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Revue de presse :
du 23 au 30 juin 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Point Presse de l’UIPP le 24 juin – Premières retombées :

AFP – 24 juin
Baisse des ventes de pesticides en 2003

La baisse est due « principalement » aux conditions climatiques, selon l’UIPP : les inondations dans le Sud- Est, le gel en janvier et avril, puis la sècheresse de l’été ont fait des dégâts aux cultures et retardé le développement des parasites. Mais des facteurs plus structurels expliquent également le tassement du marché : l’évolution de la PAC vers un meilleur respect de l’environnement, le retrait de plusieurs molécules sur le plan européen, l’essor de l’agriculture « raisonnée » promue notamment par l’UIPP. Les nouvelles directives européennes qui rendent le contexte réglementaire lourd et dense » ont leur part de responsabilité, a pointé Emmanuel Butstraen vice-président de l’UIPP et, par ailleurs directeur général de BASF Agro.

Les Echos – Laurent Flallo – 25 juin
Les fabricants de pesticides pour une « agence française de la santé végétale »

L’UIPP s’est dite « globalement favorable » à la Charte de l’environnement à l’exception notable de l’article 5 sur le principe de précaution. « Il faut le mettre en œuvre de façon progressive et proportionnée. Or, en France, on n’a qu’une approche du risque et on ne prend pas en compte les bénéfices apportés par les produits chimiques » a estimé Emmanuel Butstraen, vice président. En revanche, les agrochimiste voient d’un œil bienveillant le plan national « santé- environnement » qui « intègre et relativise les différents facteurs d’agression du milieu » a commenté Jean Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP. De même les industriels se disent favorables au projet d’une « agence de la santé végétale », lancé par le ministre de l’agriculture Gaymard. Ils attendent de cette réforme des « moyens supplémentaires pour l’administration et une accélération des processus d’homologation ». « La France est la lanterne rouge avec 30 mois pour autoriser un produit phytopharmaceutique » contre un an en moyenne dans le reste de l’UE a déploré JC Bocquet.

La Croix – 29 juin
Les pesticides à la baisse

Pour la 2ème année consécutive, les ventes de produits phytopharmaceutiques ont régressé en France en 2003, selon l’UIPP. Pour autant avec 74 500 tonnes vendues (contre 83 500 en 2002), la France reste de loin le premier utilisateur européen et 3ème mondial, de pesticides.

Ouest France – 26 juin
Baisse des ventes de pesticides en 2003

Le marché français a baisé de 10% en tonnages et de 11% en chiffre d’affaires.

Le Quotidien du Médecin – 28 juin
Pesticides les ventes en baisse


AFP – 24 juin
L’Inde donne son accord à un nettoyage du site de Bhopal par Dow Chemical

Le gouvernement indien a donné son accord à une procédure judiciaire en cours aux Etats-Unis pour obliger la société américaine Dow Chemical à éliminer les déchets toxiques du site de Bhopal, vingt ans après la fuite qui fit des milliers de morts. L’autorisation de l’Inde était nécessaire pour que la justice américaine puisse ordonner le nettoyage du site.

L’Humanité – Alain Cwiklinski – 28 juin
Les antilles contre le paraquat

Le député martiniquais Mariette, a décidé de mettre l’Assemblée nationale devant ses responsabilités en demandant la création d’une commission d’enquête consacrée à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques aux Antilles. Celui-ci ne souhaite pas attendre un nouveau bilan sanitaire catastrophique pour envisager l’interdiction du paraquat et demande que le principe de précaution soit appliqué et que l’interdiction de ce produit soit prononcée : « Il est temps que toute la lumière soit faite sur les conséquences environnementales, ainsi que sur la santé des populations, de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans les départements d’outre-mer… »

Le Figaro – Muriel Frat – 23 juin
Loi sur l’eau – Les agriculteurs appelés à contribuer à la dépollution

Le gouvernement va tenter de convaincre les exploitants agricoles de limiter l’usage des pesticides et autres produits phytopharmaceutiques. Il y a urgence « 75% des eaux superficielles et la moitié des eaux souterraines ne sont pas conformes aux normes » a rappelé le ministre. « La lutte contre les phytopharmaceutiques, les pesticides et les nitrates est un enjeu de santé publique essentiel en raison des risques provoqués par une exposition faible mais à long terme. Par ailleurs, ces substances perturbent les milieux aquatiques ». Dans le but d’améliorer le comportement des agriculteurs, l’avant-projet de loi envisage donc d’augmenter leur contribution financière aux actions de dépollution.

