accueil  | actualités | revue de presse

Revue de presse :
du 24 au 30 janvier 2004

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Les agriculteurs ont fait le ménage
La chambre d’agriculture de l’Oise a dressé un bilan positif de son opération de déstockage des produits phytopharmaceutiques non utilisés par les agriculteurs et des emballages vides : 126 tonnes de produits ont été récupérés. Opération montée par ADIVALOR, laquelle estime que l’ensemble de la France pourrait ainsi avoir été « déstocké » de tous ces produits en 2006. La collecte de ces produits a représenté un budget de quelque 357 000 E (soit 2834 E par tonne collectée). Et à terme, l’objectif est de mettre en place les filières nécessaires pour rendre pérenne cette collecte au niveau régional. Cette fois avec une participation financière des professionnels agricoles ou non agricoles. Il semble par ailleurs nécessaire de sensibiliser à cette récupération non seulement les agriculteurs qui n’ont pas participé à cette campagne mais aussi les collectivités locales et autres entreprises de jardinage qui peuvent avoir elles aussi des stocks de produits non utilisés. La protection de l’environnement n’a effectivement qu’à y gagner.
Jean Loup Digeon – Le Courrier Picard – 27 janvier

Pesticides - Traitements de rigueur
De plus en plus de traitements par les pesticides. Entre 1994 et 2001, les cultures de blé et de maïs ont vu le nombre de passages se multiplier. Même si ce type d’application s’accompagne d’une réduction des doses de matières actives, certaines habitudes, en revanche, ont la vie dure. Le désherbage du maïs reste bien souvent systématique. D’où le fossé qui sépare les grands discours sur le traitement – « là où il faut juste, quand il faut » - des pratiques de terrain !
Que Choisir – 1er février

Sans eau potable depuis huit mois
Une dizaine de foyers de la Couronne et Mouthiers perdent patience. Depuis huit mois ils ne peuvent plus consommer l’eau du robinet trop chargée en pesticides. Leur malheur est lié aux déficiences de Forge, la source de Mouthiers condamnée à terme. Il dépend aussi de la configuration du réseau. Ces habitants sont branchés sur un refoulement- distribution, autrement dit une colonne qui arrive à la station, sans bénéficier du mélange avec l’eau de la Touvre, comme les autres foyers de la Couronne. « C’est le temps de séjour important qui pose problème » explique le directeur de l’eau potable et de l’assainissement de la Comaga.
Sylviane Carin – Charente Libre – 27 janvier

Le casse – tête des perturbateurs hormonaux (dossier)
Certains produits chimiques qui s’accumulent dans l’environnement brouillent les signaux hormonaux. Comment les identifier, décider de substances prioritaires, définir des seuils de dangerosité ? La mise au point d’une réglementation se heurte à de multiples inconnues. L’Europe y consacre un programme de recherches, mais le chantier s’annonce pharaonique… L’évaluation des risques sera difficile en l’absence de données solides sur l’exposition de l’homme et des écosystèmes à une vaste palette de composés, pour tenir compte des synergies. Or, personne ne sait au juste pour quels produits il importe en priorité de mesurer l’exposition, et seules des études disparates portant sur un faible nombre de molécules ont jusqu’à présent été menées… L’industrie chimique plaide que « sans une compréhension améliorée de la perturbation endocrinienne et de meilleurs outils d’évaluation, toute mesure de précaution au-delà de ce qui est déjà prévu par les contrôles existants ne serait qu’un saut dans l’inconnu, qui ferait sans doute pus de mal que de bien. Les industriels soulignent qu’il ne faudrait pas mettre en circulation des listes de produits actifs, qui sèmeraient gratuitement la suspicion, mais effectuer de réelles analyses de risque. Scientifiquement, cela se défend… mais cela aboutit à différer toute possibilité de légiférer avant l’accumulation d’une quantité énorme de données, autrement dit avant de nombreuses années. A l’inverse, les associations de protection de la nature réclament une application stricte du principe de précaution et des mesures énergiques.
Yves Sciama – Recherche – 1er février

