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Revue de presse :
du 17 au 30 avril 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

AFP – 30 avril
L’UIPP favorable à une agence de la santé végétale

Jean Charles Bocquet, directeur général a déclaré que l’UIPP est « favorable à tout dispositif qui permettrait d’évaluer de manière scientifique les nouveaux produits phytopharmaceutiques. Elle est également d’accord pour un renforcement de la séparation entre l’évaluation et la gestion des bénéfices et des risques des produits phytopharmaceutiques. » Pour Mr Bocquet, l’UIPP «se réjouirait que cette agence regroupe des scientifiques de divers horizons, des spécialistes de santé publique, des agronomes et des experts de la sélection végétale qui collecteraient les informations et les fournitures de données techniques pour l’évaluation ». L’UIPP souhaite toutefois « que les ressources humaines et financières soient adaptées aux objectifs du nouveau dispositif ». Selon Mr Bocquet, « une agence compétente et aux moyens adaptés permettrait au comité d’homologation de fonctionner dans des délais adaptés aux contraintes industrielles. La mise en place d’une procédure de post-homologation et d’un véritable observatoire des résidus serait positivement accueillie par l’UIPP, souligne Mr Bocquet.

Sud Ouest – 29 avril
Produits phytopharmaceutiques

L’UIPP, dont les responsables étaient hier à Bordeaux, est favorable à « l’amélioration » du système français d’homologation des produits phytopharmaceutiques ainsi qu’à la création d’une instance « indépendante » d’évaluation. Selon les industriels, le système français manque avant tout de moyens financiers, et la profession est prête à accepter une augmentation de sa contribution.

Que Choisir – mai 2004 – Elisabeth Chesnais
Pesticides – Les non-dits des fabricants

1) Pourquoi une lettre ouverte ? L’UIPP, pour reprendre ses termes, réagirait ainsi « aux nombreuses informations inexactes dont sont l’objet les produits de protection des plantes » Désinformation ? Informations inexactes ? Etonnant, alors que l’UIPP ou ses adhérents n’aient pas attaqué la presse en justice…
2) « Chaque produit, avant d’obtenir son homologation, fait l’objet d’une dizaine d’années d’étude ». Vrai, mais pas pour autant suffisant. En octobre 2000, le ministère de l’environnement s’est plaint de la prise en compte très insuffisante des risques pour l’environnement dans les procédures d’autorisation de mise sur le marché.
3) « Chaque produit doit répondre à des critères très stricts édictés par des organismes… » C’est vrai, mais la Commission européenne a durci les critères applicables aux pesticides dans une directive de 1991. Et dans son 6ème programme d’action en faveur de l’environnement, la Commission européenne classe les phytopharmaceutiques parmi les priorités : « Un groupe de substances chimiques exige une attention toute particulière : celui des pesticides ».
4) « Avant de donner une autorisation de mise sur le marché, les autorités compétentes… Qui sont les autorités compétentes ? La lettre ne le précise pas. Le ministère de l’Agriculture est seul maître à bord, celui de la Santé et de l’Ecologie n’ont pas leur mot à dire.
Rendez-vous est pris par l’UIPP pour rencontrer Elisabeth Chesnais de « Que Choisir »

La Dépêche du Midi – 21 avril – Pierre Guy et Jean Claude Bévillard
Les pesticides tuent

La fédération France Nature Environnement considère qu’un ensemble de mesures doivent être engagées rapidement par les pouvoirs publics : - Réorganisation et clarification de la procédure d’homologation… - Limitation de la liste des produits autorisés avec des modes d’utilisation définis clairement. – Mise en place d’un cahier d’enregistrement des applications de pesticides dans chaque exploitation… - Formation et agrément des applicateurs de pesticides… - Mise en place d’un plan global visant une réduction d’au moins 50% des tonnages utilisés d’ici dix ans. La santé de la population et le respect des grands équilibres naturels ne peuvent être soumis aux seuls intérêts économiques quels qu’ils soient.

