accueil  | actualités | revue de presse

Revue de presse :
du 27 septembre au 3 octobre2003

L'actualité qui nous concerne (extraits)...

Ce que la presse nous dit : 


Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
 


Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé

Des pesticides dans la majorité des points d’eau surveillés en France révèle le 5ème bilan annuel de l’IFEN (Institut français de l’environnement).
Les proportions de pesticides sont telles que « les milieux aquatiques peuvent être perturbés ou les seuils admissibles pour la production d’eau potable dépassés sans traitement spécifique ». Près de la moitié (47%) des ressources en eau superficielles utilisées pour la production d’eau potable ne pourraient être utilisées directement pour la consommation sans traitement. Les pesticides sont les herbicides et fongicides utilisés en agriculture. 159 substances chimiques de pesticides différents ont été retrouvés en 2001 dans les eaux de surface (sur382 recherchés) et 144 dans les eaux souterraines (sur 364 recherchées). Les effets des pesticides pour la santé sont suffisamment sérieux pour que la Commission européenne ait engagé la révision de la liste de toutes les substances anciennes. La France va renforcer son diagnostic de qualité des eaux d’ici 2004, dans le cadre d’une directive européenne qui impose aux Etats membres de parvenir en 2015 à « un bon état écologique des eaux ».
AFP – 30 septembre

L’UIPP a réagi au 5ème bilan de l’IFEN par un communiqué de presse disponible sur son site : www.uipp.org
L’UIPP souhaite souligner :
- l’absence de risque pour le consommateur
- la nécessité de connaître l’évolution de la qualité des eaux sur plusieurs années
« Les produits phytopharmaceutiques utilisés dans le respect des recommandations émises par les industriels du secteur ne représentent pas de risque pour les utilisateurs et les consommateurs et ont un impact maîtrisé sur l’environnement. Leur utilisation est indispensable pour produire des denrées alimentaires de qualité en quantité suffisante accessibles à tous. »
La Tribune – 3 octobre

Hervé Gaymard appelle à « moins » utiliser les pesticides, mais « mieux »
Déclaration faite à la suite du rapport de l’IFEN. Un plan du ministère de l’agriculture « vise à réduire significativement la quantité de pesticides utilisée en France et à améliorer les pratiques agricoles par la promotion de pratiques respectueuses de la santé publique et de l’environnement ».
AFP – 3 octobre

Le Rhône coule au large de Barcelone
Sous l’influence des courants et des conditions météorologiques, une partie des 15 millions de mètres cubes déversés dans le Rhône, dérive des centaines « lentilles » jusqu’au large de Barcelone ! Ces poches contiennent d’importantes quantités de particules et de polluants (pesticides et autres issus du lessivage des sols par le fleuve, et sont riches en chlorophylle et éléments nutritifs. Le déplacement de ces apports à distance de l’embouchure joue sans doute un rôle important dans la régulation des micro-organismes vivant dans une mer fermée et sans marée. Les échantillons prélevés par les chercheurs permettront de comprendre les processus biologiques et chimiques générés par ces volumes de dilution ainsi que la production et l’activité de phytoplancton qui en résultent.
Science et Avenir – 1er octobre 03

Le vin : Une tradition en pleine mutation
De 25 000 à 35 000 tonnes de cuivre, soufre et autres « médicaments » arrosent chaque année le vignoble français. Lequel, à lui seul, absorbe 35% des fongicides vendus en France ! Or, les études épidémiologiques laissent suspecter un risque accru de cancers (leucémies…), de troubles de la reproduction, d’atteintes neurologiques chez ceux qui appliquent les produits etc… L’étude Phytoner du laboratoire de l’université Victor Segalen, Bordeaux 2(33) a ainsi décelé chez des ouvriers viticoles un accroissement signification de défauts d’attention, de mémoire. L’exposition répétée aux pesticides, surtout les fongicides, double le risque de maladie de Parkinson. L’arsenite de sodium qui lutte l’hiver contre les champignons du cep a été interdit en 2001 en France, la Mutualité sociale agricole ayant décelé ce cancérogène dans l’urine des travailleurs de la vigne. Le consommateur, lui, est protégé par la vinification qui élimine nombre de résidus. Mais les contrôles de vins embouteillés surveillent le respect des limites de résidus définies pour le raisin, car la recherche des molécules propres au vin en est à ses balbutiements.
Marie-Laure Moinet – Science et Vie – Octobre 03

