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Revue de presse :
du 03 au 09 mars 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Menaces sur la chimie française
Si la future réglementation européenne Reach impose aux importateurs de fournir un dossier complet pour les substances chimiques entrant en Europe, il ne prévoit rien pour les produits finis, quelle que soit la façon dont ils ont été fabriqués. Tous les chimistes redoutent des conséquences graves pour l’Europe. Outre les coûts des tests, chiffrés à 2,3 milliards d’euros par la Commission européenne, différentes études estiment que 20 à 40% des substances chimiques commercialisées seraient retirées du marché. Et la perte annuelle de chiffre d’affaires pour la chimie européenne serait de l’ordre de 10% sur 500 milliards d’euros. Au-delà de ces questions financières, tous dénoncent une perte de compétitivité à terme. D’abord face aux concurrents évidents que sont l’Asie et les Etats-Unis. Autre grand problème lié au futur règlement européen, et à l’utilisation croissante du principe de précaution : à qui incombe la charge de la preuve ? Alors que jusqu’à présent, c’était aux autorités en cas de doute, de prouver la toxicité des produits pour en demander le retrait. Reach demandera aux industriels de faire la preuve de l’innocuité de leurs produits…. Un produit chimique actif a forcément des effets sur l’environnement et sur l’organisme, reste à jauger l’exposition du public à ses effets. Mais surtout, « il est difficile de démontrer que quelque chose n’existe pas » selon l’UIC.
Virginie Lepetit – L’Usine Nouvelle – 4 mars

Les doses toxiques chez l’homme restent inconnues
Alors que la France est la deuxième utilisatrice mondiale de pesticides, aucune étude n’y a jamais été menée pour rechercher les effets de ces molécules neurotoxiques sur les agriculteurs… Tant qu’on n’aura pas mené à bien des évaluations précises pour savoir qui utilise quels produits, on en sera réduit à de pures conjectures en termes de protection de la santé humaine. En la matière, la culture du risque reste balbutiante : dans les dossiers d’homologation, longtemps n’ont été prises en considération que les seules données écotoxicologiques sur les consommateurs, l’exposition des utilisateurs professionnels n’étant mentionnée que depuis une dizaine d’années. A la fin de 2004 ou au début de 2005 devrait être lancée une vaste étude de suivi des salariés et des exploitants agricoles dans les douze départements français dotés d’un registre du cancer. L’épidémiologie agricole devrait ainsi franchir une étape décisive. A partir de là, on pourra valablement tirer des enseignements sur la réalité des risques auxquels les pesticides soumettent la population générale.
Christian Delaye – Le Quotidien du Pharmacien – 1er mars

Un procureur confirme l’importation d’insecticides cancérigènes en Egypte
Le procureur du Caire, Mr Charquami a affirmé que l’Egypte avait importé ou fait usage d’insecticides cancérigènes. Ces insecticides auraient été importés entre 1997 et 2002 sans analyse ni expérimentation préalables. Le jugement sera rendu dans quelques semaines.
AFP – 2 mars

Nicaragua – Médiation auprès des firmes US pour les paysans victime du nemagon
Le gouvernement du Nicaragua a proposé aux victimes de l’utilisation du pesticide nemagon dans les plantations de bananes dans les années 70 d’intercéder pour eux auprès des firmes américaines responsables pour un règlement à l’amiable du conflit que les oppose. Les différentes plaintes et recours en demande de réparation concernent 8 000 victimes, mais les dirigeants d’organisation paysannes affirment que plus de 17 000 personnes sont touchées. Des études indiquent que le némagon reste actif entre 80 et 200 ans et filtre lentement vers la nappe phréatique.
AFP – 4 mars
 

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

   
 
