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Revue de presse :
du 07 au 14 février 2004
L'actualité qui nous concerne (extraits)...
Ce que la presse nous dit : 

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Objectif : l’éradication de « Diabrotica », la ravageuse du maïs
Les espèces invasives n’ont pas attendu la mondialisation des échanges pour se développer et ont souvent accompagné l’homme dans ses entreprises de colonisation. C’est la raison pour laquelle des politiques de quarantaine vis-à-vis d’espèces indésirables ont été mises en place. L’arrivée en Europe, à la fin des années 1980, de Diabrotica, chrysomèle du maïs originaire d’Amérique, met à l’épreuve ces dispositifs. En France, où l’insecte est apparu en 2002 en Ile-de-France, puis en Alsace en 2003, les autorités espèrent éradiquer les foyers d’infestation. Mais sa progression dans les pays voisins laisse craindre de nouvelles apparitions. Un autre parasite, Bemisia tabaci, petite mouche tropicale, apparue en Europe il y a une décennie, menace la tomate cultivée sous serre.
Hervé Morin – Le Monde – 11 février

Un numéro vert pour les victimes des pesticides
En appelant le 0800887 887, les utilisateurs de pesticides pourront signaler les effets indésirables. Ce numéro mis en place à partir d’aujourd’hui par la MSA est « anonyme, gratuit et confidentiel » et vise à recueillir des éléments permettant de mieux connaître les risques liés à ces produits. L’opération a été lancée après une enquête interne qui a révélé que 20% des utilisateurs de produits phytopharmaceutiques ont signalé des effets indésirables. Un constat qualifié de « préoccupant par la MSA, qui se vante d’avoir ainsi pu jouer un rôle dans l’interdiction de l’arsenic sur les vignes et d’avoir recommandé l’interdiction du Paraquat pour les pulvérisateurs à dos.
Ouest France – 11 février

Air, eau, pesticides : La France sous-estime les impacts sur la santé
Le rapport sur la santé et l’environnement vient d’être remis au premier ministre. L’impact sur la santé des pollutions de l’air, de l’eau et des produits chimiques est trop peu étudié en France et sous-estimé par les professionnels de la santé. Un comité de 22 experts a établi, à la demande du gouvernement, le diagnostic le plus complet à ce jour des enjeux de santé environnementale. Le gouvernement doit annoncer un plan « santé environnement » début juin.
Marie-Pierre Ferey – AFP – 12 février

La pollution peut détruire la santé
Un rapport remis au premier ministre tire la sonnette d’alarme. La France n’a pas pris la mesure des dangers de la pollution sur la santé. Or, de nombreuses maladies, comme la légionellose, l’asthme, la stérilité masculine et même certains cancers puisent leur racine dans la détérioration de l’environnement… L’amélioration de la qualité des eaux, contaminées par les nitrates et les pesticides, fait l’objet d’un chapitre particulier de même que la réduction du bruit. Enfin, les experts réclament des études plus poussées sur les effets des contaminants environnementaux sur les fonctions de reproduction et l’incidence des substances chimiques sur les affections neurologiques.
Muriel Frat – Le Figaro – 13 février

« Il faut retirer ces produits du marché. Immédiatement »
Extrait de l’interview de Dominique Belpomme, cancérologue à l’Hôpital européen Georges Pompidou et l’un des spécialistes chargés de la mise en œuvre du plan Cancer voulu par Jacques Chirac… « Il n’y a pas de questions à se poser. Il faut retirer ces produits du marché. Immédiatement. Le Régent a été classé « probablement cancérogène » par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). C’est l’un des pesticides qui contamine le plus l’eau, et sa molécule n’est pas sélective. Elle ne touche pas seulement les abeilles mais aussi les oiseaux, les poissons et les mammifères. E, parmi les mammifères, il y a l’homme. La molécule stockée dans les tissus graisseux, se métabolise et est relâchée dans le lait lors de l’allaitement des enfants. Mais ce qui est inadmissible, c’est la négligence du ministère de l’Agriculture et les mensonges des industriels concernés. Cette politique du laisser-faire risque de conduire à une affaire analogue à celle du sang contaminé… »
Propos recueillis par François Malye – Le Point – 12 février

L’UIPP entame une démarche auprès du journaliste, François Malye, pour obtenir une interview dans l’hebdomadaire « Le Point ».
 

