|
|
|
accueil | actualités | revue de presse |
||||||||||
![]() |
||||||||||
|
||||||||||
![]() |
||||||||||
Sur la sécurité alimentaire |
||||||||||
|
||||||||||
Sur les abeillesPesticides – L’homologation de failles en faillite Des hauts fonctionnaires du ministère de l’Agriculture convoqués par la justice, un pesticide commercialisé sans autorisation de mise sur le marché, les mortalités anormales d’abeilles sont en train de tourner au scandale. Mais au-delà des abeilles, c’est aussi la santé humaine qui est en jeu. Quelles sont les conséquences de cette pollution de l’air par les poussières de pesticides ? Les problèmes de santé survenus en avril 2002 dans le Sud- Ouest lors des semis fournissent un début de réponse plutôt inquiétant. La ré- évaluation récente de Régent de « nocif » à « très toxique », n’est pas faite pour rassurer. L’homologation, traitée par le seul ministère de l’Agriculture « en cogestion avec les partenaires industriels », pour reprendre les propres déclarations de l’ancien responsable de l’homologation, est défaillante : la France possède aujourd’hui deux insecticides de nouvelle génération, le Gaucho et le Régent, au dossier accablant. Preuve est faite en effet, depuis ce 18 septembre que le premier est toxique pour les abeilles. Mais le ministère n’y voit pas motif à retrait. Pas plus que pour le second, commercialisé sans l’AMM indispensable. Elisabeth Chesnais – Que Choisir – 1er novembre Les Pays de la Loire demandent le retrait des pesticides Gaucho et Régent Dans un vœu adopté par l’ensemble des groupes politiques du conseil régional des Pays de Loire, le conseil régional a demandé officiellement »au gouvernement d’agir sans délai pour au minimum suspendre l’utilisation de ces deux molécules sur toutes les cultures, tant en enrobage de semences qu’en traitement sur site ». La région demande également au gouvernement « d’exercer une vigilance absolue pour l’agrément de nouvelles molécules de même type », rappelant que celles-ci sont presque certainement la cause majeure de la mortalité anormalement élevée des abeilles par effet neurotoxique ». AFP – 31 octobre |
||||||||||
|
||||||||||
Sur les firmes |
||||||||||
|
||||||||||
Sur l'agriculture raisonnéeVers une agriculture raisonnée et certifiée « Pérenniser une agriculture qui soit économiquement forte mais aussi écologiquement responsable ». Guy Bien, vice-président de la FDSEA, a ainsi résumé l’agriculture raisonnée. En collaboration avec la Chambre d’agriculture, le syndicat agricole a mis sur pied une opération portes ouvertes dans huit exploitations du département Saumurois qui, à des degrés divers, ont entamé une démarche de qualification « agriculture raisonnée ». Vanina Le Gall – La Nouvelle République – 18 octobre Vers des abattements pour l’agriculture raisonnée Pour le député UMP, Jean Claude Flory, une redevance de pollutions diffuses « à l’hectare » doit prendre en compte le type de culture pratiquée et définir des niveaux d’imposition différenciés. La redevance pourrait être d’une moyenne de 4€/ha, mais ce niveau pourrait être corrigé à la baisse sur justification de la mise en œuvre des règles de l’agriculture raisonnée. Pour le parlementaire, il est en effet « essentiel » qu’une « différenciation soit apportée entre des situations de pratiques « courantes » et des situations de pratiques « raisonnées ». L’Agriculture Sarthoise – 24 octobre |
||||||||||
|
||||||||||
Sur l'agriculture biologique |
||||||||||
|
||||||||||
|
|
|
|||||||||
|
||||||||||
Ils ont dit« Les sciences à l’heure du soupçon » « La révolution des OGM est un progrès indispensable. Mais cela ne veut pas dire que notre confiance doit être aveugle. (...) Il faut conserver des maïs conventionnels aux champs et faire des OGM "alternatifs". C'est la science évolutive dans la société au service d'une humanité plus nombreuse et qui vit plus longtemps. (...) Après la peur et l'ignorance, voici enfin, l'idéologie : ceux qui s'opposent violemment aux plus précautionneuses recherches sur les OGM et le font avant même de connaître le résultat des expériences, se dressent contre les principes (et les lois) démocratiques de notre République et recrutent leurs adeptes en fabricant des amalgames : économiques (multinationales), politiques (le grand capital), et médiatiques. Faut-il que nous ayons scientifiquement tort parce que certains ont -provisoirement- médiatiquement raison. Il importe de ne pas faire du principe de précaution une pratique d'inaction mais de rechercher, vérifier, contrôler, sans négliger aucune critique et d'être toujours prêts à des solutions différentes. » Professeur Etienne- Emile Baulieu de l’Académie des sciences Le Monde – 22 octobre « Si l’on analyse les OGM cas par cas, il n’y a pas de raison de maintenir le moratoire. On n’interdit pas toute la circulation automobile sous prétexte qu’un type de véhicule présente des défauts. Par ailleurs, toutes les procédures d’autorisation ont été adoptées au terme d’un processus démocratique, elles ont été largement discutées par le Parlement et par les gouvernements élus. Si le moratoire est maintenu, on pourrait se demander ce que cela signifie par rapport au processus démocratique lui-même. Les responsables politiques devraient mettre en œuvre les lois qu’ils ont élaborées. » Simon Barber, Directeur de l’Université Biotechnologie végétale d’Europabio à Bruxelles Le Monde – 19 octobre « La recherche est-elle sous influence ? » « Le "génétiquement correct" s'est installé en biotechnologies végétales. Ceci oriente à la fois la façon d'appréhender les problèmes mais aussi les choix de recherche. Les produits mis sur le marché ne sont pas intentionnellement dangereux, mais ils sont intentionnellement non contrôlés; des étapes de test sur l'animal n'ont pas lieu, notamment parce qu'elles pourraient compromettre la rentabilité dudit produit. L'expertise scientifique conclut selon la formule consacrée : " Dans l'état actuel des connaissances, aucun risque n'a été décelé." Ce qui est vrai dans une analyse à court terme et ce qui " couvre " la science en cas de problème qui surviendrait dans le futur. Pour autant, quasiment aucune recherche n'aura été menée sur les effets à long terme, par exemple la bioaccumulation dans l'organisme des OGM tolérants aux pesticides ". Gilles Eric Séralini – directeur du laboratoire de biologie moléculaire de l’université de Caen Propos recueillis par Marie Verdier – La Croix – 28 octobre OGM le « coup de gueule » « Comment peut-on connaître exactement les dangers des plantes OGM si l’on interrompt la recherche ? Toute notre industrie agroalimentaire est en danger de disparition pure et simple. 60 millions d’ha sont déjà en production, dont l’essentiel en Amérique du Nord (USA / Canada) qui exporte massivement. Parce que si leur culture est interdite en France, en revanche, je constate que paradoxalement, l’importation de ces produits ne l’est pas. Quant au débat sur la stérilité des semences, c’est un faux procès. En effet, en France, il n’y a plus un seul agriculteur qui n’achète pas ses semences et il est donc déjà dépendant des semenciers. En ce qui concerne les risques alimentaires, on sait que celui concernant les antibiotiques est négligeable, mais il faut pour cela poursuivre la recherche et les essais et on pourra démontrer que c’est un argument qui n’est pas solide ». Professeur Delseny, chercheur L’Indépendant – 28 octobre |
||||||||||
![]() |
||||||||||
![]() |
![]() |
![]() |
||||||||
|
||||