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Revue de presse :
du 1er au 10 mai 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Le Figaro – 8 mai - Catherine Petinicolas
L’ « Appel de Paris » contre la pollution chimique

67 personnalités dont plusieurs Nobel de médecine dénoncent le laxisme face à la production et l’usage de substances toxiques. C’est un appel sans précédent destiné à mobiliser tous les citoyens de la planète sur les dangers de ces polluants qui contribueraient à l’augmentation préoccupante de nombreux cancers, à la survenue de cas toujours plus nombreux de stérilités masculine et féminine et à celle de malformations congénitales ou de fausses couches. Lancé à l’initiative du cancérologue Dominique Belpomme, qui espère recueillir un million de signatures, ce texte préconise d’interdire l’utilisation des produits « dont le caractère cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction est certain ou probable chez l’homme ».

Le Monde – 8 mai – Hervé Kempf
Des pesticides autorisés en France seraient dangereux

En même temps qu’est lancé l’ « Appel de Paris », une étude de deux organisations écologistes spécialisées sur les pesticides vient montrer les imperfections des processus d’autorisation des produits chimiques. Le MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des générations futures ) et PAN-Europe (Pesticide Action Network). Il apparaît que 92 substances actives encore utilisées sur le marché sont soupçonnées d’être cancérigènes. Les commissions qui autorisent les pesticides jugent que les indices ne sont pas suffisants pour interdire les produits concernés. Mais les associations estiment que le principe de précaution devrait conduire à interdire ces produits. Leur argument est d’autant plus solide que le processus d’homologation n’est pas dénué d‘imperfections.

L’Express – 10 mai – Marion Festraëts
Le facteur pollution

Le WWF estime qu’il est « extrêmement difficile de déterminer quelles peuvent être les conséquences pour la santé d’une exposition à ce cocktail de produits chimiques ». L’organisation internationale, comme les signataires de l’Appel de Paris, réclame la mise en place du programme Reach (« Répertorier, évaluer et autoriser les substances chimiques »), une réglementation proposée par l’UE, qui vise à instaurer un système d’évaluation et d’autorisation pour les quelque 30 000 produits chimiques fabriqués ou importés dans l’Union. Car, aujourd’hui, aucune législation ne fixe la moindre règle. Le Chemical Abstracts, la bible des chimistes qui répertorie les 22 millions de produits en usage, précise même que « seulement300 000 d’entre eux ont été testés sérieusement pour évaluer leur toxicité ». Pour l’heure, les industriels de la chimie jouent la montre, incriminant le coût d’une telle entreprise - évaluée pourtant à moins de 0,1% du chiffre d’affaires de la branche.

Le Figaro – 8 mai – Yves Miserey
Pesticides et cancer du sein : un lien difficile à établir

Une étude a été menée en Californie sur la corrélation éventuelle entre le cancer du sein et les pesticides répandus dans l’environnement. « Nos analyses montrent que la fréquence des cancers du sein en Californie n’est pas corrélée à l’utilisation des pesticides. » C’est la principale conclusion de cette étude menée auprès d’une population de plus de 110 000 enseignantes californiennes. « Un travail correct », selon le Dr Annie Sasco, du Centre international de recherche sur le cancer. Il ne mettra pas toutefois un terme aux controverses sur le sujet au sein même de la communauté scientifique. « En 2004, il est encore très difficile de dire si les pesticides augmentent ou non le risque de cancer du sein. S’il y a risque, il doit être petit. Pour l’étudier de façon correcte il faut réaliser de vastes études avec des mesures directes sur des échantillons de tissus graisseux et une analyse correcte des interactions entre produits », souligne le Dr Annie Sasco.
 

