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Revue de presse :
du 10 au 15 juillet 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Les Echos – 13 juillet
Pesticides : la qualité de l’eau ne s’améliore pas

Alors que le gouvernement a abandonné son projet de taxation sur les pollutions d’origine agricole, l’Institut français de l’environnement (IFEN) indique que les deux tiers des eaux en France sont toujours contaminés par les pesticides. Le Ministre de l’Agriculture a réagi à ce rapport en annonçant que « de nouvelles actions seront présentées à l’automne 2004 », sans plus de précisions. Une législation européenne impose aux Etats membres de parvenir à un « bon état » des eaux d’ici à 2015. La France, déjà condamnée par la Cour européenne de justice pour le mauvais état des eaux en Bretagne, risque de se retrouver en infraction, d’autant que les valeurs limites ont toutes les chances d’être durcies. L’enjeu est de taille : 9,2 milliards d’euros d’aides ont été versés entre 1997 et 2002 sans que la qualité des eaux s’améliore, notait en février la Cour des comptes.

Le Figaro – Marc Mennessier – 13 juillet
Pesticides – Deux tiers des eaux contaminées

Quasiment identiques à ceux de 2001, ces chiffres montrent que la situation est stable, mais ils doivent cependant être nuancés. L’étude révèle en effet que les 2/3 des captages utilisés pour la consommation humaine n’ont pas nécessité de traitement spécifique contre les pesticides, en raison des très faibles concentrations relevées. L’année précédente, seuls 5% de la population française avaient été alimentés par une eau ayant dépassé au moins une fois la limite légale de 0,1 millionième de gramme de substance chimique par litre d’eau valeur extrêmement basse, il convient de le souligner. S’il ne faut pas noircir le tableau à outrance, le problème ne doit pas, à l’inverse, être banalisé. L’an passé, des restrictions d’alimentation ont tout de même dû être mises en œuvre dans 193 unités de distribution alimentant 400 000 personnes.

Les Echos – Anne Bauer – 12 juillet
Pollution de l’eau : le gouvernement renonce à taxer les agriculteurs

Alors que la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole devient un sujet de préoccupation majeure, le gouvernement abandonne tout projet de taxation des engrais, une mesure défendue par les ministres de l’environnement successifs. Le cabinet du ministre Serge Lepeltier confirme que le futur projet de loi sur l’eau, destiné à moderniser le cadre juridique de la gestion de l’eau en France, ne changera rien au sort des agriculteurs, dont la contribution au budget des Agences de l’eau est symbolique (1% des redevances versées contre 84% pour les ménages et 15% pour les industriels). Une « décision de bons sens » pour le FNSEA pour qui « les agriculteurs ont pris depuis longtemps conscience des efforts à fournir pour la reconquête de la qualité de l’eau ».

Le Figaro – Yves Miserey – 10 juillet
Les chercheurs de l’Inra pour une clarification de leurs missions

A la différence de leurs cousins du CNRS, les scientifiques de l’Inra (1 800 chercheurs) font de la recherche finalisée. Ils travaillent sur trois domaines bien définis : alimentation, agriculture et territoire. Et ce n’est pas aussi simple qu’il n’y parait « Qu’est-ce que c’est la recherche finalisée quand la demande sociale est diverse et souvent contradictoire ? demande J.L. Escudier, qui a participé à la rédaction de la synthèse des débats internes. Les chercheurs se tournent aujourd’hui vers les pouvoirs publics afin que les missions de l’Inra soient clairement formulées et bien précisées. « On a besoin de les réévaluer tous les dix, quinze ans », estime Marion Guillou, directrice générale de l’établissement.

Libération – 10 juillet
Couche d’ozone : nouvelle mise en garde de Bruxelles à la France

La Commission européenne a envoyé des lettres de mise en demeure à 9 Etats membres – dont la France – qui ne l’ont pas informée des dispositions qu’ils ont prises pour limiter l’utilisation du bromure de méthyle comme pesticide. Conformément à la législation de l’UE, ce produit doit être éliminé peu à peu car il détruit la couche d’ozone qui protège la terre et ses habitants des rayons ultraviolets du soleil. Il reste autorisé moyennant un contrôle sévère dans certaines applications pour lesquelles il n’existe pas encore de solution de remplacement. Selon Bruxelles, la France a « omis » d’envoyer le moindre rapport sur le sujet en 2001, 2002 et 2003.
 

