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Revue de presse :
du 21 décembre 2006 au 8 janvier 2007 |
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| L'actualité qui nous concerne
(extraits)... |
Ce que la presse nous dit
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Avertissement : Cette revue, de la presse non
professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux
articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun
cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
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Sur les
phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement
AFP – 20 décembre – Souk Chanthalangsy
Adoption définitive par le Parlement du projet de loi sur l’eau
La Parlement a définitivement adopté le texte sur l’eau et les milieux aquatiques, qui instaure un « droit d’accès à l’eau potable » pour tous et renforce la protection de cette ressource en vue de parvenir à « un bon état écologique des eaux » en 2015. Son adoption est intervenue quatre mois avant le premier tour de la présidentielle et en plein débat sur l’environnement, qui s’annonce comme l’un des principaux thèmes de campagne 2007. L’un des moments forts des travaux a été le débat sur le principe « pollueur- payeur » que certains souhaitent voir appliquer de façon plus sévère aux agriculteurs pour l’utilisation des nitrates et des pesticides. Deux dispositifs majeurs ont été adoptés sur ce point : une redevance de pollution sur les élevages basée sur « le nombre d’unités de gros bétail », et une redevance pour « pollutions diffuses » (pesticides et nitrates) basée sur le degré de dangerosité et toxicité des produits. « Un marathon législatif s’achève par la volonté des uns malgré le scepticisme des autres, avec un contenu audacieux et raisonnable » a estimé le rapporteur André Flajolet.
L’Express – 4 janvier – Estelle Saget
Le cancer des pesticides
La justice vient de reconnaîtes que certains produits utilisés par les agriculteurs sont cancérogènes. Le résultat d’une longue bataille menée par un couple vosgien : les époux Marchal ont dû enquêter eux-mêmes pour établir l’origine professionnelle de la maladie de l’agriculteur. Le premier expert chargé du dossier Marchal en 2003, le Dr François Testud écrivait que « les hydrocarbures pétroliers utilisés pour mettre en solution certaines matières dans les pesticides, sont exempts de benzène depuis le milieu des années 1970. Aujourd’hui, le toxicologue refuse de reconnaître son erreur. « Il s’agit d’une imprécision, argumente-t-il. J’aurais dû indiquer que le benzène n’était pas présent dans des proportions comportant un risque pour la santé » Pour lui, le débat sur l’effet des faibles doses n’a pas lieu d’être. Marion Guillou, présidente de l’INRA, sollicitée sur le dossier, répond en janvier 2005 « que la composition intégrale des produits phytopharmaceutiques est soumise au secret industriel ». En septembre 2005, les résultats rendus par le laboratoire indépendant, sont décisifs. Aujourd’hui, les fabricants de pesticides eux-mêmes, les corroborent. L’Express s’est procuré le rapport d’expertise et l’a soumis à l’UIPP. « Les sept marques nommées contiennent le même solvant, le Solvesso, où l’on retrouve du benzène dans une infime proportion, inférieure au seuil réglementaire », affirme le directeur de ce syndicat professionnel, Jean Charles Bocquet. D’autres malades ont maintenant l’intention de suivre l’exemple des époux Marchal pour contourner le secret industriel. Mais Jean Charles Bocquet a mieux à leur proposer : « Si un agriculteur recherche un composant précis et nous envoie la liste des produits qu’il utilise, nous lui répondrons ». Parole d’honneur ?
Science et Vie – 1er janvier - dossier
La France malade de ses pesticides
D’une certaine manière, la France récolte ce qu’elle a semé… Et elle a semé beaucoup, puisqu’elle est le premier producteur agricole européen. Cette culture de grande nation agricole s’accompagne d’une véritable culture des pesticides… Bien qu’il existe d’autres usages de ces produits – entretien de la voirie, traitement du bois, etc. – les orientations de notre politique agricole sont donc largement responsables de l’état de santé fragile des ressources en eau. La prise de conscience des dangers des pesticides est récente. Ils ont longtemps été considérés comme indispensables à la maîtrise des ressources alimentaires. Dès l’antiquité, le soufre ou l’arsenic ont été utilisés pour protéger les cultures.
