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Revue de presse :
du 16 au 22 juin 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

France Soir – 22 juin – Cécile Maillard
Tous malades de la pollution

Le plan santé environnement présenté par le Premier ministre reconnaît officiellement les ravages des polluants sur notre santé. Le dispositif mis en place jusqu’en 2008 comporte 12 actions prioritaires pour la protection de l’eau, contre l’émission de particules dans l’air ou l’exposition aux substances cancérigènes. Le cancérologue, Dominique Belpomme a déclaré « C’est la première fois que la France reconnaît que certaines maladies sont liées à la dégradation de l’environnement… ». Pour autant, le professeur regrette l’oubli de certains toxiques, la frilosité à l’égard du programme européen Reach, qui doit réévaluer les substances toxiques en circulations et le manque d’interconnexion avec le plan Cancer. « On a un plan qui essaie de faire mieux, mais qui concilie les intérêts de l’industrie. »

Libération – 22 juin – Eliane Patriarca
Santé – Environnement : un plan placebo

Plein de bonnes intentions, le plan national vise à prévenir l’impact sur la santé des pollutions de l’air, de l’eau et des produits chimiques. Pour Corinne Lepage, ex-ministre de l’environnement, « Il n’y a rien sur ce qui est pour moi le sujet majeur : les risques liés aux substances chimiques…J’aurai souhaité qu’on renforce Reach, qu’on modifie aussi le montant et la répartition des subventions à l’agriculture, qu’on instaure une taxation sur l’usage des pesticides… » Même déception chez Yannick Jadot de Greenpeace France : « Ce plan reste dans l’idée que certains produits sont suspects, qu’il faut mettre en route des programmes de recherche et développer notre expertise. »Il regrette également que les pouvoirs publics choisissent de développer la protection des captages d’eau alors que « le vrai problème ce sont les rejets toxiques dans l’eau. Il faut les supprimer à la source ».

Le Courrier picard – 17 juin
Serge Lepeltier au Courrier picard : « Les pesticides, un enjeu essentiel »

Le ministre de l’Ecologie et du développement durable a déclaré « On retrouve malheureusement de nombreux résidus de pesticides dans l’environnement et notamment les eaux… Il s’agit d’un sujet essentiel pour mon ministère. C’est pourquoi je prévois dans le projet de loi sur l’eau des dispositions spécifiques visant à renforcer la lutte contre les pollutions diffuses notamment les produits phytopharmaceutiques : identification des bassins d’alimentation des captages, couverture hivernale des sols, bandes enherbées le long des cours d’eau etc. Toutes ces mesures seront subventionnées par les agences de l’eau. Un contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs de produits phytopharmaceutiques sera également mis en place. Parallèlement, je souhaite que la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) phytopharmaceutiques créée en 2000 revienne aux agences de l’eau.

La Montagne – 21 juin
Pesticides : le biobac mange tous les restes

Le premier biobac installé en Auvergne, mais aussi le plus grand de France offre une solution collective pour confiner et traiter les eaux de lavage des épandeurs agricoles. Le fonctionnement est simple. Sur la grande aire bétonnée, où toutes les eaux sont récupérées, l’agriculteur vient remplir son pulvérisateur. Après l’épandage, retour au biobac. Sur l’aire de rinçage, il dispose d’eau sous pression pour nettoyer son pulvérisateur et laver ses cuves. Expérimental aujourd’hui, le biobac collectif pourrait devenir la norme demain. Un arrêté devrait imposer, d’ici fin 2004, le traitement de tous les effluents sanitaires dans les années à venir.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
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du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
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du 11 au 17 avril 2008
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du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
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du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
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Archives 2002
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Archives 2007

 

 

   
 
Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

Marianne – 21 au 27 juin – Jean Claude Jaillette
Les cadavres d’abeilles ont parlé « Le régent ne m’a pas tuer ! »

