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Sur l'agricultureLa presse agricole tente de contenir l’érosion de son lectorat En matière de médias agricoles, « quatre groupes de presse tirent leur épingle du jeu : Réussir, propriétaire des sociétés d’édition de la presse agricole départementale, deux sociétés privées et indépendantes, ATC et CIP, et le groupe France agricole », explique Christophe Bouvarel de l’Institut BVA. Si leur nombre diminue, en revanche, les agriculteurs sont de gros lecteurs. « Sur 700 000 agriculteurs, 500 000 sont des lecteurs, 80% à 85% des agriculteurs lisent un journal et 40% à 50% au moins lisent deux revues, explique Daniel Rigaux, président du SNPAR (Syndicat national de la presse agricole). La plupart des agriculteurs sont abonnés à la fois à un titre national. La presse agricole est, par ailleurs, vendue à 97% sur abonnement. Ces abonnements sont d’ailleurs souvent groupés avec la carte syndicale professionnelle. La publicité, autre source de revenu de ces titres, est en baisse du fait des concentrations. Les grandes fusions dans l’agrochimie ont, par exemple, réduit d’autant le nombre d’annonceurs potentiels. A l’heure où les questions autour du monde agricole n’ont jamais autant préoccupé les Français, la presse agricole pourrait être la mieux placée pour informer le grand public sur la fabrication des produits. Pour l’heure, elle se contente de ses fidèles lecteurs. Marion Clément – Le Monde – 3 mars |
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Sur les abeillesRégent/Gaucho : la CFE-CGC chimie dénonce une « diabolisation » Diabolisation des industries de protection des cultures et de leurs salariés après la mise en cause des insecticides Régent et Gaucho accusés de décimer les abeilles. Selon la CFE-CGC chimie, le Régent et le Gaucho, comme tous les produits phytopharmaceutiques, sont soumis de la même manière que les médicaments en pharmacie humaine, à une procédure d’autorisation longue et draconienne ». AFP – 5 mars Multiplication des plaintes contre la vente des semences enrobées au Régent Des plantes de syndicats apicoles ont notamment été déposées à Tours, à Orléans, à Châteauroux. La Confédération paysanne et l’UNAF ont déposé plainte à Toulouse. Les apiculteurs de l’Anjou à Angers. Convaincus de la nocivité de l’insecticide, les apiculteurs souhaitent éviter que le Régent TS soit utilisé lors des semis de printemps, qui doivent intervenir dans une quinzaine de jours. AFP – 8 mars L’apiculture en appelle à la justice Dans le prolongement de l’interdiction partielle, d’utiliser le Régent TS comme insecticide, les professionnels de l’apiculture ont demandé au procureur de la République d’Agen de contrôler si les coopératives ne continuent pas d’enrober les semences de grandes cultures avec ce produit qui tuent leurs abeilles selon eux. Ils en appellent également aux maires des communes et leur demandent de signer un arrêté empêchant l’utilisation de cet insecticide dans leur commune. S.B. – La Dépêche du Midi – 5 mars Le tribunal administratif de Nancy, a annulé l’arrêté du maire de Frémifontaine (Vosges) interdisant l’utilisation sur le territoire de sa commune de deux produits phytopharmaceutiques mettant potentiellement en danger la vie des abeilles, le Gaucho et le Régent. Saisi par le préfet des Vosges, le tribunal a estimé qu’il s’agissait qu’une telle décision relevait d’une prérogative réservée au ministère de l’agriculture. Le Monde – 4 mars Sujet piquant Alors que les recherches démontrent la dangerosité des semences enrobées de Régent et de Gaucho, on voudrait nous faire croire que les agriculteurs ne pourraient plus cultiver de maïs ni de tournesol sans ces deux pesticides. Il faudra bien un jour se poser la question de savoir en Europe ce qui justifie le retrait de 10% des terres cultivables – et la poursuite de l’agriculture intensive à coup de pesticides sur les 90% restant. Ce ne serait pas, par hasard, la poursuite de l’idéologie productiviste au service des firmes agrochimiques ? Il est