Sur l'agriculture
 

La presse agricole tente de contenir l’érosion de son lectorat
En matière de médias agricoles, « quatre groupes de presse tirent leur épingle du jeu : Réussir, propriétaire des sociétés d’édition de la presse agricole départementale, deux sociétés privées et indépendantes, ATC et CIP, et le groupe France agricole », explique Christophe Bouvarel de l’Institut BVA. Si leur nombre diminue, en revanche, les agriculteurs sont de gros lecteurs. « Sur 700 000 agriculteurs, 500 000 sont des lecteurs, 80% à 85% des agriculteurs lisent un journal et 40% à 50% au moins lisent deux revues, explique Daniel Rigaux, président du SNPAR (Syndicat national de la presse agricole). La plupart des agriculteurs sont abonnés à la fois à un titre national. La presse agricole est, par ailleurs, vendue à 97% sur abonnement. Ces abonnements sont d’ailleurs souvent groupés avec la carte syndicale professionnelle. La publicité, autre source de revenu de ces titres, est en baisse du fait des concentrations. Les grandes fusions dans l’agrochimie ont, par exemple, réduit d’autant le nombre d’annonceurs potentiels. A l’heure où les questions autour du monde agricole n’ont jamais autant préoccupé les Français, la presse agricole pourrait être la mieux placée pour informer le grand public sur la fabrication des produits. Pour l’heure, elle se contente de ses fidèles lecteurs.
Marion Clément – Le Monde – 3 mars
 
   
 
Sur les abeilles

Régent/Gaucho : la CFE-CGC chimie dénonce une « diabolisation »
Diabolisation des industries de protection des cultures et de leurs salariés après la mise en cause des insecticides Régent et Gaucho accusés de décimer les abeilles. Selon la CFE-CGC chimie, le Régent et le Gaucho, comme tous les produits phytopharmaceutiques, sont soumis de la même manière que les médicaments en pharmacie humaine, à une procédure d’autorisation longue et draconienne ».
AFP – 5 mars

Multiplication des plaintes contre la vente des semences enrobées au Régent
Des plantes de syndicats apicoles ont notamment été déposées à Tours, à Orléans, à Châteauroux. La Confédération paysanne et l’UNAF ont déposé plainte à Toulouse. Les apiculteurs de l’Anjou à Angers. Convaincus de la nocivité de l’insecticide, les apiculteurs souhaitent éviter que le Régent TS soit utilisé lors des semis de printemps, qui doivent intervenir dans une quinzaine de jours.
AFP – 8 mars

L’apiculture en appelle à la justice
Dans le prolongement de l’interdiction partielle, d’utiliser le Régent TS comme insecticide, les professionnels de l’apiculture ont demandé au procureur de la République d’Agen de contrôler si les coopératives ne continuent pas d’enrober les semences de grandes cultures avec ce produit qui tuent leurs abeilles selon eux. Ils en appellent également aux maires des communes et leur demandent de signer un arrêté empêchant l’utilisation de cet insecticide dans leur commune.
S.B. – La Dépêche du Midi – 5 mars

Le tribunal administratif de Nancy, a annulé l’arrêté du maire de Frémifontaine (Vosges)
interdisant l’utilisation sur le territoire de sa commune de deux produits phytopharmaceutiques mettant potentiellement en danger la vie des abeilles, le Gaucho et le Régent. Saisi par le préfet des Vosges, le tribunal a estimé qu’il s’agissait qu’une telle décision relevait d’une prérogative réservée au ministère de l’agriculture.
Le Monde – 4 mars

Sujet piquant
Alors que les recherches démontrent la dangerosité des semences enrobées de Régent et de Gaucho, on voudrait nous faire croire que les agriculteurs ne pourraient plus cultiver de maïs ni de tournesol sans ces deux pesticides. Il faudra bien un jour se poser la question de savoir en Europe ce qui justifie le retrait de 10% des terres cultivables – et la poursuite de l’agriculture intensive à coup de pesticides sur les 90% restant. Ce ne serait pas, par hasard, la poursuite de l’idéologie productiviste au service des firmes agrochimiques ? Il est étonnant de constater le nombre de traitements qui étaient « indispensables » selon les « techniciens », il y a quelques années dans les itinéraires culturaux et qui ne sont plus nécessaires aujourd’hui…
L’Est républicain – 4 mars