Sur les phytopharmaceutiques, l'environnement et la santé
Sur la sécurité alimentaire
Sur les abeilles
Sur les firmes
Sur l'agriculture raisonnée
Sur l'agriculture biologique
Sur les OGM
Ils ont dit
 
du 08 octobre au 17 octobre 2008
du 30 septembre au 07 octobre 2008
du 22 au 29 septembre 2008
du 13 au 22 septembre 2008
du 3 au 12 septembre 2008
du 1 aout au 2 septembre 2008
du 12 au 31 juillet 2008
du 05 au 11 juillet 2008
du 27 juin au 04 juillet 2008
du 14 au 26 juin 2008
du 07 au 13 juin 2008
du 27 mai au 06 juin 2008
du 17 mai au 26 mai 2008
du 30 avril au 16 mai 2008
du 18 au 29 avril 2008
du 11 au 17 avril 2008
du 05 au 10 avril 2008
du 21 au 27 mars 2008
du 12 au 20 mars 2008
du 1er au 11 mars 2008
du 15 au 28 février 2008
du 9 au 14 février 2008
du 2 au 8 février 2008
du 25 janvier au 1er férier 2008
du 19 au 24 janvier 2008
du 21 décembre 2007 au 10 janvier 2008

Archives 2002
Archives 2003
Archives 2004
Archives 2005
Archives 2006
Archives 2007


 
Sur la sécurité alimentaire
 
 


Sur les abeilles

 

 
Sur les firmes
 
 

 
Sur l'agriculture raisonnée

Agriculture raisonnée : Eau et Rivières dit non
Sollicitée pour représenter les associations de protection de l’environnement à la commission régionale de l’agriculture raisonnée, Eau & Rivières de Bretagne a décliné l’invitation. Dans un communiqué, l’association explique qu’elle n’entend pas « cautionner un simple déguisement vert de l’agriculture productiviste et chimique », regrettant que l’agriculture raisonnée « n’impose ni une réduction même progressive de l’emploi des engrais ou des pesticides, ni l’évolution vers des assolements équilibrés ».
Ouest France – 1er octobre

Une journée de terrain avec Farre
C’est la première fois que la Cnar, Commission nationale de l’agriculture raisonnée, créée en début d’année et qui a validé le référentiel de l’agriculture raisonnée, se déplace sur le terrain pour observer comment sont mises en pratique les préconisations de ce guide qui comporte 14 chapitres constitués de 98 points d’engagements. Les premières qualifications « agriculture raisonnée » pourraient intervenir fin 2003 début 2004. C’est Christiane Lambert, présidente du Farre qui conduisait cette délégation étoffée. Deux exploitations du réseau ont été visitées Le moulin de Crespeau à Chézelles, chez les Taupin, et la Boutardière, à La Champenoise, chez les Carlier.
Rémi Tabrant – L’Aurore paysanne hebdo – 18 septembre
 
 

 
Sur l'agriculture biologique

La Bulgarie se lance dans l’agriculture biologique
Elle espère exporter ses produits vers l’UE. « L’utilisation restreinte d’engrais artificiels et de pesticides au cours de la dernière décennie, un climat favorable et une main-d’œuvre bon marché créent les conditions requises au développement de l’agriculture biologique », affirme Viara Stefanova, chef du service agroenvironnement au ministère bulgare de Agriculture. La production de menthe, lavande, plantes médicinales, fruits, les légumes , et fourrage « bio », doit être soutenue à partir de l’année prochaine par des paiements direct d’un programme de l’UE, indique-t-elle. Ces produits, ainsi que le miel biologique et les fruits sauvages certifiés, trouvent bon accueil en Allemagne, aux Pays Bas et Suisse. « Plus de 80% des terres agricoles du pays sont bonnes pour l’agriculture « bio » assure pour sa part le vice-ministre de l’agriculture et des Forêts.
AFP – 27 septembre
 
 

 


Sur les OGM 

Destruction de parcelles d’expérimentation – Les professionnels réitèrent leur cri d’alarme – Communiqué de presse du CFS – GNIS - UIPP
« Face au gouvernement, les professionnels des semences et de la production des plantes ont exprimé leur grande inquiétude pour l’avenir des travaux de recherche en France et l’urgence de prendre des meures concrètes… »

