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Revue de presse :
du 2 au 8 juin 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

La Tribune – 2 juin – Christophe Canton
Les industriels inquiets des risques juridiques

Affirmé par l’article 5 de la Charte de l’environnement, ce principe de précaution est sans doute la notion la plus controversée pour les fédérations professionnelles. A l’UIPP, le Directeur Général, Jean-Charles Bocquet ne cache pas les interrogations de sa profession, même s’il indique souscrire au principe d’une charte de l’environnement. « Aujourd’hui, on rajoute un dispositif qui risque de ralentir la procédure d’autorisation de nos produits » précisant que cette procédure dure déjà en moyenne dix ans. Avec l’instauration de l’article 5, les industriels du secteur redoute de voir des citoyens saisir les tribunaux sur chaque accord d’homologation de leur produit. « Il faut éviter de placer l’innovation en situation de paralysie potentielle », ajoute Jean Charles Bocquet. Celui-ci plaide pour une approche équilibrée du principe de précaution, prenant en compte les risques mais aussi les bénéfices d’une innovation. Il se déclare d’ailleurs satisfait de la récente modification de l’article 5, qui ajoute la notion de proportionnalité entre les progrès et les risques.

La Montagne – 2 juin - Jean François Nouet
Les céréaliers déterminés

Pierre Pagesse, Président du groupe coopératif Limagrin, au Congrès de producteurs de blé à Clermont a déclaré, alors que les OGM ou l’emploi des pesticides défrayent la chronique « sans l’élévation des rendements permise par les produits de santé des plantes, l’emploi d’éléments fertilisants pour éviter l’appauvrissement des sols et les progrès de la mécanisation et de l’amélioration des plantes, l’Europe serait obligée d’acheter à d’autres pays 50% de son alimentation sans les mêmes garanties sanitaires ». Pierre Pagesse admet « que si l’agriculture doit encore évoluer, d’où l’importance de l’innovation, elle a accompli d’immenses progrès » pour concilier la protection de la nature et la nécessité de produire en abondance une nourriture saine et diversifiée et abordable au plus grande nombre. Pour lui, les OGM sont facteurs de progrès.

Le Figaro – 8 juin – Cyrille Louis
Produits chimiques et système hormonal : une liaison dangereuse encore trouble

Chargé fin 2002 d’évaluer les risques liés à la présence dans l’environnement des « perturbateurs endocriniens », le Comité de la prévention et de la précaution (CPP) a rendu public un avis particulièrement prudent avec pour conclusion : il est urgent de lancer de nouvelles études avant d’envisager l’éventuelle interdiction de certains produits chimiques régulièrement mis en cause. Par exemple, les 13 cas de malformations génitales infantiles tout récemment imputés par le professeur Sultan (CHU de Montpellier) à la contamination de leurs parents par des pesticides a pour l’heure échoué à emporter la conviction de la communauté médicale. « L’étude approfondie de ces dossiers, sur la base des informations disponibles, n’a pas permis de mettre en évidence une exposition susceptible d’expliquer ces malformations », explique Marie-Odile Rambourg, toxicologue à l’Institut national de veille sanitaire.

La Croix – 3 juin – Denis Sergent
Le cancer se nourrit aussi de l’environnement

Une étude américaine récente et fouillée a mis en évidence qu’en « mesurant les résidus de pesticides (organophosphorés) dans l’urine et pas seulement les produits dans le sang, les épidémiologistes ont découvert que « les enfants américains mangeant bio étaient 6 à 9 fois moins exposés aux pesticides alimentaires que ceux qui mangeaient normalement », explique Jean-François Narbonne, toxicologue à l’université de Bordeaux… Il n’en reste pas moins vrai que l’épidémiologie reste une science fragile et difficile. Beaucoup de polluants inhalés ou ingérés sont vite transformés dans l’organisme humain et par conséquent, impossibles à mesurer précisément. Du moins en l’état actuel de la science.