étonnant de constater le nombre de traitements qui étaient « indispensables » selon les « techniciens », il y a quelques années dans les itinéraires culturaux et qui ne sont plus nécessaires aujourd’hui… L’Est républicain – 4 mars Pourquoi les abeilles meurent-elles en série Jacques Delattre, apiculteur depuis 20 ans, refuse de se piquer au jeu des anti-Régent. « …Les abeilles étaient déjà affaiblies par le Varroa et d’autres erreurs humaines. Certains professionnels, tout particulièrement dans le sud, ont participé à la course au rendement en doublant la production. C’est là, d’ailleurs que les premières colonies d’abeilles, complètement affaiblies, ont été décimées. Elles ne pouvaient plus lutter contre le remembrement, les parasites, l’épuisement et les insecticides. C’est l’accumulation qui a provoqué l’hécatombe… Il faut aussi en finir avec les hybridations. » Propos recueillis par Diane Lenglet – La Voix du Nord – 29 février |
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Sur les firmes |
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Sur l'agriculture raisonnée |
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Sur l'agriculture biologiqueL’agriculture biologique ne décolle pas en France L’agriculture biologique avec 1,8% des terres cultivées, ne décolle pas en France, en dépit de l’intérêt du consommateur pour les produits « bio », synonymes pour lui de santé et de protection de l’environnement. Moins d’une centaine de nouvelles exploitations « bio » se sont créées l’an dernier en France, très loin de l’objectif officiel fixé en 1997 de 2000 par an, selon les chiffres publiés au Salon de l’agriculture. Le gouvernement a annoncé un plan de relance qui prévoit de mieux structurer la production en créant dans chaque interprofession, une section biologique. Ce plan promet de développer les partenariats avec la distribution. Marie-Pierre Ferey – AFP – 4 mars |
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Sur les OGM |
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"L'Union européenne ne pourra pas tenir de position intermédiaire" interview de G. Van den Eede, Directeur du laboratoire de référence de la Commission européenne pour le contrôle des produits à base d'OGM au centre commun de recherche d'Ispra (Italie) Quatorze plantes transgéniques avaient reçu une autorisation d'importation en Europe avant fin 1999 (moratoire). Pour l'année 2004, nous estimons le nombre de demandes entre vingt et trente. Ces demandes seront selon toute vraisemblance des produits déjà connus (maïs, colza, soja). Un nombre accru d'OGM croisés devrait se présenter. Ils devront faire l'objet d'une autorisation spécifique. Le délai d'obtention d'une autorisation est d'au moins six mois. L'AESA analyse également le produit en parallèle pour déceler d'éventuels risques pour la santé. L'Union européenne ne pourra pas adopter de position intermédiaire : on se dirige soit vers une interdiction sans nuance de tout produit contenant des éléments génétiquement modifiés, soit vers une ouverture très large du marché européen. Si le marché est ouvert, les OGM importés proviendront essentiellement des États-Unis, de l'Argentine (soja) et de la Pologne (colza pour éviter le colza tolérant aux herbicides des Canadiens). Propos recueillis par Emile Balcon – Les Marchés – 3 mars |
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Des députés britanniques exhortent le gouvernement à différer toute culture d’OGM « Il est vital que le gouvernement n’autorise pas la culture commerciale de maïs de fourrage génétiquement modifié tant que celui-ci n’aura pas été testé de façon approfondie et comparé à son équivalent non modifié génétiquement »,. La mise en garde des parlementaires, qui appartiennent à différents partis, ont fait preuve de la plus totale unanimité dans leurs conclusions. AFP – 5 mars Un comté de Californie interdit les cultures OGM Pour la première fois aux Etats-Unis, un comté vinicole de Californie a pris la décision d’interdire les cultures à partir de produits transgéniques, afin de protéger les revenus de ses vignerons et des agriculteurs. Les autorités locales ont indiqué que sur les quelque 47 000 électeurs du comté, 56% d’entre eux s’étaient prononcés pour l’interdiction des OGM. La décision adoptée prévoit la destruction des cultures transgéniques et des amendes pour les agriculteurs utilisant des OGM. Des mesures semblables sont envisagées dans le Vermon et à Hawaï. AFP – 4 mars |