 
  Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé  
  Sur l'agriculture  
  Sur les abeilles  
  Sur les firmes  
  Sur l'agriculture raisonnée  
  Sur l'agriculture biologique  
  Sur les OGM  
  Ils ont dit  
 


du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
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Archives 2006
Archives 2007

 

 

 

 
   
 
Sur l'agriculture
 
 
   
   
 
Sur les abeilles

Gaucho, Régent, scandale d’Etat
Il est assez rare qu’un président de conseil général se constitue partie civile contre des multinationales et un ministère. Encore plus qu’il dénonce, pièces pénales à l’appui, les « amours monstrueuses de l’agrochimie et de l’administration d’Etat ». Dans son livre, « Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés », Philippe de Villiers, éreinte les acteurs de ce qu’il nomme « un scandale d’Etat ». Ce scandale, ce sont les ravages causés par une nouvelle génération d’insecticides qui, depuis huit ans, ont tué en France les abeilles par milliards et menacent peut-être également la santé humaine. Le livre de Philippe de Villiers raconte l’incroyable saga du Gaucho et du Régent, deux neurotoxiques qui ont dévasté son département, la Vendée, comme tant d’autres. Et comment, à la suite d’une plainte, les apiculteurs ont mis au jour les multiples défaillances du ministère de l’Agriculture et sa grande complaisance envers les puissants groupes de l’agrochimie.
François Malye – Le Point – 12 février

Mortalité des abeilles : Bayer contre-attaque
Bayer a déposé une assignation en référé devant le tribunal de grande instance de Paris pour faire insérer dans le livre un communiqué. L’affaire devrait être examinée ce matin. Une plainte pour diffamation et une autre pour violation du secret d’instruction ont également été déposées. Autre industriel concerné par cette affaire : BASF. « On vient à peine de prendre connaissance du livre de M. de Villiers. Nous allons l’examiner de près pour voir quelle suite nous allons donner. IL y a beaucoup d’accusations infondées : par exemple le fipronil n’est pas une substance cancérigène. Il n’y a pas de résidus de fipronil ni dans le lait ni dans le mais », affirme Philippe Krasnopolski, directeur de la communication chez BASF.
Yves Miserey-Le Figaro-16 février

Fipronil : vers une suspension ou une restriction d’usage
Coup de théâtre dans le dossier du fipronil. Jusqu’ici favorable au maintien sur le marché de cet insecticide utilisé notamment sur les cultures de tournesol, le ministère de l’Agriculture a opéré un virage à 180 degrés. Il a engagé une « procédure de mise en demeure » du fabricant BASF et des semenciers qui utilisent le produit pour enrober les graines, « afin d’examiner… les modalités de retrait, de suspension ou de restriction d’usage des spécialités à usage agricole du fipronil ». Se déclarant « surpris » BASF France a déclaré ne pas avoir connaissance du contenu de la décision. Le groupe allemand qui avant acheté le fipronil à Bayer, qui le tenait lui-même de Rhône Poulenc, aura une dizaine de jours, à compter de la notification officielle de la décision, pour répondre au ministère dans le cadre d’une procédure contradictoire.
Les Echos – 10 février

Fipronil : L’UNAF affiche sa préoccupation face aux produits de substitition
« Les apiculteurs savent que d’autres molécules systémiques neurotoxiques, plus puissantes encore que le Fipronil ou l’imidaclopride sont déjà présentées par les firmes dans une surenchère sans fin », déplore l’UNAF dans un communiqué. Les apiculteurs « exigent la fin de la complaisance des pouvoirs publics à l’égard des fabricants et la plus totale transparence lors de l’autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits ».
AFP – 10 février
 
