accueil  | actualités | revue de presse

Revue de presse :
du 1er au 7 novembre 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Actions de sensibilisation des organismes agricoles
En Corse, les premières campagnes de collecte des EVPP menées en 2002 ont donné des résultats (90% du gisement estimé à été collecté). La société ADIVALOR a nommé la Corse site pilote pour 2003 afin d’étendre son domaine d’intervention dans la gestion des déchets agricoles. La Corse a été également nommée pour son efficacité dans le domaine lors du colloque national de l’ADEME en novembre 2002.
Corse Matin – 4 novembre

Cher : plus de pesticides dans l’eau
Près de 8000 personnes du canton de Sancergues et des hameaux e Marseilles-lès-Aubigny, dans le Cher, sont privées d’eau potable depuis le 31 octobre, pour cause de pollution aux pesticides. Des taux importants de Trifuraline ont été relevés dans la nappe phréatique de cette région. Il semble à peu près certain qu’il s’agit d’une pollution agricole mais seule une enquête judiciaire pourrait permettre de savoir s’il s’agit d’une pollution accidentelle, volontaire ou découlant de pratiques agricoles peu sérieuses. Les mairies touchées par cette pollution ont poursuivi la distribution de l’eau minérale à la population jusqu’aux dernières analyses du 3 octobre qui étaient bonnes et les usagers ont de nouveau pu consommer normalement l’eau du robinet.
La Nouvelle République – 4 novembre

28 produits chimiques dans le sang dela commissaire Wallstroem
La commissaire européenne à l’environnement a été testée « positive » à 28 substances chimiques, dans une volonté de prouver le bien-fondé de sa proposition controversée de nouvelle législation sur la chimie. Des PCB ont été détectés, bien que ces substances soient interdites dans l’UE, ainsi que la DDT, un insecticide utilisé dans les années 60 et interdit depuis 1978. Les produits chimiques restent très longtemps dans le corps humain et il est avéré qu’ils peuvent perturber dans de nombreux cas le système hormonal et la reproduction a-t-elle souligné. La quasi-totalité des 100 000 substances chimiques vendues en Europe n’ont en fait jamais été évaluées car elles ont été commercialisées avant la mise en place d’un premier système d’homologation en 1981, ceci alors que nombre de ces substances sont présentes dans des biens de consommation quotidiens.
AFP – 6 novembre

On vous en dit plus
La cavendish, la variété de banane que nous consommons en Europe est menacée de disparition à cause d’un champignon qui s’attaque aux bananiers…Les chercheurs essayent de sensibiliser les grosses compagnies, car elles n’utilisent qu’une seule variété de banane. En plus de la maladie de Panama, il existe un autre champignon, la maladie de la raie noire, qui fait aussi d’énormes dégâts en attaquant les feuilles. Il faut traiter avec des fongicides de plus en plus forts. La culture de la banane utilise énormément de pesticides. L’ Equateur, l’un des plus grands exportateurs de bananes, utilise tellement de pesticides que les rivières en sont infestées. C’est un problème pour l’environnement mais aussi pour les ouvriers. On a trouvé des cas de stérilité ou des malformations dues aux pesticides.
Frédéric Folliot et Corinne Vanmerris – La Voix du Nord – 4 novembre

L’invention qui tue les pesticides
L’appareil s’appelle l’ « hydroagly » se présentant sous laforme d’une cuve pas plus grande qu’un congélateur, facile à caser dans un coin du hangar. Breveté à l’institut national de la propriété industrielle de Toulouse, soutenu par la région Languedoc-Roussillon au titre des transferts de technologie, le procédé consiste à nettoyer l’eau de ses impuretés avant de la mélanger avec les traitements. Des microbilles de résine captent dans l’eau les éléments présents…. Et il ressort une eau pure qui est acidifiée et déminéralisée dans la machine puis le taux d’acidité (PH) est corrigé pour correspondre à celui des pesticides utilisés. Expérimenté en pLein champ chez des viticulteurs et arboriculteurs des Pyrénées orientales, l’hydroagly a permis de diminuer de 60% à 75% les pulvérisations de produits phytopharmaceutiques. « Nous garantissons un minimum de 50% d’économie. Nous nous engageons à suivre les agriculteurs, à les accompagner et à apporter la preuve des résultats » explique Yan Souyris, ingénieur de l’ESA Purpan chargé de sa commercialisation. Le premier test dans la région a donné toute satisfaction au domaine viticole La Barthe dans le Gaillacois. L’hydroagly coûte entre 4000 et 7000 euros selon la quantité de résine requise et s’amortit en six mois du fait des économies sur l’achat de produits phytopharmaceutiques…
Pascal Jalabert – La Dépêche du Midi – 30 octobre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire, grosse faiblesse des futurs membres de l’UE
La Commission européenne a distribué sur ce chapitre des cartons jaunes ou rouges à la totalité des dix pays qui rejoindront l’UE au 1er mai 2004. Partout, les contrôles sont encore insuffisants. Faute d’argent, les analyses microbiologiques sont rares. Les céréales, les fruits et les légumes contiennent trop de résidus de pesticides.
Jean Luc Testault – AFP – 6 novembre
 