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Au 19ème siècle, les progrès de la chimie ont permis la mise au point de nouveaux fongicides (la fameuse bouillie bordelaise). Les insecticides, dont l’essor date des années 50, se sont également montrés très utiles pour éradiquer des espèces vectrices de maladies. C’est ainsi que le DDT a été considéré comme un remède miracle, avant d’être montré du doigt à partir des années 70, en raison de sa persistance dans l’environnement et de ses effets délétères sur les organismes vivants. Nouveau retournement de situation, l’OMS vient de recommander sa pulvérisation à grande échelle dans les habitations pour lutter contre les moustiques à l’origine du paludisme, arguant que les suspicions qui pèsent sur cet insecticide sont fondées sur des études anciennes et que, s’il est correctement utilisé, il ne présente pas de risque pour la santé. Une controverse qui illustre la difficulté à peser les bénéfices et les risques liés aux pesticides. D’un côté, ils ont prouvé leur efficacité. Mais celle-ci est liée à leur toxicité vis-à-vis des organismes vivants : ce sont des produits conçus pour tuer. Or, depuis 50 ans, les résidus de pesticides sont partout dans l’environnement, dans chaque maillon de la chaîne alimentaire, jusque dans nos assiettes. Une omniprésence inquiétante…
Le Figaro – 31 décembre – I.B.
Produits chimiques : les Français pour la transparence
Au lendemain de l’adoption par le Parlement européen de la réglementation Reach sur les produits toxiques, National Geographic France publie un sondage CSA exclusif, dans son numéro de janvier, avec le concours de WWF, qui juge les mesures prises par Reach insuffisamment sévères. D’après ce sondage, 95% des personnes interrogées souhaitent plus de transparence et d’information sur les produits qu’ils achètent, 90% d’entre elles veulent mieux connaître le lien entre les risques pour la santé et les risques pour l’environnement, et 95% sont favorables à la mise en place d’une réglementation pour une meilleure information sur les risques que peut comporter la consommation des produits pour la santé et l’environnement. Mais 66% des personnes interrogées affirment tenir compte des risques lors de leurs achats. Enfin, 83% d’entre elles pensent que les enfants actuels sont plus exposés que ceux de la génération précédente.
Le Parisien – 8 janvier – Marc Payet
Cancers professionnels : 500 000 salariés en danger
Une étude de l’INRS révèle aujourd’hui la dangerosité cancérogène de dix produits largement utilisés dans l’industrie. Selon cette étude 500 000 personnes dans le BTP ou la chimie, sont exposées à des risques de cancer : 1,2dichloroétane – Chlorure de vinyle - Benzène – 1,3butadiène – Monoxyde de carbone – Oxyde déthylène, oxirane – Formaldéhyde – Chlorométhane – Phénol – Toluène… Raymond Vincent, auteur de l’étude, chercheur au laboratoire Métrologie des polluants à l’INRS précise toutefois que les industriels tendent à s’améliorer dans leurs pratiques : « Dès lors qu’il est possible, le remplacement des produits les plus dangereux par d’autres est réalisé. » Le tableau reste néanmoins très préoccupant, et d’autres chercheurs tirent la sonnette d’alarme. « La situation est très grave. On sait très bien que les produits CMR produiront les cancers de demain, mais on ne prend pas les mesures qu’il faut pour protéger les salariés » déplore Christophe Coutanceau, chercheur à l’INSERM unité Scop 93, qui détecte les cancers professionnels en Seine Saint Denis. Les représentants de l’UIC déclarent « C’est la priorité des priorités pour nous. On veut arriver au niveau de maîtrise de risque le plus élevé possible pou protéger nos salariés. On veut substituer lorsque c’est possible. Mais nos procédés de fabrication sont clos, le personnel est donc protégé ou exposé pendant de courtes durées », explique Patrick Lévy, médecin conseil de l’UIC. L’adoption de Reach sur les produits chimiques change un peu la donne, car elle va rendre un peu plus compliqué l’emploi de certains agents toxiques PCR. Il s’agit d’un compromis entre les demandes de santé publique et les difficultés techniques réelles des industriels pour trouver des produits de substitution. Mais pour les personnes exposées, à qui personne n’a rien dit depuis 20 ans, c’est trop tard.
