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Sur l'agriculture |
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Sur les abeilles |
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Sur les firmes |
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Sur l'agriculture raisonnée |
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Sur l'agriculture biologique |
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Sur les OGM |
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| Les Echos – 5 août Haute Garonne : l’Etat débouté face à un maire ayant pris un arrêté anti-OGM Le Tribunal administratif de Toulouse a débouté hier le préfet de Haute-Garonne de sa demande de suspension d’un arrêté anti-OGM pris le 18 par le maire de Bax (Haute-Garonne), Philippe Bedel. Dans son ordonnance, le tribunal administratif, statuant en référé, justifie sa décision notamment par le « risque existant de dissémination génétique et de pollution par les produits phytopharmaceutiques » sur les exploitations agricoles affectées à l’agriculture biologique. L’arrêté pris par le maire a pour but de limiter les cultures OGM sur sa commune pendant un an, en interdisant toute culture transgénique dans un rayon de 3kms autour des parcelles cultivées en agriculture biologique. Selon Maître Corinne Lepage, qui défendait Philippe Bedel, plus d’un millier de maires en France ont pris de tels arrêtés anti-OGM. |
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| France Soir – 7 août – Delphine Tordjman Victoire pour les anti-OGM De la Haute-Garonne en passant par le Gers, le millier de maires entrés en rébellion contre les OGM nourrissent l'espoir d'être entendus et approuvés. En effet, le tribunal administratif de Toulouse a donné raison au maire de Bax qui avait voté un arrêté anti-OGM. Selon C. Lepage, cette décision confirme deux précédents jugements (Mouchan et Coings). La Confédération paysanne s'est réjouie de cette nouvelle décision en faveur des maires. "Cela renforce et confirme l'intérêt de la campagne "Pas d'OGM dans ma commune" lancée avec de nombreux partenaires depuis plus de deux ans" explique la Confédération paysanne qui appelle "tous les maires, même en l'absence d'OGM sur leur commune, à engager la discussion et l'action avec la population et leur conseil municipal pour prendre des arrêtés similaires et amplifier ainsi la réponse démocratique des élus communaux en rejoignant également l'association des maires opposés aux OGM en cours de constitution". Déjà importante, la mobilisation risque de prendre de l'ampleur. Du côté des élus Verts la mobilisation est sans faille (Mamère, Onesta). La Montagne – 30 juillet – Mathieu Verlaine Dans la solitude des champs d'OGM Les dix-sept communes creusoises qui ont pris des arrêtés pour interdire les cultures d'OGM sur leur territoire devront s'en expliquer devant le tribunal administratif. Les maires souhaitent disposer d'un mois supplémentaire pour préparer leur mémoire de défense. Une délégation des maires rencontrera le président du Conseil régional, JJ Lozach, qui les avait soutenus pour lui demander une aide juridique ou financière. Ce collectif espère à terme "faire pression sur le gouvernement pour que le moratoire européen ne soit pas levé et pour que la France affiche une position claire en défaveur des OGM". Le Nouvel Obs.com 10 août Un champ de maïs OGM dégradé L’institut de recherche Arvalis a indiqué mardi 10 août qu’une partie d’un champ de maïs OGM, situé à Montesquieu- Lauragais (Hte Garonne) et cultivé dans le cadre d’essais avait subi des dégradations au cours du week-end. Bernard Pascal, directeur de l’Institut a déclaré « Nous avons déposé plainte à la gendarmerie pour dégradation de biens d’autrui et préjudice scientifique ». Les Echos – 12 août OGM : Un leader des Verts sera au fauchage de Pithiviers Francine Bavay, vice-président (Verts) du Conseil régional d’ Ile de France a annoncé qu’elle participerait samedi 14 au rassemblement de faucheurs volontaires d’OGM à Pithiviers. Le 25 juillet dernier, un millier de membres des « faucheurs volontaires », avec à leur tête José Bové, et les députés français : Noël Mamère et Gérard Onesta, avaient fauché en Hte Garonne un champ de maïs OGM. Les deux députés ont été appelés à comparaître le 16 septembre à Toulouse, tandis que José Bové devrait se présenter à la police dès son retour de vacances. Libération - 27 juillet – Corinne Bensimon Il faut aussi évaluer les bénéfices des OGM Rien dans les conclusions du rapport de l'Afssa ne permet de faire pencher la balance en faveur des pro-OGM ou de leurs adversaires. En effet, si les risques sanitaires de ces OGM restent une spéculation, leurs bénéfices - théoriquement plus probables - semblent quantitativement ténus, voire difficile à mesurer en l'état des connaissances - Entretien avec M. Schwartz, ancien directeur de l'Institut Pasteur, président du comité d'experts "Biotechnologie" de l'Afssa : "En évaluant les bénéfices, l'Afssa lance une approche nouvelle. Elle s'inspire du domaine des médicaments où l'on établit toujours un bilan des bénéfices et des risques d'un produit avant sa commercialisation. Ce type d'évaluation est totalement absent des procédures préludant à la