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Revue de presse :
du 25 novembre au 1er décembre 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Paraquat, la mort au bout de la sulfateuse (dossier)
Combien pèse l’avis des experts en toxicologie dans la politique française de prévention des risques liés aux pesticides ? Pas grand chose, si on en juge par l’action récemment menée par la France en faveur de l’herbicide le plus controversé, car le plus toxique pour l’homme : le paraquat, numéro deux mondial des désherbants et produit phare de la firme Syngenta. Le 3 octobre, lors d’une réunion des Quinze à Bruxelles dont l’enjeu était le bannissement de l’usage de ce produit dans l’UE, Paris a pesé de tout son poids pour éviter un verdict d’interdiction. Grâce à la France, le paraquat a été inscrit sur la nouvelle liste des pesticides autorisés dans l’UE aux termes de la directive 91/414. Ce vote a de quoi surprendre. La France campait depuis plus d’un an dans le camps des pays (Autriche, Luxembourg, Suède, Danemark et Finlande) réclamant le retrait de ce produit du marché européen. En outre, la commission d’étude de la toxicité des produits antiparasitaires à usage agricole, groupe de scientifiques indépendants chargé par le ministère de l’agriculture d’évaluer les risques liés aux pesticides, avait conseillé son interdiction, de même que les services phytopharmaceutiques du ministère. Etrange vote qui met en relief l’opacité des circuits de décision en matière de contrôle des pesticides et, incidemment, des carences dans le suivi de l’impact de ces substances pour la santé publique en général…
Corinne Bensimon – Libération – 25 novembre

L’agriculture chinoise doit se préparer à des interdictions de l’UE
Le gouvernement chinois a demandé aux maraîchers chinois de se préparer à l’interdiction de 320 produits chimiques à usage agricole par l’UE, à compter du 31 décembre prochain. La mesure de l’UE affectera les exportations de plus de 60 produits chimiques agricoles fabriqués par la Chine, dont 13 types d’insecticides, selon l’administration chinoise des contrôles de qualité, des inspections et de la quarantaine. Les fruits et légumes produits avec ces substances seront vraisemblablement eux aussi interdits sur le marché européen, selon Lin We’i, un responsable de cette agence gouvernementale.
AFP – 29 novembre

L’UFC – Que Choisir s’inquiète de la pollution de l’eau par les pesticides
Niort : La contamination de l’eau distribuée à Vasles par le chlortoluron révèle une fois de plus les risques de dégradation de la ressource en eau et pose de nouveau le problème de la qualité des eaux destinées à la consommation humaine – estime l’UFC Que Choisir dans un communiqué. « Selon les toxicologues, l’eau de boisson devient toxique dès qu’est atteinte la dose de cinq à dix fois la norme de 0,1microgramme/l. Dans le cas qui nous préoccupe ici, on atteint 2,9 microgrammes/l, soit 29 fois la norme ! A Valses, les responsables communaux font référence à « des spécialistes qui font état d’une faible toxicité à court et long terme… », sans autre précision. L’UFC – Que Choisir est très préoccupée par ce genre de propos qui vont à l’encontre des études scientifiques prouvant une corrélation entre cancers, troubles neurologiques, etc. et absorption de pesticides ».
Le Courrier de l’Ouest – 29 novembre

Peur de boire l’eau du Rhône ?
Entre les stations d’épuration détruites ou saturées qui polluent en amont, les décharges sauvages, les boues d’épuration, les rejets contrôlés mais toujours suspects des centrales atomiques à la limite du nord Vaucluse et du sud de la Drôme , le « couloir de la chimie », pôle international de la pétrochimie en amont de Valence, les activités agricoles et industrielles… ceux qui boivent l’eau du Rhône ont quelques raisons de s’inquiéter…Mais la prise de conscience commence à faire son chemin… Alors que par le passé nous nous cantonnions à des traceurs biologiques, nous sommes arrivés à repérer la bactérie en question. Avant nous cherchions des familles, aujourd’hui, on détecte la dernière génération de tel organisme ou tel corps polluant. Dans le cadre du décret de décembre 2003, on peut par exemple noter que la conductivité de l’eau, c’est-à-dire la concentration en minéraux sera revue à la baisse. Sylvain Bedry, responsable de la qualité de l’eau précise que « ce décret sera plus prêt des préoccupations de l’OMS à savoir un suivi plus rigoureux des trialométhanes ou des chlorites. A l’heure actuelle, nous avons plus de 2000 paramètres à étudier en dehors des pesticides sur environ 1000 prélèvements par an.
P .L – L’Hebdo Vaucluse – 21 novembre