Libération – 22 avril – Thomas Calinon
Ces toxiques dans le sang

Symboliquement le WWF a fait passer des analyses à 39 élus européens pour dénoncer le refus des industriels de contrôler la toxicité de leurs produits. Au final 76 des 101 substances recherchées ont été identifiées dans le sang des cobayes européens. Tous sont contaminés par au moins un produit de chaque grande famille. En moyenne 41 substances. Treize d’entre elles ont été systématiquement identifiées dans les prélèvements sanguins, dont un pesticide le HCB et un métabolite du DDT « Le Deca-BDE, suspecté d’être un produit neurotoxique, qui est le retardateur de flammes dont la concentration est la plus élevée parmi tous ceux testés (18,4 pico grammes/g de sérum). C’est à notre connaissance la plus forte concentration jamais détectée. Le plus alarmant est que ce niveau est environ 10 fois plus élevé que les plus fortes concentrations relevées chez des personnes exposées aux Deca-BDE par leur travail » indique le WWF. Si l’étude montre que le degré de contamination varie selon les pays, le WWF se garde d’en tirer des conclusions. « Nous avons une bonne idée de la contamination des parlementaires européens, mais nous ne pouvons pas dire d’où viennent ces produits ni quels sont leurs effets sur la santé. On manque d’informations sur ces substances » précisent les chercheurs.

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
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  Sur l'agriculture biologique  
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  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
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du 17 mai au 26 mai 2008
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du 18 au 29 avril 2008
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du 05 au 10 avril 2008
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du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
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du 9 au 14 février 2008
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Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

AFP – 28 avril
Les Verts se pourvoient en Conseil d’Etat

Les Verts viennent de demander au Conseil d’état, par la procédure de référé suspension, d’annuler le décret du ministère de l’agriculture autorisant les producteurs à écouler leurs stocks de semences traitées avec des insecticides. Ce décret, soulignent les Verts dans un communiqué, « permet à l’agrochimie de continuer impunément à dégrader la diversité biologique de la planète tout en préservant les bénéfices de l’industrie phyto- pharmaceutique ».

AFP – 21 avril
Bayer condamnée pour avoir poursuivi un dirigeant apicole

La firme Bayer qui avait poursuivi pour dénigrement son insecticide « Gaucho », le vice-président de l’UNAF, a été condamné aux dépens par la chambre civile du TGI de Mende. Henri Clément, apiculteur, a obtenu 5000 euros de dommages et intérêts, l’UNAF et la FNSEA ont obtenu l’euro symbolique. Bayer devra en outre verser à chacun des trois défendeurs 5000 euros pour couvrir leurs frais de justice.

La Montagne – 15 avril – Jean-François Nouet
Questions à Pierre Pagesse- Président de Limagrain, leader européen du marché des semences
Les avis de Pierre Pagesse font autorité au plus haut niveau. Il est un analyste reconnu des politiques agricoles au plan mondial : « Les avantages apportés par le pelliculage des semences sont considérables pour l’environnement et les utilisateurs. La responsabilité des semences, protégées avec Régent ou Gaucho utilisées en conditions normales, sur la mortalité des abeilles n’est pas scientifiquement établie. Les causes de cette surmortalité sont ailleurs : j’aimerais que les pratiques apicoles soient observées avec autant d’attention que les pratiques agricoles ! Connaissant le souci de M. Gaymard d’appliquer le principe de précaution avec rigueur et proportionnalité, nous attendons sa décision finale avec confiance. »

Centre Presse – 14 avril – Philippe Bonnet
Le Régent n’abdique pas

Le ministre de l’agriculture a suspendu la commercialisation du Régent TS, accusé par les apiculteurs de provoquer la mortalité des abeilles. Une accusation réfutée par le fabricant, BASF Agro, dont les dirigeants multiplient les conférences de presse. Pour dépassionner le débat, Philippe Krasponoski, directeur de la communication et Jean Marc Petat, directeur des filières ont déclaré à Poitiers « La première chose, c’est de trouver la raison de la mortalité des abeilles. BASF est prêt à apporter sa contribution à la recherche. Pourquoi pas sous la forme d’un Centre technique apicole européen, qui effectuerait des études multifactorielles et non basées sur la seule accusation du fipronil.

Le Dauphiné – 29 avril
Un réseau de surveillance pour les abeilles

Afin de mieux appréhender le problème de la surmortalité des abeilles, le ministère de l’Agriculture a choisi de mettre en place, dans chaque région, plus ou moins touchée par le phénomène, des « réseaux de surveillance des troubles des abeilles ». Au-delà des insecticides Gaucho ou Régent TS qui sont montrés du doigt, certains scientifiques retiennent également les maladies, ou la synergie entre insecticides et maladie. « L’alerte doit être rapide pour être efficace, puisqu’il est nécessaire d’effectuer des prélèvements sur les lieux, soit sur les ruches, soit sur le végétaux » a expliqué Florence Laherrère, inspecteur de la santé publique vétérinaire dans le Rhône. En août, un bilan sera tiré de l’ensemble des observations dans chaque département, et partant au niveau national. Une source d’information non négligeable à l’heure où les scientifiques, les apiculteurs et les fabricants d’insecticides, se disputent toujours à coups d’expertises et de contre expertises.
 
