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Revue de presse :
du 14 au 24 février 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Premières retombées à la lettre ouverte des industriels de la protection des plantes (UIPP)

L’industrie de la protection des plantes fait sa publicité
L’UIPP va lancer une campagne de publicité pour répondre à ses détracteurs qui l’accusent de nuire à la santé animale et humaine. L’UIPP, qui n’avait pas fait de campagne depuis plus de 10 ans, a décidé « de réagir aux nombreuses informations inexactes dont font l’objet les produits de la protection des plantes en s’adressant directement aux consommateurs ». Cette lettre ouverte fait le point, selon l’UIPP, « sur les processus de contrôles et d’homologation des produits de protection des plantes ». Les entreprises de la protection des plantes souhaitent à rappeler par cette campagne « leur engagement dans des actions pour améliorer le respect de l’environnement, des utilisateurs et des consommateurs ».
AFP – 19 février

L’UIPP débroussaille son image
L’industrie phytopharmaceutique ne jouit guère d’une image flatteuse. Un sujet sensible que surveille attentivement l’UIPP, avec son agence Altedia PR. « Nos revues de presse hebdomadaires ont révélé depuis l’automne dernier une recrudescence significative des critiques, souvent sans fondement scientifique, note Jean Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP. Cela nous a décidés à prendre la parole à travers une lettre ouverte dans la presse ». Ayant nécessité un investissement de 700 000 à 1 million d’euros, cette lettre ouverte est signée par les 21 entreprises adhérentes de l’UIPP, telles BASF Agro, Bayer Cropsciences ou Monsanto. « L’objectif est de sensibiliser les leaders d’opinion et d’inciter la presse à venir à la conférence qui présentera notre rapport Environnement et santé, détaillant une vingtaine d’initiatives concrètes » ajoute Jean-Charles Bocquet.
A.D. – Stratégies – 18 février

L’UIPP monte au créneau
L’UIPP va lancer dans la presse une campagne de publicité pour répondre à ses détracteurs qui l’accusent de nuire à la santé humaine et animale. L’UIPP, qui n’avait pas fait de campagne depuis plus de dix ans a décidé « de réagir aux nombreuses informations inexactes dont font l’objet les produits de la protection des plantes en s’adressant directement aux consommateurs » a-t-elle indiqué.
K.T. – Les Echos – 20 février

Des produits cancérigènes entreposés chez les vignerons
Lors de la collecte organisée par la Chambre d’agriculture et la société spécialisée Adivalor, ne figurait pas l’arsenite de sodium. Et pour cause, ce produit phytopharmaceutique ne fait actuellement l’objet d’aucun traitement : Conséquence : des bidons d’arsenite de soude sont encore entreposés dans des remises. « Les opérations d’élimination de produits organiques passent par le traitement à la chaleur, attaquant les molécules qui détruisent les principes actifs. Or, l’arsenite de soude est un produit minéral, qui nécessite un traitement spécifique. C’est un déchet, et une seule entreprise en France est habilitée à le traiter », explique Michel Larguier, chef du Service régional de la Protection des Végétaux. « La solution réside dans un accord qui reste à trouver entre les firmes productrice ,les distributeurs, la filière viticole, le ministère de l’agriculture et celui de l’environnement ». Albert Baudrin, président d’Adivalor précise « On ne peut pas contester l’urgence du retrait de ce produit cancérigène, mais les discussions avec les pouvoirs publics n’avancent pas. Au ministère de l’agriculture, ils veulent « refiler » les dossiers à l’Environnement. Personne ne veut assurer le financement d’une telle opération ».
Véronique Durand – L’Indépendant Catalan – 18 février

Autre poison dans la nature, le Paraquat
Le Paraquat, 2ème herbicide mondial, s’est taillé une sinistre réputation de poison violent, à l’origine de nombreux accidents en milieu agricole. Mis sur le marché dans les années 60, le produit est aujourd’hui commercialisé par la firme Syngenta et représente un marché annuel supérieur à 500 millions d’euros. Début février, la Suède a porté plainte auprès de la Cour de justice européenne contre la Commission de Bruxelles, qui, le 3 octobre, a autorisé pour dix ans les herbicides à base de Paraquat dans les frontières de l’Union. Le fabricant s’est engagé pour sa part à sécuriser l’utilisation de son produit par le biais de formation et la distribution de protections.
France Soir – 20 février

