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Revue de presse :
du 11 au 18 octobre 2006
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Rapport IFEN


Le Monde – 18 octobre – Gaëlle Dupont
Environnement : L’état de la France
Qualité de l’air et de l’eau, production de gaz à effet de serre : l’état des lieux dressé par l’IFEN est inquiétant. Après les industriels, c’est aux consommateurs de changer leurs pratiques. Le territoire français pâtit entre autre de certaines spécificités, en particulier l’emprise de l’agriculture intensive, qui reste le modèle dominant. Si cette activité permet le maintien d’emplois dans les zone rurales, engrais et pesticides sont aujourd’hui les principaux responsables de la mauvaise qualité des eaux superficielles et souterraines.
Concernant les pesticides, « les agriculteurs sont sensiblement diminué les quantités appliquées par hectare », note le rapport, tout en relativisant cette donnée. « Cela ne donne qu’une indication très grossière en termes de pression sur l’environnement car les produits présentent des niveaux de danger très hétérogènes ». Une préoccupation de plus en plus forte apparaît : la contamination de l’air par les pesticides. Les mesures effectuées à proximité des zones de traitement « montrent qu’elles peuvent atteindre plusieurs centaines de nano grammes par m3. Des substances comme l’atrazine et l’alachlore ont été retrouvées dans les pluies à des doses atteignant parfois plusieurs microgrammes par litre, dépassant la teneur réglementaire pour l’eau potable. Les brouillards peuvent concentrer de telles substances à des teneurs encore nettement supérieures », ajoute le rapport.

Le texte quantifie l’évolution de la consommation de ressources nécessaires aux activités économiques. L’étude note que si l’on rapporte ces quantités au niveau individuel, un Européen « utilise » en moyenne au cours de son existence, 561 tonnes de sables et graviers, 109 tonnes de pétrole, 14 tonnes de fer, 13 tonnes de sel, 12 tonnes d’argiles réfractaires, 1,6 tonnes d’aluminium, 680 kg de cuivre, 360 kg de plomb. Cette quantité de ressources non renouvelables ne faiblit pas : l’augmentation de la population, la demande en produits plus diversifiés et à plus fort renouvellement annihilent les efforts et les progrès réalisés par certaines entreprises.

Libération – 16 octobre – Eliane Patriarca
Amiante, la fibre du lobbying
Le lobby de l’amiante a encore gagné. Le chrysotile, fibre utilisée dans la fabrication du ciment et qui, à elle seule, représente 94% du marché mondial de l’amiante, n’entrera pas dans la liste des substances dangereuses de la Convention de Rotterdam. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a expliqué que la décision avait été repoussée à la prochaine convention des parties, en 2008, en raison de l’opposition des pays producteurs de chrysotile. Ces pays sont toujours opposés à l’inclusion de la fibre dans la liste qui contient déjà 39 noms de produits chimiques à usage industriel, pesticides et préparations pesticides, tous extrêmement dangereux et soumis à la « procédure de consentement préalable en connaissance de cause ». Une liste  rouge sur laquelle figurent pourtant les 4 autres fibres d’amiante… L’industrie canadienne de l’amiante s’est vivement réjouie, « C’est une bonne nouvelle, a déclaré Clément Godbout, président de l’Institut du chrysotile, organisme regroupant syndicats et producteurs québécois. Inscrire le chrysotile sur la liste aurait signifié le bannir. Ce n’est pas nécessaire car nous en faisons une utilisation sécuritaire. » Pour l’association internationale Ban Asbetos, qui milite pour l’interdiction mondiale de l’amiante, les 2 années supplémentaires obtenues vendredi à Genève par le lobby de l’amiante constituent « un droit de tuer au nom de la liberté du commerce »… Tandis que les discussions se poursuivront pendant les deux prochaines années, les exportateurs doivent se montrer particulièrement responsables pou aider les importateurs à gérer l’amiante chrysotile de façon sûre ». L’association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) et le comité anti-amiante Jussieu ont déploré une décision « scandaleuse », un « crime contre la santé et la vie des peuples de la planète ».

La Vie – 12 octobre – Anne Guion et Isabelle Piot
La fronde des paysans verts
Procès contre les semences naturelles, interdiction du purin d’ortie, aides au compte-gouttes… L’Etat préfère les lobbys chimiques. Mais, partout en France, les militants d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement se rebiffent. Les agriculteurs, sans faire forcément du bio, s’essaient à une activité plus propre. « Ils ont pris conscience des dangers des pesticides utilisés à l’excès et préfèrent avoir un rendement un peu plus bas, mais des produits de meilleure qualité » explique JC Chevelard, producteur de purin d’ortie en Loire Atlantique. Ses ventes augmentent de 5 à 20% par an. Pas de quoi faire peur à l’UIPP « Mais les taquiner, les embêter, ça je n’en doute pas », lance-t-il. Les enjeux sont considérables avec 1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaire pour 76100 tonnes de pesticides. « Les agriculteurs qui font de l’intensif sont sans cesse sollicités par les commerciaux des firmes chimiques », relève J.M. Thomas l’un des paysans de Saint Brieuc. Difficile pou les industries phytopharmaceutiques d’accepter qu’un produit naturel comme le purin d’ortie vienne troubler cette belle entente.