   
 
Sur les firmes
 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Que Choisir – 1er mai – Alain Bazot
Agriculture raisonnée – un sillon à creuser

Les premières exploitations qualifiées au titre de l’agriculture raisonnée peuvent voir l’avenir plus sereinement. Depuis plusieurs années, les consommateurs attendaient en effet que les agriculteurs mettent en pratique leurs intentions et s’engagent vers une meilleure prise en compte de l’environnement dans leurs modes de production. Désormais, les règles sont claires. Mais cette agriculture ne sera pertinente et ses conséquences favorables à l’environnement que si une majorité d’agriculteurs s’engage. Elle sera une réussite si les consommateurs obtiennent que son référentiel de base progresse régulièrement et que ses exigences deviennent de plus en plus pointues. L’UFC- Que Choisir attend de l’agriculture raisonnée qu’elle devienne le standard de meilleures pratiques agricoles, un point de départ respecté par tous et évolutif.

60 millions de consommateurs – 1er mai
L’agriculture raisonnée s’affiche

« Issu d’exploitations qualifiées au titre de l’agriculture raisonnée. » Voilà la nouvelle formule qui pourrait bientôt figurer sur certaines denrées alimentaires en vertu d’un décret entré en vigueur le 1er avril dernier. L’agriculture raisonnée vise à réduire les impacts négatifs sur l’environnement. Ses promoteurs ont obtenu sa reconnaissance officielle avec la publication de premiers décrets au printemps 2002. Le décret précise aussi que publicité, étiquetage et présentation des produits « ne doivent pas faire état de propriétés organoleptiques ou nutritionnelles ou de qualités sanitaires particulières, ou être de nature à faire croire que les produits ont un effet bénéfique pour la santé ». Les trois premiers organismes chargés de délivrer les certifications ont également été agréés fin mars et vont donc pouvoir commencer à travailler.

AFP – 22 avril
Enseignement agricole – privilégier l’agriculture durable selon M. Forestier

Le secrétaire d’état à l’agriculture, à l’alimentation, à la pêche et aux affaires rurales a déclaré à la clôture des 4ème rencontres des directeurs des établissements agricoles publics à Angoulême :« L’agriculture durable, c’est en fait un mouvement permanent pour faire mieux » et « il est indispensable que la formation des futurs professionnels intègre cette réflexion ». L’enseignement agricole « doit plus que jamais sensibiliser, expliquer, mobiliser » citant comme exemples « l’agriculture raisonnée ou biologique ».
 
   
 
Sur l'agriculture biologique


 
   
 
Sur les OGM
 
 
 
AFP – 30 avril
OGM : l’UIPP menace de ne pas mener de nouveaux essais en 2004

Les entreprises travaillant sur le sujet des OGM au sein de l’UIPP menacent de ne pas mettre en place en 2004 de nouveaux essais si le gouvernement n’annonce pas « dans les prochains jours », le dispositif régissant ces essais. « Si ces essais ne pouvaient avoir lieu, les réponses aux questions posées par les opposants aux OGM en seraient retardées d’autant, a déclaré à l’AFP , Jean Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP. Jean Emile Sanchez, successeur de José Bové à La Confédération Paysanne a demandé au gouvernement de « suspendre » les nouveaux essais de semences en OGM en 2004, menaçant, en cas de refus ou d’absence de réponse, de détruire les parcelles de la nouvelle campagne d’essais de semences OGM lors d’une journée d’action organisée avec Attac et Greenpeace. L’UIPP, tout comme la Confédération Paysanne, attend que le gouvernement, comme l’oblige la loi, publie l’autorisation de ces essais et la liste des communes où auront lieu ces essais. La situation est d’autant plus critique que les semis, notamment pour le maïs, doivent démarrer au plus tard à la mi-mai, soulignent les spécialistes. L’UIPP, syndicat créé en 1918, compte 23 adhérents qui représentent 96% du marché français, le premier de l’UE.
   
 
AFP – 29 avril
Cultures OGM ou traditionnelles : la France presse la Commission européenne

Le ministre français de l’Agriculture Hervé Gaymard a indiqué que la France prendrait des mesures concernant la coexistence des cultures OGM et traditionnelles, en l’absence de règlement au niveau européen. « Si la commission européenne ne prend pas de mesures sur cette question dans les mois qui viennent, nous les prendrons au niveau national » il a néanmoins ajouté qu’il « préférait » néanmoins « un règlement au niveau européen ».