Pourquoi les abeilles meurent-elles en série
Jacques Delattre, apiculteur depuis 20 ans, refuse de se piquer au jeu des anti-Régent. « …Les abeilles étaient déjà affaiblies par le Varroa et d’autres erreurs humaines. Certains professionnels, tout particulièrement dans le sud, ont participé à la course au rendement en doublant la production. C’est là, d’ailleurs que les premières colonies d’abeilles, complètement affaiblies, ont été décimées. Elles ne pouvaient plus lutter contre le remembrement, les parasites, l’épuisement et les insecticides. C’est l’accumulation qui a provoqué l’hécatombe… Il faut aussi en finir avec les hybridations. »
Propos recueillis par Diane Lenglet – La Voix du Nord – 29 février
 
   
 
Sur les firmes
 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

 
 
   
 
Sur l'agriculture biologique

L’agriculture biologique ne décolle pas en France
L’agriculture biologique avec 1,8% des terres cultivées, ne décolle pas en France, en dépit de l’intérêt du consommateur pour les produits « bio », synonymes pour lui de santé et de protection de l’environnement. Moins d’une centaine de nouvelles exploitations « bio » se sont créées l’an dernier en France, très loin de l’objectif officiel fixé en 1997 de 2000 par an, selon les chiffres publiés au Salon de l’agriculture. Le gouvernement a annoncé un plan de relance qui prévoit de mieux structurer la production en créant dans chaque interprofession, une section biologique. Ce plan promet de développer les partenariats avec la distribution.
Marie-Pierre Ferey – AFP – 4 mars
 
   
 
Sur les OGM
 
 
 
"L'Union européenne ne pourra pas tenir de position intermédiaire"
interview de G. Van den Eede, Directeur du laboratoire de référence de la Commission européenne pour le contrôle des produits à base d'OGM au centre commun de recherche d'Ispra (Italie)
Quatorze plantes transgéniques avaient reçu une autorisation d'importation en Europe avant fin 1999 (moratoire). Pour l'année 2004, nous estimons le nombre de demandes entre vingt et trente. Ces demandes seront selon toute vraisemblance des produits déjà connus (maïs, colza, soja). Un nombre accru d'OGM croisés devrait se présenter. Ils devront faire l'objet d'une autorisation spécifique. Le délai d'obtention d'une autorisation est d'au moins six mois. L'AESA analyse également le produit en parallèle pour déceler d'éventuels risques pour la santé. L'Union européenne ne pourra pas adopter de position intermédiaire : on se dirige soit vers une interdiction sans nuance de tout produit contenant des éléments génétiquement modifiés, soit vers une ouverture très large du marché européen. Si le marché est ouvert, les OGM importés proviendront essentiellement des États-Unis, de l'Argentine (soja) et de la Pologne (colza pour éviter le colza tolérant aux herbicides des Canadiens).
Propos recueillis par Emile Balcon – Les Marchés – 3 mars

   
 
Des députés britanniques exhortent le gouvernement à différer toute culture d’OGM
« Il est vital que le gouvernement n’autorise pas la culture commerciale de maïs de fourrage génétiquement modifié tant que celui-ci n’aura pas été testé de façon approfondie et comparé à son équivalent non modifié génétiquement »,. La mise en garde des parlementaires, qui appartiennent à différents partis, ont fait preuve de la plus totale unanimité dans leurs conclusions.
AFP – 5 mars

