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Revue de presse :
du 20 au 23 janvier 2004

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Un agriculteur averti en vaut deux
Les avertissements agricoles ont plus d’un siècle. Plus de 50 000 agriculteurs, techniciens et services de l’agriculture sont abonnés aux avertissements agricoles, diffusés par les Services régionaux de la protection des végétaux. Un outil indispensable pur gérer la protection des cultures. C’est aussi un moyen privilégié pour l’administration de faire passer les nouvelles réglementations. Aujourd’hui, les avertissements agricoles ont pleinement leur place dans les démarches d’agriculture raisonnée et de sécurité alimentaire. Ils évitent les excès de traitement, contribuent à préserver l’environnement et la santé des consommateurs.
Louis Coquin – Ouest France – 20 janvier

Pesticides : nos enfants sont en danger
L’augmentation du nombre de malformations génitales des nouveaux-nés est très préoccupante dans l’Hérault. Une équipe médicale de Montpellier tente d’établir un lien formel avec l’épandage des produits chimiques sur les cultures. Le professeur Sultan, responsable du service d’endocrinologie et de gynécologie pédiatrique du CHU de Montpellier en est presque certain. « On comptabilise parfois plus de trente passages de pesticides dans un même verger, or on pense que 5% de produits atteignent réellement les cultures, le reste ? il s’évapore ou s’infiltre dans la nappe phréatique ». Ce sont ces produits chimiques, invisibles à l’action pernicieuse, qui intoxiqueraient les femmes enceintes et les fœtus. « Chaque mois, nous découvrons deux cas de graves malformations de l’appareil génital ».
Cédric Viala – VSD – 22 janvier

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Sur l'agriculture
 
 


Sur les abeilles

Le Régent, autorisé mais officiellement dangereux
Le dossier du Régent a mis au jour des pratiques inquiétantes : des produits très toxiques sont mis sur le marché sans respect des procédures, sans évaluation des risques, sans essais sur l’homme, sous la pression de firmes puissantes qui cherchent à sauver leurs produits de la déferlante environnementale. « Jusqu’à ce que ces affaires sortent, les services de la DGAL fonctionnaient dans un lien plus qu’étroit avec les firmes, avec un pragmatisme que personne n’est jamais venu troubler », commente Maître Fau ? Avocat, entre autre, de l’UNAF et de la Confédération paysanne. La Commission d’étude de la toxicité va maintenant remettre un Avis très important, à chaque Etat membre de l’UE : Ne pas inscrite le Fipronil dans la liste des matières actives autorisées en Europe.
Cécile Maillard – France Soir – 21 janvier

Extrait du Communiqué de presse de Basf
disponible sur son site : www.basf-agro.fr/presse/communique.php

« La Comtox ne peut en effet donner à ce jour un avis favorable à cette inscription dans la mesure où elle a adressé à BASF « des demandes complémentaires nécessaires à l’évaluation. »

Il s’agit donc d’un avis intermédiaire qui ne présage en rien de la décision finale d’inscription qui sera prise après considération des éléments complémentaires et au niveau européen. BASF finalise d’ores et déjà les réponses et clarifications nécessaires aux questions environnementales posées par la Comtox.

Ces demandes d’informations complémentaires font partie du processus normal des dossiers d’homologation.

Cet avis intermédiaire ne modifie en rien la validité des homologations actuelles.

Par ailleurs, BASF note avec satisfaction que dans son compte-rendu, la Comtox confirme de façon claire que :

• L’utilisation du produit est conforme aux exigences européennes pour la santé des applicateurs
• L’usage du Fipronil ne présente « pas de risque d’effets nocifs pour le consommateur »

Homologation bloquée pour le Régent
La Cometox pourrait-elle changer d’avis ? Il faudrait que BASF sorte de son chapeau des données renversantes. Une certitude : la bataille embarrasse la DGAL, tutelle de la Comtox… En effet, à sa demande, l’avis rendu par la commission a disparu de son site pour être remplacé par une phrase opaque « Le dossier a été examiné, l’avis de la Comtox sera diffusé après transmission du projet de monographie à l’Agence européenne de sécurité des aliments ». Le texte original de l’avis est néanmoins disponible auprès du service de communication de BASF…
Corinne Bensimon – Libération – 23 janvier