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Sur l'agriculture
 
 


Sur les abeilles

Des apiculteurs manifestent à Angers contre « une tentative d’intimidation »
Une cinquantaine d’apiculteurs ont manifesté à Angers pour dénoncer l’intervention d’un huissier de justice lors d’une réunion d’information sur les insecticides Régent et Gaucho à Blaison- Gohier (Maine et Loire), considérée comme une « tentative d’intimidation ». Un huissier de justice mandaté par le vice – président du tribunal de grande instance d’Angers est intervenu en fin de réunion organisée par l’association «Citoyen Toi-même », sur le thème des insecticides Régent et Gaucho, soupçonnés de tuer les abeilles. L’huissier a saisi un film sur le sujet, intitulé « Témoins gênants », réalisé par France 3 Ouest et Planète Future et déjà plusieurs fois diffusé sur cette même chaîne. L’Huissier qui a assisté anonymement à cette réunion , ne s’est fait connaître qu’à la fin, pour demander le nom de tous les intervenants et de certains participants. « C’est une atteinte inqualifiable au droit de réunion publique, à l’expression publique et à la démocratie » avait notamment dénoncé Philippe Bodard, maire de la commune de Murs- Erigné, le premier à avoir pris un arrêté interdisant l’usage du Gaucho et du Régent dans sa commune.
AFP – 27 janvier

Un expert dénonce les dangers d’un pesticide
Dominique Belpomme, professeur à l’hôpital Georges Pompidou, l’un des cancérologues chargés de la mise en œuvre du plan Cancer confirme les périls encourus par les abeilles mais aussi par les animaux vertébrés et invertébrés. « La disparition des abeilles est un signal d’alarme pour l’homme. Comme la plupart des pesticides on ne peut nier le risque de toxicité chez l’homme. » D’après lui, le Régent pourrait se stocker dans les tissus graisseux de l’homme avant de contaminer le fœtus et l’enfant lors de l’allaitement. Le fipronil, la molécule active du Régent est classé comme possible cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer à Lyon. « Il est urgent que ce produit soit sorti du marché » a poursuivi Mr Belpomme. De son côté, le groupe BASF , conteste vigoureusement toutes ces études. « Elle vont à l’encontre des conclusions émises par les scientifiques indépendants les plus compétents français, européens ou internationaux. Tous concluent que dans le cadre des usages autorisés, les spécialités à base de fipronil ne présentent absolument aucun risque en terme de santé humaine pour les consommateurs et les agriculteurs » indique Philippe Krasnopolski, directeur de la communication.
François Vignolle – Aujourd’hui – 30 janvier

La toxicité cachée du Régent
Malheureusement pour BASF, le professeur Jean François Narbonne, membre de l’Afssa, vient d’expertiser l’ensemble du dossier toxicologique à la demande du juge d’instruction. Et ses conclusions font froid dans le dos : le Régent aurait dû être classé « très toxique par inhalation » dès sa première mise sur le marché en 1996, les données montraient sa forte toxicité avec des effets possibles sur l’homme à court terme par inhalation et à long terme par ingestion. « Les risques ont été fortement sous-estimés, conclut le toxicologue. Que Choisir dénonçait la faillite du système d’homologation piloté par le ministère de l’Agriculture. Avec ce rapport, un cap est franchi. La sous-estimation volontaire des risques a conduit à la mise en danger d’autrui.
Que Choisir – 1er février

