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Revue de presse :
du 15 au 24 novembre 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Les Etats-Unis menacent de s’affranchir du protocole de Montréal sur la couche d’ozone
La Conférence de Nairobi s’est terminée par un échec. Faute d’un accord, les représentants des Etats ont reporté à mars prochain la décision à prendre concernant l’élimination du bromure de méthyle, qui détruit l’ozone de la haute atmosphère quand il se dissipe. Les pays développés doivent arrêter de l’utiliser en 2005, les pays en développement devrant cesser en 2015. Le traité prévoit des exemptions provisoires, pour les cas où le remplacement du produit s’avère difficile. C’est sur la demande d’exemption présentée par les Etats Unis que la discussion s’est bloquée. Ce n’est toutefois pas un simple report qu’ont demandé les Etats-Unis, alors qu’ils consomment aujourd’hui 30% du niveau de 1990, ils demandent non seulement de pouvoir rester à ce niveau, mais de repasser à 38% jusqu’en 2007, soit une augmentation nette de consommation. L’épisode menace un des rares traités environnementaux efficaces. Il renvoie aussi à la difficulté de faire évoluer un système agricole productiviste. Comme l’explique Jérôme Laville du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes : « le remplacement du bromure de méthyle n’est pas facile, mais cette contrainte environnementale nous conduit à d’autres pratiques agronomiques, fondées sur les rotations culturales et sur une plus grande attention au sol ».
Hervé Kempf – Le Monde – 16 novembre

L’eau potable de Vasles, près de Parthenay, imbuvable en raison de la présence d’un herbicide
De l’eau en bouteilles est distribuée à 460 foyers. La pollution vient, pour l’essentiel, du chlortoluron, un herbicide de pré-levée ou de post-levée, utilisé pour le blé tendre d’hiver et l’orge d’hiver. La présence de cette substance nocive n’est pas mince. L’analyse révèle en effet 2,9 microgrammes par litre alors que les valeurs ne devraient pas dépasser 0,1 microgramme par litre.
Le Courrier de l’Ouest – 20 novembre

Le beaujolais rend l’eau trouble
L’association écologistes Robin des Bois a poussé loin le bouchon en déclarant dans un communiqué que « le beaujolais produit plus d’eau polluée que de vin ». Selon elle, « les concentrations en pesticides classent l’Azergues et la Saône parmi les rivières ne pouvant plus satisfaire la production d’eau potable, même avec filtration. La période des vendanges entraînes des consommations d’eau et des rejets d’eaux usées multipliés par 3 à 5 ». L’Union interprofessionnelle des vins du Beaujolais (UIVB) a souligné qu’un programme de traitement des effluents vinicoles a été mis en place en 1997 en partenariat avec l’Agence de l’eau et les viticulteurs. « Tous les cuvages supérieurs à 1800 hectolitres ont été dotés de mini- stations d’épuration qui permettent de dépolluer 97% des rejets. En six ans, la pollution a été réduite de 98% ». Mais le vrai problème c’est la pollution des résidus de pesticides employés pour traiter les vignes qui gagent les rivières par les eaux de ruissellement. L’Agence de l’eau et l’UIVB expérimentent actuellement de nouvelles actions « Eviter de cultiver en bordure de rivière, créer des haies qui agissent comme des zones tampons pour récupérer les toxiques, enherber les parcelles de vignes… ».
La Dépêche du Midi – 20 novembre

Pesticides : dossier de la rédaction FR3 Bretagne consacré à une étude des médecins de l’INSERM qui débute sur l’impact des pesticides utilisés en Bretagne sur l’état général des femmes enceintes
« On manque d’outils prédictifs, on arrive à se protéger des gros effets, mais certains effets extrêmement particuliers, ou qui sont difficiles à mettre en évidence, on en a besoin d’où cette étude expérimentale de travail en laboratoire et de surveillance de la population ». « Cette étude va être menée sur 5000 femmes enceintes par l’INSERM de Rennes sur l’impact à certaines périodes de la vie, où on est beaucoup plus sensibles, comme la grossesse, au cours du développement de l’enfant ou également l’impact des mélanges, parce que finalement, on n’est pas exposé à une seule substance mais à plusieurs », a déclaré Alain Baert du Centre anti-poison du centre hospitalier de Rennes, interrogé par Catherine Jauneau – Journal de FR3 Bretagne – 27 octobre

