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Revue de presse :
du 10 au 17 mars 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Le Nouvel Economiste – 12 mars – Propos d’Hervé Gaymard, ministre de l’agriculture
« L’agriculture doit mieux répondre aux nouvelles attentes de la société »
« Le débat actuel sur les pesticides illustre bien les difficultés d’une réflexion sereine sur les questions de la préservation de l’environnement, de la santé et de la sécurité de notre alimentation. Si chacun reconnaît que la peur est mauvaise conseillère, force est de constater que certains n’hésitent pas à en faire un commerce facile. Or, nous devons, en ce domaine, nous garder de deux écueils : d’une part, oublier les besoins réels en matière de santé des végétaux et leur importance pour la sécurité de notre propre alimentation ; d’autre part, réduire l’apport des progrès scientifiques aux risques de la lutte chimique. Tout l’enjeu de notre action est de retrouver un équilibre entre les pratiques agronomiques, la recherche de la lutte prophylactique, la recherche variétale et le recours alternatif ou complémentaire aux produits phytopharmaceutiques. »

AFP – 11 mars
Alimentation et polluants chimiques : des risques relativisés par des experts

Lors d’une journée scientifique des académies de Médecine, pharmacie, agriculture, chirurgie dentaire, vétérinaire, consacrée aux risques alimentaire d’origine chimique, le Professeur Tubiana a précisé « Les études épidémiologiques montrent le rôle protecteur des fruits et légumes contre le cancer et les maladies cardiovasculaires, invitant à « hiérarchiser les risques » plutôt que « d’encourager la peur d’une contamination par des polluants chimiques. Les risques alimentaires biologiques (salmonelloses et autres toxi-infections alimentaires, listériose, hépatite A, maladies à prion) sont généralement plus graves (plusieurs décès par an) que ceux attribués à des contaminations d’origine chimique, selon les experts. Si les pesticides peuvent présenter des dangers pour les professionnels qui les manipulent, il ne faut pas pour autant en conclure à l’existence d’effets toxiques après ingestion de « résidus » de pesticides présents dans les denrées alimentaires, selon le professeur Rico.

Le Courrier Picard – Nathalie Géron - 8 mars
« Manger ne doit pas faire peur »

Christian Cabrol spécialiste des troubles cardio-vasculaire a déclaré lors d’une conférence- débat sur le thème de la santé et de l’alimentation « L’alimentation conditionnant la santé doit être « saine », c’est-à-dire non toxique et non infectieuse. « La dioxine n’a jamais fait de mal à personne, estime-t-il, tout comme les pesticides et nitrates qui ne doivent pas pour autant faire des agriculteurs des pollueurs, car sur ce point encore, on a énormément exagéré. Christian Cabrol prône pour un « retour au bon sens », pour une bonne alimentation, à une époque où il faut quand même le rappeler, les contrôles sur les aliments n’ont jamais été aussi nombreux.

Les Echos – 11 mars
La France a-t-elle les moyens de respecter ses obligations européennes ?

La dernière directive européenne sur l’eau réclame à tous les Etats membres de parvenir en 2015 à « un bon état écologique des eaux. Yann Laurans, économiste à l’Agence de l’eau Seine- Normandie espère qu’une majorité des rivières du bassin atteindra en 2015 une qualité physico-chimique satisfaisante. « Mais la directive réclame aussi une bonne qualité biologique, ce qui suppose d’agir sur les micropolluants, les pesticides, les nitrates, la qualité des zones humides, la protection des eaux souterraines… » ; Or, pour s’attaquer aux problèmes des pollutions diffuses, l’agence estime qu’il faudrait relever les niveaux d’investissements d’au moins 30%.

Ouest France Net – 9 mars
Les eaux bretonnes sur la bonne pente

« Aujourd’hui la contamination des eaux de surfaces par les pesticides a diminué. L’amélioration est due essentiellement aux mesures comme l’interdiction de traiter à proximité des ruisseaux. On a réussi, en connaissant les mécanismes de transferts des pesticides, à dégager des règles facilement explicables aux conseilles agricoles et applicables par les agriculteurs. La situation s’améliore mais n’est pas satisfaisante. On a encore des points de contrôles où l’on dépasse 2 ou 3 microgrammes par litre, quand on fait la somme des substances retrouvées, ce qui n’est pas bon du tout pour le milieu naturel. Les traitements au charbon actif se sont généralisés. Les pesticides dans l’eau du robinet ne sont plus vraiment un souci. On est surtout exposés aux pesticides quand on les utilise lors de l’épandage et par les résidus sur les aliments (fruits et légumes) »
René Seux – Professeur à l’Ecole nationale de santé publique de Rennes

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
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du 13 au 22 septembre 2008
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du 11 au 17 avril 2008
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du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
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Sur l'agriculture
 

 
 
   
 
Sur les abeilles

AFP – 9 mars
Régent : Bayer dépose une requête en suspicion légitime contre le juge Guary

« Cette action en justice se fonde sur l’existence de soupçons sérieux de partialité », estime la société dans son communiqué. La société Bayer CropScience France, propriétaire de l’insecticide Régent TS de juin 2002 à mars 2003, et son directeur général, Franck Garnier, ont été mis en examen le 23 février par le juge Jean Guary de Saint Gaudens en charge de l’enquête sur les dangers pour les abeilles et les humains de l’insecticide Régent TS.