La qualité de l’eau s’améliore
Parthenay : « On avait une dégradation constante de la qualité depuis 30 ans, avec de plus en plus de nitrates et de pesticides. Pour la première fois, en 2002, on a noté un arrêt de cette dégradation » remarque Olivier Magnaval, secrétaire général de la préfecture. « Les programmes de prévention vers l’agriculture portent leurs fruits, c’est un signal positif que l’on veut donner à la profession agricole ».
Clotilde Couderc – Le Courrier de l’Ouest – 29 novembre

Les agriculteurs ne semblent pas intéressés
La chambre d’agriculture du Calvados a organisé une réunion d’information sur le stockage des produits phytopharmaceutiques à l’attention des agriculteurs du bassin de Saon. Aucun agriculteur ne s’est déplacé à cette présentation. Pourtant le thème de cette visite « le stockage des produits phytopharmaceutiques » revêt une importance toute particulière pour ce secteur géographique du Bassin. Ce programme découle de la présence de résidus phytopharmaceutiques dans l’eau approvisionnant le syndicat en eau potable du Molay-Littry. La chambre d’agriculture organisera d’autres réunions d’information mais il reste en tout les cas du travail de communication en perspective…
L.L. – La Renaissance – 25 novembre

Une bactérie livre la clé d’un insecticide surtoxique
Une bactérie dotée d’un redoutable potentiel insecticide vient de livrer son secret grâce au décryptage de son génome par l’Institut Pasteur, le CNRS et l’INRA. Pour tuer les insectes et leurs larves, un petit ver nématode s’introduit dans leur corps où il libère la bactérie Photorhabdus luminescens. Laquelle distille un poison destructeur, une protéine proche d’une hormone juvénile des insectes, dont on vient de découvrir le gène. Agit-elle sur le développement des insectes ? Mystère. Mais sa toxicité est telle que moins de cent bactéries suffisent à tuer une larve ! Associé aux recherches, Bayer CropScience espère en tirer des insecticides, ou créer des plantes transgéniques protégées contre leurs agresseurs par le gène de la bactérie tueuse.
P.G. – Science et Vie – 1er décembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Divers
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Sur la sécurité alimentaire
 
 


Sur les abeilles

BASF nous écrit
Dans son édition du 19 octobre dernier, le JDD a publié un article intitulé « Les insecticides devant la justice », article où sont transcrites des contrevérités…
Il est faux d’affirmer que le Régent TS serait classé parmi les toxiques neurotoxiques et cancérigènes. Il est faux d’affirmer qu’un organisme aurait émis un avis défavorable pour l’utilisation du Régent TS en culture de maïs… Il est également faux de prétendre que BASF Agro serait en situation irrégulière puisqu’elle bénéficie d’une autorisation provisoire de vente du Régent TS valable jusqu’en 2005… Il est encore faux de prétendre que les « sociétés commercialisant le Régent ont fait pression sur les fonctionnaires du ministère de l’Agriculture pour assurer une vente illicite très rentable » ou que notre produit serait jugé néfaste pour les abeilles et donc probablement aussi pour l’homme ». En effet, aucune surmortalité d’abeilles ou perturbation de butinage n’a été constatée par des scientifiques indépendants reconnus par les apiculteurs lors des études menées depuis 1999 pendant la floraison des tournesols. La société BASF Agro rappelle qu’elle n’a jamais été mise en cause par aucune autorités administrative ou judiciaire dans les phénomènes de mortalité d’abeilles constatées dans le midi de la France ou ailleurs.
Le Journal du Dimanche – 30 novembre

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

 
 

 
Divers

Une multinationale entre au lycée
L’enseignement agricole public s’est associé avec la firme agrochimique Syngenta, dans le cadre d’un concours proposé à des élèves de BTS. Un partenariat Etat-privé, qui après avoir fait débat, est reconduit à la satisfaction des participants. La firme a su trouver des alliés à la Direction générale de l’Enseignement et de la Recherche (DGER). Comme Max Barbier, responsable des exploitations des lycées. « Syngenta n’est pas venue vendre ses produits mais mettre à disposition des 31 classes de BTS volontaires, des services au sérieux validé par un institut technique. Et puis, peut-on se passer de pesticides ? Peut-on isoler les élèves d’un univers qu’ils côtoieront demain ? ». Pour Syngenta, le retour sur investissement n’est pas immédiat. Mais la firme joue, intelligemment, sur plusieurs terrains. Celui des élèves, futurs clients ou prescripteurs de pesticides, et celui de son image dans le grand public. « Les médias ne parlent jamais des bénéfices des produits phytopharmaceutiques pour les cultures », déplore Denis Tardit, directeur général France.
François Vercelletto – Ouest France – 1er décembre

