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Revue de presse :
du 15 au 24 mai 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

REUTERS – 16 mai
Produits chimiques bannis – Une convention entre en vigueur

« Parce qu’elle interdit la production et l’utilisation de certains produits chimiques parmi les plus toxiques pour les hommes, la Convention de Stockholm permettra de sauver des vies et de protéger la nature, notamment au sein des communautés et des pays les plus pauvres » a déclaré Klaus Toepfer, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Il faudra néanmoins des années pour que les « Pop » (Polluants organiques persistants) soient éliminés. « De tous les polluants libérés dans l’environnement chaque année par les activités humaines, les « Pop » figurent parmi les plus dangereux. Pendant des dizaines d’années, ces produits chimiques hautement toxiques ont tué des hommes et des animaux ou les ont rendus malades, endommageant leur système immunitaire, reproductif et nerveux et entraînant de nombreux cancers. Ils sont également à l’origine de nombreuses anomalies congénitales.

Libération – 17 mai - Carole Duffréchou
Au Nunavut, des poisons sur le gril

Les Pop, quasi indestructibles et portés par les vents et les courants marins se propagent sur des milliers de kms. Selon les signataires de la convention de Stockholm, « l’écosystème arctique et les populations autochtones qui y vivent sont menacés ». Non seulement le froid polaire en ralentit l’évaporation, mais les molécules se fixent dans les organismes vivants – et les animaux, source d’alimentation privilégiée des Inuits. Via la chaîne alimentaire, les Pop aux effets redoutables sont accusés d’empoisonner les habitants du Grand Nord. De fait, 73% des femmes inuit auraient un taux de PCB dans le sang cinq fois supérieur à la norme canadienne ; chez la moitié des Inuits, ce taux serait jusqu’à vingt fois plus élevé que dans la population du Sud canadien ; leur concentration dans le lait maternel jusqu’à neuf fois plus importante.

La Dépêche du Midi – 18 mai – Jean-Marie Decorse
Pesticides : les paysans restent les plus exposés

Le Conseil permanent des associations de l’environnement publie son Livre blanc. Un état des lieux qui place les produits phytopharmaceutiques au cœur des préoccupations. Une étude régionale s’inquiète des dangers auxquels sont exposés les paysans qui utilisent des pesticides. S’il y a danger en Midi-Pyrénées, tout comme dans les régions voisines, c’est bien parce que l’on constate une banalisation des troubles. Un agriculteur sur six serait victime de ces méfaits dus aux produits indispensables pourtant au traitement des cultures. Et si des études existent qui font état d’effets allergisants, d’une diminution des défenses immunitaires, d’une plus grande fréquence des cancers, il reste difficile d’établir un lien direct entre la plupart de ces produits actifs et des problèmes de santé qui surgissent souvent beaucoup plus tard. Seule solution provisoire : s’en remettre au moins au principe de précaution.
 

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
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  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


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Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

AFP – 21 mai
Les agriculteurs craignent une « catastrophe » si le Gaucho est interdit

Plusieurs responsables agricoles, Christophe Terrain (AGPM), Henri de Benoist (AGPB), Dominique Ducroquet (CGB) ont adressé une lettre ouverte au Premier ministre pour « demander à être entendus pour toute décision sur le traitement des semences ». « Le traitement de semences est gravement menacé en France au motif qu’il pourrait être responsable de la mortalité des abeilles, or le traitement des semences est devenu un moyen essentiel de produire des végétaux sains, en réduisant de surcroît les quantités de produits phytopharmaceutiques utilisés pour soigner les plantes » précisent-ils. « Il n’y a pas d’alternative au traitement des semences, sauf à accepter des risques très supérieurs car supprimer le Gaucho conduirait pour le seul maïs à utiliser 10 000 tonnes d’insecticides granulés, soit 300 semi- remorques, et les risques sanitaires seraient multipliés par 100 », assurent-ils. Pour eux, la nocivité du Gaucho contre les abeilles n’a « jamais été démontrée » puisque « dans certaines régions les abeilles meurent avec ou sans semences traitées dans leur voisinage » et que « ce produit est utilisé sans problème dans plus de 100 pays ». Ils réclament aussi la « vérité » sur les causes de la mortalité des abeilles, qu’ils jugent être « une urgence nationale ».