Produits phytopharmaceutiques, la prévention s’impose
D’après le docteur Marc Mouton, médecin du travail MSA, : « Nombreuses sont les zones d’ombre, en ce qui concerne les traitements phytopharmaceutiques. Chaque être humain réagit selon son organisme. L’un connaîtra une intoxication aiguë à la fin du traitement, l’autre découvrira plus tard qu’ils souffre d’une intoxication chronique liée aux traitements répétés ». On ne sait pas tout de ces produits et ce sont leur emploi et l’effet sur l’homme, devenu cobaye, qui caractérise et fait évaluer leur nocivité. Partant de l’effet « roundup » étudié en France, on a recensé plus de 400 intoxications, dont 15 morts.
Ouest France – 15 novembre

Les Pays-Bas aident le Sénégal à se débarrasser de 426 tonnes de pesticides
Ces pesticides périmés et dangereux seront détruits en Allemagne grâce à l’appui financier des Pays-Bas. Destinés initialement à la lutte contre les criquets et les oiseaux ravageurs, ils étaient stockés depuis plusieurs dizaines d’années (entre 30 et 40ans) dans le pays selon l’ingénieur chimiste responsable de la gestion des produits chimiques à la Direction de l’Environnement du Sénégal (Ousmane Sow).
AFP – 23 novembre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire
 
 


Sur les abeilles

Toxicité du « Gaucho » : La filière apicole refuse les zones d’observation
Six organisations de la filière agricole déclarent dans un communiqué publié par le syndicat national d’apiculture (SNA) qu’elles « contestent que cette mise en place ne concerne pas toutes les cultures susceptibles d’être traitées avec le Gaucho et le Régent « par exemple le maïs, recréant ainsi les conditions d’expérimentation de 1988 qui ne permettent en aucune façon l’émergence de conclusions irréfutables ». Le ministre avait décidé de créer des zones d’observations régionales des ruchers réparties dans quatre régions de grandes cultures. Les études doivent permettre de suivre l’évolution des populations d’abeilles dans des zones où sont utilisés les produits incriminés en comparaison avec des lieux où ces produits ne sont pas employés.
AFP – 20 novembre

 
Sur les firmes

 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

 
 

 
Sur l'agriculture biologique

Un marché porteur
Finies les années 90. Après le virage amorcé au début de ce nouveau siècle, le marché de la Bio existe à part entière. Les acteurs liés à la production sont de plus en plus pros tandis que la distribution s’élargit de manière manifeste. La Bio fait dorénavant partie du paysage agroalimentaire hexagonal. Les indicateurs économiques témoignent d’une bonne santé générale. Combien de secteurs économiques peuvent se targuer d’une croissance de l’ordre de 20% par an ? Après avoir longtemps boudé le bio, les Français ne cachent plus leur intérêt. Du coup, le marché devient porteur avec un chiffre d’affaires hexagonal supérieur à 1,5 milliard. Les ménages ne sont plus les seuls à consommer bio. Plusieurs organismes de restauration collective comme les restaurants universitaires et les restaurants d’entreprise ont opté pour ce mode de préparations version naturelles, preuve que cela n’est pas forcément très coûteux.
Daniel Pajonk – Le Progrès – 21 novembre
 

 


Sur les OGM 

"Organismes génétiquement modifiés : libérer la recherche"
Pour l'association " Liberté, j'écris ton nom " à l'origine de la manifestation pro-OGM au Champs- de- Mars, les reproches qui sont faits à l'Inra, au Cirad de ne travailler que par et pour des semenciers cupides sont plus que discutables. Il est urgent que le débat ne soit plus perçu sous cet angle étroit qui oppose syndicalistes éclairés contre scientifiques aveuglés, au service d'intérêts forcément vénaux. Loin de ces caricatures, c'est bien de la science, de la recherche et du progrès qu'il faut assurer la protection, devant les manifestations de résurgence de tels obscurantismes. Les anti-OGM se posent en censeur et distillent, de manière habile, le poison du doute et de la peur.
Les structures et les procédures actuelles qui sont encore perfectibles, sont faites pour encadrer et non empêcher la recherche. Il faut agir sans tarder selon l'association pour pallier le manque d'information du grand public, pour permettre la poursuite sans entraves de recherches dûment contrôlées par des organismes officiels, pour regagner la confiance des citoyens en la science.
Le Figaro – 14 novembre

