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Revue de presse :
du 13 au 19 janvier 2004

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

L’enrobage permet de moins traiter
Enrober les semences de matières actives destinées à les protéger est une pratique ancienne qui permet de préserver le potentiel des plantes. Deux sortes d’insecticides sont mis en œuvre par enrobage : les premiers servent à écarter les ravageurs présents dans le sol, les seconds accompagnent le développement de la plante comme à l’instar du Gaucho et Régent pour la protéger pendant sa croissance. Au total, plus d’une vingtaine de molécules sont homologuées pour être appliquées en enrobage, une technique qui permet de limiter les quantités de matières actives mises en œuvre. Toute la question est de savoir maintenant si les semences enrobées doivent être considérées comme des déchets industriels banals ou comme des produits moins banals nécessitant des précautions de manipulation.
Yann Kerveno – Sud Ouest – 8 janvier

L’art de noyer le saumon
La publication de Science a provoqué un tollé dans l’industrie du saumon et les agences sanitaires qui soulignent que, même dans le pire des cas, la contamination ne dépasse pas les normes alimentaires américaines comme européennes. Cependant, arrêter l’enquête à ce stade ne serait pas honnête. Il existe un réel problème de contamination humaine par les dioxines et les PCB. La DGAL du ministère de l’Agriculture qui effectue, chaque année, des centaines d’analyses de viandes, de produits laitiers, de légumes, de poissons… en retrouve partout. Même si les normes européennes ne sont dépassées que dans des cas très rares, la situation n’est pas saine. En effet, depuis plusieurs années, le Comité scientifique de l’alimentation humaine de l’OMS tire le signal d’alarme car il juge qu’une proportion considérable de la population de la Communauté absorbe, une dose supérieure à la dose jugée actuellement tolérable. D’où la volonté de la Commission européenne de durcir ses normes.
Frédéric Lewino – Le Point – 16 janvier

Poissons d’élevage : des poissons en eaux troubles
Si, selon la plupart des spécialistes, les « pensionnaires » des piscicultures françaises ont toutes les chances de ne manger… que du poisson durant leur vie, la question se pose toujours concernant certains pays du pourtour méditerranéen. D’où la demande insistante d’un dispositif de traçabilité des produits qui se déplacent sur les circuits du commerce international par de nombreux intervenants.
Alain Buisson – La Dépêche du Midi – 11 janvier

Sperme affaibli
Selon une étude menée auprès de 7 500 hommes fréquentant un centre de fertilité d’Ecosse, la concentration de spermatozoïdes a baissé de près d’un tiers en 20 ans. Alcool, tabac, drogues, obésité, pesticides et produits chimiques en seraient notamment responsables.
Le Quotidien du Médecin

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Sur l'agriculture
 
 


Sur les abeilles

Enquête Régent : BASF demande le statut de « témoin assisté
« Afin de répondre scientifiquement, et point par point, à ces accusations incompréhensibles, BASF a demandé au juge Guary de pouvoir bénéficier du statut de témoin assisté. Nous pourrons ainsi avoir accès au rapport Narbonne et faire valoir toute la vérité » affirme BASF.
AFP – 15 janvier
Communiqué disponible sur www.basf-agro.fr

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

Or vert au pays des cigales
Marginale au niveau européen, la production française d’huile d’olive, en plein renouveau, vise les marchés haut de gamme et se vend au prix du champagne. Produire une huile de qualité nécessite à la fois d’avoir des fruits sains tout en limitant les traitements. « La production d’huile biologique est jouable mais certaines années sont très difficiles » affirme notre oléiculteur membre du réseau FARRE. Il travaille en liaison avec l’UIPP pour limiter les traitements au strict minimum tout en évitant de produire des fruits véreux, d’où la mise en place de mini- traitements de fixation pour favoriser le piégeage de la mouche de l’olivier.
Gérard le Puill – L’Humanité Hebdo – 10 janvier

Un référentiel d’exigences
Exigeant et équilibré, ce référentiel national de l’agriculture raisonnée est le fruit d’une réflexion de 18 mois conduite par des spécialistes de l’agriculture, de l’agroalimentaire, de l’environnement, de la distribution et du monde de la consommation. Ce référentiel a été publié dans un arrêté du 30 avril 2002. FARRE met également à disposition un test à destination des agriculteurs dans lequel le référentiel officiel est présenté sous la forme d’une auto- évaluation.
Le Progrès – 10 janvier

