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Revue de presse :
du 31 janvier au 06 février 2004

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Roselyne Bachelot place l’Institut de l’environnement sous sa coupe
Officieusement, la décision de la ministre de l’écologie et du développement durable, de biffer d’un trait de plume l’indépendance statutaire de l’Ifen en transformant cet établissement public en service ministériel n’est pas anodine. L’établissement publie en effet, des informations qui dérangent, telles les données sur les teneurs en pesticides dans l’eau ou, tous les trois ans, son « état de l’environnement », véritable pavé dans la mare sur lequel le ministère n’a aucune prise. Le statut de l’Ifen permettait à l’établissement de s’afficher comme un partenaire crédible, non susceptible de manipuler ou de cacher les chiffres, notamment auprès des scientifiques des divers organismes de recherche, mais aussi des collectivités locales ou des associations, qui cultivent souvent un état d’esprit anti-Etat. Dans l’entourage de la ministre Roselyne Bachelot, on affirme néanmoins que seule la volonté d’une bonne gestion a présidé à la réforme et que l’indépendance intellectuelle et scientifique de l’établissement sera maintenue.
Marie Verdier – La Croix – 4 février

La politique de l’eau inefficace et pas équitable, selon la Cour des comptes
La qualité de l’eau ne s’est pas améliorée, et s’est même dégradée en France dans de nombreuses zones entre 1997 et 2002 en dépit des 9,2 milliards d’euros d’aides accordés par les Agences de l’eau, relève la Cour des comptes dans son rapport annuel 2003… Le niveau de contamination des eaux par les produits phytopharmaceutiques est « critique », tandis que les sommes affectées à ce sujet par les agences « sont demeurées à un niveau modeste », à savoir 25 millions d’euros sur la période 1987-2002. Au total, la Cour estime que les aides distribuées « vont à l’encontre des principes fondamentaux du droit de l’environnement que sont le principe d’action préventive et le principe pollueur- payeur ».
AFP – 4 février

La Suède ne veut pas du Paraquat
La Suède va poursuivre la Commission de Bruxelles devant la Cour de justice européenne pour obtenir l’annulation de la décision qui approuve l’usage du Paraquat dans l’UE. Cet herbicide est réputé dangereux pour les personnes qui l’utilisent. La Suède a interdit son usage en 1983.
Libération – 6 février

Faut-il avoir peur des traitements insecticides ?
Au cours du colloque colmarien consacré à la chrysomèle et l’épandage d’insecticides, le président de la Chambre d’agriculture Michel Habig a pointé une « crise sanitaire d’une gravité sans précédent », impliquant des réponses adaptées. « L’agriculture a consenti beaucoup d’efforts en matière de protection de l’environnement mais ces efforts trouvent ici leurs limites, celles de l’efficacité… On accepte des traitements pour les humains, pour les animaux : nous en avons besoin pour les plantes » a déclaré Thomas Tueth, représentant des céréaliers du Haut Rhin. « On ne tuera jamais un insecte avec de l’eau de rose… Un insecticide n’est jamais bon pour la santé mais il s’agit d’en maîtriser les conséquences aussi bien au niveau des précautions d’utilisation qu’à celui des conséquences dans la chaîne alimentaire » commente pour sa part Thierry Klinger (Direction Générale de l’Agriculture).
D.M – l’Alsace – 4 février

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Sur l'agriculture
 
 