L’éloge de la bouillie bordelaise et de ses vertus
La bouillie bordelaise l’un des plus anciens médicaments utilisés au jardin, est là qui tombe à point nommé pour remplir son office et traiter quelques maladies cryptogamiques, provoquées par des champignons sur certains arbustes et arbres fruitiers. Du reste, tout jardinier se doit d’en avoir une boite à portée de la main, car ce produit peu coûteux est d’une efficacité remarquable qui se double d’une faible toxicité. A preuve, il est utilisé dans l’agriculture biologique. C’est un mélange de sulfate de cuivre et de carbonate de chaux vendu sous forme d’une poudre très fine de couleur bleue. Il suffit de la diluer dans l’eau en respectant les quantités préconisées par le mode d’emploi et d’en pulvériser les plantes d’une façon abondante, de façon qu’elles ruissellent…. Ce remède serait-il universel ? Quasi ! …
Alain Lompech – Le Monde – 20 novembre
 

 


Sur les OGM 

UDSA : Les OGM plus gourmands en pesticides que les cultures classiques
L’étude réalisée sur 8 ans par le département américain de l’agriculture contredit tout le discours de l’indusrie agrochimique. Il apparaît qu’après avoir dans un premier temps réduit le nombre de traitements chimiques et le volume de pesticides, les agriculteurs américains font le contraire depuis trois ans. Rien d’étonnant à cela, si on se rappelle les mises engarde des scientifiques qui avaient prévenu qu’à trop développer les cultures OGM résistantes aux herbicides, on provoquerait des changements dans les familles de semences et dans les résistances au point de devoir augmenter les volumes d’herbicides et le nombre d’applications. Pis encore : tandis que les tonnages d’herbicides employés sur les cultures classiques ne cessent de diminuer, les volumes appliqués sur les OGM augmentent sans arrêt. C’est vrai sur les cultures de soja (pas sur les cultures de coton ni maïs) mais le soja représente 54% de la totalité des cultures OGM aux Etats-Unis.
Marie Josée Cougard – Les Echos.fr – 27 novembre

Philippines : le « riz d’or », Frankenstein transgénique ou miracle nutritif ?
Le débat sur les OGM « n’a pas de sens » lance le biotechnologiste Swapan Datta. Le « riz d’or » sur lequel il travaille depuis des années « n’a jusqu’à présent provoqué aucun effet secondaire », assure—il depuis son laboratoire de l’Institut international de recherche sur le riz (IRRI). L’Asie et l’Afrique, qui consomment la moitié de la production du riz de la planète, pourraient de toute façon « vouloir accepter certains risques que les pays développés ne sont pas prêts à prendre », ajoute Ronald Cantrell, directeur général américain de l’IRRI. La substance bêta-carotène, que le corps transforme en vitamine A est présente dans ’enveloppe du riz mais pas dans la graine que nous consommons. L’Institut a « fait migrer » le gène responsable du bêta-carotène dans la graine. Les scientifiques ont également cloné le gène du soja pour l’inoculer au riz afin d’en augmenter le taux de fer. Il pourrait avoir un « impact immense » sur la nutrition de la population asiatique, qui mange du riz au moins deux fois par jour.
Cecil Morella – AFP – 30 novembre

La Conf’ pour une expérimentation OGM « jusqu’au bout »
La Confédération paysanne va saisir les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie pour que soit menée jusqu’à son terme une expérimentation de maïs transgénique près d’Angers. L’essai, conduit jusqu’en juin 1999 dans une ferme expérimentale à Montreuil-Sur-Loir avait reposé sur l’étude comparative des performances de deux troupeaux de 24 vaches laitières nourries d’ensilages différents, l’un de maïs transgénique, l’autre maïs traditionnel. A la demande d’une association de consommateurs et de la Confédération paysanne, l’étude avait aussi intégré, en juillet 1998, la recherche des éventuels résidus de transgénèse et de protéines insecticides contenus notamment dans le lait, le sang et les bouses des vaches. Mais cette recherche n’a toujours pas été effectuée, selon le syndicat. A la chambre d’agriculture, on invoque le « problème financier ».
Jdl - TF1.fr – 26 novembre

"Libres OGM du Brésil "
Le président brésilien vient d'autoriser provisoirement la vente de soja génétiquement modifié pour la récolte 2003, et la plantation et la commercialisation pour 2004. Ce projet donne pour le moment satisfaction à tout le monde. Aux agriculteurs de l'État du Rio Grande; aux partisans des OGM, parce qu'il ne les interdit pas mais dont l'autorisation est soumise à une commission de biosécurité remaniée qui n'aura plus qu'un rôle consultatif; aux écologistes, car la décision finale reviendra à une instance politique et car les contrevenants seront passibles d'un à trois ans de prison. Une fois que la loi aura été votée par le Congrès, il faudra la faire appliquer, sans perdre un grain de ce précieux soja qui représente 13% des exportations brésiliennes
et rapporte 8 milliards de dollars par an.
Daniel Vernet – Le Monde – 25 novembre
 

 

 


Ils ont dit


 

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