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Revue de presse :
du 12 août au 27 août 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Libération – 20 août – Julie Majerczak
La France, cancre de l’environnement

Déchets, qualité de l’eau et de l’air, un rapport accablant de Bruxelles… 9 Etats, dont la France, n’ont pas informé la Commission des dispositions prises pour limiter l’utilisation du bromure de méthyle, un produit utilisé dans l’agriculture qui détruit la couche d’ozone. Ce pesticide doit être éliminé progressivement conformément à la législation de l’UE. La France n’a pas fait le moindre rapport au cours des trois dernières années.

AFP – 25 août
La Suède s’insurge contre l’autorisation par l’UE d’herbicides dangereux

Le gouvernement suédois a engagé une poursuite devant la Cour européenne de justice (CEJ) afin d’obtenir l’annulation de l’autorisation du paraquat dans l’UE. « Nous voulons que la Cour annule la décision et demande à la Commission de réexaminer le paraquat, car nous jugeons que la première évaluation n’a pas été menée de façon appropriée » a noté Mr Kruse du ministère suédois des Affaires étrangères, ajoutant que la décision de Bruxelles était essentiellement fondée sur une étude espagnole affirmant que le produit incriminé est sans danger.

La Croix – 17 août – Denis Sergent
Au Sahel, les criquets prolifèrent jusqu’au Tchad

« Malheureusement cette évolution était prévisible depuis des mois », explique JF. Duranton, acridologue au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement à Montpellier). L’éradication ou du moins la maîtrise de l’expansion des criquets constitue un véritable casse-tête pour les biologistes. En effet « le criquet pèlerin n’a aucun ennemi naturel. Uniquement des prédateurs occasionnels s’attaquant aux œufs ou aux larves tels que des insectes, des oiseaux ou même des agents pathogènes qui n’arrivent à juguler le développement des criquets que tous les 15 ou 20 ans » explique JF. Duranton. La stérilisation, quant à elle, est utopique puisqu’il faudrait élever puis stériliser 250 millions de mâles avant de les relâcher dans la nature. S’ajoute le problème des pesticides employés. Depuis plusieurs années, la diéldrine, un insecticide organochloré qui bloque la transmission nerveuse, est interdite. « Une décision prise sous la pression des pays occidentaux, alors qu’on l’utilisait de façon parcimonieuse, à raison e 20 à 40 grammes par ha, et non pas 6kg/ha comme aux Etats-Unis », regrette JF. Duranton.

L’Alsace – 15 août
Eradiquer

Responsable du Service de protection des végétaux à Strasbourg, Marie-Jeanne Fotré-Muller supervise le traitement contre la chrysomèle du maïs : « On associe la lutte chimique à la rotation des cultures pour éradiquer la chrysomèle. Aucun moyen n’est parfait. L’Etat a décidé de luter contre les adultes en 2003 et de renouveler le traitement insecticide cette année contre les insectes qui auraient pu survivre. La rotation des cultures est destinée à limiter le développement des larves. Notre but est d’éradiquer la chrysomèle sur une petite surface pour éviter qu’elle ne se propage dans toute l’Alsace. Si on ne piège rien cette année, il n’y aura plus de traitement en 2005, sinon, il faudra renouveler le traitement l’année prochaine et poursuivre la rotation des cultures ».

Libération – Agnès Catherine Poirier – 16 août
Une chimie qui monte à la tête

En grande Bretagne, the Observer a de nouveau tiré la sonnette d’alarme sur le lien entre santé et environnement sur une étude préoccupante de la revue médicale du Royal Institute of Public Health. Si l’on en croit les chercheurs de cette institution britannique, les maladies psychiatriques et neurologiques (y compris Alzheimer et Parkinson) auraient augmenté de manière alarmante depuis 20 ans sous l’effet des pesticides, des rejets industriels, des déchets domestiques non traités, de la pollution automobile et de la malbouffe. Le professeur Pritchard, responsable de l’étude déclare « La cause de l’augmentation dramatique de certaines maladies psychiatriques et neurologiques n’est pas à chercher du côté génétique. Il faudrait des siècles pour que notre capital ADN soit affecté. Nous pouvons seulement dire que la pollution multipliée que nous subissons quotidiennement en est à l’origine. Cette étude se veut un signal d’alarme. »

Science et Vie – Septembre 04
Non, les toxines ne pullulent pas dans nos assiettes !