   
   
 
Sur les firmes
 
 
   
   
 
Sur l'agriculture raisonnée
 
 
   
   
 
Sur l'agriculture biologique

Les agrobiologistes veulent franchir un palier
Sans chercher à « faire du nombre, le GAB 21 (Groupe des agrobiologistes de la Côte d’Or) espère franchir un nouveau palier en 2004, explique son président, Bernard Krempp : « Un décollage spectaculaire du bio ne ferait que réagir à la « carotte » des aides. Je suis plus intéressé par la conviction des agriculteurs à l’égard de l’exigence des sols et de leur vie. Les premiers n’étaient pas des opportunistes. Ils tiennent bon et sons toujours là, fidèles. Ils ont compris qu’un bon sol était un sol vivant, que tuaient, les pesticides. Ils connaissent la vocation de ces sols en question. Et définitivement ce ne sont pas des amis de la pétrochimie.
Michel Dorier – Le Bien public – 5 février
 
   
   
 
Sur les OGM
 
 
 
OGM : Berlin veut faire payer les agriculteurs en cas de conséquences imprévues
La première version du projet de loi, qui pourrait être adopté après l’été, prévoit que les agriculteurs qui cultivent des OGM soient tenus responsables, notamment si des champs utilisés de manière conventionnelle sont « contaminés » par des OGM. Ce texte prévoit aussi que ces agriculteurs inscrivent dans un registre public dans quel emplacement ils cultivent des OGM. Ils seront aussi tenus de protéger les champs traditionnels avoisinants par toute une série de mesures.
AFP – 11 février

   
 
OGM : les députés brésiliens votent un projet de loi
La culture du soja génétiquement modifié a été autorisée provisoirement pour la campagne 2003-2004. La chambre des députés du Brésil a approuvé un projet de loi sur les OGM qui renforce les pouvoirs des ministères de l’Environnement et de la Santé. Ces deux ministères seront en l’occurrence consultés avant de délivrer l’autorisation de cultiver et de commercialiser des OGM. L’Environnement pourra réclamer des études d’impact. En cas de désaccord, un Conseil national de biosécurité, dans lequel siègent 15 ministres, tranchera.
Marie-Josée Cougard – Les Echos.fr – 5 février

Monsanto apporte de précisions suite à l'article "OGM à la loupe" publié le 16/01 dans Sud Ouest.
Monsanto souligne notamment que l'agriculteur canadien P. Schmeiser a été condamné par la justice canadienne en 2001 et 2002 pour avoir délibérément utilisé une technologie brevetée sans s'acquitter de ses droits d'accès. Des analyses réalisées par les experts des deux parties ont montré une présence de colza génétiquement modifié pouvant aller jusqu'à 98%. Ces taux sont incompatibles avec une simple contamination accidentelle. Et, comme le précise la Cour fédérale du Canada, cette affaire n'a aucun rapport avec le droit légitime des agriculteurs de produire leurs semences.
Sud Ouest – 6 février

"Le maïs du futur"
Des maïs transgéniques plus résistants à la sécheresse sont en gestation chez Biogemma. Le programme est engagé sur deux pistes différentes : la recherche des gènes utiles dans les variétés existantes de maïs et le transfert de gènes du sorgho. L'objectif final (le maïs tolérant à la sécheresse) est sans doute plus acceptable pour le grand public puisqu'il s'agit d'associations végétales et que l'enjeu est l'économie d'eau. Toutefois, pas de résultats à attendre avant quatre ou cinq ans.
Gilbert Garrouty – Sud Ouest – 5 février

