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Revue de presse :
du 03 au 16 avril 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

AFP – 9 avril
Troisième report du débat parlementaire sur la Charte de l’environnement

Aucune nouvelle date n’est fixée. Le texte et surtout son article 5, qui définit le principe de précaution, est loin de faire l’unanimité au sein des députés de la majorité. Le président du Medef y voit une notion « dangereuse » pouvant « conduire à ne plus lancer d’entreprise d’innovation en France ». La communauté scientifique est divisée : l’académie des Sciences s’est prononcée contre son inscription dans la Constitution en mars 2003, mais d’autres scientifiques ont lancé une pétition au texte, signée par 200 chercheurs. Les écologistes craignent que la discussion parlementaire affaiblisse encore un texte qu’ils jugent déjà édulcoré.

La tribune – 7 avril – Olivier Provost
La pression des coûts pousse la chimie vers le large

Simple interrogation : peut-on encore faire de la chimie en Europe ? Les industriels de la chimie sont donc dans les cordes. Acculés dans la bataille sur les insecticides Gaucho et Regent. Menacés à Bruxelles par le processus Reach visant à déterminer la nocivité de leurs produits en matière d’environnement. A terme, la tentation d’aller produire sous des cieux plus cléments et moins tracassiers peut devenir irrésistible…

Le Figaro – Yves Miserey – 6 avril
Incertitude pour les agriculteurs

Les taux de cancer chez les agriculteurs font l’objet de la plus grande attention… Certains accusent aujourd’hui les pesticides de tous les maux et d’autres prétendent qu’ils sont sans effet sur la santé humaine. Qu’en est-il réellement ? « Tous cancers confondus, les agriculteurs ont moins de cancers que la population générale, mais certaines formes de cette maladie sont plus fréquentes que la moyenne, comme le cancer de la prostate, les leucémies ou des tumeurs au cerveau », précise J.F Grillet, responsable de la médecine du travail de la MSA. Les études épidémiologiques déjà réalisées n’ont pas abouti aux mêmes conclusions. Le sujet est complexe : il est très difficile de reconstituer l’exposition aux pesticides avec exactitude. A la fin 2004, la MSA devrait lancer dans treize départements une étude épidémiologique portant sur 80 000 agriculteurs, en collaboration avec le Centre anticancéreux de Caen et le laboratoire santé- environnement de Bordeaux 2 à partir des registres de cancer.

La Dépêche vétérinaire
Pesticides : l’Inra appelle à définir des zones à risque

Délimiter des zones sensibles aux pesticides comme il en existe pour les nitrates ? L’idée est avancée dans ouvrage que vient de publier l’INRA. De manière globale, celui-ci revient sur les limites et les lacunes des procédures d’homologation des pesticides et des méthodes actuelles d’estimation de l’exposition. Enrique Barriuso, directeur de recherche et expert à la Commission des toxiques, attire l’attention sur l’absence de connaissances entourant les processus de dégradation des pesticides et la combinaison des molécules entre elles. Il regrette que les études sur les phytopharmaceutiques se soient surtout focalisées sur les risques à court terme, et fassent souvent l’impasse sur les risques chroniques à long terme. Et de conclure « les démarches actuellement utilisées dans le cadre de l’homologation dénotent un décalage entre les connaissances des chercheurs de ce qui est réellement utilisé pour l’évaluation des risques. Il faut que des chercheurs produisent des synthèses de connaissances permettant de mettre au point des démarches d’évaluation un peu plus élaborées… »

Ca m’intéresse – 1er avril – Adeline Colonat
Trop de pesticides au jardin : n’en jetez plus !

« Du champ de blé au jardin et balcon, les formulations changent mais les matières actives sont les mêmes » rappelle Jean-François Narbonne, professeur de toxicologie et expert auprès de l’AFSSA. Et, faute d’experts, leurs effets à long terme sur la santé sont inconnus. En France, la toxicologie est science orpheline. Le principe de précaution devrait imposer la plus grande prudence dans la manipulation par des amateurs, de produits chimiques toxiques. D’autant plus que, comme le relevait en décembre 2003 une étude de l’Agence régionale de l’environnement de Hte Normandie, les particuliers sont moins protégés que les agriculteurs.