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

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Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

 
 
   
 
Sur les firmes
 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Ouest France – 4 mai
Agriculture raisonnée : 13 fermes certifiées

Moins d’un an après la parution au Journal officiel des trois premiers organismes certificateurs agréés pour réaliser des audits, le réseau Farre vient d’annoncer que 13 fermes de rencontre ont été qualifiées au titre de l’agriculture raisonnée. Farre « encourage les agriculteurs à continuer dans cette voie afin de créer un véritable effet boule de neige en faveur de la qualification et félicite tous ceux qui viennent de réussir leur audit ».
 
 
   
 
Sur l'agriculture biologique

Le Figaro – 8 mai – Alexandra Michot
Le printemps du bio à l’honneur partout en France

Grande opération de valorisation de l’agriculture biologique, le Printemps bio se déroule partout en France jusqu’au 16 mai. Des centaines d’animations pour informer. Beau temps pour le bio. Un récent sondage CSA-Agence bio met en évidence l’excellente image des produits bio auprès de la population française. Mieux encore, les principes mêmes de l’agriculture biologique sont globalement plus clairs pour les consommateurs qui déclarent à 85% « que les produits bio sont plus naturels car cultivés sans produits chimiques, meilleurs pour la santé (79%), qu’ils contribuent à préserver l’environnement (84%) et qu’ils respectent le bien être des animaux (74%) ».

 
   
 
Sur les OGM
 
 
 
AFP – 10 mai
Nouveaux essais OGM: consultation du public jusqu'au 24 mai

Le public a la possibilité de s'exprimer jusqu'au 24 mai sur les huit nouveaux programmes de recherche sur les OGM déposés cette année en France, annonce un communiqué commun des ministères de l'Agriculture, de l'Ecologie et de la
Recherche. La procédure d'information et de consultation du public en ligne sur les nouveaux programmes de recherche d'OGM pour 2004 s'effectue par
l'intermédiaire de la boîte aux lettres électronique BRAB.SDRRCC.DGAL@agriculture.gouv.fr. A l'issue de cette consultation le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard annoncera les décisions relatives aux nouveaux programmes de recherche 2004. Elles figureront sur le site interministériel : http://www.ogm.gouv.fr... Le bon déroulement des essais autorisés au terme d'une procédure réglementaire et d'une consultation du public, est la condition du maintien de la recherche française sur les biotechnologies végétales, à laquelle le gouvernement est attaché, souligne le communiqué.
   
 
La Nouvelle République 5/05
"Nouveaux essais à Valdivienne"

Trois parcelles de terre situées à Valdivienne seront plantées, d'ici quelques semaines et à titre d'essais de maïs Bt de la société Monsanto. Selon le représentant de Monsanto, les agriculteurs ont donné leur accord fin février, le dossier a été soumis en mars à la CGB et une enquête a depuis été menée par le service de protection des végétaux. Monsanto a donc la réglementation de son côté. Une raison qui a poussé le maire de Valdivienne à ne pas prendre d'arrêté anti OGM lors du dernier conseil municipal.

Le Monde 7 mai - Béatrice Jérôme
« Les conseils régionaux de gauche engagent le combat contre les OGM »

Comme ils l'avaient annoncé avant les élections, les présidents de régions socialistes font adopter des délibérations hostiles à la diffusion des cultures transgéniques. Faute de pouvoir les interdire, ils soutiennent les maires qui s'y opposent pour faire pression sur le gouvernement. Bourgogne, Poitou-Charentes et Rhône-Alpes se sont déjà prononcées contre les OGM. Les Pays de Loire s'apprêtent à prendre les mêmes résolutions le 17 mai. Les présidents des régions reconnaissent que leur appel à la résistance est d'abord symbolique. "Nous avons le pouvoir du verbe non celui de l'action publique" résume Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées. L'hostilité des régions devrait conduire le ministre de l'Agriculture à délivrer moins d'autorisations d'essais. En 2004, dix nouveaux essais seront autorisés, la liste doit être publiée le 10 mai. Les présidents de régions se défendent de tout obscurantisme mais ils demandent que cette recherche reste confinée pour éviter la dissémination. Pour l président de la région Aquitaine, M. Rousset, "poursuivre les essais rendrait les agriculteurs dépendant des grandes sociétés de semences et remettrait en question la culture de qualité et biologique dans notre région".