"Le pari des OGM" -Editorial
La transgénèse des végétaux n'est pas une opération anodine : le moratoire adopté en 1999 n'a toujours pas été levé, faute de majorité. La réglementation sur la traçabilité et l'étiquetage des aliments n'a pas suffi à calmer les appréhensions, en raison de la division des experts sur l'éventuelle nocivité des OGM. Le monde agricole est lui-même partagé. Les OGM ont été présentés comme une réponse aux besoins alimentaires de la planète. Et du coup, la réaction de l'Europe est apparue frileuse et égoïste. A l'inverse, le Vieux Continent se pose en dernier bastion de résistance aux multinationales américaines de l'agroalimentaire, qui ont trop investi, dans le transgénique pour ne pas être suspectées de partialité. Comme souvent en pareil cas, la vérité est difficile à débusquer. D'abord parce que l'utilisation de semences OGM dans les pays qui l'autorisent n'a pas donné les résultats escomptés. Les rendements sont décevants et les effets sur l'environnement ne sont pas neutres. Les bénéfices pour l'agriculture ne sont donc peut être pas tels qu'ils justifient une prise de risques. Un autre problème est celui de la contamination des cultures situées à proximité de plantes génétiquement modifiées. Il est à craindre malheureusement que la prudence des Européens, fondée sur des considérations sanitaires, n'aura servi qu'à accroître le retard pris par nos organismes de recherche sur leurs homologues nord-américains. Reste une question essentielle pour l'avenir de notre agriculture : quelle sera l'attitude des consommateurs européens face aux produits contenant des OGM. Sans débouchés suffisants, le pari risque d'être perdu.
Sud Ouest – 6 février

"La Commission ouvre la parapluie" - Communiqué de la FIDDA
Sans doute impressionnée par les résultats de l'étude britannique et se remémorant les problèmes de la vache folle, la Commission européenne, d'habitude autoritaire, s'est débarrassée de la patate chaude sur les politiques. Ce sera donc au Conseil des ministres de prendre la décision d'accepter ou non les OGM en Europe. C'est une bonne nouvelle car cela ira beaucoup moins vite, d'autant plus que plusieurs pays comme l'Italie ou l'Autriche sont défavorables à l'utilisation des OGM qui en fait ne nous apportent rien. Cela nous donne donc du temps pour empêcher l'irréparable. Le recul de la Commission est à saluer comme une grande victoire de la démocratie sur le totalitarisme à la solde des transnationales.
L’Est Eclair – 5 février

Quand les OGM s’invitent par surprise au rayon bio
Dans une étude qui sortira en avril dans le British Food Journal, deux spécialistes en biotechnologie ont testé 25 produits alimentaires en Grande Bretagne. Dix d'entre eux contenaient du soja transgénique alors qu'ils étaient issus de l'agriculture biologique ou explicitement étiquetés "sans OGM".
Stéphane Foucart – Le Monde – 11 février
 
 
   
   
 
Ils ont dit

« Lutter contre le tabac, c’est nécessaire mais il faut d’urgence interdire les pesticides cancérigènes, réduire les engrais chimiques dans l’agriculture comme l’ont fait les Danois. A titre individuel, pour limiter les risques des produits chimiques, il faut manger bio, c’est une certitude, on évite une grande partie des nitrates et des pesticides même si, à cause de l’eau d’arrosage, les fruits et légumes ne sont pas sans à 100%. Il faut boire de l’eau en bouteille et pas au robinet parce qu’elle est largement polluée. Et dès que l’on peut, aller à la campagne et vivre au plus près de la nature pour que les enfants respirent un air plus sain. Un petit Européen sur 7 est asthmatique, il serait temps de s’insurger contre les particules des gaz automobiles. Des études américaines affirment que 5 à 10% des cancers du poumon sont dus à la pollution de l’air ! »
Professeur Belpomme - Cancérologue
Propos recueillis par Corinne Thebault – Aujourd’hui – 12 février


« Le monde apicole s’interroge, de nouveaux produits vont effectivement apparaître, mais ils sont de la même famille que ceux qui existent actuellement. Nous n’arriverons à rien avec les fabricants, alors essayons d’orienter l’information vers le monde agricole et la société civile, pour leur faire comprendre qu’ils doivent peut-être essayer de modifier leur méthode de travail ».
Jacques Royer, président de l’association du développement de l’apiculture en Bourgogne
L’Yonne Républicaine – 11 février

 
   
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