Sur les abeilles

Gaucho et Regent vus par un grand producteur de semences
« Notre métier, c’est la semence, le végétal. Les produits insecticides sont une option, et nous sommes les applicateurs de cette option. On regarde les autorisations, on s’inquiète aussi de la santé de notre personnel. Le Gaucho est homologué. Le Regent dispose d’une autorisation provisoire de vente qui nous permet de l’utiliser »… C’est voir par le petit bout de la lorgnette de ne voir que Gaucho et Regent. Dans les Vosges, on ne livre pas de Gaucho et il y a de la mortalité d’abeilles autant qu’ailleurs. Dans les Landes, ils font du Gaucho et il n’y a pas de problème connu… Concernant l’intervention d’un huissier de justice en réunion publique, je comprends aussi que les gens de chez BASF puissent être choqués par le film « Témoin gênant ». C’est un film à charge, uniquement à charge. Les gens qui ont fait ce film étaient venus ici. J’ai passé deux heures et demie avec eux, j’ai répondu à leurs questions. Il n’y a pas une seconde de mon intervention dans le film ».
Propos recueillis par J.M. Trotignon – Le Courrier de l’Ouest

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

 
 

 
Sur l'agriculture biologique

UFC Que Choisir soutient le plan de relance de l’agriculture biologique
Mais UFC Que Choisir a réclamé dans un communiqué « des mesures supplémentaires sur le contrôle des produits biologiques importés qui représentent jusqu’à 50% de la production nationale dans certaines filières ». L’association « soutient particulièrement les propositions d’harmonisation des cahiers des charges, pour en finir avec l’agriculture biologique à plusieurs vitesses et apporter plus de lisibilité aux consommateurs ». Elle « espère que ce plan ne se résumera pas à une simple déclaration et qu’il se traduira très rapidement par la mise en œuvre d’actions concrètes ».
AFP – 2 février
 

 


Sur les OGM 

OGM : professionnels français des semences inquiets pour seuils de tolérance
Ils ont déclaré dans un communiqué commun que « les seuils envisagés jusqu’ici sont déjà extrêmement bas : une révision à la baisse de ces seuils exclurait les OGM du paysage agricole et n’off irait plus à l’agriculteur la liberté des choix ». Pour les professionnels des semences « la fixation de seuils réalistes et raisonnables de présence fortuite dans les semences est primordiale pour fixer les règles de la coexistence des différentes formes de cultures sans qu’aucune soit d’emblée exclue ». Les organisations signataires du communiqué sont la CFS (Confédération française des semenciers), le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) et l’UIPP.
AFP – 3 février

"L'Europe rechigne à ouvrir ses portes aux OGM "
Consommé aux États-Unis sous forme de légumes en boîte ou de pop-corn, le Bt11 de Syngenta devrait bientôt faire son apparition dans l'assiette du consommateur européen sans que ce dernier l'ait jamais réclamé. Faute d'accord politique entre les Quinze, l'exécutif européen serait chargé d'assumer une décision hautement politique que les États membres sont incapables de prendre. Cependant, la majorité des consommateurs restent toujours sourds à ces arguments : les 2/3 d'entre eux sont opposés aux aliments transgéniques. 34 OGM sont déjà en circulation aujourd'hui : 16 dans le cadre d'une utilisation alimentaire et 18 au titre de la mise en culture, pour la plupart des colzas, des sojas ou des maïs développés par les incontournables Novartis (aujourd'hui Syngenta) ou l'américain Monsanto. La Commision a renforcé l'arsenal législatif instaurant par exemple un système communautaire harmonieux de traçabilité et d'étiquetage des produits composés d'OGM. Ces règlements seront applicables le 18 avril prochain. Aujourd'hui, Bruxelles se contente d'édicter des "recommandations" pour limiter ces risques de dissémination fortuite. Mais le ministre de l'Agriculture italien, G. Alemanno, explique qu' "il ne s'agit que d'une solution de compromis provisoire et nous pensons qu'elle est risquée". De son côté, la Belgique devrait autoriser Bayer à commercialiser et transformer un colza OGM mais interdire sa mise en culture. Les assureurs européens rechignent, pour leur part, à couvrir les risques liés aux OGM. L'industrie agroalimentaire européenne n'est pas pressée d'incorporer dans ses produits des OGM dont la majorité des consommateurs ne veulent pas. Aux Etats-Unis, les producteurs de blé craignent que la mise sur le marché d'un blé transgénique, élaboré par Monsanto, conduise les acheteurs européens à cesser l'importation de blé américain.
Pierre Avril – Le Figaro Economique – 2 février