Libération – 11 mars
Bayer est débouté à propos de l’insecticide Gaucho

Le TGI de Troyes a débouté la firme pour son action contre le président du Syndicat national d’apiculture (SNA) qu’elle accusait de « dénigrer » son insecticide Gaucho. Entre 2000 et 2003, l’apiculteur avait exposé dans plusieurs organes de presse, ses craintes pour la survie des abeilles du fait de l’utilisation du Gaucho. La firme est condamnée à verser 5000 euros de dommages et intérêts au président du SNA. Le TGI a estimé que la procédure engagée par Bayer, « manifestement abusive », représentait « une mesure d’intimidation dirigée à titre personnel à l’encontre d’un dirigeant syndical ».
 
   
 
Sur les firmes
 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

Le Nouvel Economiste – Jacques Secondi – 12 mars
Les solutions alternatives d’agriculture raisonnée ou biologique peinent à se développer
« A terme, 60% des agriculteurs pourraient pratiquer l’agriculture raisonnée avec l’espoir de pouvoir réduire de moitié l’utilisation des phytopharmaceutiques » affirme Jacques Dedieu, conseiller pour l’agriculture durable, l’eau et la forêt de Roselyne Bachelot. « Pour autant, l’agriculteur ne peut se passer de pesticides pendant la phase d’implantation des semences pour pouvoir affronter la concurrence des plantes présentes dans le sol ».
 
   
 
Sur l'agriculture biologique

Le Berry républicain – Maurice Cantrainne – 11 mars
Les produits bio peinent à rentrer dans les moeurs

« Nous sommes tout à fait favorables à l’agriculture biologique. Malheureusement, hormis son coût parfois exorbitant, en l’état actuel, le secteur bio ne serait capable de répondre qu’à 8 ou 10% des besoins de la population, se désole Paul Gratiet, de l’UFC Que Choisir du Cher. Pour sortir de l’agriculture intensive, l’agriculture raisonnée, qui est une troisième voie, pourrait être une solution. L’agriculture raisonnée observe la nature et s’intéresse au bon produit au bon moment et dans la qualité optimale ». Cependant, il existe une grande différence entre l’agriculture raisonnée et le biologique : le bio interdit toute utilisation de produit chimique.
 
   
 
Sur les OGM
 
 
 
Le Monde – Hervé Kempf – 11 mars
Le gouvernement britannique autorise la culture d’un maïs transgénique en 2005

L’autorisation de culture n’est accordée que pour une variété de maïs transgénique résistant à l’herbicide Liberty, le Chardon T25 produit par la firme BayerCropscience, mais est refusée aux betteraves et aux colzas. Encore ce maïs ne pourra-t-il être cultivé que dans des conditions précises, définies lors d’expériences scientifiques menées pendant trois ans à l’instigation du gouvernement… Des règles de coexistence des cultures transgéniques et conventionnelles devront être mises en place, et prévoir la compensation des agriculteurs dont les champs se verraient contaminer par des OGM : « Toute compensation devrait être financée par le secteur biotechnologique lui-même, et non par le gouvernement ou les producteurs de cultures non transgéniques », a précisé la Secrétaire d’Etat Margaret Beckett ; Cela signifie que la responsabilité des contaminations incomberait à l’industrie, ce qui altérerait l’intérêt économique des OGM.
   
 
Libération – 12 mars
Organismes génétiquement masqués

Les britanniques croient manger bio et ingurgitent sans le savoir des aliments génétiquement modifiés. Telle est la conclusion d’une étude publiée par le British Food Journal. Les chercheurs de l’université galloise de Giamorgan affirment que sur 25 produits vendus à travers le royaume sous le label « organique » ou « sans OGM », testés, dix contiennent du soja transgénique. Selon, Denis Murphy, directeur de l’unité de biotechnologie à Glamorgan, cette omniprésence tient au fait que l’Europe importe presque tout son soja d’Amériques du Nord et du Sud, très largement gagnées aux semences transgéniques.
 
   
 
Ils ont dit

La Nouvelle République du Centre – 10 mars
« En termes de phytopharmaceutiques, d’insecticides, il faut savoir. Si certains produits sont dangereux, il faut naturellement les retirer du marché, mais encore aurait-il fallu commencer par ne pas les y mettre ! On ne doit pas jouer avec la santé du consommateur, ni celle du producteur qui se trouve placé aux premières loges ».
Jean François Daudin – nouveau président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA)

Marianne – 15 mars – Réaction à propos de la sortie du livre « Consommateurs, révoltons-nous » de Jean Pierre Coffe
« Où qu’il dirige son regard de sourd, il trouve de quoi exciter sa colère… et d’entonner le grand air du bon vieux temps, quand les pêches avaient du goût, que les morues abondaient dans l’océan et sur les tables, que les poules avaient des dents, et que nos heureux ancêtres, qui avaient le choix entre la famine et le botulisme, ne se demandaient pas si le beefsteak avait perdu de sa saveur puisqu’ils n’en mangeaient pas, ni si l’Inra ou le ministère de la Santé faisaient bien leur travail puisque ces organismes n’existaient pas, et mouraient dans leur lit, jeunes, édentés et heureux, avant d’avoir atteint 40 ans. »
Dominique Jamet
   
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