Produits chimiques POP : entrée en vigueur de la Convention de Stockholm
Une convention de l’ONU prévoyant l’élimination progressive de 12 produits chimiques dangereux va entrer en vigueur a annoncé le Programme des Nations unies pour l’environnement. La France a été le 50ème Etat à déposer mardi 17 février son instrument de ratification, permettant ainsi à la Convention de devenir opérationnelle. Cette entrée vigueur de l’accord interviendra formellement le 17 mai… La plupart des substances visées sont déjà interdites ou strictement réglementées dans les pays industriels.
AFP – 18 février
 

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
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Sur l'agriculture
 
 
   
 
Sur les abeilles

La France suspend l’autorisation de commercialisation du Régent TS
Les agriculteurs sont cependant autorisés à utiliser les semences traitées dont ils disposent pour les semis de printemps, a précisé M. Gaymard au cours d’une conférence de presse. Cette suspension s’appliquera jusqu’à ce que l’autorité européenne de sécurité des aliments prenne position. Le ministre a également décidé d’engager une procédure contradictoire pour examiner l’autorisation d’utilisation de l’insecticide Gaucho, fabriqué par Bayer, pour une éventuelle suspension de ce produit. La Comtox devra rendre un avis « sous un mois ». M. Gaymard a aussi décidé de saisir l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) et l’Agence de sécurité sanitaire pour l’environnement pour lever les incertitudes sur certains avis d’experts paraissant contredire la Comtox sur le risque pour la santé humaine.
AFP – 23 février

Les chefs de mise en examen dans l’affaire du Régent TS
Les mêmes chefs de mise en examen ont été retenus pour Bayer CropScience France et son directeur général, ancien propriétaire du Régent TS, que contre BASF Agro et son PDG. Voici la liste des principales infractions :
-Les dirigeants des entreprises : mise sur le marché d’un produit phytopharmaceutique sans autorisation de mise sur le marché, mise en vente de produit toxique pour la santé de l’homme ou de l’animal, violation des dispositions du code de la santé publique sur les produits très toxiques.
-BASF Agro et Bayer CropScience France, mises en examen en tant que personnes morales : tromperie sur l’aptitude à l’emploi d’un produit, les risques inhérents à l’utilisation, les contrôles effectués et les précautions à prendre concernant ce produit, mise en vente de produit agricole toxique nuisible pour la santé de l’homme ou de l’animal.
AFP – 23 février

La vente de l’insecticide Régent TS suspendue pour protéger les abeilles
BASF a fait appel de la mise en examen et de la suspension de vente. Les produits déjà mis sur le marché ne seront pas rappelés mais toute vente future est prohibée. « Nous réfutons la mise en danger de l’homme et de l’animal, les études scientifiques démontrent que le Régent ne présente pas de risque pour le consommateur et pour l’agriculteur, a affirmé Emmanuel Bustraen. « BASF n’est pas non plus directement responsable des mortalités d’abeilles. Des phénomènes de surmortalité sont observés dans des régions, la Corse et les Vosges notamment. Et dans des pays comme la Suisse et L’Allemagne, où il n’est pas utilisé ».
Muriel Frat – Le Figaro – 20 février

Régent TS : Bayer CropScience France mis en examen
La société Bayer CropScience France et son directeur Franck Garnier ont été mis en examen ce lundi 23 par le juge d’instruction de Saint Gaudens chargé de l’enquête sur l’insecticide Régent TS ont annoncé le directeur et son avocat Me Baratelli. Franck Garnier a souligné que cette mise en examen était « complètement attendue et va nous permettre d’avoir accès à toutes les pièces du dossier et répondre de façon claire à toutes les questions qui nous seront posées ». « Je suis personnellement choqué de cette mise en examen (…) dans la mesure où Bayer CropScience France a géré ce dossier là pendant 9 mois et que nous pensons avoir tous les éléments pour répondre d’une façon très claire, sereine aux questions qui nous sont posées » a poursuivi Mr Garnier. « Rien à ce jour ne prouve une toxicité quelconque de ce produit », a pour sa part estimé Me Baratelli. « Ce ne sont pas quelques vérités assénées par quelques apiculteurs qui sont une vérité scientifique ou une vérité judiciaire » a-t-il conclu.
AFP – 23 février