"L'Espagne moins timorée"
Depuis que les OGM sont utilisés en Europe, l'Espagne (32000 ha de maïs génétiquement modifiés) n'a cessé de défendre leur commercialisation. Le gouvernement espagnol a d'ailleurs voté en faveur de la levée du moratoire en décembre 2003, afin de pouvoir commercialiser le Bt. En effet, aux yeux des espagnols, la production actuelle ne suffit pas à combler les besoins : ils sont obligés d'importer par an 9 millions de tonnes de maïs et soja génétiquement modifiés en provenance des Etats-Unis et d'Argentine. Mais alors que la culture est autorisée depuis 6 ans, le gouvernement espagnol a attendu la mi-décembre 2003 pour créer "une commission nationale de bio- surveillance" chargée d'étudier et d'évaluer les dossiers relatifs aux OGM. Selon Greenpeace, des expériences de cultures d'OGM seraient faites dans le secret. Une association de paysans catalans a dénoncé récemment la culture d'une variété de maïs transgénique de Pioneer, mélangée avec du maïs naturel. Officiellement, le ministre de l'Agriculture a autorisé depuis mai dernier deux expériences de culture mixte dans des champs près de Madrid et d'Albacete sous le regard attentif du Bureau des variétés végétales qui doit rendre compte des possibles contamination par pollen.
Diane Cambon – Le Figaro – 2 février

"L'Afrique, cobaye à OGM "
Les écologistes sud-africains n'ont plus que quelques jours pour présenter leur argumentation au gouvernement sud-africain, avant que Pretoria ne prenne sa décision d'accepter ou de rejeter le blé transgénique, issu de cultures d'essais nord-américaines que veut lui vendre Monsanto. En théorie, l'Afrique du Sud doit pour cela se servir des résultats de tests déjà effectués par les autorités compétentes d'autres pays, telles que la FDA américaine. Or le blé en question, n'a encore reçu aucune autorisation de commercialisation nulle part dans le monde. "Le système réglementaire sud-africain n'est pas capable d'évaluer les impacts, sur la santé humaine, de l'introduction des OGM dans la chaîne alimentaire "s'inquiète M. Mayet, à la tête du centre africain pour la biosécurité, une ONG basée à Johanesbourg. "Pourquoi les Africains devraient-ils servir de décharge pour des aliments risqués, fabriqués en laboratoire et que personne d'autre au monde ne veut manger" poursuit M. Mayet. Monsanto tente de calmer le jeu assurant que le blé ne sera pas exporté sans le feu vert préalable des autorités américaines. Les organisation professionnelles du secteur agricole ont déjà exprimé tant en Europe qu'en Asie leurs réticences à acheter du blé transgénique très mal vu par les consommateurs. Selon les estimations en Afrique du Sud, 70 % du coton, 20 à 30% du soja, 10 à 15% du maïs sont transgéniques. A l'insu de la majorité de la population, en l'absence de tout système d'étiquetage.
C. Carroy – L’Humanité Hebdo – 31 janvier

Soja OGM : Les conséquences des décisions du Brésil
Selon Olivier Kriegk, directeur scientifique de Terrena, important groupement coopératif qui se fournit depuis plusieurs années au Brésil : « La question est simple : quelle est la capacité du marché européen à supporter un surcoût, alors que les règlements ne nous permettent pas de valoriser les produits finis par la mention « sans OGM » ? Notre groupement s’est accordé un an pour réfléchir à la pertinence de la filière soja non- OGM ». Côté distributeurs, Gilles Desbrosse, directeur « produits frais » du groupe Carrefour, la situation n’a rien d’alarmant. « Tout d’abord cette décision n’est que provisoire. D’autre part, notre filière est parfaitement sécurisée. Nous allons simplement renforcer toutes nos étapes de traçabilité afin de nous assurer qu’aucun élément OGM ne vienne contaminer notre production. Il n’y aura donc pas de réels surcoûts ».
60 millions de consommateurs – 1er février