Plus de 700 scientifiques réclament un débat public sur les OGM en France
Plus de 700 chercheurs du domaine public et universitaire ont signé une pétition « ouvronslarecherche.free.fr » appelant à un débat public sur les programmes de recherche en biotechnologies. Cette pétition se veut la réponse à la pétition « défendonslarecherche.free.fr » lancée par plus de 1500 scientifiques pour défendre les expérimentations d’OGM. Ces 799 scientifiques estiment que la recherche doit être « à l’écoute de la société ». Ils contestent le potentiel de ces biotechnologies pur les pays du Sud, « dans la mesure où elles enferment les paysans dans la dépendance de quelques industriels des semences et des produits pharmaceutiques ».
AFP – 1er octobre

OGM : les Quinze toujours aussi divisés sur la coexistence des cultures
Lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion du 29 septembre où les états membres ont confirmé leurs divisions, Mr Fischler, commissaire européen, a souligné que la problématique de la coexistence entre cultures OGM et classiques n’avait « rien à voir » avec la gestion des risques présentés par les OGM et les procédures d’autorisation de ces organismes. « Nous ne devons pas fermer la porte au développement de la biotechnologie dans l’agriculture européenne a-t-il déclaré. Un quatuor Italie, Autriche, Luxembourg et Grèce a réclamé une « tolérance zéro » pour la contamination des semences de l’agriculture biologique. Une exigence refusée par l’Espagne et les Pays-Bas.
AFP – 29 septembre

Sous pression, le Brésil s’ouvre aux OGM
Le Brésil a officiellement libéré la plantation et la culture de graines de soja génétiquement modifiées pour la récolte 2004. La mesure a été publiée à titre "provisoire". Elle bénéficie à Monsanto, détenteur du brevet du soja Roundup ready et aux entreprises de biotechnologies. En attendant l'élaboration d'un projet de loi spécifique, la bataille entre partisans et adversaires des OGM pourrait toutefois se prolonger sur le terrain juridique. Le débat est d'autant plus important que le Brésil est le second producteur mondial de soja et l'une des sources d'approvisionnement pour les filières non-OGM, principalement en Europe et en Chine. Malgré l'interdiction formelle, entre 8 et 10% de cette récolte proviendrait déjà de plantations d'OGM. Selon A. Eyjsink, directeur de l'agroalimentaire de la filiale de Carrefour à Sao Paulo, la filière sera préservée. D'après G. Chaix, ancien président de la filiale brésilienne de Louis Dreyfus, même si "une bonne partie des agriculteurs a tendance à vouloir utiliser le transgénique, il est possible de séparer les flux d'exportation du soja". Pour le ministre de l'Agriculture, R. Rodrigues, favorable aux OGM, le Brésil ambitionne de devenir le premier exportateur de soja, devant les États-Unis.
Thierry Ogier – Les Echos – 29 septembre

La France continuera avec précaution à importer du Brésil du soja non OGM
L’importation en France de soja brésilien garanti non OGM, démarrée en 2000 à la demande du groupe Carrefour, devrait se poursuivre malgré la décision du Brésil d’autoriser la production transgénique, mais les contrôles devront être encore plus stricts. « Nous allons maintenir cette filière au Brésil, car elle s’effectue sur des champs, des usines etdes entrepôts distincts, mais peut-être en déplaçant des bassins de production plus au nord du pays, où il existe moins de production OGM donc moins de risques de contamination fortuite », ont indiqué à la fois Carrefour et son importateur principal e soja non OGM, le groupe Soules-Caf.
AFP – 27 septembre

Echec de deux tests de cultures transgéniques en Grande-Bretagne
Les cultures expérimentales de deux types d’OGM ont révélé qu’ils étaient plus mauvais pour l’environnement que les cultures traditionnelles et qu’ils ne devraient pas être commercialisés. Des scientifiques vont informer le gouvernement de leurs conclusions sur les cultures transgéniques de graines de colza et de betteraves à sucre qui se sont révélées néfastes pour les plantes et les insectes. Ce jugement constitue un sérieux revers pour le lobby des OGM en Grande Bretagne et en Europe, selon le quotidien londonien « The Guardian ».
AFP – 2 octobre

