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Revue de presse :
du 18 au 29 mars 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

AFP – 27 mars
Bromure de méthyle : 11 pays développés obtiennent une exemption pour 2005

Ces pays ont été exemptés de leur obligation d’arrêter totalement le 1er janvier 2005 d’utiliser le bromure de méthyle, comme le prévoyait le protocole de Montréal. Ces pays : l’Australie, le Belgique, le Canada, la France, la Grèce, l’Italie, le Japon, le Portugal, l’Espagne, la Grande Bretagne et les Etats-Unis pourront continuer d’utiliser le bromure de méthyle en 2005 mais de façon restreinte, a déclaré Michel Williams, porte parole de la réunion sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement(PNUE). Les exemptions accordées portent en tout sur 13 438 tonnes. En 2001, les 34 pays les plus développés en avaient utilisés 23 488 tonnes et les autres Etats 18 058 tonnes.

Les Echos – Alain Perez – 17 mars
Le risque toxico- alimentaire reste marginal

Le rapport de l’Académie de médecine relativise les risques liés aux polluants chimiques contenus dans les aliments et défend donc une position assez iconoclaste « Une alimentation ou une eau pure n’existent pas. Une tasse de café contient autant de cancérigènes chimiques qu’une année de consommation de résidus ». Les médecins et pharmaciens qui ont rédigé le rapport estiment que la stratégie actuelle qui consiste à abaisser les seuils en fonction des capacités d’analyse des appareils de mesure débouchent sur une illusion coûteuse et une fausse sécurité. « Une norme analytique n’a pas de sens toxicologique et, lorsqu’elle est dépassée, cela n’implique pas un danger pour l’homme ou l’environnement. » Le rapport estime clairement que les « résidus de pesticides dans l’alimentation ne peuvent être mis en cause en terme de toxicité aiguë ou chronique ».

Aujourd’hui – Marc Payet – 24 mars
Plan cancer – le Vrai bilan

Les spécialistes font valoir que les très nombreux cancers liés à notre environnement – provoqués par la pollution de l’air, les produits chimiques, les déchets industriels – sont largement sous-évalués et fort mal combattus. « Ce plan évite les questions qui fâchent. Il ne s’attaque pas aux produits cancérigènes dans l’air, aux rayons ionisants, aux pesticides. Les auteurs ne veulent pas froisser les industriels » accuse Geneviève Barbier, médecin… Le cancer est devenu une maladie de civilisation et les financements ne sont pas dégagés pour s’attaquer à l’origine des cancers.

Libération Champagne – 18 mars
Phytos : la sécurité des utilisateurs devient un axe de recherche important

Des recherches ont été entreprises conjointement par l’Institut de santé publique d’épidémiologie et de développement (Isped) et l’Institut technique du vin (ITV). Malgré la lourdeur des EPI (équipements de protection individuels) et les contraintes de mouvements qu’ils entraînent, ils permettent un niveau de protection satisfaisant, atteignant en moyenne 98% d’efficacité. Des études se poursuivent sur les cabines qui offrent pour les agriculteurs un degré de confort plus important que les EPI.

Libération Champagne – 18 mars
Pesticides : l’INRA appelle à définir des zones à risque

Délimiter des zones sensibles aux pesticides comme il en existe pour les nitrates ? L’idée est avancée dans un ouvrage collectif que vient de publier l’INRA sur les risques environnementaux liés aux produits phytopharmaceutiques. Globalement, l’ouvrage revient sur les limites et les lacunes des procédures d’homologation des pesticides et des méthodes actuelles d’estimation de l’exposition. Enrique Barriuso, directeur de recherche, attire l’attention sur l’absence de connaissances entourant les processus de dégradation des pesticides, et la combinaison des molécules entre elles. Il regrette que les études sur les phytopharmaceutiques se soient surtout focalisées sur les risques à cour terme, et fassent souvent l’impasse sur les risques chroniques, à long terme. Le directeur de recherche conclut que « les démarches actuellement utilisées dans le cadre de l’homologation dénotent un décalage entre les connaissances des chercheurs et ce qui est réellement utilisé pour l’évaluation des risques ».

AFP – 24 mars
300 tonnes de pesticides périmés stockées au Mali (étude officielle)

Un atelier sur « l’information et la sensibilisation des acteurs et du public sur les stocks de pesticides obsolètes » se tient à Bamako. Selon la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle des pollutions et nuisances (DNACPN) ces 300 tonnes de pesticides « obsolètes » ont été localisées sur environ 90 sites ou magasins du territoire. « C’est d’autant plus dangereux que ces produits sont souvent entreposés à côté des maisons et des points d’eau » à indiqué la DNACPN, précisant que les autorités entendaient éliminer ces produits par ailleurs très nocifs pour l’environnement.
 