Mortalité des abeilles : Bayer obtient la publication d’un communiqué
La société Bayer CropScience France, a obtenu du tribunal de Paris, le droit de publier ses protestations dans la presse, après la parution du livre de Philippe de Villiers qui la met en cause, alors que des procédures sont en cours. Le juge des référés a ordonné la publication d’un communiqué dans les quinze jours, dans un quotidien, aux frais de l’auteur. « Nous sommes satisfaits de voir admettre la présomption d’innocence », a expliqué Me Baratelli, avocat de Bayer.
B.H. – Le Monde – 20 février

Régent / Gaucho : Hervé Gaymard répond à Philippe de Villiers
Le ministre de l’Agriculture a jugé « d’une extrême gravité » les propos tenus par le président du Conseil général de Vendée sur l’action menée par l’Etat et le ministère de l’Agriculture dans le domaine de l’emploi des produits phytopharmaceutiques. Le ministre s’insurge contre les propos de M. de Villiers qui « n’hésite pas à mettre en cause l’intégrité et le sens du service public de plusieurs agents » de son administration. Il lui rappelle les différentes mesures « extrêmement rigoureuses prises sur les sujets évoqués. Toutes les décisions prises concernant l’autorisation d’emploi du fipronil ont pris en compte les avis des experts de la Commission d’étude de la toxicité, précise le ministre.
AFP – 23 février

Suspension du Fipronil : « mesure de bon sens », mais prise un peu tard (FNSEA)

Déclaration de Jean Michel Lemétayer, président de la FNSEA, suite à la décision du ministre de l’Agriculture de suspendre l’autorisation de commercialisation des spécialités à base de Fipronil. « A l’heure où elle a été prise, c’est sans doute une mesure de bon sens, mais cette décision n’est-elle pas prise trop tard ? N’aurait-elle pas pu être prise plus tôt ? … Le principe de précaution doit prévaloir dès lors qu’il y a question sur la santé des abeilles et peut-être, comme certains l’évoquent, sur la santé humaine » a-t-il précisé.
AFP – 24 février

L’Allemagne examine le Gaucho et le Régent « depuis quelques jours »
L’Allemagne se penche sur les dangers éventuels des insecticides Gaucho et Régent TS, accusés en France de décimer les abeilles, a déclaré la ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture Renate Kuenast. « Quand nous avons eu connaissance des problèmes en France, nous avons transmis toute la documentation à nos instituts de recherche fédéraux pour que nous puissions à notre tour évaluer les données françaises ».
AFP – 23 février

Régent et Gaucho bannis : retour à des insecticides plus toxiques ?
Agriculteurs et industriels défendent le Régent et le Gaucho. Pour eux, leurs interdictions entraîneraient la pulvérisation d’insecticides et de désherbants bien plus nocifs. Actuellement, la moitié du maïs français est traitée au moyen de ces deux insecticides (500 000 ha avec le Gaucho), le reste étant traité par pulvérisation ou pas traité du tout. « Nous ne contestons pas l’avis des scientifiques, mais nous n’avons constaté aucun accident. Nous avons affaire à des insecticides, des produits dangereux, mais pour nous, leur dangerosité est gérée idéalement par l’enrobage des semences », affirme M. Le Theule, directeur de l’Association générale des producteurs de maïs.
Presse- Océan – 21 février
 
   
 
Sur les firmes
 
 
   
 
Sur l'agriculture raisonnée

L’agriculture cherche à se raisonner
Pour revaloriser l’image du secteur, ternie par les excès du productivisme, les organisations agricoles prônent désormais une approche plus respectueuse de l’environnement, mais qui reste à concrétiser. « Notre volonté n’est pas de concurrencer le biologique mais de proposer un modèle accessible à la majorité des agriculteurs, à mi-distance entre l’agriculture conventionnelle et biologique » déclare Claire Chambrier du Farre. Les opposants s’interrogent entre autres sur l’indépendance d’un réseau généreusement financé par l’industrie phytopharmaceutique… Restent deux interrogations. Le prix, d’abord. Les agriculteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs entendent tirer de la «valeur ajoutée » de la vente de ces produits, même si la grande distribution n’est pas forcément de cet avis. Les OGM, enfin. « Si la réglementation les autorise, il n’y a pas de raison de les exclure », confiait Antoine Herth, le responsable de l’application du dispositif.
Aude Cabasco – La Croix – 23 février

