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Revue de presse :
du 11 au 14 mai 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

La République du Centre – 12 mai – Hamoudi Fellah
Les agriculteurs incités à se débarrasser de leurs anciens stocks de produits phytopharmaceutiques

Dans un contexte tendu et répressif à l’égard des phytopharmaceutiques, le monde agricole a décidé de se mobiliser dans la gestion de ses déchets à travers la création par ADIVALOR d’une filière pérenne. Pour Sébastien Souchon, délégué régional d’ADIVALOR, « il y a eu un travail de préconisation auprès des agriculteurs pour utiliser le bon produit et les doses utiles de produits phytopharmaceutiques. Ce que l’on récupère aujourd’hui, ce sont des produits qui ont quelquefois 30 à 40 ans d’âge. Ils sont pour la plupart interdits parce qu’ils sont dangereux ».

L’Yonne Républicaine – 12 mai – Christiane Perruchot
Recherche d’une alternative aux produits phytopharmaceutiques

L’équipe de recherche technologique (ERT) en attente de validation par le conseil scientifique de Bourgogne, puis le ministère de la Recherche, s’est donné comme objectif de réduire de moitié en trois ans, le recours aux produits phytopharmaceutiques pour le traitement de la vigne. « La viticulture, classique veut montrer, dans un contexte européen de limitation des produits phytopharmaceutiques, qu’elle peut mettre en place des alternatives qui pourront de surcroît séduire l’agrobiologie dont les solutions ont une efficacité variable », commente Denis Fetzman, président de la commission technique au BIVB. Il serait d’autant plus fier que la solution émerge du milieu viticole plutôt que des multinationales.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

   
 
Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

Le Figaro – 14 mai 2004
Insecticides : Le Conseil d’Etat rejette la requête des Verts

Le Conseil d’Etat a rejeté la requête des Verts, visant à empêcher l’écoulement, autorisé jusqu’au 31 mai, de stocks de semences traitées avec des insecticides type Régent. Le parti écologiste avait demandé, par la procédure de référé – suspension, l’annulation du décret octroyant ce délai.

AFP – 13 mai
France / Régent TS : contrôle judiciaire annulé pour BASF, confirmé pour Bayer

La cour d'appel de Toulouse a annulé jeudi le contrôle judiciaire imposé à la société BASF Agro et confirmé celui de sa concurrente Bayer CropScience France, toutes deux mises en examen dans l'enquête sur l'insecticide Régent TS. Dans un premier arrêt, les magistrats toulousains ont annulé pour vice de procédure une autre ordonnance du juge d'instruction de Saint-Gaudens Jean
Guary qui, le 17 février, avait accompagné la mise en examen du propriétaire
du Régent TS, BASF Agro, d'une mesure d'interdiction de la commercialisation
du produit chimique, accusé par les apiculteurs de causer la mort des abeilles. Dans un autre arrêt, la cour a par contre confirmé une autre ordonnance du
Juge en date du 23 février, qui avait assorti la mise en examen de Bayer
CropScience France, ex-propriétaire de l'insecticide, du versement d'une
Caution de 2 millions d'euros.

France – Soir – 11 mai
Deux nouveaux rapports contre le Régent

Deux nouveaux rapports d’experts épinglant la toxicité du Fipronil, la molécule active de l’insecticide Régent TS, ont été remis le 29 avril au Juge d’instruction de Saint Gaudens. Selon le professeur Charles Sultan, de Montpellier, les manifestations pathologiques observées chez les abeilles auraient dû attirer l’attention des fabricants de l’insecticide. Dans un second document, le professeur Gilbert Mouthon, de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort, affirme que le Fipronil contamine toute la plante, notamment « les feuilles et les tiges ».

