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Revue de presse :
du 20 décembre 2003 au 5 janvier 2004

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

De batailles et d’eau pure
Sunita Narain, présidente du Centre pour la science et l’environnement (CEI) a obtenu, au terme d’une longue bataille légale, que le gouvernement indien adopte en matière d’eau les critères européens, bien plus sévères que ceux auparavant en vigueur en Inde. Le CEI a en effet démontré, que les concentrations de pesticides dans certaines marques d’eau en bouteilles vendues en Inde, étaient largement supérieures à celles tolérées en Europe. « Notre cible, c’est le gouvernement indien. Pas les multinationales, qui n’ont violé aucune loi pour la bonne raison qu’il n’en existe aucune. « Au passage, un message pour l’Occident : « Vous voulez que le monde soit un marché unique pour vos produits ? D’accord, mais alors exportez aussi vos normes sanitaires et sociales » a-t-elle déclaré.
Courrier International – 24 décembre

Des retraits poudre aux yeux
50 pesticides interdits à la vente dans l’UE à compter du 1er janvier 2004, sur un total autorisé de 850… En réalité, cette très bonne nouvelle – a priori – n’aura strictement aucun impact sur la santé des consommateurs, la qualité de l’eau ou les résidus dans l’alimentation. Pour qu’une molécule soit maintenue sur le marché, les producteurs doivent en effet démontrer devant la Commission de Bruxelles, études à l’appui, qu’elle répond aux normes de sécurité. Or ; ils ont renoncé à défendre les produits anciens qui n’avaient plus de parts de marché significatives. Le retrait n’est donc en rien justifié par des enjeux de santé ou d’environnement. Il n’aura d’ailleurs pas d’incidence sur les ventes. En France, par exemple, les substances actives bannies au 1er janvier ont représenté moins de 1% des ventes en 2002. Pour une meilleure protection des consommateurs, il faudra attendre l’examen des quelque 400 molécules réellement commercialisées. Or, leur évaluation par Bruxelles ne fait que commencer. Il est encore impossible de savoir si le fipronil ou l’imidaclopride, des molécules très contestées, remplissent vraiment toutes les exigences de la directive environnement.
Que Choisir – 1er janvier

Une autre agriculture pour une autre alimentation
L’agriculture va se trouver confrontée à deux défis contradictoires : produire plus pour nourrir une population mondiale en augmentation, tout en faisant face à l’érosion des sols et à l’épuisement des nappes phréatiques, et en réduisant l’usage des fertilisants et des pesticides de synthèse qui polluent la terre et l’eau. L’une des principales priorités en matière agricole consiste à repenser les systèmes d’irrigation tant la situation des nappes phréatiques devient partout critique. Mais rien de suffisant ne pourra être fait en agriculture, si, parallèlement, les modes d’alimentation n’évoluent pas vers des régimes plus végétariens. Les populations des pays développés consomment beaucoup trop de viande. Les bovins demandent en effet sept kilogrammes d’aliments concentrés par kg additionnel de poids vifs.
M. Ch – Alternatives Economiques – 1er janvier

La qualité des eaux s’améliore en Bretagne
Pour la première fois depuis son lancement il y a 15 ans, le plan régional eau pure commence à produire des effets tangibles. Il y a eu une véritable prise de conscience des Bretons, les esprits ont évolué. Aujourd’hui, plus de 300 communes ont signé la charge du « désherbage durable ». Et en Iles et Vilaine, le conseil général et la direction de l’équipement se sont engagés à réduire l’utilisation de produits nocifs.
Nathalie Bougeard – Le Figaro – 22 décembre

Pesticides dans l’Adour
La situation est préoccupante. Selon un bilan que vient de réaliser l’agence de l’eau bassin Adour- Garonne, de nombreux consommateurs utilisent une eau polluée par les pesticides. « Dans de nombreux secteurs, notamment dans les vallées de la Garonne, du Tarn, de la Charente et de l’Adour, si la présence de pesticides dans les rivières est susceptible de provoquer des désordres dans l’écosystème, aucune mortalité de poissons n’ a été, jusqu’à aujourd’hui, relié à cette contamination ». Le rapport poursuit : « mais, les effets à long terme, comme la croissance des individus, la diminution probable de la capacité de reproduction ou les perturbations hormonales sont difficiles à appréhender ». L’agence de l’eau Adour- Garonne lance même un cri d’alarme. « Face à ces incertitudes, il importe de réduire drastiquement la présence de ces substances pour protéger la biodiversité » écrivent les rédacteurs. Seulement, les premiers concernés, les agriculteurs, pris dans un système productiviste peuvent difficilement abandonner des pratiques encouragées par les industriels de la phytopharmacie.
Michel Rambeau – La République – 27 décembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur l'agriculture
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 27 au 28 novembre 2008
du 19 au 26 novembre 2008
du 8 au 18 novembre 2008
du 29 au 7 novembre 2008
du 18 au 28 octobre 2008
du 08 au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Sur l'agriculture
 