 

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

   
 
Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

La Nouvelle République – 7 avril
Gaucho et Régent : deux arrêtés annulés

Le tribunal administratif de Nantes vient d’annuler deux arrêtés municipaux interdisant l’usage de semences enrobées au Gaucho et au Régent. Ces arrêtés avaient été pris par deux maires du Maine et Loire : Mûrs-Erigné et Saint-Lambert-la Potherie. « L’autorisation de mise sur le marché, de suspension ou de retrait de produits phytopharmaceutiques relève de la seule compétence du ministre de l’Agriculture » a justifié le tribunal.

Libération – 6 avril
Plainte à propos de semences de maïs jugées suspectes

La Confédération paysanne a déposé à Rodez, une plainte pour « mise sur le marché de produits toxiques interdits et dangereux » contre la société RAGT. Des militants ont « prélevé » dans les locaux du semencier, des sacs de maïs et de tournesol traités avec de l’insecticide Régent TS. Ces sacs ont été ensuite symboliquement déposés devant l’entrée de la préfecture de l’Aveyron. La Confédération paysanne de l’Aveyron réclame que « toutes ces semences traitées soient immédiatement retirées de la vente car il s’agit d’un nouveau scandale de santé publique ».

La Nouvelle République – 14 avril
BASF vient butiner en province- La Nouvelle République – 14 avril

Face aux attaques dont fait l’objet le géant allemand de l’industrie chimique de la part des associations de défense de l’environnement et face aux répercussions en terme d’image de la mise en examen de la société par un juge d’instruction de Saint Gaudens, les missi dominici du groupe ont entamé un tour de France. D’ici l’été, une dizaine de rencontres avec les médias régionaux sont d’ores et déjà programmées. Officiellement pour faire le point sur le dossier Régent TS. Plus sûrement, pour tenter de désamorcer une bombe dont les effets pourraient se révéler dévastateurs chez le principal producteur mondial d’insecticides et de pesticides.


 
   
 
Sur les firmes
 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée


 
 
   
 
Sur l'agriculture biologique

Ouest France – 3 avril – Thierry Ballu
Respecter la terre vaut bien une aide

« Nous ne demandons pas plus d’aide mais une meilleure répartition des aides », explique JL Drouet, porte parole du Groupement des agro biologistes des Pays de la Loire. En cause l’attitude de la France. « Seul pays parmi les 15 de l’actuelle communauté à ne pas accorder d’aide spécifique à l’agriculture bio en reconnaissant ses mérites ». Il en résulte une situation de concurrence déloyale aux yeux du GAB. « Il devient d’autant plus facile d’exporter chez nous. La distorsion a été reconnue par le ministre de l’Agriculture depuis 2002. Dès lors, nous nous attendions à l’annonce d’une aide début février avec d’autres mesures de soutien au bio. Mais elles ne sont finalement prévues qu’en 2007. Pour beaucoup de producteurs, il sera trop tard ».

 
   
 
Sur les OGM
 
 
 
La Tribune 14/04 par Rémy Janin
"Précaution, prévention... la grande confusion"

La définition du principe de précaution créé la controverse. Celle-ci est d'autant plus vive que cette définition "reste relativement floue et imprécise, et par conséquent, sujette à de mauvaises interprétations " reconnaît N. Kocuisko-Morizet. Corinne Lepage explique que la prévention s'applique "lorsque le risque est avéré et identifié". En revanche, selon C. Lepage, le principe de précaution se réfère "à un risque dont on ne connaît ni l'ampleur, ni la réalité". Le vif débat sur les dangers controversés des OGM est l'illustration parfaite de ce qui relève du principe de précaution. Les opposants aux OGM affirment, enquêtes scientifiques à l'appui, qu'ils présentent un danger pour la santé et l'agriculture. Cependant, leurs arguments sont réfutés par d'autres études scientifiques prétendant le contraire. Bref, il y a doute. Et dès lors, les pouvoirs publics sont tenus, en vertu du principe de précaution, de prendre toutes les dispositions qu'ils jugeront nécessaires pour minimiser les risques invoqués. En attendant d'en savoir plus.

   
 
Centre Presse – 7 avril – Philippe Bonnet
Peut-on interdire les OGM ?