Des autopsies ont été pratiquées sur les abeilles de Jean-Claude Cauquil, apiculteur en Haute Garonne. Les occupantes de ses 3000 ruches ont été anéanties en quelques heures au printemps 2002. Les apiculteurs, leurs experts et leurs avocats ont trouvé là les arguments pour renouveler leurs pressions sur le gouvernement et faire interdire les deux molécules de base du Gaucho et du Régent. Jusqu’à ce jour, les résultats de ces opérations n’ont pas été rendus publics. Marianne a pu consulter le rapport transmis par le laboratoire Lara de Toulouse au service régional de la protection des végétaux de Midi-Pyrénées… La présence de 13 pesticides a été recherchée. Un seul a été détecté, à des doses supérieures à la dose létale pour les insectes. Il s’agit du Coumaphos, un antiparasitaire très dangereux pour celui qui l’utilise, ne disposant d’une AMM (autorisation de mise sur le marché) que pour les chiens, tant il déconseillé de l’utiliser sur des animaux destinés à la consommation humaine. Les apiculteurs y ont recours pour lutter contre le varroa, une maladie parasitaire ravageuse, l’entourant alors d’infimes précautions…En 2003, 400 ruches ont été détruites en quelques heures dans la même zone (contre 3OOO, un an auparavant). Du fipronil a été retrouvé dans les abeilles, à l’état de trace. Du Coumaphos aussi, en quantité comparable à celle détectée en 2002. Depuis le procès du fipronil a été instruit, le jugement rendu. Est-il vraiment coupable ? Il flotte, au-dessus des ruches, comme un parfum d’erreur judiciaire.

AFP – 16 juin
Mortalité abeilles :BASF continue de défendre le Régent

Pour BASF, « Seuls quatre cas de mortalité d’abeilles – dont un toujours inexpliqué et trois apparemment sans rapport avec l’utilisation du Fipronil – se sont produits alors que 550 000 ha ensemencés en maïs et tournesol ont été traités avec le Régent.
 
 
   
 
Sur les firmes

 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Ouest France – 18 juin – Jean Pierre Buisson
« Généraliser l’agriculture raisonnée »

Serge Lepeltier, ministre de l’Ecologie et du Développement durable, en visite dans le Val de Saire, a salué la performance des producteurs locaux et a déclaré qu’ « il est nécessaire, pour continuer d’avancer vers une agriculture durable, de tendre vers une généralisation de la démarche d’agriculture raisonnée. Le gouvernement a fixé un objectif indicatif de 30% d’exploitations qualifiées d’ici 2008. »
 
   
 
Sur l'agriculture biologique



 
   
 
Sur les OGM
 
 
  Les Echos – 21 juin
Monsanto retire pratiquement toutes ses demandes d’autorisation d’un blé OGM

Ses demandes ont été retirées, en particulier celles qu’il avait déposées auprès des agences réglementaires américaines, hormis celle instruite par la FDA (Food and Drug Admnistration). Le groupe américain souhaite que la FDA se prononce sur la sécurité du blé OGM. Il a maintenu son dossier « en accord » avec l’industrie alimentaire et la filière céréalière américaines. Ces derniers craignaient de ne plus pouvoir exporter leurs produits si Monsanto lançait son blé Roundup Ready.
 
   
  AFP – 15 juin
OGM : l’Office européen des Brevets confirme un brevet controversé de Bayer

Le brevet concerne un gène qui, introduit dans des plantes « utiles » comme les tomates ou les haricots, les rend résistantes au désherbant « Basta ». La justification écrite de la décision de l’Office sera publiée d’ici quelques semaines, a précisé le porte parole Rainer Osterwalder. Greenpeace s’est dite « déçue » par la décision et a appelé le Parlement européen à imposer des critères plus restrictifs à l’Office pour la délivrance des brevets, précisant que « seules les plantes génétiquement modifiées survivent lorsque le désherbant est utilisé, ce qui conduit à un appauvrissement de la diversité naturelle ».