Apiculture : la Conf’ appelle au boycott des pesticides
Il est grave que les firmes commercialisant les produits « Gaucho » et «Régent » (respectivement Bayer et BASF), le fassent sans autorisation légale de vente en en faisant fi des procédures d’homologation, des tests de toxicité et de la santé publique », stigmatise dans un communiqué la Confédération Paysanne. Pour expliquer le dépeuplement des ruches, Bayer Cropscience avait notamment avancé le retour du parasite « varroa » pour lequel les traitements pourraient être aujourd’hui moins efficaces que par le passé, l’acarien étant devenu plus résistant. « Il est curieux que l’on reparle aujourd’hui du varroa, que les apiculteurs savent depuis longtemps maîtriser, depuis que Gaucho et Régent sont suspectés d’empoisonner le cheptel agricole français, rétorque la Conf’ en dénonçant les pressions exercées par les firmes agrochimiques qui commercialisent ces pesticides au mépris de l’environnement et de la santé. La Conf’ appelle tous les agriculteurs du département à boycotter définitivement les deux insecticides dont la vente est de toute façon illégale ! ».
La Provence – 28 janvier

Languedoc- Roussilon : Baisse de production des apiculteurs français
Le congrès national du syndicat des producteurs de miel français a mis en évidence la situation désastreuse de la filière. La production 2003 ne devrait pas excéder les 18 000 tonnes, « A la mauvaise conjoncture climatique s’ajoute à une baisse sensible de la production depuis l’arrivée des pesticides systémiques dans les cultures » explique Jean-Louis Lautard du syndicat. En 2002 , la France avait produit 25 000 tonnes contre 35 000 dix ans plus tôt, alors que la production communautaire progresse en moyenne de 2,5% par an. Les apiculteurs français redoutent les importations extracommunautaires et la prolifération des cultures OGM, autre danger pour les abeilles.
C.B. – Le Figaro Economie – 29 janvier

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

 
 

 
Sur l'agriculture biologique

La Commission européenne se penche sur le développement du bio
Des travaux qui ne sont pas dénués de calculs politiques. Au moment où l’Union s’apprête à ouvrir ses portes à de nouveaux OGM, un soutien affiché à l’agriculture biologique permet à Bruxelles de faire face à ceux qui l’accusent de jouer la carte de la « malbouffe ». La filière française du bio est doublement dans l’expectative. Outre le plan européen, elle attend les mesures promises depuis plusieurs mois par le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard. La Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique) dénonce le choix d’aider l’agriculture « raisonnée », qui repose sur une utilisation mieux contrôlée des engrais et pesticides. Elle craint que l’enveloppe ne soit pas assez importante pour aider à la structuration de toute la filière bio. En attendant, les producteurs italiens et espagnols de fruits et légumes bio n’en finissent plus de tailler des croupières aux producteurs hexagonaux. Ils prennent des parts de marché non seulement au bio mais aussi aux producteurs conventionnels…
Pascal Gateaud et Grégoire Pinson – La Tribune – 29 janvier

Moratoire OGM : le réseau bio de la chambre d’agriculture pour son maintien
Les professionnels du réseau de l’agriculture biologique de la chambre d’agriculture du Maine et Loire prennent position pour le maintien du moratoire européen interdisant les cultures d’OGM. « La pollution issue des OGM sur les cultures bio déclasse automatiquement nos produits. De plus, l’intérêt de l’utilisation des OGM n’a pas été démontré pour le secteur agricole. Les avantages ne sont concluants ni en terme de rendements ni de diminution d’utilisation des produits phytopharmaceutiques ».
Ouest France – 24 janvier
 

 


Sur les OGM 

Perspectives – Bruxelles appuie la levée du moratoire sur les OGM
La Commission européenne a franchi une nouvelle étape vers la levée du moratoire. Le débat a montré que la grande majorité de l’exécutif communautaire est déterminée à interdire qu’une zone soit déclarée « exempte d’OGM ». Bruxelles pourrait traduire devant la Cour les pays qui empêcheraient un agriculteur de semer des OGM au prétexte que ses semences pourraient « polluer » le champ voisin dont le propriétaire ne souhaite pas d’OGM. La Commission estime qu’un OGM validé scientifiquement par l’Autorité alimentaire européenne est sans danger. Du coup, une réglementation va être élaborée, prévoyant un seuil maximal de présence d’OGM dans les produits biologiques, qui pourront néanmoins dans ces conditions conserver le label « Bio ».
Yannick Laude – La Croix – 29 janvier