Sur les abeilles

« Dénigrement du Gaucho ? » : Bayer contre les apiculteurs
Pour maître Olivier Baratelli, l’avocat de Bayer, c’est un mauvais procès qui est fait au Gaucho, un produit « qui n’obtient que des éloges des semenciers et des agriculteurs », caractérisé par sa diffusion à l’ensemble de la plante à partir d’un enrobage de la graine, préalable à l’ensemencement. Il fait valoir qu’expertises et contre – expertises menées depuis 1997, arbitrées par le ministère de l’Agriculture, n’ont « jamais mis en évidence le lien de cause à effet entre le Gaucho et la mortalité des abeilles. Le mal des abeilles a commencé bien avant l’invention de cet insecticide ».
Valérie Alanièce – L’Est Eclair – 6 novembre

Les apiculteurs manifestent contre les distributeurs d’insecticides
Dans leur combat contre les insecticides qui tuent les abeilles, les apiculteurs dénoncent maintenant les distributeurs et veulent les mettre devant leurs responsabilité, en particulier, les coopératives qui sont normalement gérées par les agriculteurs.. Devant l’entrée de la coopérative Capsud à Niort. « La filière apicole se bat contre des lobbies énormes et on nous cache des choses, mais nous espérons beaucoup d’une instruction en cours devant le Tribunal de Saint Gaudens, qui vise directement le Régent » déclaration de Francis Chauvancy, responsable local de la coordination des apiculteurs de France. Nous reviendrons l’an prochain faire un bilan de situation a promis la coordination avant qu’une délégation ne soit reçue par la vice-présidente de la Capsud.
Le Courrier de l’Ouest – 6 novembre

 
Sur les firmes
 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée
 
 

 
Sur l'agriculture biologique

L’aventure de la bio (dossier)
En matière d’agriculture biologique, la France accuse un certain retard. Les principaux responsables ? Les industriels des engrais et des pesticides, qui plaident pour une « agriculture raisonnée » et les partisans des OGM. Pour Claude Aubert, ingénieur agronome et pionnier de l’agriculture biologique « l’agriculture raisonnée est une sorte de poudre aux yeux… Derrière une belle déclaration d’intention, on se rend compte que le cahier des charges n’impose aucune réduction d’engrais ou de pesticides : c’est laissé à l’appréciation de l’agriculteur. En fait, il s’agit surtout d’utiliser les pesticides avec davantage de précautions, ce qui est sans doute une bonne chose mais qui aura peu d’effets sur la consommation globale de ces produits. La véritable motivation est claire : il s’agit de répondre aux nouvelles demandes des consommateurs ,très inquiets des scandales alimentaires à répétition et de contrer l’expansion de la bio. »
Propos recueillis par Fabrice Nicolin – Terre sauvage

Marjolaine, la vie en bio

Pour sa 27ème édition, ce salon, qui se tiendra les 7 et 8 novembre à Paris, rassemble 500 exposants et plus de 70 000 visiteurs ; Pour autant, tout n’est pas rose au pays du bio. Leader de ce type d’agriculture dans les années 80, la France se retrouve aujourd’hui à la traîne de l’UE, alors que dans le même temps la demande ne cesse de croître et que le bio n’en finit pas d’être cuisiné à toutes les sauces.
Caroline Sallé – Le Figaro – 7 novembre
 

 