Un comté de Californie interdit les cultures OGM
Pour la première fois aux Etats-Unis, un comté vinicole de Californie a pris la décision d’interdire les cultures à partir de produits transgéniques, afin de protéger les revenus de ses vignerons et des agriculteurs. Les autorités locales ont indiqué que sur les quelque 47 000 électeurs du comté, 56% d’entre eux s’étaient prononcés pour l’interdiction des OGM. La décision adoptée prévoit la destruction des cultures transgéniques et des amendes pour les agriculteurs utilisant des OGM. Des mesures semblables sont envisagées dans le Vermon et à Hawaï.
AFP – 4 mars
 
   
 
Ils ont dit

« … Quand on voit aujourd’hui que notre matière active est autorisée dans 70 pays à travers le monde, ça veut dire que 70 autorités d’homologation ont étudié le dossier et l’ont homologué, parler de connivence, nous considérons que c’est totalement diffamatoire.… Moi, je ne regarde qu’une seule chose aujourd’hui, c’est le dossier d’homologation européen qui a été évalué ces dernières semaines et la commission des toxiques a bien écrit dans le dossier d’homologation que le produit ne présentait pas de risque de cancer chez l’homme. Donc ça, c’est un fait, et tout le reste, moi, je le réfute complètement…».
Emmanuel Bustraen – PDG de Basf Agro
France Info – 1er mars – 18H16


« Je m’étonne que sur un sujet aussi grave, le Professeur Sultan se réfère à des études le plus souvent invérifiables. L’échantillon dont il dispose n’est pas suffisant pour avoir une information catégorique. ».
Bernard Jégou, président de la Commission scientifique « régulations hormonales » de l’Inserm.
Ouest France – 5 mars


« En quoi réside l’extrême gravité du problème agricole, et pourquoi a-t-il autant d’importance ? Aujourd’hui, vivent sur terre 6,4 milliards d’êtres humains. 800 millions sont des ruraux. Dans 35 ans, la population mondiale franchira le cap des 9 milliards d’individus. Il est légitime de poser la question de savoir si la Terre pourra nourrir tout le monde… Quand bien même, la production pourrait être assurée par de grandes fermes, ce dont je doute, que ferions-nous de la masse des paysans qui, à travers le monde, devraient s’agglutiner dans les villes ? D’ici à 30 ans, le monde est incapable de concentrer dans les mégalopoles quelques 5 milliards d’hommes… La société civile se doit de porter avec les paysans la nécessité de conserver partout dans le monde, là où c’est possible, des campagnes vivantes ».
Edgar Pisani, ministre de l’Agriculture du Général de Gaulle en 1961, auteur des lois d’orientation agricole qui vont lancer l’agriculture française dans la modernité.
Ouest France – 4 mars

« Le développement industriel peut aller de pair avec la protection de l’environnement, à condition que les mesures réglementaires soient mondiales. En Europe et en France, le secteur qui a fait le plus d’efforts ces 20 dernières années est l’industrie, et particulièrement la chimie, pourtant citée comme source de tous les maux. Mais pour aller plus loin, il faudra des contreparties, qu’elles soient fiscales ou autres, à ces contraintes. Le problème c’est que l’industrie est exclue du débat public : en parler n’est plus porteur en politique, et le mot même de « production » est devenu tabou. »
Bernard Meunier – Directeur du laboratoire CNRS de chimie de coordination à Toulouse
L’Usine Nouvelle – 4 mars


« J’ai été le premier maire de France à interdire les OGM dans ma commune, je le ferai également en Ile de Francen ne serait-ce que pour le principe de précaution. Il faut subventionner les filières biologiques et leur attribuer les terres agricoles que possède la région Ile de France »
André Santini – Député Maire d’Issy les Moulineaux
AFP – 6 mars


« Mais pourquoi serait-ce à l’Etat, c'est-à-dire aux contribuables, de payer pour les imprudences des fabricants de pesticides ? Faces aux multinationales qui ne reculent devant aucun risque pour la santé de l’environnement dès que leurs profits sont en jeu, ce sont les gouvernements que leur ouvrent les portes, et c’est l’Europe qui nous protège !
Alain Lipietz – Député (Vert) européen
France Soir – 9 mars

 
   
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