AFP – 29 avril
La région Rhône-Alpes s’oppose aux cultures d’OGM

Le Conseil régional de Rhône-Alpes s’oppose à « toute mise en place sur son territoire de cultures d’OGM en plein champ, qu’elles soient destinées à la production ou à l’expérimentation ». Le ministre de l’Agriculture, Hervé Gaymard, a rappelé que la réglementation en matière d’OGM ne relevait pas de la compétence régionale, mais qu’elle devait être décidée dans le cadre européen. Il s’est également opposé au refus systématique de tout essai de recherche en matière d’utilisation médicale des OGM. Les régions Bourgogne et Poitou-Charentes ont récemment décidé l’interdiction des OGM sur l’ensemble de leur territoire.

AFP – 29 avril
Les nouveaux adhérents à l’UE intègrent le mécanisme de contrôle des OGM

Dans un accord signé à Prague, 24 laboratoires de contrôle des nouveaux arrivants dans l’UE le 1er mai, ont intégré le « réseau européen de laboratoires de référence pour les OGM »,indique la Commission. Ce réseau assiste le Centre commun de la quantification des OGM, qui est chargé de « détecter, d’identifier et de quantifier les OGM présents dans les échantillons de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux dans toute l’Europe », souligne l’exécutif européen. « La mise en place d’un système de détection harmonisé des OGM dans toute l’Europe, offrira un choix plus large et mieux informé aux consommateurs pour sélectionner des denrées alimentaire et accroître la compétitivité des entreprises européennes du secteur des biotechnologies », souligne le commissaire chargé de la Recherche, Philippe Busquin.

AFP – 26 avril
Pas d’accord européen pour autoriser le maïs transgénique BT-11

Les ministres de l’Agriculture de l’UE ont refusé d’autoriser la commercialisation du maïs transgénique BT-11 et renvoyé à la Commission européenne cette décision qui lèverait le moratoire européen sur les nouveaux OGM. C’est à la Commission européenne, ouvertement favorable à la levée du moratoire, qu’il reviendra désormais d’assumer cette responsabilité politique très sensible du fait du rejet massif des OGM par les consommateurs en Europe.

Le Monde – 23 avril –Hervé Kempf
L’expertise confidentielle sur un inquiétant maïs transgénique

La commission du génie biomoléculaire française (CGB), qui délivre un avis sur les OGM, s’est inquiétée de la commercialisation d’un maïs génétiquement modifié en étudiant les résultats d’une expérimentation sur les rats. . La CGB s’inquiète de malformations sur un échantillon de rats nourris avec un maïs génétiquement modifié, produit par la société Monsanto et a délivré un avis défavorable. Une autre agence française a conclu dans un sens inverse et le comité scientifique européen a donné son feu vert le 19 avril. Au-delà de la querelle d’experts sur la dangerosité des OGM, l’affaire du maïs MON 863 met en lumière l’étonnante opacité du processus d’expertise et ses insuffisances.

Monsanto réagit à cet article précisant « Concernant l’étude de la CGB sur le maïs MON 863, prétendue secrète par l’article du Monde, celle-ci est, en réalité librement accessible sur le site du Ministère de l’Agriculture et que l’avis de la CGB n’est pas défavorable comme le prétend l’article du Monde. Cet avis conclut : « En l’absence d’études complémentaires, … la commission e la CGB n’est pas en mesure de conclure de manière définitive à l’absence de risque pour la santé animale… » www.monsanto.com

AFP – 22 avril
Une agence de l’UE donne un avis positif sur le maïs transgénique MON 863

L’agence européenne de sécurité alimentaire (AESA) estime que ce maïs est aussi sûr que le maïs conventionnel. « Le maïs MON 863 ; génétiquement modifié afin de lui conférer une protection contre certains insectes, présente une sécurité équivalente à celle du maïs conventionnel. Par conséquent, sa mise sur le marché destinée à des fins d’importation, de traitement ainsi qu’à l’alimentation humaine et animale, n’est pas susceptible de provoquer des effets indésirables sur la santé humaine ou animale, ou sur l’environnement ».