Pour la première fois, une étude a traqué métaux lourds et toxines dans l’alimentation des Français. « Les seuils fixés par la législation sont presque toujours respectés » annonce Philippe Verger du laboratoire d’analyses du risque alimentaire (Inra, Paris). Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont passé au peigne fin le mode de consommation et les traditions gastronomiques dans les régions. Puis, ils ont fait leur marché dans les lieux d’approvisionnements les plus fréquentés. Enfin, un cuisinier a préparé les aliments avant analyse. Prochaine étape pour les chercheurs : effectuer une étude comparable sur les pesticides et les dioxines.

Le Courrier de l’Ouest – Vincent Boucault – 25 août
Eau : la chasse à l’atrazine peut payer

Grâce à un faisceau de mesures convergentes, le taux d’atrazine dans les eaux du nord du département est revenu à un taux acceptable. D’un côté, les organisations professionnelles ont incité le producteurs à de meilleures pratiques : limitation des dosages, épandage plus ciblé, récupération des fonds de cuve. D’un autre, les deux Préfectures, la Mayenne à l’amont et le Maine et Loire à l’aval, ont pris des arrêtés interdisant l’emploi des pesticides sur une frange enherbée de six mètres bordant les cours d’eau. Cet arrêté a été reconduit cette année. La courbe régulièrement descendante des taux dans l’Oudon, ainsi que dans la Mayenne, la Sarthe et le Loir, montre incontestablement que ce dispositif concerté a été efficace.

Le Télégramme – 24 août – Jean Luc Le Roux
Les talus du St Emilion au secours de l’eau

Les agriculteurs riverains du Saint Emilion, à Plougras et Loguivy-Plougras, sollicités et aidés par le Comité du bassin versant, vont reconstituer le bocage et créer des protections contre le ruissellement des eaux. En parallèle, les exploitants apprennent à mieux doser l’usage de désherbants. Deux actions qui seront progressivement étendues à d’autres cours d’eau du bassin versant du Léguer, dans le but de réduire les teneurs en pesticides et d’améliorer la qualité des eaux. Ou comment les talus du Saint -Emilion volent au secours du « Château La Pompe ».

 
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Sur les OGM
 
 
  Libération – 17 août
OGM : plainte des semenciers et convocation des faucheurs
Biogemma a annoncé avoir porté plainte contre les organisateurs et les auteurs de la destruction de Marsat. A. Toppan de Biogemma a regretté "qu'aucun dialogue" n'ait été possible avec les militants qui "ont réduit à néant quatre ou cinq années de travail". L'entreprise précise que "les plantes étaient castrées et donc incapables de produire du pollen" et de contaminer les cultures voisines.
   
  Le Figaro – 19 août
"Gaymard et d'Aubert déplorent les destructions"

Le ministre de l'Agriculture et le ministre délégué à la Recherche "déplorent les destructions en groupes organisés de plants d'OGM expérimentaux et les violences qui ont accompagné certaines d'entre elles". Ils rappellent que "les recherches sur les biotechnologies offrent un potentiel considérable pour la santé, l'alimentation humaine et l'environnement" et considèrent "que les dispositions du code pénal relatives aux destructions en bandes organisées doivent être appliquées avec la plus grande rigueur".

AFP – 26 août
Deux parcelles de maïs OGM piétinées en Haute Garonne

Ces parcelles de 4000 m2 chacune ont été découvertes piétinées à quelques heures d’intervalle, l’une appartenant à la société Monsanto, l’autre à la société Pioneer. Ces actions ont été revendiquées par le collectif des « Arracheurs de plants transgéniques librement associés ».

Le Nouvel Obs. com – 21 août
Deux-Sèvres – Le tribunal annule un arrêté anti-OGM

Le tribunal administratif de Poitiers a annulé un arrêté anti-OGM pris par la municipalité de Brétignolles, notamment pour « absence de risque immédiat ». La région Poitou Charentes, présidée par Ségolène Royal, a assuré qu’elle soutiendrait la mairie en cas d’appel.

L'Express – 23 août
"OGM : les chercheurs dans la mêlée"

En s’opposant- en vain - au saccage de leurs plantations, les chercheurs ont peut-être marqué un point contre leurs détracteurs. Les militants anti-OGM ont peut-être commencé à entamer l'énorme capital de sympathie dont ils bénéficient dans l'opinion publique. Car il était facile jusqu'ici de diaboliser les chercheurs et plus encore, les salariés de sociétés privées vendus aux puissances de l'argent. La bataille de Marsat a instillé le doute. Ces hommes et femmes auraient-ils pris des risques physiques s'il s'agissait seulement de défendre les intérêts financiers de leurs actionnaires ? Les chercheurs ont puisé le courage de faire face à leurs détracteurs dans leurs convictions. En particulier, la certitude que renoncer au génie génétique priverait définitivement la société de ses éventuels bénéfices.