L’argent, nerf de la guerre en agriculture raisonnée
Les 7ème rencontres de l‘agriculture raisonnée, qui se tenaient à l’Unesco constitueront elles un tournant dans l’histoire chaotique de ce concept ? Un des signes positifs est l’annonce, par Roselyne Bachelot, ministre de l’Ecologie, de l’avis du Conseil d’Etat sur le projet de décret permettant d’étiqueter « agriculture raisonnée », conduisant à la signature de celui-ci « dans les prochains jours ». Les consommateurs pourront être informés par la mention « issu d’exploitations qualifiées au titre de l’agriculture raisonnée ». Mais la formule semble bien timide à Frank Riboud, PDG de Danone, un groupe engagé dans la démarche. « Le projet de décret propose une possibilité commerciale réduite », a-t-il commenté, ajoutant : « le consommateur n’est pas prêt à payer plus pour l’agriculture raisonnée ». S’il doit encourager « durablement » les agriculteurs, l’industriel s’est déclaré disposé à leur apporter un appui technique et matériel, plus que financier. Tandis que le responsable du Crédit Agricole, Michel Clavé, a évoqué la possibilité que la banque finance jusqu’à 20% du prix de l’audit de qualification, évalué à 800 euros. Christiane Lambert, présidente de Farre, a pour sa part insisté pour que la qualification ne soit pas la condition à la perception des aides. « L’éco-conditionnalité doit être acquise en cas de qualification et non l’inverse, a renchéri le responsable du syndicat des Jeunes agriculteurs. Les responsables du forum ont rappelé un objectif ambitieux : 30% d’exploitations qualifiées en 2008.
S.C. – Les marchés – 9 janvier
 

 
Sur l'agriculture biologique

« Crie-Terre » aux portes de la ville
L’association londaise met en œuvre un vaste projet axé sur le développement de l’agriculture biologique dans la plaine du Gapeau, avec conservatoire méditerranéen, jardins solidaires et formation professionnelle. Ces professionnels de l’agriculture sont persuadés que leur secteur peut reprendre la place économique qui était jadis la sienne dans la région. « A savoir la première. Malgré les freins que sont le foncier et la politique du tout tourisme, il y a matière à créer des centaines voire des milliers d’empois avec l’agriculture biologique qui est non polluante et qui nécessite beaucoup de main d’œuvre. On oppose toujours tourisme et agriculture, mais ils sont tout à fait complémentaires ». La demande est effectivement très forte : 80% des produits biologiques consommés en France sont importés. « De plus, nous n’avons plus le choix après 30 ans d’utilisation intensive des pesticides. »
Nathalie Brun – Var Matin – 15 janvier

Restauration de palais au Japon
Après l’Europe et les Etats-Unis, l’agriculture biologique sort enfin de l’ombre au Japon. Nutritionnistes et experts en santé publique sont de plus en plus écoutés. Et les chercheurs multiplient tests et expériences. Celles menées par un docteur japonais sur les bienfaits du thé chinois semi- fermenté Oolong, lequel réduirait les graisses, le cholestérol et agirait sur le rajeunissement des organes internes, ont été très commentés. Grâce à ses polyphénols, ce thé serait même plus efficace que le thé vert nippon ! A Tokyo, les supermarchés comme ceux de Natural House, aux rayons emplis de légumes « cultivés sans pesticides », se multiplient. Les restaurants bio se multiplient eux aussi à une vitesse fulgurante.
Michel Temman – Libération – 17 janvier

Navdanya, du bio dans l’océan de pesticide
Depuis neuf ans, la petite ONG indienne défend la diversité et l’autosuffisance des paysans. Fondée par Vandana Shiva, figure de proue des alter- mondialistes indiens, l’association lutte pour la biodiversité, et plus globalement pour la sauvegarde de l’agriculture traditionnelle, mise en péril par l’arrivée en Inde des multinationales attirées par le gigantesque marché que représente ses 650 millions de paysans. Parallèlement à la mise en place d’une vingtaine de « banques de semences, Navdanya forme des paysans volontaires à l’agriculture bio, et commence à organiser la distribution de ces produits jusqu’ici absents du marché indien. Pour Vandana Shiva, seule cette agriculture» est viable pour les petits agriculteurs dans les pays en développement ». Un discours qui se fait largement entendre au Forum social mondial : « Il faut d’urgence empêcher tout monopole sur les semences et tout brevet sur le vivant, sinon nous allons assister à la mort du savoir –faire paysan des pays pauvres ».
Pierre Prakash – Libération – 17 janvier
 

 


