaître en France. Fin 2006, seulement 1992 exploitations françaises (sur un total de 380 000 fermes professionnelles) étaient qualifiées en agriculture « raisonnée », caractérisée par une meilleure utilisation des pesticides et des engrais que dans les fermes traditionnelles, a révélé le Farre. Le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, à l’occasion des dixièmes rencontres de cette association, a déclaré « L’agriculture « raisonnée » possède des atouts considérables : le souci de la qualité, le respect de l’environnement, l’attention accordée aux valeurs humaines et sociales ». Souhaitant que « le fondement de la démarche, c’est-à-dire l’engagement des agriculteurs, soit mieux reconnu », il a annoncé une initiative pour valoriser le qualificatif d’agriculture « raisonnée » et le faire connaître auprès des consommateurs. Un décret sera publié prochainement en ce sens. Il a toutefois reconnu cette difficulté qu’un simple logo ne serait pas approprié, l’agriculture raisonnée n’étant pas « une démarche axée sur le produit mais su les modes de production ».
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Sur les OGM
Le Progrès – 15 janvier – Philippe Lecoq
La nature dans tous ses états
Que sait-on des OGM ? Pas grand-chose. Qu’il s’agisse d’organismes vivants triturés pour mieux résister aux maladies, à la sécheresse, aux insectes destructeurs. Qu’il existe du riz, du maïs, des céréales, du soja, du colza, des tomates, génétiquement modifiés, et que les consommateurs en ingurgitent déjà sans le savoir. On sait aussi que personne ne peut aujourd’hui donner la preuve scientifique de leur inoffensivité sur l’organisme humain. On vante leurs vertus en ignorant leurs dangers. On sait enfin que l’Europe hésite sur le sujet, poursuivant les recherches pour ne pas se laisser distancer sur un marché prometteur, mais du bout des doigts pour ne pas être accusée un jour ‘avoir joué avec le feu. Hervé Kempf, lui, en sait encore plus. Beaucoup plus. Journaliste au quotidien « Le Monde », chargé des questions d’écologie, il raconte en 244 pages comment trente ans mêlant la passion et la cupidité, le commerce et la manipulation, l’enthousiasme scientifique et l’imprudence ». Une guerre secrète au royaume de l’argent, qui voit les multinationales avoir investi des fortunes avant de se voir récusées par une grande partie du monde, grâce notamment à l’action de l’opinion, secouée au début par quelques récalcitrants. Un livre clef, à lire comme un polar, écrit par un spécialiste qui a pris le temps de diablement bien se documenter - « La guerre secrète des OGM » éditions Seuil.
Le Monde – 12 janvier – Hervé Kempf
La Cour de cassation statuera le 7 février sur le sort judiciaire de José Bové
Le 10 janvier, la Cour de cassation examinait le pourvoi formé par 8 « faucheurs volontaires » parmi lesquels José Bové, Noël Mamère, Gilles Lemaire. Avec 400 autres faucheurs, les prévenus avaient arraché un champ de maïs transgénique, à Menville (Haute Garone), le 25 juillet 2004. A l’audience devant la Cour de cassation, Me Claire Waquet, pour les condamnés, a invoqué, pour justifier l’action des faucheurs, le principe de précaution inclus dans la Charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle. Elle a aussi mis en cause le choix du procureur de ne poursuivre que 8 contrevenant, en estimant que le juge – en l’occurrence celui de Toulouse – était fondé à refuser cette sélectivité. L’avocat général, Laurent Davenas, a affirmé au contraire que le principe de précaution ne saurait justifier une infraction à la loi pénale. Il a aussi estimé que le code de procédure pénale attribuait de façon claire la seule responsabilité des poursuites au parquet. La Cour de cassation doit rendre sa décision le 7 février.
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Ils l'ont dit
La Croix – 9 janvier
«Nous voulons une agriculture productive et non productiviste, mais qui respecte la nature. Les conditions pour la labellisation de l’agriculture raisonnée sont bien plus importantes que la réglementation européenne… Le bio, lui entraînerait une baisse générale de la production. Plus de 95% des agricultures ne sont pas bio. Il faut être réaliste : le bio n’est pas pour tout le monde »
Bernard Guidez – Président du Farre
Le Havre Presse – 9 janvier
« Cette qualification est une étape intéressante pour améliorer les pratiques agricoles. »
Ségolène Royal
« Elle n’est pas incompatible avec d’autres actions en faveur d’une meilleure conciliation de l’agriculture et de l’environnement, comme les contrats d’agriculture durable ou l’agriculture biologique. Mais je pense que l’agriculture raisonnée peut devenir, sur une base volontaire, le mode de production dominant. »
Nicolas Sarkozy
«Je suis sceptique quant à la multiplication des qualifications et des labels. Dans le cas de l’agriculture raisonnée, les prescriptions sont de simples rappels de la réglementation en vigueur. »
Dominique Voynet
L’Est Républicain – 11 janvier
Biodiversité et biocarburants : ménage dangereux
« Je parle « d’agro- carburants », car ils n’ont rien de bio… Comme ces cultures n’ont pas de cahier des charges, on va pouvoir les planter en utilisant des tonnes d’engrais et de pesticides : beau cadeau à la diversité biologique, à la qualité des sols et aux ressources en eau… »
Yves Cochet – député Vert
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