Le Figaro – 19 août – Yves Miserey
Quand la nature distance la biotechnologie

Une équipe européenne, menée par des Français du Cirad, vient d'élucider le mécanisme par lequel un gène présent dans l'orge lui confère une résistance à l'oïdium. L'introduction de ce gène par des croisements classiques dans d'autres plantes permettrait de ne pas recourir à la technique des OGM. Toutefois, selon P. Piffanelli, membre de l'équipe, la méthode n'est pas envisageable pour certaines plantes comme le blé.
 
   
 
Ils ont dit

Le Figaro – Marc Mennessier – 14 août
" Des destructions catastrophiques"

« Il faut pratiquer des expérimentations dans des conditions proches de la pratique agricole. Aujourd'hui, on peut dire que le risque de contamination génétique est infinitésimal. Les conséquences des destructions sont catastrophiques. Alors qu'il y a une quinzaine d'années nous avions une petite longueur d'avance sur les Américains, nous assistons aujourd'hui à l'extinction pure et simple du secteur de l'amélioration des plantes en France ».
Georges Pelletier, directeur de recherche à l'Inra et membre de la CGB

Le Télégramme – 18 août
" OGM paradoxe" - « Opinion »

Savent-ils les militants anti-OGM, qu'un rapport de l'Afssa vient de battre en brèche cette mythologie [les OGM sont dangereux] pourtant bien ancrée en France puisque deux tiers de nos compatriotes se déclarent hostiles aux OGM ? L'étude affirme que le recours aux plantes transgéniques permet au contraire de limiter l'emploi d'herbicides et d'insecticides, dangereux pour la santé. Du coup, on peut vraisemblablement se demander si une attitude si radicalement anti-OGM n'est pas quelque peu hâtive. D'autant que les plantes transgéniques apportent des solutions à l'alimentation dans les pays les plus pauvres. Le débat mérite d'être ouvert dans la sérénité puisque c'est de notre santé qu'il s'agit.
Michèle Fitoussi

La République du Centre – 17 août
"Que pense la FNSEA des fauchages d'OGM ?" interview de Amélie Perrier

« Les arrachages sont une mascarade médiatique et non une action sérieuse. Les faucheurs volontaires mettent ainsi en péril la recherche française en perturbant les essais en plein champ qui sont nécessaires après la période d'observation en laboratoire. Et, si les essais français sont détruits, ce sont les grandes multinationales qui en profiteront pour déposer leurs brevets en premier. Nous voulons que les scientifiques puissent mener à bien leurs travaux de recherche et d'expertise. C'est la seule manière pour que les politiques puissent légiférer de manière transparente sur la question. Je ne comprends pas cette méfiance générale contre la biotechnologie sur les végétaux (...) Les OGM sauveront peut-être les plantes bio de maladies comme l'ergot du seigle qui réapparaît actuellement. De plus si les OGM peuvent permettre aux paysans d'utiliser moins de pesticides, c'est un progrès. Si Pasteur avait appliqué [ le principe de précaution ], nous ne posséderions pas les vaccins dont nous disposons actuellement. »
Michel Masson – Président de la fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA du Centre)

Le Figaro – 20 août
"Les Verts et la stratégie de l'erreur"

« Plutôt que de suivre cette stratégie qui amène à mettre les destructions d'OGM hors la loi et les agro- semenciers dans la loi, il est infiniment plus utile de démontrer l'inverse. Ce sont les agro -semenciers qui sont hors la loi et qui font prendre des risques inconsidérés aux hommes et à la nature. A nous, citoyens, de le démontrer et c'est tout l'intérêt de la démarche engagée par les maires qui ont pris des arrêtés anti-OGM. On ne peut en même temps, sans tomber dans une confusion complète, prétendre soutenir des arrêtés anti-OGM et détruire des cultures OGM au motif que la loi est illégitime. En réalité, les Verts se trompent de cible, le combat à mener aujourd'hui est celui de la publication des études qui montrent la toxicité des OGM sur des rats qui y sont soumis depuis 90 jours. Le combat à mener aujourd'hui est celui de la lutte contre la désinformation. Le rapport de l'Afssa, auquel ont seuls participé les scientifiques engagés en faveur des OGM, censé vanter les mérites pour la santé des OGM ne concerne que quatre plantes qui n'existent pas encore. Qu'en est-il de la réalité, c'est-à-dire de celles qui existent dont personne n'a jamais dit qu'elles avaient un quelconque impact positif sur la santé humaine et animale mais dont il serait intéressant que l'Afssa se préoccupât des effets négatifs ? Plutôt qu'une erreur de stratégie, c'est la stratégie de l'erreur qui perdure, celle de vouloir détruire plutôt que de construire, celle de vouloir contraindre plutôt que de négocier, celle de ne voir dans l'écologie politique qu'un outil au service d'une lecture gauchiste de la société. »
Corinne Lepage – Présidente de CAP 21

