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Sur
les OGM
OGM : professionnels français des semences inquiets pour seuils
de tolérance
Ils ont déclaré dans un communiqué commun que « les seuils envisagés
jusqu’ici sont déjà extrêmement bas : une révision à la baisse de
ces seuils exclurait les OGM du paysage agricole et n’off irait plus
à l’agriculteur la liberté des choix ». Pour les professionnels des
semences « la fixation de seuils réalistes et raisonnables de
présence fortuite dans les semences est primordiale pour fixer les
règles de la coexistence des différentes formes de cultures sans
qu’aucune soit d’emblée exclue ». Les organisations signataires du
communiqué sont la CFS (Confédération française des semenciers), le
GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants)
et l’UIPP.
AFP – 3 février
"L'Europe rechigne à ouvrir ses portes aux OGM "
Consommé aux États-Unis sous forme de légumes en boîte ou de
pop-corn, le Bt11 de Syngenta devrait bientôt faire son apparition
dans l'assiette du consommateur européen sans que ce dernier l'ait
jamais réclamé. Faute d'accord politique entre les Quinze,
l'exécutif européen serait chargé d'assumer une décision hautement
politique que les États membres sont incapables de prendre.
Cependant, la majorité des consommateurs restent toujours sourds à
ces arguments : les 2/3 d'entre eux sont opposés aux aliments
transgéniques. 34 OGM sont déjà en circulation aujourd'hui : 16 dans
le cadre d'une utilisation alimentaire et 18 au titre de la mise en
culture, pour la plupart des colzas, des sojas ou des maïs
développés par les incontournables Novartis (aujourd'hui Syngenta)
ou l'américain Monsanto. La Commision a renforcé l'arsenal
législatif instaurant par exemple un système communautaire
harmonieux de traçabilité et d'étiquetage des produits composés d'OGM.
Ces règlements seront applicables le 18 avril prochain. Aujourd'hui,
Bruxelles se contente d'édicter des "recommandations" pour limiter
ces risques de dissémination fortuite. Mais le ministre de
l'Agriculture italien, G. Alemanno, explique qu' "il ne s'agit que
d'une solution de compromis provisoire et nous pensons qu'elle est
risquée". De son côté, la Belgique devrait autoriser Bayer à
commercialiser et transformer un colza OGM mais interdire sa mise en
culture. Les assureurs européens rechignent, pour leur part, à
couvrir les risques liés aux OGM. L'industrie agroalimentaire
européenne n'est pas pressée d'incorporer dans ses produits des OGM
dont la majorité des consommateurs ne veulent pas. Aux Etats-Unis,
les producteurs de blé craignent que la mise sur le marché d'un blé
transgénique, élaboré par Monsanto, conduise les acheteurs européens
à cesser l'importation de blé américain.
Pierre Avril – Le Figaro Economique – 2 février
"L'Espagne moins timorée"
Depuis que les OGM sont utilisés en Europe, l'Espagne (32000 ha de
maïs génétiquement modifiés) n'a cessé de défendre leur
commercialisation. Le gouvernement espagnol a d'ailleurs voté en
faveur de la levée du moratoire en décembre 2003, afin de pouvoir
commercialiser le Bt. En effet, aux yeux des espagnols, la
production actuelle ne suffit pas à combler les besoins : ils sont
obligés d'importer par an 9 millions de tonnes de maïs et soja
génétiquement modifiés en provenance des Etats-Unis et d'Argentine.
Mais alors que la culture est autorisée depuis 6 ans, le
gouvernement espagnol a attendu la mi-décembre 2003 pour créer "une
commission nationale de bio- surveillance" chargée d'étudier et
d'évaluer les dossiers relatifs aux OGM. Selon Greenpeace, des
expériences de cultures d'OGM seraient faites dans le secret. Une
association de paysans catalans a dénoncé récemment la culture d'une
variété de maïs transgénique de Pioneer, mélangée avec du maïs
naturel. Officiellement, le ministre de l'Agriculture a autorisé
depuis mai dernier deux expériences de culture mixte dans des champs
près de Madrid et d'Albacete sous le regard attentif du Bureau des
variétés végétales qui doit rendre compte des possibles
contamination par pollen.