Le Monde – 27 décembre – Hervé Morin
La grande fête des insectes
Des espèces de plus en plus nombreuses profitent du réchauffement climatique pour coloniser de nouveaux territoires et adopter de nouveaux comportements. On ne compte plus les signalements de bestioles exotiques repérées bien plus au nord que leur « niche » d’origine. Ces délocalisations sont une des facettes de la mondialisation. Ces insectes – dont 41 « ravageurs » nouveaux introduits en France métropolitaine entre 2000 et 2005 - ont profité des circuits commerciaux pour coloniser de nouveaux territoires. La présence d’un climat plus doux favorisera l’implantation durable de certains d’entre eux. Les insectes sont donc des indicateurs sensibles du réchauffement climatique. Certaines pratiques agricoles –jachères, bandes enherbées, interdiction de certains insecticides, coupe plus haute des pieds de maïs – peuvent certes expliquer en partie leur bonne fortune actuelle. Quoiqu’il en soit la combinaison de tous ces facteurs climatiques compris, pourrait bien concourir, prédit Marc Delos expert en bio- vigilance à la direction de l’alimentation, au développement prochain d’une « biodiversité hostile » à laquelle il faudra trouver de nouvelles parades.
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Sur les OGM
Loiret agricole et Rural – 29 décembre - ns
Parler des OGM sans complexe
En parallèle du « Planetterroir, le JA ont organisé une série de conférences « les Agriculturelles » dont l’un des thèmes était « Agriculture et environnement : faut-il choisir ? » Au cours de cette table ronde, Claude Allegre a rappelé son attachement au OGM et à la nécessité de poursuivre les recherches. « Nos hésitations réjouissent les Brésiliens qui exportent du soja transgénique ce qui fait décoller leur économie ». D’après lui, les OGM permettront justement de « contribuer à une agriculture propre. Et refuser les OGM, c’est revenir l’époque des cavernes. … Sans vouloir froisser un de des partenaires de la table ronde – Jean Charles Bocquet – Claude Allegre a également estimé que « les OGM permettraient d’employer moins d’insecticides, ce qui contribuerait à la protection de l’environnement. Par ailleurs, il a souligné le manque d’études sur la toxicité des pesticides. « Quand les études sont élaborées par les sociétés, je n’ai pas confiance ». Le directeur général de l’UIPP lui a rétorqué qu’il ne « fallait pas opposer les OGM et les produits phytopharmaceutiques : le métier d’agriculteur est une activité complexe faite de tâches variées ». Sur le regret d’un manque de réglementation, l’ensemble des intervenants a semblé d’accord. « La loi sur les OGM n’a pas été votée car les élus redoutent la rédaction de leurs administrés dans les urnes », a dénoncé Claude Allegre, s’en prenant à leur absence d’audace.
AFP- 21 décembre
Les députés brésiliens approuvent la vente de coton transgénique illégal
La chambre des députés du Brésil a approuvé un décret autorisant la commercialisation d’une variété de coton transgénique plantée illégalement, tout en ordonnant la destruction des graines ou leur utilisation pour la production de biodiesel. Ils ont ainsi voulu éviter que le coton génétiquement modifié ne soit légalisé en vertu d’une politique du fait accompli, comme cela avait été le cas en 2004 pour le soja transgénique. Les députés ont également décidé d’assouplir les règles d’approbation des OGM au sein de la Commission technique nationale de biosécurité (CNTBio). Il suffira désormais que 14 membres sur 27, au lieu d’un minimum de 18 auparavant, se prononcent en faveur pour qu’une variété d’OGM soit autorisée.
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