AFP – 14 mai
Mme Royal va inciter les maires à interdire Gaucho et Régent

Dans une lettre au ministre, Mme Royal annonce que le conseil régional va prendre une délibération encourageant les maires à interdire l’utilisation des produits phytopharmaceutiques à base de fipronil et d’imidaclopride », molécules de Régent et Gaucho. Elle demande également au ministre « quelles mesures concrètes d’évaluation, de collecte et de destruction des stocks » il a mis en place concomitamment à sa décision de suspendre la commercialisation du Régent, tout en autorisant l’écoulement des stocks jusqu’à la fin mai.

AFP – 19 mai
Régen TS : une expertise détecte du Fipronil dans deux produits

Cette expertise a été effectuée à la demande du juge d’instruction de Saint Gaudens Jean Guary. Deux échantillons sur huit, d’huile et de margarine de tournesol contenaient du Fipronil. Pour cette expertise, le taux minimum de détection avait été fixé par le laboratoire à 0,05 microgrammes par kg. Sur les échantillons positifs, le taux détecté est de 0,2 microgrammes par kg.
 
 
   
 
Sur les firmes
 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée


 
 
   
 
Sur l'agriculture biologique



 
   
 
Sur les OGM
 
 
 
AFP – 19 mai – Christian Charcossey
Pas de cultures OGM en France mais les agriculteurs y pensent

« La décision de la Commission européenne d’autoriser l’importation dans l’UE d’un aliment génétiquement modifié ne change rien pour les agriculteurs français. Mais les cultures OGM vont commencer à se développer en France dans 5 ou 10 ans», déclare Didier Marteau, vice-président de la FNSEA, chargé de la sécurité alimentaire. « Nous respectons les consommateurs. Mais les OGM sont un moyen d’apporter la réponse au défi qui nous est posé d’utiliser moins de pesticides », affirme Christophe Terrain de l’AGPM. « Les OGM doivent concourir au progrès agronomique, notamment pour l’alimentation animale. C’est très maladroit de la part de Bruxelles vis-à-vis de l’opinion publique d’avoir choisi un maïs destiné à la consommation humaine pour sortir de facto du moratoire », regrette ce grand défenseur des OGM. Pour sa part, Jean Emile Sanchez, porte parole de la Confédération Paysanne, demande au gouvernement de « suspendre » les huit nouveaux essais de semences OGM qui devraient démarrer après le 24 mai. « En cas de refus du gouvernement ou d’absence de réponse, nous irons détruire les parcelles de la nouvelle campagne d’essais de semences OGM. Le ministre de l’agriculture Hervé Gaymard a affirmé qu’il « est extrêmement compliqué de modifier la directive européenne » qui permet à Bruxelles de décider quand aucune majorité claire ne se dessine parmi les Etats européens. Les syndicats professionnels des semences et de la protection des plantes, que se réjouissent de la décision de la commission – car 33 produits sont en attente d’autorisation – demandent maintenant à Bruxelles de « prendre une décision quant aux seuils de présence fortuite dans les semences ».

   
 
AFP – 21 mai
Syngenta : maïs doux OGM autorisé par Bruxelles ne sera pas vendu en France

« Les industriels transformateurs de maïs doux ont clairement annoncé qu’ils ne commercialiseraient pas de maïs OGM dans la situation actuelle. Le feu vert de la Commission n’a pas d’impact financier sur Syngenta car le produit ne sera pas commercialisé. La décision de la Commission reconnaît la sécurité et l’innocuité de notre produit, ce qui est pour nous le plus important » a déclaré Mr Goig, PDG de Syngenta Seeds France et Europe, qui espère surtout obtenir dans la foulée l’autorisation de mise en culture du maïs grain Bt-11 pour l’alimentation animale. Les fabricants français de maïs doux (marques Bonduelle, d’Aucy, Géant Vert, Gillet-Contres, Larroche) avaient annoncé qu’ils ne mettraient pas d’OGM dans leurs produits vendus en France et continueraient à inscrire sur leurs étiquettes la mention « sans OGM ».