La liberté de l’est – 7 mai – Emmanuelle Billiard
Hécatombe chez les abeilles

Qui de la canicule ou de l’homme, est responsable de la mort subite des ruches ? « Moi-même, je me pose beaucoup de questions » hésite Stéphane Antonot, auteur du mémoire « disparition d’abeilles de ruches dans le piémont vosgiens : un nouveau cas d’intoxication par les neurotoxiques ? « Le Gaucho et le Régent ne peuvent pas être les facteurs explicatifs principaux. Il y a, outre les effets de la canicule, un cumul d’évolutions qui fait que l’abeille perd peu à peu son habitat ». Pour en avoir le cœur net, en tout cas l’apiculteur de Sandaucourt Daniel Mouchet a expédié, à ses frais, au laboratoire Antipolis de Nice, des échantillons de cires, de miel, de propolis, de pollen, d’abeilles, de sirops. L’an passé, les Vosges avaient déjà connu des poches de décès similaires. « La conclusion officielle de la Direction des services vétérinaires a penché pour le varroa, dit le président d’Apivosges, et leurs analyses n’avaient pas trouvé d’insecticides ». La canicule sera-t-elle l’explication officielle de cette hécatombe là ?

Le Figaro – 11 mai – Yves Miserey
Sale temps pour les abeilles

Sans oublier les pesticides, elles meurent aussi de faim et de soif. Le Gaucho et le Régent ne peuvent expliquer à eux seuls l’affaiblissement des colonies d’abeilles, également constaté dans des pays qui n’utilisent pas ces produits. Une certitude : en 40 ans, l’environnement de cet insecte social domestiqué a été profondément bouleversé… En plaine, l’agriculture a complètement modifié le paysage. «Dans les 80 dernières années, les modifications ont été complètes pour les abeilles, il y a eu un changement total de la densité florale. Les cultures industrielles de colza et de tournesol dans les années 80 ont complètement bouleversé la récolte de miel », souligne Raymond Borneck, président d’honneur de la Fédération internationale Apimondia. Pour Richard Degaraby, qui a enseigné l’apiculture à Nîmes et en Guadeloupe, « les abeilles meurent de soif et de faim dans les champs de tournesol, on ne doit pas faire d’apiculture dans les zones désertiques de culture intensive ». Alain Denhez, responsable de la section apicole du lycée agricole de Toulouse, a observé que les abeilles ayant transhumé en montagne au printemps ne connaissent pas de problèmes sur les tournesols traités au Régent, alors que celles qui sont restées en plaine dépérissent.

Le Figaro – 12 mai
Rectificatif sur l’article précédent

« Une regrettable erreur s’est glissée dans notre article sur l’affaire Gaucho et Régent, les deux insecticides accusés par les apiculteurs de tuer les abeilles. Les deux rapports d’experts remis au juge de St Gaudens, ne concernaient pas le Gaucho, produit par Bayer, mais le Régent produit par BASF, le juge instruit le dossier du Régent, dont la matière active est le fipronil et le Gaucho n’est en aucun cas concerné par cette instruction. « Nous vous rappelons que les 147 études menées sur le Gaucho n’ont établi aucun lien entre l’utilisation du Gaucho et les phénomènes de mortalité des abeilles », rappelle François Thiboust, directeur des affaires publiques de Bayer CropScience France.
 
   
 
Sur les firmes
 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée


 
 
   
 
Sur l'agriculture biologique



 
   
 
Sur les OGM
 
 
 
Le Figaro – 14 mai – Pierre Avril
OGM : Bruxelles va autoriser un maïs transgénique

Après 5 ans de purgatoire, de nouveaux OGM vont refaire leur apparition officielle dans l’assiette du consommateur. Le 19 mai, la Commission européenne décidera officiellement d’autoriser la mise sur le marché européen du BT 11, un maïs doux transgénique (porteur du gène d’une bactérie qui le rend résistant à un insecticide). Le Commissaire chargé de la protection des consommateurs, David Byrne, soutenu par une grande majorité de ses collègues, n’a jamais caché son souhait de réhabiliter les OGM. Selon ses détracteurs, le tropisme « pro OGM » du responsable irlandais s’explique pour des raisons strictement commerciales et diplomatiques : l’UE est depuis quelques mois sous le coup d’une possible sanction de l’OMC, à la suite de plaintes notamment déposées par les Etats-Unis, principaux producteurs d’OGM.
   