Les anti-OGM au créneau
Le programme dévoilé par le président de l'AGPM, C. Terrain, entraîne une réaction des anti- OGM. Selon les opposants, les propos de C. Terrain sont corporatistes et creusent davantage le fossé entre les tenants de l'agriculture productiviste et les citoyens contribuables français. Ils tiennent à
rappeler que le protocole de Carthagène autorise un État à interdire l'importation d'OGM. De plus, 71 % des Français refusent toujours les OGM dans les champs et dans les assiettes. Pour les anti-OGM, les producteurs de maïs vont devoir bientôt choisir leur camp : celui de l'agriculture durable et des produits de qualité avec la confiance des citoyens, ou le camp de l'agri- business, de Monsanto et de Novartis, qui régneront en maître sur une paysannerie écrasée dans des campagnes vidées et irrémédiablement polluées.
Sud Ouest – 25 septembre

 

 


Ils ont dit

Au cours des entretiens de Milançay, colloque annuel sur l’environnement

« Notre société a engendré de nouveaux risques, issus de la technologie. A côté des risques accidentels, il y a les risques graduels avec des mécanismes à retardement. C’est l’érosion accélérée de la biodiversité, l’accumulation de produits phytopharmaceutiques dans la chaîne d’alimentation… »
Dominique Bourg, professeur de philosophie à l’université technologique de Troyes, membre de la commission nationale de la charte de l’environnement
Le Berry Républicain – 29 septembre


« Le dossier des OGM, c’est celui qui cristallise tout ce que je dénonce dans la science qui n’est en fait que de la techno-science : le poids de l’industrie, la tromperie des experts, la partialité de certains hommes politiques achetés et l’idéologie scientiste qui maintient l’ensemble. »
Jacques Testart –Directeur de recherches à l’INSERM
AFP – 27 septembre


« L’agriculture OGM est hégémonique car elle pollue toutes les autres cultures et une fois en place elle met les agriculteurs complètement à la merci des grands groupes, il ne peut plus y avoir d’alternative ».
François Veillerette, président de l’association écologiste MDRGF – Mouvement pour les droits et le respect des Générations futures et du Conseil d’administration de Greenpeace France
AFP – 27 septembre


« Les efforts curatifs ne seront pas suffisants car la principale cause des cancers est la pollution de notre environnement. Il y a 150 000 morts de cancer par an, il n’y en avait que 60 000 avant la guerre ».
Professeur Belpomme participant au plan français anti-cancer
AFP – 27 septembre


Haro sur la prévention
« …La prévention n’est toujours pas dans notre pays une priorité. Aucune alerte, même au rouge vif, n’a d’effet ; L’accumulation des drames et scandales sanitaires ne change rien à la hiérarchie des priorités. L’intérêt économique immédiat a toujours plus de poids que la santé, à fortiori la préservation des milieux, même s’ils deviennent impropres à la vie elle-même. Les substances chimiques peuvent, selon la thèse défendue par la France, continuer à s’accumuler dans nos tissus et dans la chaîne alimentaire, produisant souffrance et morts. Peu importe, tant qu’il reste des consommateurs qui ignorent les liens entre leurs maladies et ce qu’ils consomment… »
Corinne Lepage – présidente de CAP 21 – ancienne ministre
Les Echos.fr – 2 octobre


Halte au bio-catastrophisme
Dans la peur des OGM par exemple, la technique est la cible de la critique. Les Occidentaux considèrent que la technologie est fille de la science et qu’elle aliène, qu’elle viole la nature. Les OGM, c’est le mal, on les arrache, on arrache même les plantes tropicales du CIRAD. On soupçonne les chercheurs d’être des savants fous prêts à faire n’importe quoi, alors qu’en 1974, les biologistes ont eux-mêmes décidés d’un moratoire sur les manipulations, en adoptant une très grande vigilance et en appliquant d’eux-mêmes le principe de précaution avant qu’il ne soit formulé ».
Dominique Lecourt – Président du Comité d’éthique de l’Institut de recherche pour le développement – professeur de philosophie à l’Université Paris 7 et délégué général de la fondation Biovision de l’Académie des sciences.
Le Progrès – 2 octobre

 

haut de page