Ouest France – Louis Coquin – 25 juin
La future loi sur l’eau inquiète – les producteurs de fruits craignent des surcoûts

Quelques cas d’intoxication de producteurs de fruits dans le Midi de la France, ont focalisé l’attention sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Pierre Banc, président national des producteurs de fruits, dénonce la campagne nationale qui en résulte ainsi que « le traitement idéologique et politique » d’un sujet qui est d’abord technique et scientifique. Le problème porte essentiellement sur l’utilisation de mélanges de produits par les professionnels. Ceux-ci sont interdits, mais souvent pratiqués. Les producteurs s’appuient sur des fondements scientifiques pour montrer l’innocuité de certains mélanges et souligner les surcoûts de passages successifs dans les vergers ou sur les arbres fruitiers. « Il ne faut pas tomber dans les excès de l’interdiction », plaide Pierre Banc. Il existe 100 000 possibilités de mélanges. Il nous faut du temps et des moyens pour faire le tri entre ce qui est dangereux et ce qui ne l’est pas. C’est pourquoi nous réclamons un moratoire et que le problème soit traité globalement au niveau de l’Europe. »

Le Figaro – Muriel Frat - 28 juin
Les eaux empoisonnées du Nord Pas de Calais

Malgré ses efforts le Nord Pas-de-Calais n’est pas la région la plus écolo et France si l’on en croit l’IFEN. L’organisme qui vient de publier un document sur «l’état de l’environnement » dans les départements du nord e la France, tire la sonnette d’alarme sur la dégradation des eaux, « de plus en plus soumises aux pollutions agricoles diffuses ». La contamination par les pesticides « tend à se généraliser ». Si elle est surtout manifeste dans les eaux de rivières, elle concerne également les ressources en eaux souterraines. « L’état des lieux de la pression phytopharmaceutique réalisé en 2001 montre que toutes les stations de suivi des cours d’eau ainsi que 40% des stations de mesure des eaux souterraines présentent des traces de pesticides ».

Maxi – 21 juin
En bouteille ou robinet… Avec l’eau, la forme coule de source !

Pour être considérée comme potable, l’eau du robinet doit répondre à 64 paramètres regroupés en 7 catégories, dont la teneur en pesticides. L’eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé. En ce qui concerne les pesticides, on en avale plus en croquant dans un fruit non lavé qu’en avalant un verre d’eau, le taux autorisé pouvant être 20 fois plus sévère que les recommandations émises par l’OMS.

Maxi – 21 juin
Et si on arrêtait d’empoisonner la nature…

Les pesticides, produits chimiques utilisés depuis près de 40 ans pour la désinfection domestique, mais surtout en agriculture pour éradiquer les nuisibles. Au départ, pourtant, rien que de très louable : rendre nos champs plus productifs pour nourrir une population grandissante à des prix raisonnables… Mais avec les années et les progrès de la chimie, ces produits sont devenus de plus en plus violents et leur utilisation de plus en plus systématique. C’est là qu’est le revers de la médaille : aujourd’hui les pesticides ont tout simplement contaminé notre environnement au point que certains médecins s’en alarment. D’autant que tout le monde n’a pas les moyens de manger « bio »…

 
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Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

AFP – 28 juin
Insecticides – réunion avec semenciers et agriculteurs reportée au 12/7

La réunion que le ministre de l’Agriculture devait tenir le 28 juin avec les organisations de semenciers et les organisations spécialisées d’agriculteurs concernées par les suspensions des insecticides suspectés de causer une surmortalité chez les abeilles, a été reportée au 12 juillet. « Cette réunion arrive trop tard car bien après la décision du ministre qui a mis les agriculteurs devant le fait accompli. » a déclaré Luc Esprit, directeur général de l’AGPM. De son côté, l’UIPP a indiqué à l’AFP qu’elle avait protesté auprès du Cabinet de M. Gaymard pour n’avoir pas été invitée à cette réunion alors que deux de ses adhérents – Bayer et Basf, productrices respectivement du Gaucho et Régent – étaient les principaux concernés par ces suspensions.

AFP – 25 juin
Gaucho : la filière maïsicole dépose un recours devant le Conseil d’Etat

L’association générale des producteurs de maïs et de la filière de production de semences de maïs ont déposé jeudi 24 juin, un recours devant le Conseil d’Etat contre la décision du ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard, de suspendre l’insecticide Gaucho de Bayer,. « La filière maïsicole est surprise par les décisions de suspensions des produits de traitement de semence Gaucho et Régent, des décisions qu’elle considère injustes et infondées ». Pour l’AGPM, « la filière toute entière va être confrontée à de réelles difficultés techniques en termes de protection des plantes et à de graves difficultés économiques pour ses entreprises.