Chancelante résistance aux OGM"
A la suite de l'article "chancelante résistance aux OGM" (le monde diplomatique déc/03), la société Monsanto (France) tient à apporter des précisions. Cet article traite de la situation brésilienne, où le soja a été cultivé pendant des années, même s'il n'était pas autorisé par le gouvernement brésilien. Le Monde diplomatique sous-entend que cette situation est le fruit de la "patiente stratégie de contamination" de Monsanto qui a "miné le terrain". Monsanto dément formellement ce sous-entendu par ailleurs non étayé. Monsanto explique que la culture génétiquement modifiée s'est développée à partir de semences importées d'Argentine. Enfin, Monsanto donne des précisions sur "l'espionnite implacable qu'elle exerce dans les campagnes des États-Unis et du Canada", thème récurrent pour la rédaction du monde diplomatique, et souligne que, pour une entreprise, la nécessité de protéger ses découvertes et d'avoir un retour sur investissement en matière d'innovation est une réalité.
Le Monde diplomatique – 1er février

OGM
Monsanto prévoit de mettre en place cette année en France, six champs expérimentaux de maïs transgénique.
Le Point – 6 février

Incohérence belge sur le colza
Le gouvernement belge a refusé l’autorisation de colza tansgénique sollicitée par les laboratoires Bayer, en s’appuyant sur une étude britannique concluant que cette culture pouvait avoir des impacts négatifs sur la biodiversité. Dans le même temps, il a autorisé l’importation et les opérations de transformation de ce même colza.
Libération – 4 février

Une bière OGM
Le brasseur suédois Tva-bryggare a lancé hier la première bière de marque Kenth qui affirme haut et fort son caractère OGM, et qui est aussi le premier aliment contenant du génétiquement modifié dans le pays. Cette bière, conforme à la réglementation européenne sur la traçabilité et l’étiquetage est une « blonde » brassée avec des ingrédients traditionnels (malt, orge, houblon et levure). Mais pour lui donner une saveur originale, le brasseur a ajouté à sa recette du maïs Bt (OGM), qui intègre le gène d’une bactérie insecticide. Cette bière sera disponible uniquement en Suède.
Sud Ouest – 4 février

"Mystère autour de vaches nourries aux OGM"
G. Gloecker, paysan allemand, soutient, expertises à l'appui, que le Bt 176 de Syngenta pourrait avoir des effets mortels sur des "vaches affaiblies" car la substance resterait beaucoup plus longtemps que prévu dans l'organisme. Pour Syngenta, "il est officiellement prouvé que le Bt 176 ne provoque ni empoisonnement, ni allergie, qu'il est éliminé en quelques secondes par l'appareil digestif et n'est présent ni dans le lait ni dans la viande". Selon le RKI, chargé de la surveillance de la santé publique et de l'appréciation du danger des OGM, "le maïs Bt 176 est étudié depuis longtemps et passe pour être sûr. Nos experts ont planché sur les documents de Gloeckner mais n'ont pas pu vérifier son argumentation".
Nord Eclair – 4 février
 

 

 


Ils ont dit

« La recherche ne doit pas être pilotée par l’aval. Par exemple, pourquoi tant de haine à l’égard des OGM ? Cette violence est à la mesure de la peur, de l’ignorance et de l’idéologie. Or les scientifiques considèrent que la révolution OGM est un progrès indispensable pour une nouvelle agriculture, une technologie qui n’a pas de raison d’être dangereuse à condition de prendre les mesures préventives nécessaires. Il importe de ne pas faire du principe de précaution un principe de suspicion et une pratique d’inaction. »
Etienne-Emile Baulieu de l’Académie des Sciences
Propos recueillis par Carline de Malet – Le Figaro
 

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