VSD – 11/17 octobre
Précision
Suite à l’interview du Pr Jean-Marie Pelt dans la rubrique « Sans concession », l’UIPP nous a écrit. « Le Pr Pelt affirme : « L’impact des pesticides a été testé sur les insectes, mais les effets sur la santé humaine ont été fort peu pris en considération ». Nous tenons à vous préciser que les produits phytopharmaceutiques, tout comme les médicaments, font l’objet d’un encadrement réglementaire très strict. La directive 91/414 régit la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques sur le plan européen et national. » Jean Charles Bocquet – DG (« VSD »  n°1508 du 19 juillet 2006)

GaultMillau – Oct/Nov 06
Questions/réponses : Les pesticides utilisés dans les vignes migrent-ils dans le vin ?
Le phénomène de transfert des pesticides fait l’objet, depuis 1990, d’une surveillance de la Direction Générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture. Les résultats des 3255 analyses des raisins et des vins réalisées sur 57 substances actives ont été publiés dernièrement. Chacun peut lire dans le Guide pour une protection durable de la vigne d’avril 2005 que « La transformation du raisin en vin et le traitement du vin ont pour conséquence la disparition d’une part importante des résidus de pesticides : seulement 55% des résidus détectés dans les raisins se retrouvent dans les vins après vinification ». Si pour vous c’est encore trop, il ne vous reste plus qu’à vous convertir aux vins bios : leurs raisins sont cultivés sans l’aide de produits phytopharmaceutiques et certifiés par un organisme indépendant.


 
  Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008
du 15 au 21 décembre 2007
du 08 au 14 décembre 2007
du 04 au 07 décembre 2007
du 24 novembre au 03 décembre 2007
du 17 au 23 novembre 2007
du 1er au 16 novembre 2007
du 27 au 31 octobre 2007
du 20 au 26 octobre 2007
du 12 au 19 octobre 2007
du 06 au 11 octobre 2007
du 29 septembre au 05 octobre 2007
du 21 au 28 septembre 2007
du 14 au 20 septembre 2007
du 7 au 13 septembre 2007
du 1er au 6 septembre 2007
du 25 au 31 août 2007
du 28 juillet au 24 août 2007
du 20 au 27 juillet 2007
du 14 au 19 juillet 2007
du 3 au 13 juillet 2007
du 22 juin au 2 juillet 2007
du 15 au 21 juin 2007
du 09 au 14 juin 2007
du 02 au 08 juin 2007
du 26 mai au 1er juin 2007
du 17 au 25 mai 2007
du 07 au 16 mai 2007
du 25 avril au 06 mai 2007
du 07 au 24 avril 2007
du 31 mars au 06 avril 2007
du 23 au 30 mars 2007
du 17 au 22 mars 2007
du 10 au 16 mars 2007
du 1er au 9 mars 2007
du 22 au 28 février 2007
du 12 au 21 février 2007
du 30 janvier au 11 février 2007
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Sur les abeilles
 

Le Progrès – 15 octobre - ns
Le Régent TS Fipronil en passe d’être innocenté par l’Europe
Le Fipronil, molécule du Régent TS, insecticide utilisés en enrobage, est considéré par l’Agence européenne de sécurité alimentaire, comme ne posant pas de problème pour les abeilles butineuses en plein champ, pour les cultures de maïs et de tournesol. Pour ce qui concerne le couvain (les larves d’abeilles dans leurs cellules), les études remises par BASF n’ont pas encore été étudiées par les experts de l’EFSA (European Fodd safety Agency). Cet avis a été publié par l’EFSA dans le cadre d’une procédure visant à classer ce produit. Plusieurs pays, la Suisse en 2004, la Belgique en 2005, l’Italie et les Etats-Unis cette année ont homologué le Fipronil. L’UE est en train de clore la procédure qui permettra aux 25 pays membres de donner leur position. Après l’avis de l’Agence européenne de sécurité alimentaire, les 25 pays membres donneront chacun un avis. L’avis de l’EFSA confirme que pour l’homme, le Fipronil n’est ni cancérigène, ni génotoxique,  n’a pas d’impact sur la reproduction et n’entraîne pas de risque de tumeur sur la thyroïde. Le produit n’entraîne pas de risque pour les consommateurs, en particulier les nourrissons. Les études européennes confirment les études de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, et contredisent les affirmations de plusieurs scientifiques français, les professeurs Belpomme et Sultan qui avaient justifié les mesures prises par les autorités françaises.