 


Sur les abeilles

Surmortalité des abeilles : une expertise met en cause le Régent TS de BASF
Celle-ci a été remise au Juge d’instruction de Saint Gaudens. L’expertise pose aussi la question de l’éventuelle dangerosité pour la santé humaine des poussières dégagées lorsque les semences enrobées de ce pesticide sont enfouies dans la terre. L’expert, spécialiste de la biologie des abeilles au CNRS, estime que « l’ensemble des semences de tournesol traitées au Régent TS sont potentiellement dangereuses pour les abeilles en raison des particules contenant du fipronil qu’elles diffusent dans l’atmosphère » et qui retombent ensuite sur le sol et les plantes.
AFP – 22 décembre

DG alimentation : Régent et Gaucho « n’ont pas de conséquences sur la santé »
Les insecticides Régent TS et Gaucho tels qu’ils sont produits et dans les conditions d’utilisation prescrites n’ont pas d’impact sur la santé humaine, assure Thierry Klinger, directeur général de l’alimentation, qui n’a pas eu connaissance de l’expertise du CNRS, « Aucune étude pour le moment n’a révélé la présence de résidus du fipronil dans le maïs plante entière, ni même dans les graines de tournesol, malgré l’augmentation continue de la sensibilité des méthodes de détection. Il n’y a aucune dangerosité pour la santé humaine via l’exposition directe ou par la consommation de produits végétaux ou animaux ». D’autre part, il a été décidé de procéder, « tirant les leçons du passé » selon Mr Klinger, à un « audit des différentes usines françaises » produisant le Régent TS et le Gaucho du Groupe Bayer.
Christian Charcossey – AFP – 23 décembre

Régent et Gaucho : l’UNAF réfute des propos du directeur de la DGAL
Il est inexact d’affirmer « qu’il n’existe pas de résidus dans les maïs ou tournesols plantes entières, puisque les travaux du CNRS en cours ont précisément pour objet de quantifier ces résidus », estime l’UNAF. En assurant qu’il n’ y a aucune dangerosité pour la santé humaine via l’exposition directe ou par la consommation de produits végétaux ou animaux, Mr Klinger »prend des risques personnels et engage ainsi la responsabilité personnelle du ministre de l’Agriculture », prévient-elle.
AFP – 29 décembre

Journal de 13H sur France 2 le 22 décembre
Extrait d’une réponse de JC Bocquet lors de la manifestation des apiculteurs devant le siège de l’UIPP
« Ce n’est pas un homicide, Monsieur ! Mais non, mais non, ces produits là ne sont pas des produits sans effets ; notre objectif c’est de faire en sorte que ces produits soient mis en œuvre dans des conditions correctes, de manière à minimiser les impacts éventuels au niveau de l’environnement ».

Journal de 20H sur France 2 le 22 décembre
Extrait d’une déclaration de Philippe Krasnopolsk – Basf
« Toutes les études scientifiques qui ont servi à l’homologation du produit montrent que le Régent TS ne comporte aucun risque pour la santé humaine »

Yves Védrenne assigné par Bayer pour « dénigrement »
Bayer a lancé l’offensive sur le plan juridique en attaquant pour « dénigrement » trois responsables apicoles français. Parmi eux, en première ligne, Yves Védrenne, président du SNA (Syndicat national d’apiculture). « Des propos systématiques et répétitifs tenus en public ou par voie de presse pour dénigrer le Gaucho », telle est la doléance du groupe Bayer, qui met en avant « l’absence de toute preuve scientifique » à charge contre son insecticide.
Y.A. - L’Est Eclair – 29 décembre

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

Pleins feux sur l’agriculture raisonnée
Les 7ème rencontres de l’agriculture raisonnée et du développement durable se dérouleront le 7 janvier à la Maison de l’Unesco, à Paris, en présence, notamment de Roselyne Bachelot, ministre de l’Ecologie, de Franck Riboud, président du groupe Danone, et de Christiane Lambert, présidente de FARRE. Cette association nationale regroupe des milliers d’agriculteurs qui maîtrisent l’utilisation des engrais et des produits phytopharmaceutiques, replantent des haies contre l’érosion, se soucient du bien-être animal… Dès le début 2004, leur travail sera mieux reconnu grâce à une qualification de leurs exploitations.
Pèlerin Magazine – 1er janvier
 