Le Monde 7/05 interview de S. Royal par H. Kempf
"La région se déclare opposée à tout essai public ou privé"

Selon S. Royal, 40% de notre consommation de produits biologiques est importée, nous avons l'objectif de faire de la région Poitou-Charentes un territoire encourageant le développement de l'agriculture biologique, labellisée ou de production de qualité. Les OGM sont incompatibles avec cet objectif. Nous émettons donc vœu que les maires prennent des arrêtés interdisant les cultures d'OGM en plein champ. La région sera aux côtés des maires en cas de contentieux. Pour S. Royal, il y a une distorsion des règles qui n'est pas cohérente entre importations et production et bien d'autres problèmes en matière de brevets, de débat scientifique. Il faut maintenir le moratoire tant que la totalité du problème des OGM n'a pas été mise à plat.

Le Monde 7/05 - H. Kempf
"Des régions européennes se veulent "libres d'OGM" contre l'avis de Bruxelles"

Depuis novembre 2003, un mouvement de refus des cultures transgénique a été lancé par différentes régions européennes. Selon une enquête européenne publiée en 2003, "une majorité d'Européens ne soutiennent pas les aliments génétiquement modifiés. Ceux-ci sont jugés inutiles et dangereux pour la société. La Commission, plutôt que de rentrer dans la définition d'une règle européenne, a laissé les États-membres fixer leurs propres règles. La majorité d'entre eux ne l'ont pas encore fait si bien que ces régions qui craignent de se voir contaminées par les OGM sans contrôle veulent en empêcher la culture.


La Tribune Le Progrès 2/05
"Limagrain prêt à transférer sa recherche hors de France"

P. Pagesse et A. Catala , président et directeur général de Limagrain, ont annoncé qu'en cas de nouvelles actions de commandos anti OGM de mener ses recherches sur les biotechnologies hors de France. "L'enjeu est important. Si la France et l'Europe perdent la bataille de la recherche sur les sciences de la vie, elles perdront leur indépendance alimentaire".

L'Express 3/05 - JM Biais
" Ne diabolisons pas les OGM "

Avec l'Autriche, le Luxembourg, le Danemark, le Portugal et la Grèce, la France défend une ligne dure face aux OGM. Les autres pays considèrent que les conditions sont maintenant réunies pour assurer la protection des consommateurs. les toutes nouvelles dispositions sur l'étiquetage des produits alimentaires constituent, selon eux, des garanties essentielles. Les acheteurs sont ainsi libres de leur choix. Les procédures d'autorisation sont également renforcées. Pour LM Houdebine, 'il n'y a pas de nourriture plus surveillée que les produits génétiquement modifiés". D'autres craintes ont été levées. Aussi une récente, menée en France, montre que la contamination des parcelles voisines de champs plantés en OGM reste limitée. Il serait préjudiciable pour l'agriculture européenne de ne pas pouvoir béneficier de la technologie de la transgénèse.

Les Échos 4/05 - M. Quiret
"Une nouvelle vague d'OGM d'ici à cinq ans"

Les cultures transgéniques s'imposent dans un nombre croissant de pays et les investissements vont bon train malgré une offre limitée et les risques encourus. En effet, derrière le front ralenti de la lutte politique et commerciale en Europe, les concepteurs d'OGM continuent d'investir massivement dans la recherche et le développement de nouveaux produits, selon C. James, président de l'ISAAA. Il déclare : "il y a une pollution plus grave que celle de l'air ou de l'eau, c'est la faim". Aux côtés des cultures traditionnelles, les OGM offriraient donc un moyen de doper la productivité des parcelles pour faire face au doublement des besoins alimentaires mondiaux en particulier en Asie. Clve James estime que la prochaine génération d'OGM arrivera d'ici 3 à 5 ans. C'est en Chine que l'on trouvera bientôt le leader mondial des OGM. Débarrassé des scrupules environnementaux de se concurrents, le géant asiatique plante à tout-va.