 


   
 
Sur les firmes


 


   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 


   
 
Sur l'agriculture biologique
 

 


   
 


Sur les OGM
 

AFP – 16 octobre
OGM : des associations écologistes demandent un moratoire immédiat
Dans une lettre adressée à Dominique de Villepin, premier ministre, les associations : Agir pour l’environnement, Attac, la Confédération paysanne, France Nature Environnement, Greenpeace et les Amis de la Terre, s’inquiètent des « propos contradictoires relatifs à l’ajournement éventuel du projet de loi tenus par certains ministres ». « Bénéficiant d’un vide juridique, les promoteurs des OGM auront encore en 2007 toute latitude pour imposer une technologie pourtant récusée par plus de 80% des français », soulignent-elles. Elles réclament un moratoire passant par « une suspension sur le territoire français de toutes les autorisations de commercialisation de semences génétiquement modifiées, de cultures ou d’expérimentation d’OGM déjà accordées et un refus de toute nouvelle autorisation ».

AFP – 12 octobre
OGM : Très forte augmentation des surfaces cultivées en maïs transgénique en France (Vilmorin)
Elles devraient être fin 2007 de 10 à 15 fois plus vastes qu’en 2005, a indiqué le directeur général du semencier Vilmorin, Daniel Chéron. Elles devraient se situer entre 10 000 et 15 000 ha fin 2007. « Les agriculteurs français attendent avec impatience une variété de maïs OGM résistant à la pyrale », a ajouté Mr Chéron. Le 4 octobre dernier, le ministre français délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche François Goulard avait indiqué que le gouvernement étudiait la possibilité d’inscrire le projet de loi sur les OGM à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale « très chargé mais nous regardons la possibilité d’inscrire le texte » avait-il affirmé. La Commission a enjoint la France de transcrire dans la législation nationale sa directive OGM du 12 mars 2001. Faute d’obtempérer, la France est menacée d’une astreinte de 168 000 euros par jour.

Le Monde – 14 octobre – Hervé Kempf et Hervé Morin
L’accumulation des cas de contamination par des OGM pose le problème de leur détection, encore lacunaire. Les associations réclament une meilleure information pour les consommateurs
Aucune directive européenne ne fixe le seuil admissible pour les OGM non autorisés venant contaminer les semences. En principe, aucune trace ne devrait être tolérée dans les échantillons de semences analysés : c’est la position suivie par l’Italie ou la Grèce. Mais les inspecteurs de Grande Bretagne ou des Pays-Bas admettent un taux de 0,5% de présence fortuite. En France, la DGCCRF se range à la position la plus stricte, mais la DGAL admet un taux de 0,1%. Cette attitude, qui peut entraîner la pollution des semences de l’agriculture biologique, est critiquée par les promoteurs de cette filière. En revanche, pour les semenciers conventionnels (ni OGM ni biologiques), cette tolérance est indispensable pour baisser leurs coûts face à des concurrents américains qui ne subissent pas une telle contrainte. « Il nous serait indispensable de savoir dans quel cadre juridique on travaille », estime Philippe Gracien, porte parole du GNIS. Ce flou ne peut en effet qu’entretenir les polémiques et l’inquiétude du consommateur.

Le Figaro – 14 octobre – Marc Mennessier
Des maïs transgéniques sous la colline d’Austerlitz
Près de 1300 ha de maïs Bt on tété cultivés cette année en République tchèque. Une enquête réalisée l’an passé par le ministère de l’Agriculture auprès de 47 agriculteurs (sur 52) ayant cultivé du maïs Bt, montre que cette technologie a permis de réduire notablement les infestations de pyrales avec  à la clé des rendements supérieurs de 5 à 20% par rapport aux variétés classiques. Le tout sans utiliser le moindre insecticide chimique. La qualité du grain est également meilleure grâce à la baisse du taux de mycotoxines, des poisons naturellement sécrétés par des champignons parasites dont l’infestation est favorisée par les chenilles. Mais si les consommateurs tchèques son relativement ouverts aux OGM (46% de « pour » dans le dernier sondage Eurobaromètres contre 20% en France), de industriels de l’alimentation craignent de perdre certains marchés. « Il y a dans l’opinion des blocages qui ne reposent sur aucun argument scientifique » déplore Miroslav Jirovesky, le président de l’un des plus importants syndicats agricoles.

 
 


   
 


Ils l'ont dit
 

Le Parisien – 12 octobre
« Il faut savoir donner des coups de griffes »
 « …Je n’ai rien contre l’automobile mais il faut apprendre à vivre autrement. Je sais bien que certains ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Mais chaque fois que c’est possible, il faut prendre les transports en commun ou son vélo. Quant aux biocarburants, pour qu’ils soient propres, encore faut-il qu’ils soient produits dans de bonnes conditions, sans culture intensives ni pesticides. Le changement climatique est là, il faut passer à la vitesse supérieure. C’est exactement ce que dit Al Gore dans son très bon documentaire, que j’ai déjà vu deux fois… ».
Nelly Olin, ministre de l’Ecologie et du Développement durable


 
   

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