commercialisation d'un aliment transgénique. Il serait pourtant intéressant de leur appliquer cette approche. Les plantes transgéniques actuellement commercialisées ont été conçues pour apporter un bénéfice économique au cultivateur et à l'industriel qui vend les semences et les phytopharmaceutiques. Mais le consommateur exige aussi qu'on lui démontre le bénéfice de ces aliments qui lui semblent a priori "à risque" car ils sont issus d'une innovation technologique. Globalement, les OGM que nous avons étudiés présentent des bénéfices potentiels théoriques mais ceux-ci ne sont pas entièrement démontrés, voire pas démontrés du tout. Il est donc important de faire plus de recherches". Le Figaro – 27 juillet – Serge Hervieu Les essais d'OGM régressent en Europe En Europe, les essais sont passés de 264 en 1997 à 82 en 2003. Une telle évolution est la conséquence de la polémique sur les OGM qui se développe dans tous les pays européens depuis une dizaine d'années. Les raisons de cette frilosité des industriels sont plus complexes que les seules destructions menées par les anti OGM en Europe. "Tout est lié" explique A. Farelly d'Europabio. "Évidemment, il y a un manque de confiance des consommateurs envers les OGM, ce qui réduit les perspectives sur le marché pour les entreprises". Le moratoire instauré, sous l'effet de l'opinion publique, en 1999 a également contribué à ralentir les stratégies de recherche et développement des industries des plantes transgéniques. Mais la difficulté d'expérimenter s'explique surtout par le coût économique engendré par les destructions de champs de maïs OGM. "Un essai sur plusieurs parcelles coûte environ 15.000 euros" explique M.Blache de Monsanto. Face à cette chute des essais OGM en plein champ, la satisfaction est de mise du côté des opposants. L'avenir des essais OGM en plein champ n'est pourtant pas totalement compromis en Europe. Outre le fait que la majorité des scientifiques estiment que ces recherches pourraient être à terme bénéfiques, les entreprises persistent à penser qu'il existe encore pour l'avenir, un marché européen pour les plantes transgéniques. La Dépêche du Midi – 28 juillet – Brian Mendibure Des OGM fauchés en pleine nuit La seule parcelle contenant des plants de maïs OGM dans le Tarn a été détruite la semaine dernière par un collectif inconnu. L'action a été revendiquée par un appel anonyme auprès du quotidien la Dépêche du Midi "au nom d'un collectif". La Confédération paysanne du Tarn a assuré tout ignorer de cette opération. Valeurs Actuelles – 30 juillet Contradictions Les écologistes, emmenés par le duo à moustache Bové-Mamère, viennent de reprendre l'arrachage des champs expérimentaux de cultures OGM. Sauf erreur, les Verts se veulent à la fois tiers-mondistes et partisans d'une agriculture recourant le moins possible aux engrais et aux pesticides. Or, les semences génétiquement modifiées permettent une meilleure résistance aux maladies et aux insectes avec moins de traitements externes, donc davantage de récoltes avec moins de pollution, et à ce titre intéressent au premier chef les pays en voie de développement. En toute logique, nos écologistes s'en prennent donc à ces expériences, le jour même où l'Afssa confirme que les OGM ne comportent aucun risque connu pour la santé. Il est vrai que N. Mamère n'est pas à une contradiction près. Le Figaro – 27 juillet – Philippe Motta La société Pioneer porte plainte La société Pioneer, dont un champ de maïs a été arraché par un « collectif de faucheurs d’OGM, à Menville, a porté plainte pour les dégradations subies. Cette affaire devrait, en toute logique, entrer de plain-pied dans la chronique judiciaire. Au regard des propos déterminés tenus par Dominique Perben, il est raisonnable de penser que les personnes identifiées seront mises en examen. C’est visiblement, ce que cherchaient José Bové et les militants Verts qui ont explicitement fait part de leur envie d’en découdre : « Faute de débat public, nous utiliserons les prétoires comme tribune », ont-ils fait valoir. Est Éclair – 27 juillet – Alain Cadet Les « guignols de la faux » Parviendra-t-on un jour à débattre sérieusement de la dangerosité ou de l'utilité des OGM ? Plus le temps passe plus on en doute. Et ce n'est pas l'action dimanche d'un millier de manifestants, unis sous la bannière des faucheurs volontaires, qui fera avancer un débat qui aurait du avoir lieu il y a bien longtemps. La vérité est que dans l'immédiat personne ne peut affirmer péremptoirement que les OGM sont dangereux pour la santé ou l'environnement, même si on peut légitimement nourrir quelques doutes. Encore faudrait-il qu'il y ait eu des expérimentation et des études suffisamment longues et approfondies pour répondre à toutes les questions. S'il y a un risque, personne n'est encore en mesure de l'identifier selon les experts de l'Afssa. En revanche, ils considèrent que les OGM peuvent avoir un impact positif. Quant au procès fait aux multinationales soupçonnées à juste titre de vouloir mettre la main sur le marché des semences, c'est un autre élément du débat et non le moindre. Jusqu'ici, on a surtout entendu le réquisitoire de militants usant de tous les relais médiatiques pour semer le trouble dans une opinion