L’arrivée des OGM dans nos assiettes reste incertaine
Sans cesse reportée, la levée du moratoire pose des problèmes politiques et techniques. Réglementation ne vaut pas acceptation. Et à force de passer « la patate chaude » pour éviter de s’exposer à la vindicte anti-OGM, pouvoirs publics et instances professionnelles risquent d’être démunis lorsque le moratoire sera levé… De nombreuses interrogations subsistent cependant sur « l’étanchéité » entre les filières avec ou sans OGM car le pollen de maïs est facilement transportable par le vent. Quelles seront les distances d’isolement entre parcelles à respecter ? Faudra-t-il spécialiser des moissonneuses batteuses pour éviter qu’il n’y ait des transports fortuits de grains ? Faudra-t-il construire des silos de stockage supplémentaires ? La seule certitude est que les agriculteurs biologiques souhaitent que les coûts supplémentaires soient pris en charge par les promoteurs des OGM.
Jean-Paul Hébrard – La Tribune – 20 novembre

Les plantes transgéniques sur la voie de la maturité
Les industriels explorent des voies bien plus vastes que la seule amélioration agronomique des variétés. Mais l’avenir de l’agriculture ne passe pas seulement par les OGM. Tous le concèdent, les OGM ne seront pas majoritaires. « La moitié des nouvelles plantes mises sur le marché devrait provenir des OGM, et les 50% restants seront des variétés conventionnelles issues des biotechnologies », précise Alain Toppan, coordinateur de recherche chez Biogemma. « Quelle que soit la façon d’y parvenir, il est souhaitable que tous les programmes ne soient pas enterrés, en particulier ceux qui recherchent des résistances à des pathogènes, des champignons, des virus. Là où il est cultivé, le coton résistant aux ravageurs a permis de réduire par deux les quantités de phytopharmaceutiques neurotoxiques répandus » déclare Lise Jouanin, directeur de recherche au CNRS.
Virginie Lepetit – L’usine nouvelle – 1er novembre

Les OGM si mauvais que ça ?
Quelques multinationales ont favorisé la recherche sur les OGM, après avoir freiné, pendant des années, les expériences des généticiens : ces entreprises vivaient jusqu’à présent de la production d’insecticides et de pesticides, et ces plantes résistantes leur ont fermé le robinet du profit. Le vrai danger est donc économique. Il n’y aurait pas de danger pour notre santé, il est à observer que la consommation de plantes génétiquement modifiées n’a entraîné jusqu’à ce jour ni maladie, ni mauvaise influence sur les personnes allergiques. D’ailleurs, les Américains et les Japonais, qui consomment depuis une dizaine d’années des aliments contenant des OGM, n’ont pas développé de maladies particulières. Et mieux encore : les Japonais ont même commencé à éliminer du riz le gène responsable des allergies au riz !
Maxi – 10 novembre
 

 

 


Ils ont dit

« Depuis la découverte de l’Amérique, la viticulture pose un problème biologique, qui a explosé dans la seconde moitié du 19ème siècle. Il est devenu impossible de planter de la vigne sans la protéger contre les insectes, le mildiou ou l’oïdium. Cette impasse ne sera pas dépassée par des incantations philosophiques. Soit nous trouvons des protections chimiques ou biochimiques, en veillant à leur moindre nocivité, on en est loin, ou nous trouvons des solutions grâce aux OGM. Ce n’est pas imminent. Cela suppose un travail énorme, avec un risque de traumatisme chez les consommateurs. A ce stade, toute prédiction me semble impossible. »
Denis Dubourdieu, œnologue, futur dirigeant de l’Institut des sciences de la vigne et du vin.
Propos recueuillis par Vincent NOCE – Libération – 22 novembre


« Si une question agite le monde agricole, c’est bien comment allier notre métier avec la préservation du territoire, de l’environnement et retrouver l’harmonie avec la société. Nous voulons ardemment passer du rang d’accusé à celui d’acteur... Le monde agricole a fait des choses pour l’environnement, mais il lui faut aller plus loin. La mise en place de l’agriculture raisonnée doit toucher le plus grand nombre, tout en ne se faisant pas au détriment de notre compétitivité ».
Luc Guyau – président de la Chambre nationale d’agriculture
L’Yonne Républicaine – 18 novembre

 

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