La Croix - Dossier spécial OGM – 24 août
"Circuits de la peur"

Le refus du nucléaire et la lutte contre les OGM ont un point commun. Il tient à l'invisibilité des processus en cause. Les ressorts de la génétique comme du nucléaire échappent largement à l'entendement commun et comme de plus, il se trouve toujours des experts pour en démentir d'autres, comment ne ressentirait-on pas sur ces sujets une soif de certitude ? Mais la certitude n'est pas un objectif atteignable, c'est une utopie. L'idée se développe, au sujet des techno- sciences, de ce que l'on appellerait, dans le domaine judiciaire, une inversion de la charge de la preuve. Dans le domaine des atteintes à l'environnement au sens large, il est de plus en plus considéré comme légitime d'exiger que innocuité d'une découverte soit établie avant tout usage. Mais peut-on raisonnablement imaginer qu'une garantie totale d'absence de danger soit fournie à la société en cas d'avancée technique ? Faute de pouvoir lever définitivement le soupçon, il reste deux solutions extrêmes théoriques : refuser toute nouveauté ou les accepter toutes. La sagesse consisterait à vivre la vie comme un chemin de risques.
Bruno Frappat – Editorialiste

La Croix – 24 août
"En France, la recherche sur les modifications génétiques piétine"

Au dernier bilan, "une dizaine de parcelles de maïs sur 48 (5,2 ha) ont été saccagées" confirme S. Vaxelaire du ministère de l'Agriculture. Un bilan provisoire en baisse par rapport à celui de l'année dernière (17 ha). Une situation néanmoins difficile qui cause préjudice à la recherche française et sape le moral des chercheurs. "Depuis cinq ans, il est clair que les biologistes s'autocensurent et prennent un retard considérable sur le plan international" insiste J. Meunier, directeur scientifique adjoint au Cirad. La mise au point d'une plante transgénique demande des années d'efforts dont les essais au champ sont le point d'orgue. Mais les expérimentations agronomico- commerciales sont plus nombreuses que celles visant à évaluer les risques et c'est globalement là que la bât blesse. Les sceptiques et les anti- OGM estiment que ces dernières sont trop courtes et incomplètes. En matière de risque sanitaire, les tests sont effectués sur le rat et parfois le porc. "Ce sont des expériences classiques, durant un à quelques mois, parfaitement identiques à ce qui se fait pour évaluer la toxicité d'un aliment traditionnel" selon J. Meunier. Une opinion que partagerait GE Sérallini, président du CRII-GEN et membre de la CGB, si l'on jouait la transparence de A à Z. Sur le plan de l'environnement, on retrouve à peu près les mêmes oppositions. Pour J. Meunier "les risques potentiels de pollution génétique sont les mêmes qu'avec les variétés traditionnelles". Mais pour GE Sérallini, "en matière de contamination au champ, l'État ne peut faire respecter la réglementation car la société semencière est la seule à détenir le matériel génétique nécessaire pour détecter s'il y a eu pollution génétique ou pas".
Denis Sergent – auteur de « Les OGM qui changent le monde » - Flammarion, sortie le 1er octobre

La Croix – 26 août
"Assez d'obscurantisme face aux OGM"

« Arrêtons de sourire ! Ce qui se passe est grave, car cette dictature de l'obscurantisme le plus borné va à l'encontre des besoins mêmes de l'humanité. De quel droit nos faucheurs tranchent-ils dans un débat certes complexe mais indispensable ? A la fin du XXIe siècle, nous serons 9 milliards. En un siècle, la production agricole devra presque tripler pour satisfaire les besoins alimentaires et non alimentaires des hommes. Cela devra se faire à surface agricole utile constante et même peut-être déclinante. Le secret bien sûr, c'est d'augmenter les rendements. Pour cela, il faut assurer une sélection toujours plus pointue des semences utilisées. Aujourd'hui, avec les biotechnologies, on continue certes à augmenter les rendements mais surtout on a des espèces plus résistantes par exemple à la sécheresse ou à certaines maladies. Peut-on, d'un simple revers de faux, éliminer ce qui est une espérance majeure pour l'humanité de ce XXIe siècle ? Mais ce qui irrite le plus en cet été 2004, c'est bien le refus de toute discussion, le primat de la démagogie la plus stupide, sur toute forme de débat, la dictature d'une nouvelle "pensée unique" qui véhicule son obscurantisme de combat en fauchant tout sur son passage. »
P. Chalmin, Professeur à l'Université Paris-Dauphine
   
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