Diane Cambon – Le Figaro – 2 février
"L'Afrique, cobaye à OGM "
Les écologistes sud-africains n'ont plus que quelques jours pour
présenter leur argumentation au gouvernement sud-africain, avant que
Pretoria ne prenne sa décision d'accepter ou de rejeter le blé
transgénique, issu de cultures d'essais nord-américaines que veut
lui vendre Monsanto. En théorie, l'Afrique du Sud doit pour cela se
servir des résultats de tests déjà effectués par les autorités
compétentes d'autres pays, telles que la FDA américaine. Or le blé
en question, n'a encore reçu aucune autorisation de
commercialisation nulle part dans le monde. "Le système
réglementaire sud-africain n'est pas capable d'évaluer les impacts,
sur la santé humaine, de l'introduction des OGM dans la chaîne
alimentaire "s'inquiète M. Mayet, à la tête du centre africain pour
la biosécurité, une ONG basée à Johanesbourg. "Pourquoi les
Africains devraient-ils servir de décharge pour des aliments
risqués, fabriqués en laboratoire et que personne d'autre au monde
ne veut manger" poursuit M. Mayet. Monsanto tente de calmer le jeu
assurant que le blé ne sera pas exporté sans le feu vert préalable
des autorités américaines. Les organisation professionnelles du
secteur agricole ont déjà exprimé tant en Europe qu'en Asie leurs
réticences à acheter du blé transgénique très mal vu par les
consommateurs. Selon les estimations en Afrique du Sud, 70 % du
coton, 20 à 30% du soja, 10 à 15% du maïs sont transgéniques. A
l'insu de la majorité de la population, en l'absence de tout système
d'étiquetage.
C. Carroy – L’Humanité Hebdo – 31 janvier
Soja OGM : Les conséquences des décisions du Brésil
Selon Olivier Kriegk, directeur scientifique de Terrena, important
groupement coopératif qui se fournit depuis plusieurs années au
Brésil : « La question est simple : quelle est la capacité du marché
européen à supporter un surcoût, alors que les règlements ne nous
permettent pas de valoriser les produits finis par la mention « sans
OGM » ? Notre groupement s’est accordé un an pour réfléchir à la
pertinence de la filière soja non- OGM ». Côté distributeurs, Gilles
Desbrosse, directeur « produits frais » du groupe Carrefour, la
situation n’a rien d’alarmant. « Tout d’abord cette décision n’est
que provisoire. D’autre part, notre filière est parfaitement
sécurisée. Nous allons simplement renforcer toutes nos étapes de
traçabilité afin de nous assurer qu’aucun élément OGM ne vienne
contaminer notre production. Il n’y aura donc pas de réels surcoûts
».
60 millions de consommateurs – 1er février
Chancelante résistance aux OGM"
A la suite de l'article "chancelante résistance aux OGM" (le monde
diplomatique déc/03), la société Monsanto (France) tient à apporter
des précisions. Cet article traite de la situation brésilienne, où
le soja a été cultivé pendant des années, même s'il n'était pas
autorisé par le gouvernement brésilien. Le Monde diplomatique
sous-entend que cette situation est le fruit de la "patiente
stratégie de contamination" de Monsanto qui a "miné le terrain".
Monsanto dément formellement ce sous-entendu par ailleurs non étayé.
Monsanto explique que la culture génétiquement modifiée s'est
développée à partir de semences importées d'Argentine. Enfin,
Monsanto donne des précisions sur "l'espionnite implacable qu'elle
exerce dans les campagnes des États-Unis et du Canada", thème
récurrent pour la rédaction du monde diplomatique, et souligne que,
pour une entreprise, la nécessité de protéger ses découvertes et
d'avoir un retour sur investissement en matière d'innovation est une
réalité.
Le Monde diplomatique – 1er février
OGM
Monsanto prévoit de mettre en place cette année en France, six
champs expérimentaux de maïs transgénique.
Le Point – 6 février
Incohérence belge sur le colza
Le gouvernement belge a refusé l’autorisation de colza tansgénique
sollicitée par les laboratoires Bayer, en s’appuyant sur une étude
britannique concluant que cette culture pouvait avoir des impacts
négatifs sur la biodiversité. Dans le même temps, il a autorisé
l’importation et les opérations de transformation de ce même colza.
Libération – 4 février
Une bière OGM
Le brasseur suédois Tva-bryggare a lancé hier la première bière de
marque Kenth qui affirme haut et fort son caractère OGM, et qui est
aussi le premier aliment contenant du génétiquement modifié dans le
pays. Cette bière, conforme à la réglementation européenne sur la
traçabilité et l’étiquetage est une « blonde » brassée avec des
ingrédients traditionnels (malt, orge, houblon et levure). Mais pour
lui donner une saveur originale, le brasseur a ajouté à sa recette
du maïs Bt (OGM), qui intègre le gène d’une bactérie insecticide.
Cette bière sera disponible uniquement en Suède.
Sud Ouest – 4 février
"Mystère autour de vaches nourries aux OGM"
G. Gloecker, paysan allemand, soutient, expertises à l'appui, que le
Bt 176 de Syngenta pourrait avoir des effets mortels sur des "vaches
affaiblies" car la substance resterait beaucoup plus longtemps que
prévu dans l'organisme. Pour Syngenta, "il est officiellement prouvé
que le Bt 176 ne provoque ni empoisonnement, ni allergie, qu'il est
éliminé en quelques secondes par l'appareil digestif et n'est
présent ni dans le lait ni dans la viande". Selon le RKI, chargé de
la surveillance de la santé publique et de l'appréciation du danger
des OGM, "le maïs Bt 176 est étudié depuis longtemps et passe pour
être sûr. Nos experts ont planché sur les documents de Gloeckner
mais n'ont pas pu vérifier son argumentation".
Nord Eclair – 4 février
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