Le Figaro – 21 avril – Caroline de Malet
OGM : des risques minimes selon les producteurs

Le programme opérationnel d’évaluation des cultures issues de biotechnologies (POECB) a été mené en 2002 sur trois petites parcelles de maïs transgénique de type Bt cultivées à côté de parcelles de maïs conventionnel et en avril 2003 sur une grande parcelle dans la même configuration. « Ce sont surtout les bordures qui sont touchées », explique Daniel Bloc, directeur scientifique du programme. Plus exactement, les échantillons prélevés ont montré que les dix premiers mètres des parcelles non OGM avaient été contaminées à hauteur de 1% à 2% par les pollens des OGM transportés par le vent. Au-delà, on se trouve en deçà du seuil de 0,9%.
L’étude montre également l’intérêt d’un maïs génétiquement modifié comme le Bt, en termes sanitaires. Alors que la pyrale et la sésamie, deux insectes ravageurs, entraînent chaque année des pertes de récoltes de maïs dans l’Hexagone pouvant représenter jusqu’à 30% de la production, avec la technologie Bt on a constaté une absence totale d’attaque de sésamie. Avec 100 000 ha de maïs français qui serait OGM, on économiserait 200 à 300 tonnes d’insecticide par an. Sans compter que le rendement s’est avéré légèrement supérieur avec le Bt, de 6% en 2002 et de 2% en 2003.

AFP – 18 avril
Le Canada se met à l’étiquetage volontaire des produits à base d’OGM

Le gouvernement canadien a décidé de laisser le choix à l’industrie alimentaire de spécifier si les produits qu’ils vendent au Canada « sont ou ne sont pas issus du génie génétique » et édicté des paramètres Pour veiller à ce que les éventuelles mentions soient informatives, vérifiables et non trompeuses. Cette « norme a été élaborée pour fournir le choix aux consommateurs et n’implique pas qu’il y ait des risques pour la santé ou la sécurité associés aux produits dans son domaine d’application », précise l’Office des normes générales du Canada. Ce pays a adopté une norme sur l’étiquetage volontaire trois jours avant l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation européenne sur l’étiquetage des OGM destinés à l’alimentation, la plus sévère au monde, selon Bruxelles.
 
   
 
Ils ont dit

Libération – 28 avril
« Qu’ils s’agisse de l’Italie, de l’Autriche, de l’Ecosse, du Pays de Galles ou de l’Allemagne, les agriculteurs et les organisations environnementales s’y organisent afin de conserver le label « sans OGM » que des distributeurs et grandes surfaces Carrefour et bien d’autres appuient. La contamination » gagne même les Etats-Unis où la première région à s’être déclarée « GMO free » est la Californie… Ces initiatives et ces réseaux dans toute l’Europe sont d’une importance capitale et c’est pourquoi notre groupe a décidé de les soutenir activement dans sa campagne pour la bonne bouffe (www.eat-better.org) ».
Daniel Cohn-Bendit, président du groupe des Verts au Parlement européen, porte parole de la campagne des Verts européens

LCI – 26 avril - Question d’actu :suite aux analyses que WWF a fait passer à 39 députés
« Les industriels de la chimie ne s’amusent pas à mettre sur le marché des produits qui ont uniquement des conséquences négatives. Alors, sur l’étude que le WWF a publiée, je crois quand même qu’il faut être réaliste…Cette étude est doublement biaisée parce que, les dangers des substances qui sont incriminées ou doses auxquelles on les a trouvées dans votre corps ne sont pas avérés… Les substances présentes dans le sang de Mme Marie-Anne Isler-Beguin (député européen) étaient à des concentrations qui sont généralement de l’ordre du picogramme, c’est-à-dire 10 puissances moins 12 grammes par gramme de sang ou de sérum, sont très largement en dessous des seuils qui sont reconnus par l’OMS… Et plus on va affiner les méthodes d’analyses, plus on trouvera bientôt 10 mois 15, plus on trouvera – ne serait-ce que parce que certaines viennent de l’atmosphère – des substances organochlorées, des substances persistantes…Je crois que c’est quand même un peu gênant, pour ne pas dire plus grave, un peu manipulatoire, que des présenter des résultats d’analyses en disant : voilà on est entouré, on vit dans un monde toxique. Ce n’est pas du tout le cas… »
Jean Pelin – directeur général de l’UIC

« Aujourd’hui, quand même, on a envie de se battre pour éliminer les substances dangereuses. Donc, la question que nous, en tant que parlementaires, nous posons à l’industrie… évidemment, c’est un défi mais il faut remplacer au fur et à mesure les substances les plus dangereuses par des substances moins dangereuses. C’est ça l’enjeu de demain. »
Marie-Anne Isler-Beguin – députée Vert européenne
   
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