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Ils ont dit« … Quand on voit aujourd’hui que notre matière active est autorisée dans 70 pays à travers le monde, ça veut dire que 70 autorités d’homologation ont étudié le dossier et l’ont homologué, parler de connivence, nous considérons que c’est totalement diffamatoire.… Moi, je ne regarde qu’une seule chose aujourd’hui, c’est le dossier d’homologation européen qui a été évalué ces dernières semaines et la commission des toxiques a bien écrit dans le dossier d’homologation que le produit ne présentait pas de risque de cancer chez l’homme. Donc ça, c’est un fait, et tout le reste, moi, je le réfute complètement…». Emmanuel Bustraen – PDG de Basf Agro France Info – 1er mars – 18H16 « Je m’étonne que sur un sujet aussi grave, le Professeur Sultan se réfère à des études le plus souvent invérifiables. L’échantillon dont il dispose n’est pas suffisant pour avoir une information catégorique. ». Bernard Jégou, président de la Commission scientifique « régulations hormonales » de l’Inserm. Ouest France – 5 mars « En quoi réside l’extrême gravité du problème agricole, et pourquoi a-t-il autant d’importance ? Aujourd’hui, vivent sur terre 6,4 milliards d’êtres humains. 800 millions sont des ruraux. Dans 35 ans, la population mondiale franchira le cap des 9 milliards d’individus. Il est légitime de poser la question de savoir si la Terre pourra nourrir tout le monde… Quand bien même, la production pourrait être assurée par de grandes fermes, ce dont je doute, que ferions-nous de la masse des paysans qui, à travers le monde, devraient s’agglutiner dans les villes ? D’ici à 30 ans, le monde est incapable de concentrer dans les mégalopoles quelques 5 milliards d’hommes… La société civile se doit de porter avec les paysans la nécessité de conserver partout dans le monde, là où c’est possible, des campagnes vivantes ». Edgar Pisani, ministre de l’Agriculture du Général de Gaulle en 1961, auteur des lois d’orientation agricole qui vont lancer l’agriculture française dans la modernité. Ouest France – 4 mars « Le développement industriel peut aller de pair avec la protection de l’environnement, à condition que les mesures réglementaires soient mondiales. En Europe et en France, le secteur qui a fait le plus d’efforts ces 20 dernières années est l’industrie, et particulièrement la chimie, pourtant citée comme source de tous les maux. Mais pour aller plus loin, il faudra des contreparties, qu’elles soient fiscales ou autres, à ces contraintes. Le problème c’est que l’industrie est exclue du débat public : en parler n’est plus porteur en politique, et le mot même de « production » est devenu tabou. » Bernard Meunier – Directeur du laboratoire CNRS de chimie de coordination à Toulouse L’Usine Nouvelle – 4 mars « J’ai été le premier maire de France à interdire les OGM dans ma commune, je le ferai également en Ile de Francen ne serait-ce que pour le principe de précaution. Il faut subventionner les filières biologiques et leur attribuer les terres agricoles que possède la région Ile de France » André Santini – Député Maire d’Issy les Moulineaux AFP – 6 mars « Mais pourquoi serait-ce à l’Etat, c'est-à-dire aux contribuables, de payer pour les imprudences des fabricants de pesticides ? Faces aux multinationales qui ne reculent devant aucun risque pour la santé de l’environnement dès que leurs profits sont en jeu, ce sont les gouvernements que leur ouvrent les portes, et c’est l’Europe qui nous protège ! Alain Lipietz – Député (Vert) européen France Soir – 9 mars |
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