AFP – 18 juin – Géraldine Schwarz
L’Allemagne fixe un cadre strict à la culture d’OGM

« Les points fondamentaux ont été retenus, c’est une loi très favorable au consommateur, qui prévient contre toute propagation incontrôlée de la culture d’OGM » reconnaît Christophe Then, de Greenpeace. La loi apporte également davantage de transparence à la culture d’OGM, dont les emplacements doivent être inscrits dans un registre public. L’objectif est d’informer les intéressés, comme l’apiculteur soucieux que ses abeilles ne butinent sur un champ de plantes transgéniques.

AFP – 21 juin
Ouagadougou : 4 président africains « favorables mais prudents » sur les OGM
Les quatre présidents du Mali, du Ghana, du Niger et du Burkina ont co-présidé l’ouverture d’une conférence internationale sur la « maîtrise de la science et la technologie en vue d’accroître la productivité agricole : perspective ouest- africaine ». « La sécurité alimentaire que devons assurer à nos populations nous oblige à observer un devoir de précaution », a déclaré le président malien, Amadou Toumani Touré, soulignant « les avantages » liés à la biotechnologie dont l’augmentation des potentialités hydro- agricoles et la compétitivité des cultures de rente africaines.

AFP – 21 juin
OGM : « un danger » pour le Burkina et l’Afrique, estiment des associations

Un collectif d’organisations non gouvernementales burkinabé ont déclaré que les OGM constituent « un danger » pour l’Afrique et demandé un «moratoire de 5 ans » avant leur introduction au Burkina Faso. « La consommation de produits issus des biotechnologies n’est qu’une solution à court terme et sans lendemain, une perpétuation de la dépendance vis-à-vis des multinationales », insistent ces organisations. « Derrière les objectifs annoncés de cette conférence, qui se déroule loin de notre peuple, se noue une véritable tragédie dont l’enjeu est la pénétration et l’expansion des OGM en Afrique de l’Ouest » indique-t-elles estimant que les Américains entendent ainsi passer par le pauvre et nécessiteux Burkina Faso pour supplanter leurs rivaux européens pour le contrôle du marché africain ».

AFP – 18 juin
OGM : Les écologistes « indignés » d’un rapport de la FAO

670 associations écologistes se sont déclaré « indignées » du dernier rapport annuel de la FAO, l’accusant de « déclarer la guerre aux paysans et non à la faim » en soutenant l’industrie des biotechnologies ». Dans son rapport 2003-2004 sur la sécurité alimentaire, la FAO estimait notamment que les cultures à base d’OGM offraient « des bénéfices économiques importants aux agriculteurs ». Dans une lettre ouverte remise au directeur général de la FAO, Jacques Diouf (Sénégal), les signataires expriment leur « indignation et leur désaccord » avec un « exercice de relations publiques politiquement motivé pour soutenir l’industrie des biotechnologies ». Le document, estiment-ils, « promeut la manipulation génétique des semences et contribue à détourner davantage le financement de la recherche vers ces technologie ».
 
   
 
Ils ont dit

L’Express – 21 juin – La Chronique de Claude Allègre
« … Ainsi dans quelques années, par peur imbécile du progrès, non serons les seuls à utiliser des pesticides et des engrais en masse et à laisser crever de soif nos maïs ! Nous serons les seuls à subir ces nuisances de l’agriculture productiviste, au péril de notre santé, et au risque de détruire plus vite nos sols et de polluer nos nappes phréatiques. E ce au nom de la prétendue écologie anti-OGM … Bravo ! Aux autres le progrès, à nous les nuisances et la pollution. Avec les offensives anti- OGM, on fait perdre à l’Europe dix ans de progrès. Dans dix ans, vingt ans, nous achèterons aux Américains, aux Japonais, aux Chinois ou aux Indiens ce que nous refusons d’inventer aujourd’hui ».
   
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