AFP – 19 mai – Marie Pierre Ferey
OGM : Pas de risque prouvé, mais pas d’intérêt non plus pour le consommateur

Les OGM ne présentent pas de risque avéré pour la santé, mais n’apportent pas non plus de bénéfice au consommateur, estiment les experts interrogés par l’AFP. « Il y a plutôt moins d’incertitudes sur le risque que lors de l’entrée en vigueur du moratoire », considère Martin Hirsch, qui dirige l’une des deux instances d’expertise des OGM en France, l’AFSSA. « Sur aucun des dossiers qui nous a été présenté, nous n’avons trouvé un risque avéré pour la santé, mais en termes de bénéfice, l’intérêt est purement théorique », ajoute-t-il. Plus de 95% des OGM actuels sont conçus pour résister aux insectes ou pour tolérer un herbicide « total »,ce qui facilite la vie de l’agriculteur, mais ne concerne guère le consommateur final. Les firmes de biotechnologies promettent des OGM de « deuxième génération », offrant un intérêt pour la nutrition et la santé.

La Tribune – 24 mai – Thierry Arnaud
Les OGM conquièrent le monde

L’Europe qui vient de lever le moratoire sur l’importation de maïs transgénique, s’efforce de contenir le développement des OGM. Mais la résistance européenne ne doit pas occulter une réalité : à l’échelle de la planète, les OGM ont d’ores et déjà gagné la partie. De 1996 à 2003, les cultures transgéniques sont passées de 2,8 millions à 67,7 millions d’ha, selon un rapport des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Les surfaces conquises augmentent de 15% par an et 6 millions d’agriculteurs ont franchi le pas des OGM au cours de la seule année 2003. Publié le 17 mai, le rapport de la FAO a fait sensation, en affirmant que « les biotechnologies offrent de grandes promesses pour l’agriculture des pays en développement ». Les auteurs insistent sur le fait que les OGM ne sont « pas la panacée » et soulignent qu’il s’agit de « compléter –et non pas de remplacer – les technologies agricoles conventionnelles » et avertissent que « les avantages et risques potentiels doivent être évalués au cas par cas ». Une façon de reconnaître comme les industriels de la biotechnologie l’admettent eux-mêmes- que les effets à moyen et long terme de la modification génétique demeurent inconnus. Mais il en faudrait plus, bien plus pour stopper l’irrésistible marche en avant des OGM.

Les Echos – 24 mai
OGM : Monsanto marque un point au Canada

La Cour suprême du Canada adonné raison à Monsanto dans une affaire qui l’opposait à un fermier du Saskatchewan, Percy Schmeiser. Par cinq voix contre quatre, elle a confirmé les jugements précédents remportés par le groupe américain en concluant que le cultivateur « avait exploité le gène et la cellule brevetée de Monsanto ».

Libération – 21 mai – Corinne Bensimon
Un nouvel organisme très très modifié

Du nouveau au rayon des futurs OGM : un maïs capable de tolérer des quantités de glyphosate (la molécule active de l’herbicide universel Roundup) six fois supérieures à celles utilisées en temps normaux. Ce maïs tolérant à de très fortes quantités d’herbicides est, assurément, aux antipodes des déclarations de la FAO qui soulignait que des agricultures frustres devaient pouvoir bénéficier de la recherche sur les OGM. La recherche qui a conduit à la mise au point de cet OGM, se situe clairement, comme le relève un commentaire de Science, dans le cadre de la compétition engagée pour le commerce du glyphosate et des semences modifiées pour lui résister.
 
 
   
 
Ils ont dit

 
   
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