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
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Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles
 
 
   
 
Sur les firmes

 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Le Canard enchaîné – 14 juillet
Agriculture

Cela s’appelle « l’agriculture raisonnée » et c’est censé promouvoir un mode de production « écologiquement responsable ». A en croire le FARRE, réuni en assemblée générale, le concept fait un tabac dans les campagnes françaises. Pourtant il n’y a pas de quoi pavoiser : dix ans après avoir été créé par le syndicat des fabricants français de pesticides, histoire de couper l’herbe sous le pied à l’agriculture biologique, le FARRE n’aligne que 120 paysans « raisonnés » pour un total de 700 000, lesquels utilisent chaque année en France 100 000 tonnes de pesticides. Bref, on peut « raisonnablement » douter de la fibre écolo de nos agriculteurs…
 
   
 
Sur l'agriculture biologique



 
   
 
Sur les OGM
 
 
  AFP – 9 juillet
Les régions d’Europe contre la levée du moratoire sur les OGM par l’UE

L’Assemblée des Régions d’Europe (ARE) basée à Strasbourg, organisation politique des régions en Europe qui compte actuellement parmi ses membres 250 régions de 26 pays européens et 12 organisation interrégionales, a dénoncé la décision de la Commission européenne d’autoriser l’importation dans l’UE d’un aliment génétiquement modifié le maïs « BT-11 ». Cette décision est intervenue « alors que la majorité des citoyens européens ont déclaré leur opposition aux OGM et que les Etats membres n’ont pas abouti à un consensus dans ce domaine ». « La nouvelle directive de l’UE sur l’étiquetage et la traçabilité des OGM ne peut en aucun cas légitimer cette décision qui reporte la responsabilité sur le consommateur », estime Mr Greenslade, président de l’ARE, avant de critiquer la « place excessive » prise par le « commerce et le droit à la libre concurrence » dans la construction européenne. « C’est l’avenir de notre agriculture traditionnelle, de nos produits d’origine contrôlée et biologique, qui est aujourd’hui mis en jeu », assure Mr Greeslade, annonçant que l’ARE va « organiser une campagne de sensibilisation en faveur de l’agriculture traditionnelle et des produits de qualité. »
   
  AFP – 10 juillet
La lutte anti-OGM commence à être entendue, selon José Bové

« On a longtemps prêché dans le désert, mais on commence à être entendu, il y a un contexte nouveau, avec des maires qui s’opposent aux essais OGM sur leur commune ou la région Poitou-Charentes qui se déclare région sans OGM ». De son côté le député (Verts) de Gironde Noël Mamère, a annoncé sa participation au rassemblement des « faucheurs volontaires » des 24 et 25 juillet, en déclarant « L’Etat se rend complice de ces multinationales, de ces lobbies, (…), je serai avec les faucheurs d’OGM, pour faucher des OGM, dans un acte de désobéissance civile ».

AFP – 12 juillet
BASF menace de délocaliser ses recherches sur les OGM aux Etats-Unis

« Quand on ne peut pas mettre d’innovations sur le marché, alors la prochaine étape est la délocalisation de la recherche et du développement » a déclaré Juergen Hambrecht, patron du groupe. « Ces activités seront délocalisées là où les innovations peuvent être concrétisées. Nous devons gagner de l’argent, nous ne pouvons pas seulement en dépenser » estime-t-il. L’UE tranche au cas par cas sur l’autorisation des OGM et sur leur utilisation, en imposant notamment une signalisation sur les emballages d’aliments, mais elle laisse aux Etats-membres le soin de fixer eux-mêmes un cadre à ce type de culture.

La Nouvelle République – 13 juillet
"OGM : l'huissier constate l'absence d'informations"

"Vigilance OGM Poitou-Charentes" a dépêché plusieurs de ses membres à la mairie de Saint-Martin-la-Rivière. Objectif : faire constater par huissier les irrégularités dans le protocole et la procédure d'information des cinq essais de maïs transgénique de la multinationale Monsanto sur la commune. Une plainte sera déposée pour non respect du protocole contre Monsanto et le Geves. Selon A. Bernier, porte-parole du collectif, "quelques 1200 communes ont déjà délibéré ou pris des arrêtés anti-OGM".
 
 
   
 
Ils ont dit
 
   
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