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

La Confédération interpelle l’agriculture raisonnée
Dans une lettre ouverte, la Confédération paysanne interpelle Christiane Lambert, présidente du réseau Farre, sur les OGM et sur les abeilles. « Comment le réseau Farre va-t-il pouvoir certifier que la contamination (de l’agriculture biologique par les OGM) n’est pas possible et que ces deux sortes d’agricultures (OGM et non OGM) peuvent coexister ? », interroge le syndicat. « Il serait important que vous donniez votre position quant à l’utilisation des OGM sur notre territoire » et demande que le réseau Farre se positionne sur l’utilisation des insecticides Régent et Gaucho.
Ouest France – 20 janvier
 

 
Sur l'agriculture biologique

 
 

 


Sur les OGM 

OGM /Semences : Fischler pour un seuil de tolérance « le plus bas possible »
« Je ne pourrais pas fixer une valeur seuil tout simplement parce que je représente le monde politique et que je souhaite prendre un décision. C’est le monde scientifique qui doit se prononcer et les politiques ne doivent pas prendre des décisions qui pourraient s’avérer inadéquates ». La Commission européenne planche depuis des mois sur une proposition de directive visant à tolérer une présence « accidentelle ou techniquement inévitable » d’OGM dans les semences utilisées parles agriculteurs européens.
AFP – 22 janvier

Soja transgénique : Les gènes persistant dans le grêle détruits par le côlon
Après ingestion d’un aliment transgénique, les gènes qui peuvent persister dans l’intestin grêle sont détruits dans le côlon, affirment des chercheurs britanniques dans « Nature Biotechnology ». Ils rappellent que, pour qu’un transfert de gènes à l’homme soit possible, il faut que l’ADN des plantes, en l’occurrence du soja, se retrouve dans les voies digestives. Les scientifiques britanniques concluent qu’il est hautement improbable que les transferts de gènes constatés dans leur étude influent sur la santé humaine. Mais, même sans démontrer de risque, ces résultats devraient être pris en compte dans les réflexions sur les normes de sécurité OGM.
Dr G.B. – Le Quotidien du Médecin – 21 janvier

Monsanto se retire du marché du soja transgénique en Argentine
Malgré la forte expansion de cette culture en Argentine, le producteur mondial derrière les Etats-Unis et le Brésil, avec 14 MHA plantés, Monsanto a expliqué sa décision par l’importance des semis « illégaux » chez les agriculteurs argentins. « Quand le marché illégal est aussi important, non seulement on ne gagne plus rien, mais on génère des pertes en raison des investissements réalisés ».
AFP – 19 janvier

"Un fermier face au géant OGM"
La Cour Suprême du Canada examine le cas de P. Schmeiser en procès, depuis 5ans, avec Monsanto qui l'accuse d'utiliser en fraude son colza transgénique. L'article fait un rappel des différentes étapes de cette affaire. La Cour Suprême canadienne doit déterminer s'il est possible de breveter un gène introduit dans une variété végétale comme l'a fait Monsanto avec son colza modifié pour résister à l'arrosage d'herbicide. L'issue est très incertaine car la même Cour Suprême a dénié en décembre 2002, le droit à l'université de Harvard de breveter une souris. Si le brevet de Monsanto est jugé invalide, P. Schmeiser ne peut être reconnu coupable de contrefaçon pour avoir planté sans autorisation du colza. En Europe, une telle affaire "aurait été impossible" car la législation de l'Union a préservé le droit pour le fermier de réensemencer d'une année sur l'autre, brevet ou pas, selon M.A Hermite, directrice de recherche au CNRS.
Florent Latrive – Libération – 19 janvier