"L'Europe cale encore sur le dossier OGM"
Les commissaires européens se livrent aujourd'hui à un débat d'orientation sur les OGM. Le dossier concerne de nombreux secteurs, de l'agriculture à l'industrie, en passant par le commerce extérieur, l'environnement et la santé des consommateurs. Le document que publiera la Commission devrait demander aux Ministres de prendre leurs responsabilités en autorisant l'introduction du maïs Bt11. En fait, Bruxelles ne se fait guère d'illusions. Les États membres vont, selon toute probabilité, consciencieusement "oublier" d'inscrire ce point délicat à l'ordre du jour. Il reviendra donc à la Commission d'endosser une décision impopulaire. Cette solution ne semble pas du goût de tous les commissaires. Le français M. Barnier souhaite reculer le feu vert prévu pour avril en s'appuyant sur les réserves de l'Afssa. D. Byrne et M. Wallström ne sont pas d'accord sur les taux de présence fortuite dans les semences (0,3 à 0,7 % Byrne; 0,1% Wallström). Enfin F. Fischler a proposé des lignes directrices pour la coexistence, mais certains États (Italie, Danemark) tout comme le Parlement européen demandent une législation plus précise. L'adoption comme le rejet de ce projet doit se faire à la majorité qualifiée.
G. Pinson – La Tribune – 28 janvier

La Commission UE propose aux 15 d’autoriser le maïs transgénique BT-11
La Commission va renvoyer directement le dossier aux ministres, qui devront se prononcer lors d’un prochain conseil, probablement au printemps. L’adoption comme le rejet de cette proposition devra se faire à la majorité qualifiée. Si cette majorité n’est pas atteinte, la décision finale reviendra alors à la Commission compétente pour trancher en dernier ressort. L’exécutif européen, ouvertement favorable à la levée du moratoire sur les OGM, assumerait alors seule cette responsabilité politique très sensible du fait de l’impopularité des OGM en Europe. Selon Bruxelles, le maïs BT-11 résistant à un insecte (pyrale) et tolérant à un herbicide (glufosinate ammonium), devra être étiqueté transgénique sur les boites, mais aussi dans les huiles ou tout autre produit dérivé au-delà du seuil de 0.9%.
AFP – 28 janvier

OGM : pas d'avis officiel du gouvernement avant la fin de la semaine.
Le Conseil consultatif belge sur la biosécurité a rendu lundi un avis prudent à la demande de Bayer CropScience qui souhaite lancer à l'échelle européenne, la culture commerciale du colza Ms8xRf3. S'il rappelle que les OGM ne constituent pas de danger avéré pour la santé humaine, l'avis du conseil met toutefois en exergue les risques que représentent les cultures transgéniques pour la biodiversité. Le Conseil a fait une série de recommandations pour minimiser ces risques comme l'imposition de distances de sécurité entre les différentes cultures. Le gouvernement doit rendre à la Commission européenne un avis motivé sur ce dossier pour le 3 février 2004.
L’Echo – 28 janvier

L’agriculture a-t-elle besoin des OGM ? - Dossier
« On ne gagnerait rien à passer du tout chimique au tout OGM. Les OGM sont potentiellement très efficaces. Mais veut- on poursuivre cette quête d’une agriculture toujours plus intensive ? « s’interroge Antoine Messean, de l’Inra, qui croit néanmoins au bénéfice potentiel des OGM, dans une approche au cas par cas, s’ils sont intégrés dans des stratégies raisonnées. La question d’une meilleure corrélation entre agriculture et environnement est aujourd’hui cruciale en Europe. Les pays de l’UE se sont engagés à recouvrer un bon état écologique de leurs eaux d’ici à 2015 (c’est-à-dire débarrassées notamment des teneurs en pesticides). Il n’est pas garanti que les OGM soient la solution. Mais pour leurs défenseurs, ils sont nécessaires, non pas pour leurs vertus actuelles, mais pour leurs qualités potentielles et pour re-doper la recherche exsangue en Europe.
Marie Verdier – La Croix – 27 janvier

