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Revue de presse :
du 4 au 10 octobre 2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Organisation nationale de la collecte des déchets phytopharmaceutiques
La ministre de l’Ecologie et du développement durable, Roselyne Bachelot, ainsi que le président de la société Adivalor, Albert Baudrin, ont signé un accord cadre pour « encourager et pérenniser une initiative des professionnels pour la collecte et le traitement des déchets issus de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ». La signature de cet accord cadre s’intègre dans une stratégie globale de gestion des déchets, consistant à développer des filières dédiées. Sur le rapport de l’IFEN, l’UIPP précise entre autres « le réseau de surveillance de l’Ifen, qui couvre de plus en plus de points d’observation ne permet pas, néanmoins, de comparer les résultats obtenus d’une année sur l’autre, ni d’analyser l’évolution de la situation, en fonction des mesures pour limiter la présence de substances actives dans l’eau ».
Le courrier de l’Environnement – 6 octobre

L’UIPP interpelle le ministère de l’Ecologie
L’UIPP vient de « regretter vivement » les termes d’un communiqué récent du ministère de l’Ecologie, qui soulignait sa volonté de « renforcer les actions de lutte » contre les produits phytopharmaceutiques, suite à la publication d’une étude démontrant la présence de pesticides dans l’eau. L’UIPP rappelle que le secteur qu’il représente emploie 5 000 personnes.
La Tribune – 8 octobre

Bachelot empoisonnée par les pesticides
La ministre de l’Ecologie vient de se faire de nouveaux ennemis. Il ne s’agit cette fois-ci ni des écologistes ni des chasseurs mais des fabricants de pesticides. Ceux-ci dénoncent « l’hypocrisie » de Roselyne Bachelot qui veut renforcer la lutte contre les produits phytopharmaceutiques utilisés par un million d’agriculteurs.
Le Figaro – 9 octobre

Eau
Dès la parution du rapport de l’IFEN, le lobby des producteurs de pesticides, baptisé l’UIPP, s’est fendu d’un communiqué. Après avoir salué « la publication d‘un tel rapport, qui, par sa volonté de transparence, contribue à une information légitime du citoyen et du consommateur », l’UIPP fait remarquer que les quantités de pesticides retrouvées « ne présentent pas de risques pour le consommateur ». Et tant pis si, dans les rivières chargées en pesticides (même au dessous des normes), les scientifiques remarquent que les poissons mâles changent de sexe…
Le Canard enchaîné – 8 octobre

Herbicides : l’Europe interdit l’atrazine
Déjà interdit depuis quelques mois dans plusieurs pays européens, l’atrazine, un des désherbants les plus utilisés au monde, n’a pas vu son autorisation renouvelée par l’UE. A l’origine de cette information, le groupe chimique Syngenta explique que ce refus émane du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale dans l’UE. Le produit similaire, le simazine, n’a pas été autorisé non plus. L’atrazine est désormais définitivement interdit en France.
Ouest France – 7 octobre

La pollution des rivières souterraines en question
« Il convient de relativiser. Le problème de la pollution aux pesticides, c’est l’évolution de la surveillance, les paramètres ont été modifiés ainsi que la fréquence des mesures », explique Marc Chedeville, responsable de la Mission Interservices de l’eau (Mise). Depuis 1999, en effet, les analyses sont plus fines. A titre d’exemple, seul l’atrazine – un herbicide très répandu avant sont interdiction totale en juin 2003 – était recherché dans l’eau, tandis que ses dérivés (par ailleurs plus nocifs) n’ont été pris en compte que récemment dans les mesures. A partir du moment où l’on commence à chercher, on trouve » résume-t-il.
Florian Corral – La Dépêche du Midi – 4 octobre

Léguer : une eau douce amère
Il y a 5 ans, le comité du bassin versant du Léguer jouait les précurseurs en se lançant dans un ambitieux programme de reconquête de qualité de l’eau. Les agriculteurs, comme les communes, ont joué le jeu pour se former, investir et adopter des pratiques moins polluantes. Les résultats sont là. Fragiles, mais encourageants : des taux de nitrates stabilisés, des pics de pollution aux pesticides aplanis et raréfiés. Pour autant, il reste beaucoup à faire. La signature entre tous les partenaires, du deuxième contrat pour la période 2003-2006, s’assortit d’une enveloppe de 2,3 M€ dans le cadre du programme Bretagne Eau Pure.
Valérie Cudennec-Riou – Le Télégramme – 3 octobre

Le génome d’une bactérie dotée de puissants effets insecticides a été séquencé
C’est une équipe de chercheurs Pasteur- CNRS- Inra- Bayer qui a séquencé le génome de « photorhabdus luminescens », bactérie qui colonise un ver et sécrète des toxines utiles à la lutte contre les insectes nuisibles. Le séquençage de ce micro-organisme, devrait permettre d’identifier, puis de synthétiser, une grande variété de toxines insecticides, d’antibiotiques ou encore de fongicides. Un tel potentiel intéresse non seulement la recherche fondamentale mais également les industries agrochimiques et pharmaceutiques. Découvrir des gènes de lutte contre les ravageurs des cultures est impératif pour l’agrochimie.
Stéphane Foucart – Le Monde – 10 octobre

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire
 
 


Sur les abeilles

Apiculture : ces petites graines qui tuent
Deux maires de l’Aisne ont interdit l’emblavement des terres de leur commune par des semences de maïs ou de tournesol traitées à l‘imidaclopride et au fipronil, les molécules actives du Gaucho et du Régent. Un mois plus tard, courtois mais ferme, le courrier de la sous- préfecture de Soisson : « Votre arrêté se trouve entaché d’illégalité, je vous serais obligée de bien vouloir procéder à son retrait. La polémique autour du Gaucho perdure tandis que la filière apicole souffre dans le département.
Yves Klein – L’Union – 1er octobre