Sur les OGM 

"O comme OGM stop ou encore ?"
Les travaux sur les OGM ont débuté dans les années 70, très vite l'industrie agroalimentaire a vu dans les biotechnologies un outil puissant. Devant la montée des suspicions et des oppositions quant à la sécurité alimentaire, l'Union européenne adopte un moratoire en 98 sans interdire la culture et l'importation des OGM homologués avant 98. Mais en fixant les règles de traçabilité et d'étiquetage en juillet 2003, la Commission européenne ouvre une brèche dans l'interdiction de la culture d'OGM. Déjà, les quelques firmes (Monsanto, Aventis, Syngenta, DuPont, Dow, ...) qui contrôlent l'essentiel de la commercialisation d'OGM se frottent les mains. L'OMC et les États-Unis ne sont pas étrangers à cette décision. Les débat sur les OGM porte essentiellement sur deux points: la finalité d'une telle culture et ses conséquences sur l'environnement et la santé. Ce sujet ne pourra, en vue des enjeux sociétaux qu'il implique, faire l'économie d'un débat de fond.
Vincent Defait – L’Humanité – 1er novembre

L'intérêt très discuté des OGM
Alors que l'Union européenne étudie de près la possibilité de lever le moratoire sur les produits transgéniques, le consommateur semble méconnaître les OGM. Passés du laboratoire à l'assiette en un temps record, ils soulèvent plus de questions qu'ils n'apportent de réponses. Un débat s'est déroulé mardi 4 novembre au siège d'Ouest France sur les OGM avec pour toile de fond le rapport de la commission des affaires économiques du Sénat sur les biotechnologies (www.senat.fr). Selon Gilles-Eric Séralini, président du Crii-GEN, ce n'est pas la recherche qui fait débat, mais bien le niveau d'encadrement des OGM, utilisés à une vitesse industrielle. On emploie cette technologie en milieu ouvert, sans indication dans l'alimentation et sans faire des tests suffisants de toxicologie.
François Vercelletto – Ouest France – 5 novembre


"La levée du moratoire européen sur les OGM relance le débat"
Selon la Commission européenne, les conditions sont favorables pour une levée du moratoire sur les OGM : nouveaux règlements sur l'étiquetage, la traçabilité, les aliments OGM, Directive sur la dissémination, mise en oeuvre du protocole de Carthagène. Cette décision pourrait alors être suivie par la commercialisation et la mise en culture de nouveaux OGM en 2004. 23 demandes d'homologation sont en attente depuis le début de l'année. Le débat sur la coexistence des cultures et la fixation du seuil de contamination des produits non OGM par des produits OGM. Selon Jean-Pierre Bompart, chargé des questions de recherche et d'innovation à la CFDT, "l'Europe doit avoir une attitude proactive et non défensive. Si nous laissons passer la révolution des biotechnologies, nous nous livrons pieds et poings liés aux mains des multinationales ".
Catherine Ducruet – Les Echos – 5 novembre

"Culture OGM : l'Europe en ligne de mire"
Les Monsanto ou Pioneer, soutenus par un marché domestique dynamique, pouvaient continuer à développer chez eux leur potentiel technologique, alors que les Syngenta, BASF, Bayer et autres Limagrain se trouvaient confrontés aux contraintes du moratoire, à une opinion publique réticente et aux actions musclées des anti-OGM. Mais en adoptant les règlements sur la traçabilité et l'étiquetage des OGM, le Parlement européen ouvre la voie aux semences transgéniques, même si pour les semenciers le marché européen ne sera pas totalement ouvert. La question de la coexistence des cultures OGM et non OGM a été renvoyée à chaque Etat membre par Bruxelles et reste encore à régler. Cependant, en dépit du moratoire imposé aux OGM, du retard accumulé par rapport aux Etats-Unis et de la très nette domination des multinationales américaines (Monsanto, Pioneer), les industriels européens sont toujours compétitifs. Bayer et BASF, conscients du bouleversement du marché des produits phytopharmaceutiques avec l'apparition des semences transgéniques ont investi dans le secteur des semences, comme Monsanto qui, à renfort de rachats, est devenu l'un des grands semenciers mondiaux. Selon un expert, "quand le marché européen s'ouvrira, Monsanto en tirera doublement profit avec la vente de ses propres semences et de ses licences ".
Valérie Lion - Enjeux, Les Echos - Novembre/2003