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
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  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
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  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
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du 05 au 11 juillet 2008
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du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
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du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
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du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
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Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

Le Monde – 19 mars
L’interdiction du Gaucho en Conseil d’Etat

Le Conseil d’Etat s’est vu recommander d’annuler une décision du ministre de l’agriculture qui avait, en janvier 2003, reconduit l’autorisation d’emploi du Gaucho pour traiter le maïs. Le commissaire du gouvernement (qui ne traduit pas la position du gouvernement), François Séners souhaite qu’un mois soit donné au ministre pour reconsidérer sa position. Le Conseil d’Etat avait été saisi par trois syndicats apicoles, soulignant que l’arrêté porte « sur des vices de procédure ». Le ministre affirme qu’il « prendra les décisions qui s’imposeront » et rappelle qu’une procédure de réévaluation de l’insecticide est en cours.

AFP – 18 mars
Bayer « attend avec sérénité » la décision du Conseil d’Etat

Pour Bayer, le Commissaire du gouvernement « a conclu à l’absence manifeste d’appréciation prise par le ministre de l’Agriculture ». La société souligne « qu’à ce jour aucune étude scientifique n’a établi de lien entre l’utilisation du Gaucho sur maïs et le phénomène de dépopulation des ruchers observés en France ».
 
   
 
Sur les firmes
 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

AFP – 29 mars
Les conditions d’utilisation du qualificatif « agriculture raisonnée » au JO

Le décret concernant les conditions d’utilisation du qualificatif « agriculture raisonnée » a été publié au JO. Il est notamment spécifié, dans ce décret, que « la publicité, l’étiquetage et la présentation des produits ne doivent pas faire état de propriétés organoleptiques ou nutritionnelles ou de qualités sanitaires particulières ou être de nature à faire croire que les produits ont un effet bénéfique pour la santé du seul fait qu’ils sont issus d’exploitations qualifiées au titre de l’agriculture raisonnée ». L’association FARRE a accueilli avec « satisfaction » la sortie du décret qui apporte une « clarification, notamment car l’emploi de la mention -exploitation qualifiée au titre de l’agriculture raisonnée - est désormais réservée aux exploitations ayant obtenu la qualification officielle agriculture raisonnée et aux produits qui en sont issus ».

Les Echos – V.L. – 23 mars
L’américain John Deere mise sur l’agriculture raisonnée

« Utiliser la bonne dose au bon moment au bon endroit », John Deere, le fabricant américain de machines agricoles, compte bien convertir les agriculteurs européens à ce slogan visant à réduire la quantité d’engrais et de pesticides utilisés par la culture intensive. « La pression environnementale, les exigences de traçabilité de la distribution et des industriels de l’agroalimentaire ainsi que les nouvelles règles de la politique agricole commune, tout pousse en ce sens », analyse Jean François Pierre, directeur marketing de la filiale française du groupe.

Le Parisien – Anne Sophie Damecour
Récompensé pour sa cuisine 100 % vapeur

La palme d’or du concept le plus innovant vient d’être décernée au restaurant « A toutes vapeurs du quartier Saint Lazare par un jury de professionnels de la restauration. Robert Petit, qui a ouvert son établissement, il y a quelques mois innove. Son restaurant s’inscrit dans son époque : produits issus de l’agriculture raisonnée, plats aux prix abordables (entre 8 et 12 Euros) et servis dans des cagettes pour respecter l’environnement…
 
 
   
 
Sur l'agriculture biologique

Le Parisien Dimanche – Marie-Anne Gairaud – 21 mars
Vous n’échapperez plus au bio !

Cet engouement pour les produits biologiques n’a pas échappé aux agriculteurs de l’Ile de France. Depuis huit ans, le nombre d’exploitants bio ne cesse d‘augmenter dans la région Il a plus que triplé entre 1995 et 2002, passant de 20 à 60 exploitations. Les supermarchés aussi ont décidé d’exploiter la filière. Depuis 1994, Monoprix a sa propre marque de produits bio et la chaîne de magasins biologiques Biocop multiplie les implantations de supérettes dans la région parisienne depuis 1995.
 