La confédération paysanne lance un cri de révolte
Elle vient de lancer un véritable cri de révolte, appelant « les agriculteurs au boycott de tous les produits de protection des cultures à base d’imidaclopride et de fipronil ; les consommateurs au boycott de tous les produits fabriqués par les firmes qui empoisonnent le sol, l’eau, l’air et leurs aliments, c’est-à-dire Bayer et BASF ; les fonctionnaires de l’Etat à refuser d’obéir aux ordres de leurs supérieurs hiérarchiques dès lors qu’il s’agit de nuire à l’environnement et à la santé humaine »… La lutte du pot de terre contre le pot de fer continue.
L’Yonne Républicaine – 4 octobre

 
Sur les firmes
 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée
 
 

 
Sur l'agriculture biologique
 
 

 


Sur les OGM 

Brésil : recours du parquet contre la libération des OGM
Le procureur général du Brésil, Mr Claudio Fonteles, a présenté un recours devant la Cour suprême (STF) contre le décret autorisant la culture et la commercialisation de soja transgénique pour la récolte 2004 au Brésil. Selon la presse locale, ce recours fait suite à des recours en justice présentés par le Parti vert (PV), une organisation de consommateurs et une confédération paysanne contre le décret promulgué le 25 septembre par le gouvernement Lula.
Le Figaro Economie – 6 octobre

L’étiquetage gagne en clarté
Deux règlements européens sur l’étiquetage et la traçabilité ont été définitivement adoptés fin septembre par le conseil de l’UE. « Le système est maintenant clair et cohérent pour l’étiquetage à l’attention du consommateur » souligne Jérôme Bédier, président de la fédération du commerce et de la distribution. Dans le domaine de la distribution, Carrefour a pris une longueur d’avance. Sa démarche sans OGM est la plus aboutie parmi celle des distributeurs. Jérôme Bédier rappelle cependant que « les éléments indispensables à l’étiquetage obligatoire des OGM consommés par les hommes sont aujourd’hui fixés mais qu’il n’en ait pas de même pour les produits (viandes, œufs, etc..) issus d’animaux ayant été nourris avec des aliments génétiquement modifiés ». Auchan fait d’ailleurs l’objet de très vives critiques de la part de Greenpeace car il ne peut pas garantir à ses consommateurs que l’ensemble de la viande de sa marque ne provient pas d’animaux d’élevage non nourris avec des OGM. J. Bédier souhaite un débat au niveau européen qui puisse clarifier la question de l’intérêt d’un étiquetage éventuel des produits animaux.
Ingrid Seithumer – La Tribune 3 octobre

Plus de 500 fois « non » au soja transgénique
Un mystérieux « Comité halte aux OGM », qui n’hésite pas à diffuser l’adresse de son siège sétois, refusant pourtant de répondre à toute question, a envoyé une pétition à deux entreprises sétoises, installées sur le port, Cereol Trituration et la Sogema : « … En important chaque année une très quantité de graines OGM destinées à la fabrication d’aliments pour le bétail et d’huiles alimentaires, vous prenez le risque d’être à l’origine de la prochaine crise alimentaire… ». Le patron de Céréol Trituration a expliqué produire « dans le cadre strict de la loi ».
Olivier Schlama – Midi Libre – 7 octobre

Du « maïs médicament » arraché
Les malades atteints de mucoviscidose et présentant des problèmes intestinaux ne sont pas sans médication puisqu’ils bénéficient actuellement d’extraits pancréatiques d’origine porcine. En nous interpellant sur toutes ces questions et en proposant une vision du monde plus globale, les arrachages d’OGM font avancer la réflexion.
C.B. – Alternative Santé – l’Impatient – 1er octobre

Des poivrons pas comme les autres…
« Dans les bois, vous pouvez reconnaître les aliments empoisonnés grâce à leur couleur rouge, au supermarché aussi ». Tel est le tout dernier message de bataille de Greenpeace Allemagne contre les OGM et l’utilisation intensive des pesticides. Cette campagne d’affichage sera complétée, dans les semaines à venir, par une série de spots publicitaires qui seront uniquement diffusés sur Internet –histoire de garder une réelle liberté de ton – ainsi que par des distributions de cartes postales un peu partout dans le pays.
KLQ – CB News – 6 octobre

 

 


Ils ont dit

« Le génie génétique est une technologie très puissante mais non maîtrisée. Autrement dit, rien ne permet d’écarter les risques encourus par la population bien au contraire »
Maître Blanco – avocat du collectif anti-OGM
L’Eclair – 2 octobre

« Le principe de précaution, très recommandé et approuvé, s’oppose à la recherche scientifique. Cet été, sans que personne ne s’en émeuve beaucoup, près d’une demi douzaine de cultures expérimentales d’OGM ont été saccagées. L’un de ces champs produisait de la lipase gastrique destinée aux personnes atteintes de mucoviscidose. L’insuline humaine, les hormones de croissance et le vaccin contre l’hépatite B sont également fabriqués partir d’OGM. Mais interrogez donc le public : il leur est spontanément hostile, sans savoir très bien pourquoi, parce qu’un certain nombre de démagogues, appuyés parfois il est vrai par des scientifiques sérieux, lui ont répété que tous ces produits, sans nuance, étaient dangereux. Il est vrai qu’un risque existe et que l’on ne dispose pas de toutes les certitudes nécessaires. Pas plus que le premier homme qui a lancé un frêle bateau de bois sur la mer. Mais le principe de précaution consiste à confondre risque éventuel avec danger réel. Ce qui coûtera peut- être cher aux générations futures. »
Jacques Duquesne – La Croix
 

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