 
Libération – 11 mai – C. Bn
Monsanto perd la bataille du blé transgénique

L’agrochimiste a annoncé qu’il suspendait ses efforts de mise sur le marché de son blé génétiquement modifié, destiné à résister à son herbicide total, le Roundup. Décision prise, souligne l’industriel, après « examen des investissements en matière de recherche et consultation approfondie des clients dans l’industrie du blé ». De fait, Monsanto, qui affirme ne pas abandonner ses projets de transformation génétique du blé, a précisé qu’il orientera d’abord ses investissements vers des recherches permettant d’introduire d’autres caractères, notamment la résistance à la sécheresse, dans les céréales comme le maïs et le soja. En attendant, ce coup d’arrêt porté au premier blé transgénique, céréale majeure des pays développés et dont la demande ne cesse de croître dans les PVD, est indubitablement une victoire de la campagne d’opposition aux OGM.

L’Humanité – 13 mai – V.D.
OGM « Pas de ça chez moi ! »

Martin Malvy n’est pas d’accord. Le nouveau président socialiste de la région Midi Pyrénées ne veut pas d’OGM chez lui. Il entend, en tout cas, soumettre la décision d’accueillir ou non des essais transgéniques sur le territoire régional aux « populations concernées ». Sur les 66 sites des huit nouveaux programmes d’essais de cultures OGM, 50 s’effectueraient en Midi Pyrénées. Il a saisi le premier ministre pour lui dire sa protestation. L’ensemble des présidents de région socialistes avait déclaré qu’ils s’opposeraient aux essais OGM.

La Croix – 11 mai – Laurent D’Ersu
La planète va-t-elle manquer de riz ?

En cette « année internationale du riz », la nécessité d’augmenter la production de riz pour suivre la croissance de la population mondiale apparaît urgente. Le riz transgénique est il la solution ? Pour Emmanuel Guiderdoni, responsable de l’équipe « biotechnologie du riz » au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) « La transgenèse n’est pas la panacée, mais il serait dommage de se passer de cet outil. De plus en plus, les manipulations se font entre espèces végétales, sans introduire des gènes bactériens ou des gènes de champignons dans les plantes. Par exemple, si on trouve un gène de tolérance à la sècheresse dans le maïs dont il n’existe pas de version aussi performante dans le riz, ce serait dommage de se priver de cet outil. »
 
   
 
Ils ont dit

TF1 – 7 mai – JOURNAL de 20H
« A partir du moment où vous devez tuer un champignon, tuer une mauvaise herbe, tuer un insecte, il est bien évident que vous avez un biocide entre les mains. Ce sont des produits que l’on doit manipuler avec précaution, mais ce sont des produits utiles. C’est-à-dire que quand on décide de les mettre en œuvre, c’est qu’il y a un besoin agronomique ».
Jacques My – Secrétaire Général de l’UIPP

France Info – Journal – 9H25’
« Ce qui nous inquiétait nous, industriels, c’est que l’on s’arrête à la question de danger, c’est-à-dire qu’à partir du moment où on identifie un danger, on dit : « il y a danger, donc on arrête tout ». Je vais prendre un exemple : un herbicide et le risque de contamination des eaux. Je me pose la question : Est-ce que je peux gérer ce risque ? Et je mets en face des mesures de gestion du risque. Par exemple la mise en place d’une zone non traitée par l’agriculteur le long d’un cours d’eau. A partir du moment où le risque est gérable, il faut aller dans ce sens là. Si on n’a pas de mesure de gestion du risque appropriée à offrir, alors d’accord, on met en œuvre le principe de précaution. »
Jacques My – Secrétaire Général de l’UIPP
   
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