Responsabilité partagée
Les agriculteurs s’emploient à répondre aux attentes nouvelles, d’où le concept d’agriculture « raisonnée » développé par leurs organisations professionnelles. Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que toute l’agriculture devienne raisonnable. Mais le mouvement semble d’ores et déjà lancé. En France, le marché de l’industrie phytopharmaceutique a enregistré en 2002 un chiffre d’affaires en recul de 7,7% sur celui de 2001. Ce qui s’explique, entre autres, par la pratique d’une agriculture moins chimique et le renforcement de la réglementation.
Guillaume Goubert – La Croix – 23 février
 
   
 
Sur l'agriculture biologique

Un Français sur cinq consomme des produits bio (enquête INRA)
23,1% des personnes interrogées en janvier 2003 ont déclaré avoir acheté un ou plusieurs produits bio dans les quatre dernières semaines contre 19,9% un an plus tôt. 79% des amateurs de bio ont fait au moins une partie de leurs achats de ces produits en grande surface. 39% ont acheté des produits laitiers frais, 30% des œufs et 20% divers produits. 54,5% des adeptes du bio n’achètent qu’un ou deux produits de la filière. 23,8% en prennent trois ou quatre et les champions (21,7%) au moins cinq.
AFP – 23 février
 
   
 
Sur les OGM
 
 
 
Le risque de passer à côté des OGM
Les cultures d'OGM progressent partout dans le monde. En France, la recherche en génomique est déboussolée et l'incompréhension va jusqu'à l'arrachage de maïs transgénique destiné non à l'alimentation mais au traitement de maladies graves. Ne nous y trompons pas, c'est l'avenir de l'agriculture française qui est en jeu.
Pascal Brandys – président de Biobank – Les Echos – 19 février

   
 
"La recherche en biotechnologie est essentielle »
Selon L. Fresco, les biotechnologies fournissent d'utiles contributions qui auront un impact très important sur les cultures. Ce qui est fondamental, c'est de garantir aux pays pauvres un libre accès aux nouvelles variétés mises au point par le secteur privé. Il faut également protéger le caractère public de la recherche pour qu'elle ne devienne pas le domaine exclusif du secteur privé.
" interview de Louise Fresco, sous-directrice générale de la FAO en charge du département de l'Agriculture,
Propos recueillis par R. Heuzé – Le Figaro – 17 février

"OGM : la Société Asgrow France se pourvoit en cassation"
Suite au renvoi devant le Tribunal de Carcassonne de son ancien et de son actuel Président directeur général, la société Asgrow France a interjeté une demande de pourvoi en cour de cassation. Asgrow France tien à préciser également que le soja génétiquement modifié pour être tolérant au glyphosate est autorisé à la consommation humaine et animale depuis 1996, notamment en France. Asgrow France ne commercialise pas de variétés de soja génétiquement modifié en France et signale que ces éventuelles traces (0,003% selon l'enquête) constituent une impureté admise dans les semences de soja par la réglementation en vigueur. Asgrow France souligne qu'elle a mis en place dès 1999 les moyens nécessaires pour limiter au maximum la présence fortuite d'OGM dans les semences conventionnelles en France. Mais ces dispositions exigeantes ne peuvent cependant permettre de garantir l'absence de toute trace d'OGM dans les semences de variétés conventionnelles.
L’indépendant – 12 février

Greenpeace dénonce l’attitude de la France
« Il est particulièrement décevant de voir un pays comme la France, un des premiers pays de l’UE à avoir appliqué le moratoire (sur les OGM), céder apparemment aux pressions des Etats-Unis et des grandes entreprises ». Une décision positive des experts des Quinze aurait marqué une levée de facto du moratoire observé depuis 1999 par les Quinze sur l’importation de nouveaux OGM destinés à être cultivés (semences) ou à être commercialisés directement (matières premières agricoles et produits alimentaires transformés).
AFP – 19 février

L’Inde tente d’enraciner les OGM dans sa culture
Confronté à la malnutrition, New Delhi lance ses centres de recherche dans une course aux plantes transgéniques réveillant les craintes des écologistes. « Nous sommes très ouverts au concept des OGM, explique un responsable gouvernemental. Il ne s’agit pas d’ignorer les risques humains et environnementaux, mais condamner une technologie sans en prouver scientifiquement les dangers n’a pas de sens… En Inde, et dans le reste du tiers monde, les carences nutritionnelles restent la norme, les paysans se ruinent en pesticides et la population ne cesse d’augmenter. Nous ne pouvons pas nous offrir le luxe d’ignorer le potentiel des OGM »
Pierre Prakash – Libération – 24 février
 