"Des connaissances à approfondir"
Alors que les États-Unis et l'Argentine cultivent depuis des années des OGM, les informations disponibles ne suffisent pas à se faire une opinion tranchée. Certains espoirs que l'on pouvait mettre dans les OGM en termes d'économie de produits phytopharmaceutiques, par exemple, semblent s'amenuiser. Ceux qui, au sein de l'Union européenne plaident pour les OGM, les jugent aussi sûrs que l'alimentation traditionnelle et estiment que la solution passe par une information précise des consommateurs (étiquetage et traçabilité). Les pays réticents expliquent que l'agriculture européenne diffère du modèle des grandes exploitations à l'américaine où l'on fait de la monoculture: le risque de "dissémination" des OGM se trouve ainsi aggravé. Mais l'agriculture traditionnelle européenne n'est pas non plus irréprochable sur le plan environnemental. Et certains OGM permettent précisément de diminuer la consommation d'engrais ou de pesticides, très néfastes pour les eaux. Il est donc indispensable que la recherche puisse se poursuivre, encadrée comme elle l'est en France.
Dominique Quinio – La Croix – 27 janvier

"L'Espagne parie sur le maïs transgénique"
Si pendant six ans, aucune objection contre les OGM ne s'est exprimée en Espagne, cela pourrait bien changer. En cette journée où l'association DEBA a invité une soixantaine de journalistes européens sur le terrain, une vingtaine de paysans ont envahi les lieux brandissant une banderole sur laquelle est inscrit "Catalogne sans transgéniques". Une manifestation qui tombait à pic le jour où le gouvernement autonome catalan, par le biais de l'Irta, lançait un programme de recherche sur les effets des plantes transgéniques sur les végétaux environnants. Les résultats de cette étude de "coexistence entre culture seront rendus publics en toute transparence fin février" souligne J Tarrago, directeur de L'Irta. Une expérience qui a déjà été faite en France à plusieurs reprises et dont les résultats se sont montrés très variables. "Les essais sont libres, nous les proposons aux agriculteurs. Je suis confiant car 80% d'entre eux suivent les bonnes pratiques agricoles que nous recommandons" explique M. Merriman, porte-parole de Pioneer en Europe. Quant au risque engendré par l'emploi de marqueurs de résistance aux antibiotiques dans la fabrication des plantes OGM, "les industriels se sont engagés à ne plus en développer" précise J. Verdier , responsable de la communication de Pioneer en France. Mais pas forcément à les retirer de la vente. Ainsi, si aux États-Unis, le Bt176, porteur du gène de résistance à l'ampiciline a été retiré et remplacé par le Bt 11, il est en revanche, encore disponible en Espagne.
Denis Sergent – La Croix – 27 janvier
 

 

 


Ils ont dit

« Nous demandons à ne pas être contaminés, et que l’on nous reconnaisse le droit à mener une agriculture sans OGM. La Fnab estime que toute pollution d’une production bio doit être indemnisé par les promoteurs des OGM, et non par un système d’assurance collective. Cela vaut pour beaucoup d’autres filières, et beaucoup plus que nous le pensions nous-mêmes. Dans la filière mais, par exemple, un marché porteur actuellement à l’exportation, le critère de base passe par la semence, nous demandons l’assurance d’obtenir des semences restant en dessous d’un taux de 0,1% de détection pour pouvoir garantir que notre filière est sans OGM. »
François Thiery – président de la Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique) »
Propos recueillis par P.G. – La Tribune – 29 janvier
 

haut de page