S. Royal part en guerre contre les essais d'OGM en plein champ et veut inciter les maires de la région Poitou-Charentes à les interdire de leur commune. A première vue, c'est plus facile à dire qu'à faire. La jurisprudence est fluctuante dans ce domaine. plusieurs maires ont tenté d'interdire les essais OGM sur le territoire de leur commune, mais à chaque fois les tribunaux administratifs, saisis par les préfectures concernées, ont annulé ces décisions car "le maire n'est pas habilité à intervenir pour interdire les OGM", seuls les ministres le pourraient. Ceci dit, en février 2003, la Cour d'appel administrative de Bordeaux a confirmé la validité de l'arrêté anti-OGM pris par le maire de Mouchan (Gers). les juges ont estimé que l'arrêté est bien rédigé en ce sens qu'il a une durée limitée dans le temps et que l'interdiction porte sur un périmètre précis.

Libération 3/04 par A. Auffray et P. Quirio
"Les régions, laboratoires de la gauche"

Dans le cadre d'une stratégie de "développement durable", les régions de gauche ont prévu de donner la priorité au développement des énergies renouvelables. Beaucoup de régions vont se proclamer "sans OGM".

Le Monde 3/04 – Jean Yves Nau
"L'opposition à certaines aventures scientifiques inquiètent l'Europe" Soucieuse d'organiser une action préventive contre les manifestations de rejet des progrès scientifiques, la Commission européenne à la recherche a chargé les experts du groupe européen des sciences de la vie de rédiger un ouvrage intitulé "Biologie moderne et vision de l'humanité". Ce livre a été présenté et commenté lors d'un colloque organisé à Gènes, les 22 et 23 mars. La Commission européenne a conclu que les conflits sur les OGM ou les cellules souches imposent d'organiser des échanges entre chercheurs, politiques, philosophes, enseignants. Selon Greenpeace, l'Espagne est le seul pays de l'Union européenne à cultiver les OGM à échelle commerciale après que la multinationale Bayer ait renoncé à cultiver en Grande-Bretagne un maïs résistant aux herbicides.

Ouest France 11/04 – Thierry Ballu – 11 avril
Greenpeace : croisade anti-OGM

Greenpeace s'apprête à lancer une nouvelle campagne contre les OGM. L'Association invite les consommateurs à bannir les produits contenant des OGM, va publier leur liste et veut former former des détectives bénévoles pour bien les repérer.

Enjeux/Les Échos 1/04 – L.B.
"La Suède boit aux OGM"

Une première en Europe, la bière Kenth mentionne la présence de maïs OGM sur son étiquette. Dès le 18 avril 2004, un règlement européen obligera d'étiqueter les produits contenant plus de 0,9 % d'OGM.

L'Humanité hebdo 3/04
Précisions.

Le journal publie une demande de précisions relatives à l'article publié le 31 janvier dans Libération Hebdo et intitulé "L'Afrique cobaye OGM". Comme l'Humanité prétend que Monsanto souhaite "déverser" en Afrique du Sud son blé transgénique, Monsanto rappelle que l'autorisation à la culture ou à l'import (d'un produit transgénique) n'est délivrée qu'après un strict examen réglementaire. De plus, Monsanto précise que l'utilisation du coton génétiquement modifié a permis de réduire de 5 à 8 le recours aux insecticides en Afrique du Sud.

France Soir – 9 avril – Gilles Bouley - Franchitti
« Mon rôle : le contre-pouvoir »

Les divers articles signalent le départ de la Confédération paysanne de José Bové. Ils sera remplacé à l'avenir par deux nouveaux porte-parole : Brigitte Allain, viticultrice de Dordogne et Jean-Émile Sanchez, éleveur de moutons dans l'Aveyron. La confédération paysanne a décidé de faire du 8 mai "une journée nationale d'actions contre les cultures d'OGM en plein champ".
Dans France Soir, José Bové a déclaré : " Personne de sérieux ne peut affirmer que les OGM sont une solution pour l'agriculture des pays du Sud ni pour lutter contre la faim dans le monde. Même les agronomes des organismes internationaux n'osent pas prétendre une chose pareille. Mon père n'a d'ailleurs jamais travaillé pour les OGM. C'est une ineptie, publiée par Newsweek pour nous monter l'un contre l'autre.

 
 
   
 
Ils ont dit

Concours Médical – 17 mars – Christine Maillard
« Les résidus de pesticides dans l ‘alimentation ne sont pas dangereux pour la population en général, mais la nocivité de ces produits se discute pour l’environnement et pour les personnes qui les manipulent. Aujourd’hui encore, les pesticides sont utiles. Car, nous sommes dans une situation d’abondance relative : même en France, les fruits et légumes restent des denrées chères. ».
André Rico – membre de l’Académie d’agriculture de France et membre correspondant de l’Académie nationale de médecine
 
   
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