Libération – 29 mai – St. S.
Le DDT, insecticide utile à petite dose

Prohibé dans les années 70, son utilisation contre la malaria redevient « acceptable ». « La vaporisation est limitée aux maisons et elle est très faible. L’insecticide ne s’infiltre pas dans les rivières ou dans les sols, précise Richard Tren, de la fondation Africans Fighting Malaria. On peut sauver des millions de vies grâce au DDT. Le lobby des environnementalistes tue tous les jours des bébés africains ! ». La convention de Stockholm, qui liste le DDT comme l’un des douze polluants organiques persistants dont l’usage doit être retreint, l’autorise pour des problèmes de santé publique. L’OMS le fait figurer dans sa liste d’insecticides recommandés dans la lutte contre le paludisme. Les écologistes eux-mêmes approuvent discrètement son utilisation dans le combat contre le paludisme. « Le recours au DDT ne nous plaît pas, mais nous comprenons qu’en l’absence de solution de rechange, il doit être utilisé en quantités très limitées », confirme Rob Little, directeur de WWF pour l’Afrique du Sud.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
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  Ils ont dit  
 


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Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

Le Républicain Lorrain – 3 juin
Abeilles et insecticides : une mise en garde d’un expert

Suite aux pertes très nombreuses de colonies d’abeilles à la sortie de l’hiver, Raymond Wernet, expert judiciaire en apiculture, a conclu, après avoir commenté les rapports scientifiques du CST et de l’AFSSA sur l’implication des insecticides Gaucho et Régent : « Il ne faut pas se leurrer, ce n’est l’industrie chimique qui va venir au secours des abeilles, ni même le ministre de l’agriculture et pas non plus les instances européennes. D’autres insecticides sont déjà en cours d’homologation et, pour ne citer que le dernier en date, le Poncho 600, curieusement de la même famille que Gaucho et Régent. Il est d’ores et déjà annoncé très toxique pour l’abeille. Voilà les apiculteurs prévenus, à eux de réagir en conséquence… »
 
   
 
Sur les firmes

Les Echos – 8 juin – Mathieu Quiret
Recherche : BASF dope sa chimie « verte »

BASF consacre 3,5% de son chiffre d’affaires à l’innovation, soit un peu plus d’un milliard d’euros. Environ 60% des efforts de ses 7500 employés visent l’innovation ou l’amélioration des chimies existantes. Parmi les grands paris du groupe figurent d’abord les biotechnologies agroalimentaires qui agglomèrent un petit tiers des sujets de recherche. Il mise notamment sur l’utilisation de ressources renouvelables pour remplacer un certain nombre de produits chimiques trop décriés. Stefan Marcinowski, directeur exécutif de la recherche et des investissements du groupe traite le projet de directive Reach « inacceptable pour notre industrie ». « Cela coûte déjà 10 fois plus cher qu’ailleurs de décrocher une autorisation en Europe et trois fois plus de temps. Si Reach passe, nous orienterons nos nouveaux investissements vers l’étranger », menace BASF, qui en réalise actuellement la moitié en Europe.
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée


 
 
   
 
Sur l'agriculture biologique



 
   
 
Sur les OGM
 
 
  Le Revenu – 4 juin – Jean Christophe Labastugue
L’industrie agrochimique mute sous l’effet des OGM

Depuis une dizaine d’années, la filière doit faire face à une nette montée des risques liés au renforcement des exigences sanitaires, et à des contraintes environnementales plus strictes. Le principal problème de l’industrie phytopharmaceutique reste l’inefficacité de certains insecticides : « les gènes de résistance se développent au bout de trois ans chez les insectes prédateurs, il faut continuellement augmenter les doses de produits pour les combattre », confirme Yves Chupeau, directeur de recherche à l’Inra. L’argument est repris par les fabricants de semences transgéniques, qui présentent les OGM comme une solution biologique face à l’utilisation croissante des produits chimiques : « La semence OGM de coton commercialisée par Monsanto permet de réduire de 60 à 80% le volume des pesticides sur cette culture », explique le porte-parole du groupe en France. L’autre argument porte sur l’utilisation des OGM comme une réponse à l’accroissement de la demande alimentaire mondiale.
   
     
   
 
Ils ont dit

 
   
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