   
 
Ils ont dit

« La France est importatrice de miel, notamment de Hongrie et d’Argentine. Or, nous vendons beaucoup de Gaucho dans ces pays sans que les apiculteurs locaux n’aient constaté de phénomènes inquiétants… Pour nous les techniques d’enrobage de semences sont des alliées de l’agriculture raisonnée et de l’agriculture durable, car nous utilisons des quantités très faibles à l’hectare (moins de 100 grammes à l’ha) ».
François Thiboust, directeur des affaires publiques de Bayer France
AFP – 20 février

« On peut dire que, dans certains études, pour le cancer de la prostate, on est arrivé à mettre en évidence ce risque, et également, pour les tumeurs cérébrales, et également pour certaines formes de leucémie. Les pathologies à terme sur les maladies neurologiques, type la maladie de Parkinson, pour lesquelles, il y a plusieurs études concordantes, qui montrent que les produits phytopharmaceutiques, sont un facteur qui participe, qui peut participer à la maladie de Parkinson ».
Docteur Jean Pierre Grillet, médecin conseil à la Mutualité Sociale Agricole
Journal télévisé de 20H - France 2 – 19 février


« Les agriculteurs et les viticulteurs sont plus exposés à certaines leucémies et à la maladie de Parkinson que le reste de la population… Les produits phytopharmaceutiques qui arrivent sur le marché me paraissent mieux surveillés qu’auparavant. Mas les tests in vitro ne sont jamais sûrs à 100%. Un médicament peut être homologué et se révéler dangereux une fois utilisé à grande échelle ».
Docteur Dépernet – directeur du service santé de la Mutualité Sociale Agricole de la Marne
Propos recueillis par Christophe Perin – L’Union – 13 février


Extraits de l’émission « Merci pour l’Info » du 20/02/04 à 18H50 sur Canal Plus :
« Professeur Belpomme
Alors le problème, c’est que je vais vous dire ce qui se passe, c’est que la pollution chimique est tellement importante aujourd’hui dans notre milieu, vu des Etats-Unis, je vous signale en passant que la France est considérée comme le pays le plus pollué chimiquement d’Europe, les Etats-Unis, c’est ce que les Américains disent. Il est devenu impossible de prouver actuellement, quoi que ce soit au niveau épidémiologique, tellement notre pays est pollué. Autrement dit, il y a de tels nombres de déterminants chimiques qui polluent l’environnement qu’on ne peut plus faire de liens épidémiologiques.

Jean Charles Bocquet
Je réagis en effet au scientifique qu’est monsieur BELPOMME qui déclare dans beaucoup de médias actuellement, que le FIPRONIL est probablement classé cancérogène par le Centre International de Recherche sur le Cancer. J’ai moi-même…
Emmanuel CHAIN
Donc, vous, vous dites : c’est cancérigène, et le Centre dit : ça ne l’est pas…
Jean-Charles BOCQUET
Monsieur BELPOMME, vous n’avez pas le droit d’alarmer les consommateurs…
Professeur Belpomme
Alors cher Monsieur, je vais d’abord vous répondre très franchement, c’est que vous vous êtes trompé et vous n’avez pas bien lu mon livre, et vous vous êtes trompé à votre lecture. Ce n’est pas le CIRC qui a déclaré que c’était cancérigène, c’est l’Agence de protection américaine, dont je… et que je viens de visiter… »

« Le marché des produits phytopharmaceutiques en France, est un marché qui représente globalement, 7 % de l’ensemble des intrants utilisés par les agriculteurs. C’est un marché qui est en maturité qui représente globalement 1,9 milliard d’euros, et qui est en régression constante depuis la fin des années 99. Donc, globalement, il est évident que les agriculteurs raisonnent de plus en plus leurs interventions et donc regardent en fait sérieusement, leurs cultures avant d’acheter et d’utiliser ces produits. Le raisonnement est également lié à la nouvelle politique agricole commune, ce qui explique en grande partie donc ces aspects réduction du marché.
Jean Charles Bocquet- Directeur de l’UIPP
R.F.I. – Journal de l’Economie – 23 février – 7 H55

 
   
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