   
 
Sur les OGM
 
 
 
Les Échos- 22/03 – Laurent Flallo
"Le PDG de Monsanto croit en l'avenir des OGM"

Hugh Grant, pdg de Monsanto, ne se fait guère d'illusions sur l'ouverture rapide de l'Europe aux OGM, mais il ne mise pas sur ce marché pour assurer le succès financier de son groupe. L'acceptation des OGM en Europe prendra du temps. Mais il y a des signes encourageants : processus réglementaire d'homologation des OGM, recommandation sur leur étiquetage et leur traçabilité, autorisation en Grande Bretagne d'un maïs génétiquement modifié de Bayer, vote de la France en faveur de l'importation du maïs NK 603.
   
 
AFP – 24 mars – Stéphanie Pertuiset
La résistance à l’introduction du blé transgénique s’intensifie au Canada

L’Agence nationale d’exportation du blé, tout comme les écologistes et certains producteurs, veulent empêcher ce qui pourrait être selon eux un « désastre terrible » pour l’industrie agricole nationale. Leur cible, le blé Roundup Ready, est une nouvelle variété de blé beaucoup plus résistante aux herbicides, née dans les laboratoires du géant agrochimique Monsanto. Le groupe espère bien commercialiser d’ici peu dans les vastes prairies canadiennes, mais doit comme pour toute nouvelle biotechnologie, d’abord obtenir le feu vert des autorités sanitaires canadiennes. Alain Charrette de l’Agence canadienne d’inspection des aliments a déclaré « Notre rôle est de déterminer si il y a un risque ou non pour l’environnement », précisant que les autorités sanitaires canadiennes n’avaient pas de date- butoir pour rendre leur décision. Le Canada produit déjà 6% des cultures d’OGM dans le monde, ce qui en fait le troisième plus gros producteur de la planète, loin cependant derrière les Etats-Unis et l’Argentine.

L’Usine Nouvelle – 25 mars
Des plantes transgéniques sans gène de résistance aux antibiotiques

Des chercheurs suédois ont mis au point un nouveau système de marqueur pour sélectionner des plantes transgéniques. Ils ont introduit dans la plante un gène codant une enzyme qui, selon la substance ajoutée, la transforme en élément toxique pour la plante ou au contraire détruit la toxicité e cette substance. Ce système permet une sélection positive ou négative de l’OGM, sans passer par des antibiotiques ou des herbicides, ce qui était l’un des points négatifs relevés par les opposants aux plantes transgéniques. Ces travaux seront publiés dans le numéro d’avril de « Nature Biotechnology ».

Métro – 19 mars
Essais de culture de blé transgénique

Suisse. L’Ecole polytechnique de Zurich a entrepris un essai de blé transgénique. Les milieux écologistes ont protesté et réaffirmé les dangers de cette expérience qui doit durer quatre mois. Ce blé OGM est censé résister à la carie, la maladie du blé.

AFP – 24 mars
Adoption d’une loi réglementant la production des OGM à Maurice

L’Assemblée nationale de l’Ile Maurice a adopté une loi interdisant l’importation, la production et la commercialisation d’OGM sans autorisation. « Maurice est un importateur de produits alimentaires, mais aucune mesure n’a jusqu’ici été mise en place pour contrôler et réglementer l’entrée des OGM et d’autres produits dérivés, a déclaré le ministre de l’Agriculture mauricien Nando Bodha. « Vu le risque potentiel que représentent les OGM particulièrement pour le secteur agricole et les secteurs alimentaires, il était nécessaire d’introduire une loi cadre pour assurer la sécurité des consommateurs et de l’environnement ».
 
 
   
 
Ils ont dit

Aujourd’hui – 24 septembre
« Le cancer est l’un des cinq axes forts de la loi de santé publique qui sera votée avant l’été. Cette loi s’attaque aussi aux problèmes de santé liés à l’environnement. Le danger des substances toxiques et cancérigènes y est pris en compte. Nous aurons l’occasion d’en d’ébattre dès avril au Parlement. Il n’est pas sage de jouer avec les peurs sur un sujet aussi sérieux ».
Jean François Mattéi – Ministre de la Santé

Le Figaro – 19 mars
« Beaucoup de choses me choquent en France. D’abord, les chercheurs ne sont pas respectés comme en Allemagne. Tout le monde se méfie des scientifiques ou des experts (il suffit de penser aux OGM ou aux pesticides). Mais dans le même temps, le public attend des miracles de la recherche. C’est un malentendu. La recherche, c’est beaucoup de travail. Les chercheurs doivent être tout à fait humbles. »
Dietrich Averbeck, Directeur de recherche au laboratoire de génotoxicologie et cycle cellulaire (Institut Curie / CNRS).
   
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