Sur les OGM 

OGM : hausse de 15% des surfaces plantées dans le monde en 2003
Introduites en 1996, les cultures transgéniques ont enregistré leur septième année consécutive de croissance à deux chiffres. En 2003, un quart des surfaces mondiales de maïs, coton, colza et soja a été planté avec des OGM. En fait, six pays concentrent 99% des cultures transgéniques. Le Brésil, qui autorisé la culture d’OGM en 2003 en officialisant des pratiques existantes, devient le quatrième pays au monde par les surfaces avec 3 millions d’ha, derrière l’Argentine (numéro 2, en hausse de 21% à 13, 9 millions d’ha) et le Canada (4,4millions). Hors Brésil, la croissance mondiale des OGM aurait été de 10%. L’autre acteur qui monte en puissance est la Chine (à 25% à 2,8 millions d’ha).
L.F. – Les Echos – 14 janvier

Allemagne/OGM : lourdes sanctions en cas de non- affichage
Les contrevenants aux directives de l’UE s’exposeront à une peine de prison ferme allant jusqu’à 3 ans et une amende de 50 000 euros maximum, a expliqué la ministre de l’Agriculture et de la protection des consommateurs, Renate Kuenast. L’affichage des composants d’un produit de consommation « est une importante condition préalable garantissant la liberté de choix aux consommateurs et aux agriculteurs ». La loi transpose dans le droit allemand les directives européennes concernant la culture et la commercialisation d’OGM. Elle précise également les conditions de la coexistence entre cultures OGM et plants traditionnel, ainsi que les recours judiciaires en cas d’abus.
AFP – 14 janvier
Sud Ouest – 9 janvier

La France « privilégie l’approche communautaire »
Le principal sujet encore en suspens – dans l’attente de la reprise prochaine des autorisations de culture et de commercialisation d’OGM – reste, selon le ministre français, Hervé Gaymard, la question de la cohabitation entre les 3 formes d’agriculture : conventionnelle, biologique et OGM , et la question de la dissémination ». Plutôt qu’une réglementation pays par pays, Mr Gaymard préfèrerait un « règlement –cadre » européen sur cette question. Aucune date pour une réunion des ministres européens de l’Agriculture sur cette question n’a encore été fixée, a déclaré Mr Gaymard.
AFP – 14 janvier

Greenpeace dénonce l culture illégale de coton OGM en Grèce
La section grecque de l’organisation environnementale a indiqué dans un communiqué que cette action visait à dénoncer l’importation et la culture en 2003 de graines de coton génétiquement modifiées. Dénonçant « l’inefficacité » des contrôles actuels, Greenpeace réclame un nouveau contrôle de toute la production 2003, la destruction des récoltes contenant des OGM et des sanctions contre les importateurs de graines. La Grèce avait renforcé en 2001 sa réglementation sur le contrôle et la commercialisation des produits contenant des OGM. « Aucune graine ne peut plus être importée sans avoir été contrôlée par échantillonnage », avait alors indiqué Mr Agryis, secrétaire d’état à l’Agriculture, estimant qu’il n’y avait « plus de possibilité de contamination ».
AFP – 15 janvier
 

 

 


Ils ont dit

« …Oui, il faut réformer l’OMC et établir des règles pour l’agriculture qui baigne dans les subventions dévastatrices. Mais Bové trompe son monde : il ne peut pas à la fois réclamer de l’argent à Bruxelles et dire qu’il défend les paysans du tiers monde : ce sont, en effet, les subventions européennes et américaines qui empêchent les agricultures du tiers-monde de décoller. Oui, il faut réguler la mondialisation. L’extrémisme de Bové est la meilleure garantie du statu quo, Quant aux OGM, qui sont les gagnants face à lui ? Les multinationales américaine, évidemment. Découragés, les semenciers européens abandonnent les uns après les autres. Aventis, Novartis, maintenant sans doute Bayer. Il reste Limagrain pour le maïs, mais pendant combien de temps encore ? La route est désormais libre devant Monsanto et Du Pont de Nemours, les deux semenciers géants américains… en attendant les chinois. Bravo, Monsieur Bové, beau travail !
Claude Allègre – L’Express – 15 janvier

« Selon une autre étude américaine, également publiée par Science, dirigée par Charles Santerre, un spécialiste de toxicologie, le risque d’avoir un cancer en mangeant du saumon est bien moins important que celui d’être victime d’une maladie cardiovasculaire en ne mangeant pas souvent de poisson. Alors, je continuerai à manger du saumon plusieurs fois par mois, même si je préfère une bonne truite… d’élevage ».
Françoise Médale, directrice de recherches INRA en nutrition des poissons.
Propos recueillis par Pierre Verdet – Sud Ouest – 14 janvier

 

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