"Les OGM face aux réalités agricoles"
L'article s'appuie notamment sur l'exemple de la culture du coton pour expliquer que partisans et adversaires des OGM s'opposent sur les résultats des études quant aux rendements des OGM face aux plantes conventionnelles. Les défenseurs des OGM mettent en avant des résultats très positifs (rendement de + 80% pour un coton transgénique en Inde, etc). Les opposants rapportent eux des "échecs massifs " (le coton-Bt dans les Etats du Sud de l'Inde, etc). La diversité des cas rend très difficile la discussion entre les deux parties. Pour Alain Weil, du Centre de coopération international en recherche agronomique pour le développement, " la seule conclusion, pour l'instant, c'est qu'il n'existe pas de conclusion claire, et encore moins de conclusion qui soit extrapolable ".
Olivier Blond – La Recherche – 1 er novembre

"La levée du moratoire européen sur les OGM n'apaise pas les esprits"
Pour Christian Pees, agriculteur et vice-président de Biogemna, le niveau du seuil de présence fortuite d'OGM dans les productions " non OGM " fixé à 0,9 % est impraticable. " C'est une norme de compromis qui n'a pas de fondement, ni économique ni technique. Ce seuil doit être plus réaliste (c'est-à-dire plus élevé, de l'ordre de 3 à 5%) de manière à limiter les surcoûts et à ne pas exclure l'une ou l'autre des filières traditionnelles ou transgéniques.Tout doit être fait pour permettre à l'agriculteur de choisir son mode de production , et au son produit favori." Toutefois, la législation européenne ne résout pas le problème de la coexistence des cultures. Arnaud Apoteker, chargé de mission à Greenpeace France, pour qui le cadre réglementaire européen est inachevé déplore quant à lui " l'irréversibilité de la démarche transgénique qui entraîne une pollution génétique. « Certes, nous ne pouvons pas affirmer que les OGM sont mauvais pour la santé mais nous n'avons pas de preuve de leur innocuité".
Stéphanie Hasendahl – Le Quotidien du Médecin – 31 octobre

"OGM, la thèse du complot"
Le magazine 90 minutes (Canal +, 22h35) enquête sur la mystérieuse apparition en France d'un insecte américain qui arrange bien les affaires proOGM. Il est impossible de prouver que Diabrotica a été transporté à dessein par l'armée mais évident de constater que cela fait bien les affaires des firmes de biotechnologies américaines, seules à proposer des remèdes efficace contre l'envahisseur. L'enquête répertorie de nombreux faits troublants qui accréditent cette théorie pour le moment encore considérée comme paranoïaque. En adoptant en juillet dernier une législation stricte sur l'étiquetage et la traçabilité des OGM, le Parlement européen a ouvert la voie à l'autorisation de leur culture sur le continent. Une véritable aubaine pour ces firmes de biotechnologies. Tout comme l'arrivée du Diabrotica en fut une. Coïncidence après coïncidence, la toute puissante industrie symbolisée par Monsanto pour laquelle a travaillé D. Rumsfeld, le secrétaire américain à la Défense, s'apprête à envahir le marché européen désarmé.
Raphaël Porier – France Soir – 3 novembre

Un champ –de – Mars transgénique
L'association libérale "Liberté, j'écris ton nom", opposée aux mouvements altermondialistes, a organisé une manifestation de soutien à la recherche relative aux OGM sur le Champ-de-Mars lors de laquelle les participants ont planté symboliquement deux plants de maïs transgénique dans des pots. Ceci afin de "protester contre l'obscurantisme", en montrant l'utilité que les OGM peuvent avoir, "pour les pays du tiers monde", mais aussi pour "produire des vaccins, renforcer la résistance des plantes et limiter ainsi les engrais".
Bertrand Gréco – Le Journal du Dimanche – 2 novembre

 

 


Ils ont dit

« Il faut arrêter d’avoir peur du progrès. Certains pensent que nous sommes tous des cobayes mais c’est totalement faux. Les plantes transgéniques qui entrent dans l’alimentation sont nettement mieux surveillées que la nourriture classique et contiennent moins de toxines cancérigènes. A l’instar des médicaments, elles sont testées en laboratoire et en serre, avant de l’être dans la nature. Certaines sont largement cultivées ailleurs dans le monde et, pour l’instant, avec un recul de vingt ans, on n’a observé aucun danger pour la santé. Bien sûr, on ne peut pas tout prévoir mais, comme toujours, la question est de savoir si les avantages globaux l’emportent sur les inconvénients globaux. »
Louis-Marie Houdebine – biologiste, chercheur à l’INRA
Top Santé – 1er novembre

haut de page