France INFO – Journal 7H55 – 28 juin
L’UIPP interrogée par Nathalie Fontrel sur les semences Regent et Gaucho

« Les agriculteurs ont à leur disposition d’autres molécules, les carbamates, qui existent depuis 30 ans. Elles sont conditionnées en granulés que l’on répand dans le sillon de semis des cultures. Cela nécessite un équipement supplémentaire sur le tracteur et des doses beaucoup plus importantes » E. Butstraen. « Il existe dans le sol des bactéries qui dégradent certaines familles chimiques dont les carbamates, ce qui a expliqué en partie pourquoi les produits type Fipronil ont remplacé rapidement les carbamates. Aujourd’hui on assiste à une recrudescence forte de la problématique insectes du sol et sur le maïs en particulier, donc il va falloir que nous retrouvions des produits qui permettront de juguler ces attaques croissantes d’insectes en général ». JC. Bocquet

Que Choisir – 1er juillet
Le Gaucho interdit de maïs

Dès septembre 2003 le comité scientifique et technique (CST) chargé d’évaluer l’impact de l’imidaclopride sur les abeilles avait remis un rapport aux conclusions très claires, parlant de « risque significatif pour les abeilles ». Le ministère n’en avait tiré aucune conséquence. Mieux encore, en février dernier, l’Afssa exhumait une étude dédouanant le produit. Or celle-ci avait été effectuée en 2000 mais jamais communiquée au CST. On sait aujourd’hui pourquoi. Examinée depuis la Commission d’étude de la toxicité à la demande de la DGAL, elle n’a pu être validée. « Expérimentation menée avec des méthodes grossières affectant la précision de données importantes », ont conclu les experts. L’interdiction du Gaucho suit donc celle du Régent, autre insecticide de nouvelle génération au dossier accablant. Les apiculteurs respirent, dans l’attente des procédures de ré- homologation européenne de ces molécules, qui devront décider de leur interdiction définitive dans l’Union, ou, au contraire, de leur réintroduction sur le marché français.
 
   
 
Sur les firmes

 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

La Nouvelle République du Centre Ouest – 26 juin
Qu’il est long le chemin de l’agriculture raisonnée !

« Quand tout sera opérationnel, nos conditions de travail seront meilleures, l’efficacité plus grande et nous espérons que le consommateur reconnaîtra nos efforts en achetant nos produits. Car La reconquête de la confiance d’un consommateur déboussolé et sceptique constitue tout l’enjeu de cette très décriée agriculture raisonnée, une notion apparue il y a 4 ans maintenant. Il nous a fallu du temps pour faire passer le message, l’admettre globalement » reconnaît Pierre Trouvat ancien président du réseau Farre du département. « Les agriculteurs commencent à prendre conscience qu’on a besoin d’être un peu plus rigoureux dans notre façon de travailler ».

Les consommateurs ne veulent plus attendre
Contre vents et marées, l’Union fédérale des consommateurs Que Choisir soutient depuis 4 ans la démarche « agriculture raisonnée ». « C’est une bonne solution comme socle de base pour, petit à petit, monter les niveaux, réaffirme Nicole Perez, déléguée pour les Deux-Sèvres. Mais si les agriculteurs ne souscrivent pas en masse à ce que j’appelle une chance, ce sera une formidable opportunité qui aura été ratée. »
 
   
 
Sur l'agriculture biologique



 
   
 
Sur les OGM
 
 
  AFP – 22 juin
L’Espagne veut l’avis de « chercheurs indépendant » sur les OGM

Le gouvernement espagnol veut consulter des « chercheurs indépendants » au sujet des risques posés par les cultures d’OGM, très développées en Espagne a indiqué la ministre de l’Environnement Cristina Narbona. L’organisation écologiste Greenpeace avait dénoncé en avril l’Espagne comme étant désormais « le seul pays de l’UE qui cultive des OGM à échelle commerciale depuis 1988 », avec la mise sur le marché local d’un demi- million de tonnes de maïs transgénique chaque année.
   
  AFP – 28 juin
Pas d’accord des ministres européens sur le maïs transgénique NK 603

Faute de majorité qualifiée, c’est la Commission, favorable à un feu vert, qui tranchera « dans les prochaines semaines », comme dans le cas du maïs BT-11 qu’elle a autorisé le mois dernier, mettant fin à un embargo de 5 ans sur l’autorisation dans l’UE de nouveaux aliments génétiquement modifiés.

La Nouvelle République du Centre – 26 juin
Des essais de maïs transgénique à Pithiviers – le Viel

Depuis le début du mois de mai, ce village est le théâtre d’essais transgénique. Un agriculteur a consenti à ce que l’un de ses champs serve de laboratoire au Roundup- Ready qui la particularité de tolérer un herbicide total. Autrement dit, ce maïs permettrait aux agriculteurs de n’utiliser dorénavant qu’un seul produit, susceptible de venir à bout de toutes les mauvaises herbes. Ces essais, pilotés par Monsanto, sont autorisés par le Ministère de l’agriculture, en accord avec le ministère de l’environnement. Ils dureront jusqu’en octobre. Selon le cahier es charges, la parcelle en question est située à 400 m des autres cultures.
 
   
 
Ils ont dit

 
   
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