L’Espagne compte plus de 32 000 ha de maïs génétiquement modifié
C’est ce qu’a indiqué le ministère ee l’Agriculture sans confirmer qu’il s’agit de la superficie la plus importante de l’UE comme le soutient Greenpeace. A la production de maïs transgénique s’ajoute selon M. Carrasco, auteur d’un rapport de Greenpeace sur les OGM en Espagne en 2003, l’importation de 9 millions de tonnes de maïs et soja en provenance des Etats- Unis et de l’Argentine, les deux principaux pays producteurs d’OGM dans le monde. Alors que la culture d’OGM est autorisée depuis 1998, le gouvernement espagnol n’a créé qu’à la mi – décembre « une commission nationale de bio – surveillance » chargée d’étudier et d’évaluer les dossiers relatifs au OGM.
AFP – 20 janvier

"OGM l'Allemagne prend la France de vitesse"
Le consensus allemand sur les OGM était inattendu, surtout venant de partis politiques et d'un ministre (R. Künast) qui n'ont jamais caché leur réserve vis-à-vis des OGM. Du coup, ce texte a comme tétanisé une opinion agricole arc-boutée sur le refus de ces cultures malgré la levée du moratoire. Pour JM Lemétayer de la FNSEA, cette décision ne change pas la position de la centrale syndicale " de nécessaire prudence" ni à sa priorité des priorités "l'information des consommateurs". Manifestement "surpris" aussi, H. Gaymard s'est contenté de prendre acte de cette décision et de s'en remettre à l'Europe. Le principal sujet en suspens reste selon lui la coexistence pour laquelle H. Gaymard préfèrerait un "règlement cadre". S'ils ne se sont pas prononcés officiellement, les principaux groupes semenciers français voient ce premier pas d'un bon oeil. "On ressent qu'il y a une certaine pression dans ce sens depuis quelques temps" remarquait hier un de ces représentants.
Bruno Carlhian – Les Marchés – 15 janvier

Les OGM arrivent … Résistances en Limousin
Levée de boucliers en Creuse contre les cultures plein champ d’OGM. Une trentaine de communes ont rejoint le collectif « Pas d’OGM sur ma commune ». Derrière la Creuse, l’Indre, a également réagi. La région Limousin quant à elle a voté une motion pour rappeler qu’elle ne souhaitait pas perturber une image par l’arrivée de cultures transgéniques. Dans les jours qui viennent, à quelques semaines des élections régionales, les candidats vont recevoir un courrier très ferme de la Confédération paysanne. « Ce débat vous concerne puisque plusieurs régions européennes se sont déclarées « libres d’OGM » et s’accordent le droit de refuser toute culture transgénique sur leur territoire », écrivent les responsables de la Confédération paysanne, demandant aux futurs élus de s’engager sur cette voie lors de leur prise de fonctions. Une direction qu’ont d’ailleurs déjà prise l’Aquitaine, Midi-Pyrénées et le Limousin. Mais cet acte n’a qu’une valeur symbolique que les paysans qualifient « d’acte politique majeur vis-à-vis de ceux qui considèrent le développement des OGM comme inéluctable ».
Thierry Spriet – L’Echo – 15 janvier
 

 

 


Ils ont dit

 « Les Français s’estiment mal informés sur les OGM. Mais comment pourrait-il en être autrement, quand l’essentiel de l’information sur le sujet consiste en diatribes « anti » contre « pro » ? Au plus haut niveau, les décideurs sont à la recherche d’informations impartiales et ils multiplient les études. Le Vatican lui-même, alerté par les organisation caritatives, inquiètes du forcing des Etats-Unis pour écouler leurs surplus de maïs transgénique dans les pays en voie de développent, vient de réunir un séminaire d’experts indépendants. Un document sur le thème : « Les OGM / Menace ou espérance » devrait paraître dans les mois qui viennent. Les scientifiques aussi sont en demande ! Ceux de la Société internationale de biologie moléculaire des plantes réclament la mise en place d’un réseau de laboratoires indépendants pour le suivi des cultures et la détection des OGM dans les produits alimentaires. Monsieur Tout-le monde n’est pas seul à craindre la manipulation ! ».
Claire Neuville - Sociologue
Propos recueillis par Côté Femme – 21 janvier
 

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