qui dans sa grande majorité a une connaissance plus que limitée du dossier OGM. Ce n'est pas en laissant une minorité asséner ses certitudes que le bon sens triomphera. Ce n'est pas en annihilant les expérimentations que la connaissance avancera. De toute façon, c'est le consommateur qui aura le dernier mot. Faut il encore qu'il ne soit pas désinformé. Voir des spécialistes de l'agitation du style Bové et Mamère brandir des pieds de maïs relève plus du terrorisme intellectuel et du fonds de commerce politique que de la désobéissance civile. Le Point – 29 juillet – Guy Carcassonne Les limites de la désobéissance civile Destruction d'OGM, mariage d'homosexuels, ces violations délibérées de la loi sont médiatiques mais nuisibles pour une démocratie. La démocratie est ruinée si chacun peut choisir, selon ses convictions propres, de se plier ou non à l'expression de la volonté générale. Mais cette évidence reste à son tour assujettie à des limites de faits et de droit (article 2 -Déclaration des droits de l'homme : liberté, propriété, sûreté, résistance à l'oppression). Dès lors la tentation est grande soit d'exciper d'une "oppression" pour invoquer un droit à y résister, soit de dénoncer inlassablement une loi dans l'espoir de la rendre "ineffective". Mais sur cela, trois observations simple : - Les mêmes qui au nom de leurs croyances s'affranchissent de loi et prétendent se parer de la tunique de Robin des bois, seraient les premiers à hurler si d'autres qui leur déplaisent, tel le Front National, adoptaient le même comportement. - Il y a toujours quelque chose de gênant à témoigner du courage tranquille du martyr en assumant des actes devant les caméras pour ensuite revendiquer l'indulgence ou la grâce quand passe la justice. - Tous les problèmes évoqués ici - mariage d'homosexuels, OGM, ...- pourraient être résolus de manière efficace et satisfaisante si notre pays se dotait, comme beaucoup d'autres, d'une procédure de référendum d'initiative minoritaire, qui permettrait de trancher les vrais débats et d'établir l'inanité des autres. L’Express – 26 juillet – Jean- Marc Biais "OGM : nouveau bras de fer Les partisans de l’arrêt des cultures de plantes transgéniques gagnent du terrain. Contre l’intérêt de la France. Actuellement, on compte sur le sol français 48 essais d’OGM, qui portent essentiellement sur des variétés de maïs. Tous ont été autorisés par le ministère de l’Agriculture, après avis favorable de la Commission du génie biomoléculaire, instance où siègent des experts, mais aussi des représentants des consommateurs et des associations écologistes. Les décisions sont prises en toute transparence : le public est même consulté par le biais d’Internet www.ogm.gouv.fr. Dans ces conditions, empêcher les chercheurs de poursuivre leurs travaux est un acte éminemment antidémocratique. Les essais en plein champ sont indispensables pour évaluer d’éventuels risques, sur l’environnement, des cultures transgéniques. Les recherches menées en milieu confiné, dans des serres, ne suffisent pas. La France ne peut se priver des possibilités offertes par les techniques de la transgenèse. Elle doit apprendre à les maîtriser en plein air. Sinon elle sera, dans les années à venir distancée par les autres grandes puissances agricoles. La Dépêche du midi – 28 juillet – C.A. Demain, des OGM dans nos vins Viticulture. Le gouvernement lance une consultation publique sur ce sujet polémique. Avant de prendre une décision sur deux nouveaux programmes de recherches d’OGM pour 2004, dont un sur la viticulture, les ministères de l’Agriculture, de la Recherche et de l’Ecologie restent prudents. Ils lancent une procédure d’information de consultation du public. Les Français sont appelés à s’exprimer sur les OGM. Jusqu’au 10 août, ils peuvent adresser leurs doléances à l’adresse brab.sdrrcc.dgal@agriculture.gouv.fr . Cette mesure intervient quelques jours après l’arrachage des plants de maïs par José Bové et ses irréductibles, une opération qui n’a fait que raviver un sujet déjà brûlant. |
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Ils ont ditAFP – 5 août « Puisque des tribunaux donnent raison à des maires qui veulent appliquer le principe de précaution sur leurs communes, je m’adresse à l’ensemble de mes collègues députés pour proposer que l’Assemblée nationale mette en place une commission d’enquête parlementaire sur l’impact éventuel des OGM sur l’agriculture, sur l’environnement et sur la santé ». Noël Mamère Les Echos – 12 août « …Incriminer les produits de traitement de semences est une solution de facilité, qui permet parfois d’éviter de faire le ménage chez soi et d’émouvoir facilement l’opinion pour influencer les pouvoirs. Plusieurs études scientifiques sérieuses réalisées depuis 5 ans (dont celles de l’Afssa, révélée récemment, sur l’imidaclopride) tendent à confirmer que les produits de traitement des semences incriminés actuellement sont sans danger pour l’homme une fois la semence enrobée, et n’ont pas d’influence négative identifiée sur l’abeille aux doses dans lesquelles on les trouve là où elles butinent… » Christophe Terrain – Président de l’AGPM (Association des producteurs de maïs) |
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