Les Échos 5/05 - M. Kittareff
"En Californie, on commence à se méfier des OGM"

Un débat acharné oppose désormais adversaires et partisans de cette forme d'agriculture dans le Golden State, la polémique pourrait s'étendre. Après le comté de Mendocino, une dizaine d'autres comtés californiens (20% du territoire de l'État) préparent des référendums à l'encontre des OGM dont l'issue ne semble guère faire de doute. Cette victoire des anti OGM est d'autant plus inattendue que l'opinion publique américaine a jusqu'ici fait preuve d'une passivité flagrante. L'usage des OGM dépasse le cadre de l'agriculture puisque par exemple, les trois quarts des fromages fabriqués aux États-Unis sont génétiquement modifiés. Cette montée en puissance des anti-OGM en Californie ne se fait pas sans l'opposition des industriels concernés réunis dans un groupement professionnel baptisé "Croplife America" dans lequel figurent Monsanto ou Dupont. Le groupement élargit son action d'informations pour tenter d'endiguer un mouvement qui pourrait aboutir avant l'été à l'organisation de référendums locaux, cette fois dans des comtés directement concernés par la culture d'OGM. Cette bataille californienne se déroule alors qu'une enquête vient d'être publiée aux États-Unis par l'USC (Union of Concerned Scientists) connue pour être réservée vis-à-vis de la culture transgénique. Selon cette enquête, les deux tiers des 36 variétés traditionnelles de soja, maïs et colza testées contiendraient en fait des traces d'ADN génétiquement modifiés. Certes, les quantités trouvées seraient faibles, mais les responsables de l'étude soulignent que toutes les graines concernées sont présentes dans la chaîne alimentaire. "Si l'on n'y prend garde, ce problème causera un tort économique au pays et peut être même un problème sanitaire" s'inquiète M. Mellon de l'USC. Tous les scientifiques américains ne partagent pas cette méfiance. A. Shelton de Cornell compare la méfiance actuelle à celle qui a accueilli l'arrivée de la pasteurisation du lait ou la congélation des aliments.
 
 
   
 
Ils ont dit

Libération 7 mai
« On demande aux patients s’ils fument, boivent ou ont des antécédents familiaux de maladie. Mais personne ne nous a appris à poser des questions sur l’environnement... Pourtant, on et de plus en plus confronté à ces problèmes. Je vois des intoxications aiguës chez des employés de nettoyage, des allergies chez des personnes qui reviennent d’un week-end à la campagne dans des zones d’épandage de produits phytopharmaceutiques… A partir de quelle durée d’exposition et de quelle dose un produit est-il dangereux pour la santé ? En outre, la toxicologie ne sait pas encore évaluer l’impact sur un individu d’un mélange de substances chimiques. Et on continue à mettre sur le marché des molécules dont on méconnaît l’impact sur l’environnement et la santé humaine. Il ne faut pas toujours attendre d’avoir la preuve pour agir, c’est cela, entre autres, qui a fait prendre du retard dans le dossier de l’amiante ».
Geneviève Barbier, médecin généraliste et auteur de « la Société cancérigène ».

Le Figaro – 8 mai
« Il faut certes beaucoup de temps entre le moment où un produit exerce sa dangerosité et le moment où l’on s’en rend compte. Il n’est que de voir le cas de l’amiante qui, selon l’Agence européenne de l’environnement, devrait provoquer de 250 000 à 500 000 décès en Europe. Mais quand on voit la volonté des groupes industriels de continuer à diffuser à grande échelle des produits reconnus dangereux, pourquoi ne pas envisager d’introduire la notion de crime contre l’humanité lié à une pollution chimique volontaire ? »
Corinne Lepage, ancien ministre de l’Environnement
   
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