 
Sur l'agriculture biologique

 
 

 


Sur les OGM 

OGM pas d’étude sur les risques
Est-ce l’effet de la baisse des budgets affectés à la recherche ou bien une décision plus politique ? En tout cas, une étude sur les OGM risque d’être abandonnée alors qu’elle constitue une occasion unique de mieux cerner les risques éventuels de ces végétaux. L’objectif étant de savoir si la protéine et/ou l’ADN transgénique des aliments pour animaux est susceptible de se retrouver dans les produits consommés par l’homme. Une question qui ne semble pas pertinente aux yeux du ministère de l’Agriculture. C’est d’autant plus dommage que le consommateur n’aura pas le choix les produits issus d’animaux nourris aux OGM ne sont pas étiquetés.
Que Choisir – 1er janvier

"OGM : lorsque l'irresponsabilité fait place à la désinformation"
Après avoir appris que les autorités publiques renonçaient à dégager des crédits pour mener à leur terme des analyses prévues pour évaluer l'impact d'une alimentation à base de maïs transgénique sur les animaux et leurs sous produits tels que le lait, France Nature Environnement, Réseau Cohérence et l'Association Nature et Culture s'indignent. Selon eux, la nouvelle réglementation sur la traçabilité et l'étiquetage est une vraie supercherie, car elle ne porte pas sur les produits issus d'animaux consommant des OGM. Aucune disposition n'impose à la filière un étiquetage indiquant le type d'alimentation de l'animal qui a généré ces produits. Ainsi, on ne peut prétendre faire l'économie d'analyses et, encore moins, lever le moratoire sur les OGM au motif que le consommateur est mieux informé. C'est ajouter l'irresponsabilité à la désinformation.
Ouest France – 26 décembre

Les OGM, graines de réflexion pour deux chercheurs
« Je trouve incroyable qu’on ait pas encore, sur les OGM, mis en place de négociation générale digne de ce nom entre tous les protagonistes (Etat, chercheurs, agriculteurs, commerçants, opposants, etc.). Une négociation dont l’objectif serait d’aboutir à un accord décrivant point par point les choses à accepter, les choses sur lesquelles on a besoin de compléments d’information pour avancer et les choses à refuser. Par exemple, récuser l’introduction d’un gène de résistance à un herbicide dans une plante qui s’hybride naturellement avec une mauvaise herbe ou une plante naturellement invasive, comme le colza. A mon avis, ce serait un bon moyen de sortir de l’impasse où nous sommes – car nous sommes dans une impasse ».
Pierre Henri Gouyon

« Avec les OGM, c’est finalement toujours la même chose. On s’intéresse enfin à des problèmes sur lesquels on aurait dû se pencher plus tôt. On découvre la traçabilité. Mais ce sont des dispositifs qu’on aurait dû mettre en place depuis longtemps ! Que l’on trouve des traces d’arachide dans les farines de blé ou dans n’importe quoi, c’est un gros problème pour les gens allergiques à l’arachide. Si je voulais pousser le raisonnement à l’extrême, je dirais que les OGM nous font faire des progrès par les notions de bio vigilance qu’ils nous imposent. Et les mises au point techniques effectuées dans le cadre des OGM pour élaborer des processus de dosage serviront probablement à bien autre chose, en particulier à la traçabilité des allergènes qui proviennent des plantes naturelles ! »
Yves Chupeau
Propos recueillis par Cécile Klinger – La Recherche – 1er janvier
 

 

 


Ils ont dit

«… Les entreprises, que je représente aujourd’hui, font beaucoup d’efforts pour à la fois mettre au point des produits qui soient plus respectueux de l’environnement et de la santé, donc du consommateur et de l’opérateur mais également, des efforts sur les bonnes pratiques soit agricoles, soit les bons conseils en jardinerie…. Pour soigner votre jardin, il faut tout d’abord vous assurer que le produit que vous allez acheter, bénéficie bien d’un petit logo utilisable en gamme jardin, c’est extrêmement important, c’est un gage supplémentaire de sécurité à la fois pour le jardinier, mais aussi pour l’environnement… Cela signifie que ce produit est passé au travers des cribles de nombreux tests et, donc, bénéficie d’une homologation donc d’une autorisation de vente pour être utilisé dans le jardin… Les progrès faits par les sociétés font qu’il est vrai que les produits sont aujourd’hui plus performants en terme d’efficacité et en parallèle sont également plus respectueux de l’environnement ».
Jean-Charles Bocquet – Directeur Général de l’UIPP
Invité de RMC Info le 27 décembre


 

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